• Naïaly s'éveilla, son gros nuage venait de virer au gris bleuté signe flagrant d'un danger imminent ou presque.


    Venant de vivre par rêve interposé une magnifique histoire, ou l'amour( presque toujours) y avait une grande place, elle s'étira et jeta un sombre regard vers son nuage, qui tout penaud se déversa en onde mauve.

    Puis elle regarda en direction de son fidèle ami; celui qui d'une plume soufflée pouvait faire naître les plus beaux des rêves.
    Elle haussa ses épaules et se mit à rire doucement.


    Son nuage frétilla. Naïaly vivait en cet endroit depuis presque  soixante ans et chaque nuage, chaque Ange  connaissait son histoire.
    La blondeur de ses cheveux contrastaient avec ses prunelles d'un ocre incroyable.
    De son vivant, elle avait su charmé plus d'un homme et mis à ses pieds celui qui durant quarante cinq ans fut son époux.

    C'est la fin tragique de Naïaly qui mit un terme à cette romanesque histoire d'amour. Longtemps Naïaly avait guetté son époux et lorsque celui-ci ferma les yeux elle espéra très fort.
    Mais Lyandro ne vint jamais la rejoindre.


    Oh! elle le savait pourtant, quand l'homme faisait de sa vie un cloaque, son espérance en était amoindris.
    Lyandro n'était pas un homme mauvais, mais son commerce d'arme n'en faisait pas un homme bon.
    Il fallait avoir une âme sombre pour vendre des armes de guerres à des peuples qui bien que soumis à d'autres se massacraient les uns et les autres en rejetant la faute sur le plus puissant ou le plus faible.

      Vaste problème et Lyandro avec son commerce avait permis ces massacres.
    Oui, c'est vrai, si ce n'était lui, c'en serai un autre.

    Fable pour mieux gagner de l'argent, poudre d'escampette,pirouette, tous cela ne servirait à rien devant la Grande Porte de la vie.
    Naïaly était déçu, c'est peu de le dire.

    Ses amis lui avait  confier ( pour lui faire oublier Lyandro) plusieurs missions.
    Pas folle, elle avait bien comprit, mais accepta ces missions avec joie. Elle parcourue ainsi divers régions, puis elle rejoignit grâce à son nuage, la Porte Blanche.

    Après plusieurs années d'errance, elle revint vers son point d'attache. Sa plus difficile mission fut de ramener vers le Fondateur un être d'une grande importance.


    Elle ne pouvait en parler et bien qu'elle soit une grande bavarde, elle sut tenir sa langue et aucuns de ses amis ne chercha à connaître le fin mot de l'histoire.
    Mais, ils se dirent que puisque Naïaly était de retour c'est que tout c'était passé au mieux pour celui qui serait un jour un pion d'importance dans le grand jeu du fondateur.


    Son nuage continuait pour l'heure d'être gris et soudain Naïaly ressentit une violente douleur dans la poitrine ( oui les anges ont une poitrine, du moins dans mon histoire).

    Se sentant affaiblit et reconnaissant le signe, Naïaly pleura doucement. La douleur devint atroce.
    Se courbant sous l'intensité de celle-ci et ne pouvant rien y faire, Naïly se tourna vers les Tour des Mondes; là, elle vrilla ses prunelles sur la plus haute des Tours et ses lèvres bougèrent lentement .
     

    Une mélopée que les Anges connaissaient bien sembla flottée dans l'air. Tous oui, tous se levèrent et fixèrent qui de leur prunelles bleues,noirs,marrons ou vertes la vision de Naïaly.


    Un frisson de frayeur plongea dans le coeur tendre de Naïaly.
    L'être des sombres présages, celui ou celle qui un jour viendrais par la Porte des Mondes, cet être là venait de recevoir un pouvoir immense; plus grand que celui des Anges.

    Naïaly  versa des larmes amers car le pouvoir de cet être-la, venait de la plus haute des Tours.

    Ils frissonnèrent tous et tous murmurèrent, mais une voix tonna
    " Silence"

    et tous se replièrent dans leur nuage, tous,non, Naïaly resta debout.
    Alors, comme un doux murmure, la voix vint caresser  l'esprit de l'enfant que redevint Naïaly.

    "-Petite, mon doux ange, fais moi confiance, je sais,tu crains pour ceux que tu aime, mais je suis là, laisse ce problème suivre son cour.
    Tu savais Petite, qu'un jour elle viendrait.


    Oui, j'ai sauvé son âme, mais toi, Naïaly, toi, tu sauveras sa vie.
    Pas aujourd'hui mon Ange, pas demain non plus... garde pour moi ton coeur, ton âme j'en prends soin."


    Les anges alors entonnèrent le chant de victoire et la Petite se redressa fière d'être ce jour celle qui  un autre jour un autre temps ferait  pesé la balance.


    De quel côté?
    Pour ce jour, pour cette heure,
    Naïaly ne le savait pas.
    Son coeur d'Ange palpita tel un oiseau
    dans une grande cage, puis soudain,
    un éclair de lumière
    rendit au nuage sa belle couleur blanche.
    La bataille commencera demain.L'Ange Blanc.

    y-l
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  • L'Ange Noir...
    D'une grande beauté, se mirant à longueur de jour et de temps. Fascinante créature venue d'un espace plus grand que l'imaginaire ne peut imaginer.

    Elle se refuse à la soumission.
    Trop forte, voulant gravir l'échelle du temps, son mentor l'a mise en garde plus d'une fois, et toujours elle l'a regarder avec cet air si beau qu'il ne peut  lui en vouloir.

    Et de nouveau son coeur épris de cet Ange Noir , il ne peut s'empêcher de recommencer.
    "Stransia si tu persiste...


    L'ange noir.notre Maître aura vent de ton incapacité à obéir, il fera venir sa garde et ils t'emmèneront.


    Ne gâche pas tant d'années de vies fertiles.

    Tu as tellement  transformée ce monde, que sans toi, il ne sera plus pareil.

    N'oublie pas, que tu porte en toi la possibilité
    , je dis bien... la possibilité de détruire le monde d'en-bas.


    Obéis Stransia."

     Incapable de rester en place Stransia s'éleva et sa noire silhouette
    se découpa dans le rouge vibrant de la montagne de feu.
    Elle fulminait,

    sa rage semblait faire autour d'elle des minis volutes de flammes.
    Elle qui ne pensait qu'à devenir plus forte, plus grande,
    à garder sa rage au fond de son coeur noir,elle ne pu dominer sa colère, un peu de sa puissance s'échappa, faisant haussé les noirs sourcils de Filieil  en cet instant elle s'embrassa.
     


    -Obéir!
    Tu n'as que ce mot à la bouche.
    J'ai ouvert la porte des mondes, j'ai facilité le retour de ceux qui s'étaient égarés.

    J'ai chevauché  avec le vent de tempête le fleuve de vie des hommes. J'ai fait trébucher plus d'un vivant.


    Et là encore, tu me demande d'obéir?
    Quand pourrais-je emprunter le couloir des morts?
    Quand pourrais-je recueillir le sang de celle qui m'ouvrira la porte du néant?

    J'attends avec patience depuis bien longtemps Filieil, depuis si longtemps que mes pensées s'entrechoquent les unes les autres dans un bruit de tonnerre.


    Encore attendre  Filieil?
    Quoi!

    Sa colère la rendait si belle, si étrange , que fasciné son mentor  fit preuve d'indulgence  pour qu'elle se calme , il adoucit ses mots d'un soupçons d'ironie .



    -" Tu en demande encore de trop Stransia.
    Le couloir des morts! C'est cela que tu désire obstinément?
    Ma Stransia...
    Ton obstination frise le ridicule.
    Sauf les êtres sortis de l'antre du maître ont le droit de passer par là.
    Toi tu viens d'un monde de couleurs.



    Eux, viennent du Monde des Terreurs sans nom."
    Il se dit en lui même en dardant ses prunelles froides sur son aimée que bientôt il lui ferait voir qui était le maître dans cette grotte. Pourtant,au fond de lui un doute cruel trouva sa place dans le peu de coeur qu'il lui restait.



    Cette puissance qu'il avait sentit un instant plus tôt lui chatouilla les sens. La regardant de nouveau, dardant sur elle ses yeux de glace, il attendit, mais rien ne se passa, d'ou lui était venu cette force.


    Qui donc était sa protégé? Il devrait la tenir à l'oeil.
     Fragile malgré sa puissance Stransia se calma, son être tout entier palpitait de frustration, de hâte, elle voulait  que les choses bougent.
    Elle savait aussi que son éclat avait éveillé les ombres ...


    Ces êtres  noirs venus du néant et cherchant toujours plus d'âmes à emporter dans leur antre.
    Mais elle comprit aussi que Filieil avait perçu quelque chose, son regard avait un cours instant changer.
    Elle se devait de faire attention, elle s'obligea au calme, à ne montrer que sa douceur d'Ange Noir.


    C'est dans un grand soupir qu'elle demanda.

    -Quand alors serais-je admise dans le passage des morts?
    Dis moi maître si tu le sais.
    Dis-moi maître .


    ( là, elle su qu'elle avait marqué un point, la vanité de Filieil était touché, son regard devint plus doux, l'orgueil pointa son nez, il se dressa de toute sa haute taille et la toisa, lui montrant ainsi qu'il avait bien saisit le sens de ses mots, qu'elle le reconnaissait enfin comme maître lui  plaisait).
     

    Il y a combien d'années d'hommes que je hère  ici?
    Combien d'autres année me faudra t-il passer ici dans ce trou immonde? Là elle y était aller fort, mais les mots étaient sortis si vite.
    Filieil devint écarlate, ( ce qui ne le changeait pas trop)
    - "Immonde!

    Tu dis, Immonde!



    Mon enfant, regarde autour de toi et dis moi ce que tu vois."

    Stransia savait très bien de quoi ce monde était fait, elle y avait mis une part d'elle même, ce projet fou avait pu être concrétiser grâce à l'amour que semblait lui porter  Filieil.


    Un amour qu'elle ne pouvait apprécier.
    Un amour venu du fond de sa noire nature.
    Avec grâce, elle lui avait démontrer que son antre n'était pas digne de celui qui se disait le second du Maître.

    Elle lui affirma qu'une montagne de feu pouvait être détourner, si on le voulait.
    Que chaque âmes qui vivaient ici avaient le droit à un peu de lumière. Lumière...

    le mot proscrit s'il en est.
    De nouveau c'est grâce à sa beauté que Stransia parvint à améliorer l'endroit lugubre de Filieil. Sa grotte immense devenait au fil du temps, presque aussi belle qu'un petit oasis.

    Des arbustes chétifs s'accrochèrent à la vie,
    des Grysiels vinrent éclairés de leur immense plumage de feu les ombres sales de la grotte.Un filet de lave trouva sa place  au milieu de la grotte et quelques fumerolles mirent un soupsçon de blancheur tout autour. Bref, cela devenait vivable, si l'on peut dire.


    Quand Stransia était apparue  le Maître venait de punir Filieil. Il l'avait regardé avec haine.

    Elle avait soigné ses blessures les plus profonde, écoeuré de voir qu'ici aussi on pouvait souffrir. C'est à partir de ce moment que Filieil ouvrit ce qui lui restait de coeur, et le peu s'enflamma pour Stransia.
    Lui laissait-il tout les pouvoirs?


    Non, le Maître ne l'aurait pas accepter et Stransia aurait disparue instantanément. Mais, il lui offrait un reste de liberté, juste assez pour qu'elle devienne ce qu'il voulait qu'elle soit. Un Ange Noir, aussi noir que lui, voir plus encore.

    De savoir que l'être  au - dessus de son propre Maître avait joué avec l'âme de Stransia cela lui apportait  une satisfaction extrême. Et stransia qui  croyait que...


    Il la laisserait croire encore un peu, puis il lui dirait cette vérité, celle qu'il croyait détenir.

    Oh! Certes, elle n'était pas blanche au point de croire que sa noirceur l'emmènerait   vers le palier des deux mondes. Non, elle avait su dès le départ de sa petite vie qu'elle serait condamnée au pouvoir du mal. Rien, non, rien n'avait pu détourner sa destinée.
     

    Alors, lorsque à  la fin de sa vie, elle avait inconsciemment demander pardon.

    Lui!
    Lui!
    Il avait fait en sorte que Stransia passe par le portail de la seconde vie.Et lorsque cela se produisit, une chaleur intense, insoutenable embrassa tous son corps.


     A son éveil sa peur était grande, mais son tourment ne dura pas longtemps.
    Elle sentit la puissance dans son corps comme une flamme vive, mais, elle sut la tenir cacher bien au fond d'elle même. Filieil avait besoin d'aide et l'étrange créature sembla croire en son pouvoir.


    La porte se referma, Stransia était arrivé.L'ange noir.

    Y-L
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    3 commentaires
  • Je ne vois point de créature
    Se comporter modérément.
    Il est certain tempérament
    Que le maître de la nature
    Veut que l'on garde en tout.
    Le fait-on? nullement:
    Soit en bien, soit en mal, cela n'arrive guère.
    Le blé, riche présent de la blonde Cérès,
    Trop touffu bien souvent épuise les guérets:
    En superfluités s'épandant d'ordinaire,
    Et poussant trop abondamment,
    Il ôte à son fruit l'aliment.
    L'arbre n'en fait pas moins, tant le luxe sait plaire.
    Pour corriger le blé, dieu permit aux moutons
    De retrancher l'excès des prodigues moissons:
    Tout au travers, ils se jetèrent,
    Gâtèrent tout, et tout broutèrent,
    Tant que le ciel permit aux loups
    D'en croquer quelques-uns: Ils les croquèrent tous;
    S'ils ne le firent pas, du moins ils y tâchèrent.
    Puis le ciel permit aux humains
    De punir ces derniers: les humains abusèrent
    A leur tour des ordres divins.
    ( De tous les animaux, l'homme a le plus de pente
    A se porter dedans l'excès.)
    Jean de la fontaine.
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  • Hérisson.
    " Comment font les hérissos pour se reproduire?
    - Très doucement."Coluche.
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  • Parmi de certains coqs incivils, peu galants,
    Toujors en noise, et turbulants,
    une perdrix était nourrie.
    son sexe, et l'hospitalité,
    De la part de ces coqs, peuple à l'amour porté,
    Lui faisait espére beaucoup d'honnêteté:
    Ils feraient les honneurs de la ménagerie.
    Ce peuple cependant, fort souvent en furie,
    Pour la dame étrangère ayant peu de respect,
    Lui donnait fort souvent d'horrible coups de bec.
    D'abord elle en fut affligé;
    Mais sitôt qu'elle eut vu cette troupe enragée
    S'entre-battre elle-même et se percer les flancs,
    Elle se consola. Ce sont leurs moeurs, dit-elle;
    Ne les accusons point, plaignons plutôt ces gens:
    Jupiter sur un seul modèle
    N'a pas formé tous les esprits;
    Il est des naturels de coqs et de perdrix.
    S'il dépendait de moi, je passerais ma vie
    En plus honnête compagnie.
    Le maître de ces lieux en ordonne autrement;
    Il nous prend avec des tonnelles,
    Nous loge avec des coqs, et nous coupe les ailes:
    C'est de l'homme qu'il faut se plaindre seulement.
    Jean de la Fontaine.
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  • Le paon se plaignait à Junon:
    Déesse, disait-il, ce n'est pas sans raison
    Que je me plains, que je murmure:
    Le chant dont vous m'avez fait don
    Déplaît à toute la nature;
    au lieu qu'un rossignol, chêtive créature,
    Forme des sons aussi doux qu'éclatants,
    Est lui seul l'honneur du printemps.
    Junon répondit en colère:
    Oiseau jaloux, et qui devrait se taire,
    Est-ce à toi d'envier la voix du rossignol,
    Toi que l'on voit porter à l'entour de ton col
    Un arc-en-ciel nué de cent sortes de soies;
    Qui te panades, qui déploies
    Une si riche queue, et qui semble à nos yeux
    La boutique d'un lapidaire?
    Est-il quelque oiseau sous les cieux
    plus que toi capable de plaire?
    Tout animal n'a pas toutes propriétés.
    Nous vous avons donné diverses qualités:
    Les uns ont la grandeur et la force en partage:
    Le faucon est léger, l'aigle plein de courage;
    Le corbeau sert pour le présage;
    La corneille avertit des malheurs à venir.
    Tous sont contents de leur ramage.
    Cesse donc de te plaindre, ou bien, pour te punir,
    Je t'ôterai ton plumage.Le Paon se plaignent à Junon.
    Jean de la Fontaine.
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  • L'oiseau de Jupiter enlevant un mouton,
    Un corbeau, témoin de l'affaire,
    Et plus faible de reins, mais non pas moins glouton,
    En voulut sur l'heure autant faire.
    Il tourne à l'entour du troupeau
    Marque entre cent moutons le plus gras, le plus beau.
    Un vrai mouton de sacrifice:
    On l'avait réservé pour la bouche des dieux.
    Gaillard corbeau disait, en les couvant des yeux
    Je ne sais qui fut ta nourrice,
    Mais ton corps me paraît en  merveilleux état:
    tu me serviras de pâture.
    sur l'animal bêlant il s'abat.
    La moutonnière créature
    Pesait plus qu'un fromage; outre que sa toison
    Etait d'une épaisseur extrême,
    Et mêlée à peu près de la même façon
    Que la barbe de Polyphême.
    elle empêtra si bien les serres du corbeau,
    Que le pauvre animal ne put faire retraite.
    Le berger vient, le prend, l'encage bien et beau,
    Le donne à ses enfants pour servir d'amusette.
    ( L'exemple est un dangereux leurre:
    Tous les mangeurs de gens ne sont pas
    grands seigneurs; Ou la guèpe a passé,
    Le moucheron demeure).
    (( polyphême: le plus grand des cyclopes.
    Ulysse lui creva l'oeil.))

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