• Ah, jours heureux ou il fait si bon vivre! Je me souviens de ce jour là en particulier car;  un vent violent s'était invité et,il menaçait de tout détruire. J'étais furieuse et je clamais haut et fort que un...il ne fallait pas qu'il détruise mon château de sable et que deux, il devait vite s'en allait parce qu'il nous mettait du sable partout et c'était désagréable.


    Douce enfance au bord de la mer. Elle était haute et ses vagues venaient de temps en temps léchaient le bord du château et là aussi je braillais après elle...en clair, je faisais plus de bruit que les mouettes. Ma grand-mère était morte de rire et chaque coup de plus la faisait se plier en deux.


    Elle riait tant et tant que des larmes coulaient le long de ses joues fanées. Ma colère atteignit son apogée lorsque riant plus encore elle me supplia d'arrêter de la faire rire ainsi. _ Mais j'y peu rien moi, c'est toi qui ris de moi et c'est pas drôle grand-mère. Je veux pas que le vent détruise tout et je veux pas que la mer lèche mon château.



    Pourquoi tu ris d'abord hein! Et au comble de ma colère, je bombais mon petit torse et mes poings serrés tenaient ma taille ( taille que je n'avais pas car, j'étais toute en rondeur). La pose était risible au plus haut point car grand-mère riait encore plus. Je me laissais tombé sur le sable en braillant que grand-mère était injuste, elle ne me comprenait pas, elle ne savait que rire de ma misère.



    _ Oh mon trésor me dit-elle, les yeux pleins d'humidité, si tu savais à quel point je t'aime, aller sèches tes larmes petits trésor et viens là._ Boudeuse, je la regarde, je ne veux pas la laisser gagner encore, elle a le chic pour ça elle! _ Aller vient-en là!



    Elle me regarde et son doux sourire emplit mon petit coeur meurtri par tant de chagrin. _ Tu ris plus hein grand-mère!_ Non poussin, viens, regarde, j'ai un cadeau pour toi. Attiré par son petit air espiègle, par sa main tenue dans le dos, je m'avance lentement vers elle. Elle me fixe et je vois bien que son rire n'est pas loin ...mais, elle tient bon.



    _ Grand-mère, je t'aime. Je me jette dans ses bras et je vois ce qui se trouve caché là dans cette main qu'elle avait
    mise dans son dos_ Petite futée me dit-elle en me souriant, bon, je te la donne quand même va. Et ravie, je prends cette poire, juteuse, au parfum subtil, et ma bouche en salive à l'avance. Je pose mon regard sur celle que j'aime beaucoup et d'un geste théâtrale,  j'essaie de la couper en deux.




    Elle explose à nouveau de rire et hoquetant de rire elle me tend la main. Contrarier de nouveau, je la fustige du regard. Et voyez-vous, ce que je retiens de ce souvenir là...c'est le partage car, ma grand-mère  me donna un petit couteau , je fendis la poire en deux et sans rancune, je lui offris l'un des morceaux. Quelle douceur en bouche, un vrai régal . Le partage
    amplifia plus  encore ce goût d'amour.
    y-l
    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    votre commentaire
  • En hippologie, le boute-en-train est un cheval placé au voisinage des femelles dont l'objectif est de vérifier si les juments sont en chaleur et ainsi de les disposer à l'accouplement. il peut également par sa présence les mettre en chaleur ( le verbe " bouter" signifiant " mettre", " pousser" et " en train" voulant dire " action", " en mouvement "  d'ou l'idée de mettre en action).

    Si, à l'approche du boute-en-train, la jument tape, rue et s'énerve, c'est qu'elle  n' est pas prête. Mais si elle se met à uriner, adopte la position campée et même accepte que l'étalon soit là ( et parfois sur son dos), c'est le bon moment pour la conception du poulain. Le boute-en-train peut donc s'occuper des " préliminaires" ( la jument n'étant vraiment fécondable qu'après plusieurs jours de cet état d'excitation) et " prépare" la jument pour que l'étalon n'ait plus qu'à déposer sa semence.


    L'usage de ce terme s'est répandue pour désigner une personne qui met tout le monde en train, qui excite les autres à la joie, qui met tout le monde en gaieté( perdant ainsi toute connotation sexuelle)." Les joyeux  boute-en-train de la pension" ( Balzac, le Père Goriot)


    Le dictionnaire de l'Académie Française de 1762 indique aussi que le boute-en-train était un oiseau, également nommé tarin, qui servait à faire chanter les autres.

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires