• Dans mes rêves,la peur.

    Je me souviens très bien de mon enfance. Reconnue comme étant une enfant ..."fragile" j'étais souvent mise à l'écart des autres. Il n'était d'ailleurs pas rare, d'être la souffre douleur de mes camarades. Oh certains diront que ... ce n'était que petits jeux d'enfants turbulents...Pour moi, ce n'était vraiment mais alors vraiment pas ça!


     Oh que non! Qu'avais-je pour être mise de côté, pas de sports, pas de jeux en groupe pas de bagarre, bref rien qui ne soit facile pour un enfant lors des récréations. Un jour pourtant, j'osais bravé l'interdit.

     
    Le ciel nuageux,menaçant, se mit soudainement à grondé, qu'importe, le jeu était plus important qu'une petite pluie fut-elle forte. J'étais ce jour là l'élue du groupe d'Elanie, Coraline, Framboise, Magalie,Martine et Elénor, le groupe qu'il fallait à tout pris intégré.


    Je me trouvais au centre du groupe et Elanie me disait de sa voix forte:"Allez,plus vite, tu n'y arriveras pas si tu flemmarde comme ça, encore trois tours, vas y donne -toi à fond!" Les autres restaient muettes mais attentive, j'y arrivais quand soudain... Le ciel explosa.


    La foudre venait de me frappé alors que je bougeais en force, mon houlahoupe virevoltait autour de mon corps, j'étais heureuse, encore un demi-tour et je gagnais le droit d'intégré le club des filles les plus extra du lycée.


    Mon souvenir? Un choc, brutal, une frappe mordante, une envie de hurlée poignante, j'urinais et hurlais de douleurs, pourtant, j'étais vivante. Les filles étaient resté sur place tétanisée, pleurant à grosses larmes, réconfortées par les profs venues en toute hate dès les hurlements. Moi! Moi j'étais seule positionnée contre le mur Est le visage sanguinolent, les yeux hors de leurs orbites, les cheveux tout électrique.


    Je poussais de petits cris plaintifs, personne ne vint me voir de plus près sauf le prof de math Guillaume Franc, mon prof préféré. Il s'approcha de moi doucement. Il me parla mais, je n'entendais rien, des larmes coulées sur ses joues havre ... Un petit sourire essayait de prendre forme mais ses lèvres et son menton tremblaient de trop.


     Il finit par me prendre dans ses bras. Le choc reçu alors nous éloigna l'un de l'autre. Je gémis de plus belle et lui cria quelque chose que je n'entendis pas. Il resta avec moi jusqu'à ce qu'un médecin et deux infirmiers plus les pompiers me prennent en charge.


    Je reçue de bons soins pour mes diverses brûlures , pour mes maux de têtes, il n'y avait que le temps qui dirait s'il fallait prendre cela en compte ou si cela finirait par disparaître. Un mois d’hospitalisation plus tard, je repris mes cours. Devinez...Le groupe n'existait plus, trois des six filles étaient partis et les trois autres se détestaient...quelle chose étrange!


    J'aimais les maths, je passais donc mon temps libre avec Monsieur Franc, il n'aimait pas vraiment les filles  mais mon amour des maths lui fit voir que les filles n'étaient pas que des dindonnes gloussantes pour un oui ou un non. Grâce à lui, j'eus mon bac avec félicitation . De fil en aiguille et malgré mes petits soucis, je parvins à être admise à la fac pour le plus grand plaisir de mes grands-parents.


    Après bien des indécisions, je finis par m'inscrire au cours pour être infirmière, je voulais rendre ce que l'on m'avais offert le jour ou la foudre fit de ma vie d'enfant, de jeune adulte un petit enfer? Mes rêves n'étaient pas des plus jolis,jolis oh que non, un secret! Un souvenir! Un défi! Bref quelque chose d'on vous ne vouliez pas que sa ce sache et moi,moi j'en rêvais et ainsi je connaissais les pires ou meilleures choses de tout un chacun une belle "merde".


    Après quatre années bien difficiles, j’eus mes diplômes, je pouvais postulé . Le premier hôpital me renvoya vers d'autres études en bref pas de place. Le deuxième me fit poireauté un petit mois. Le troisième m’orienta vers une clinique et là...on m'envoya vers les "Médecins sans frontière" qui eux, m'accueillir à bras ouvert.


    Trois ans à bosser avec une équipe du tonnerre. On se plaint, ben que ceux qui se plaignent aillent faire un tour en Afrique et là,on en reparle ok! Ce fut sur le chemin du retour que mes rêves tordus commencèrent, j'en eus sur place mais pas comme ceux qui me hantés maintenant et ce n'était que le commencement. A bord de l'avion qui me ramenait en France, un rêve poignant envahi mon sommeil.



    Mes cris finirent par alertés les autres voyageurs. Les hôtesses m'empêchèrent de dormir le reste du voyage, ce qui soit dit en passant, me donna à la descente de l'avion une mine de papier fortement mâché. Mon aspect maladif en inquiéta plus d'un. Ce que je retins de ce voyage, c'est qu'encore un peu et j'étais persona non gratta sur les vols. Quelle chienlit! 

    Deux...

    Après quatre semaines passés à me remettre de tous ce que j'avais pu vivre en Afrique, l’installation de mon petit trois pièces, les visites et dépos de CV auprès des personnes compétentes...Je décidais de mettre une annonce afin de trouver une colocataire. Deux jours plus tard et six personnes éconduites apparue celle qui deviendrais ma meilleure amie et confidente. 


    Une brunette pimpante, souriante, mâchouillant un chewing-gum avec vigueur me donna un chèque correspondant à six mois de loyers. Alors là, je dis oui aussitôt. Elle emménagea trois jours plus tard toujours aussi souriante. La vivacité faite femme. Une tornade était entrée chez moi.


     
    Elle m'apporta son amour de la vie, je lui expliquais mes soucis, il rigola tant et tant qu elle ne me prit pas au sérieux, sauf que...je lui narrais mon dernier rêve et là, elle me zieuta avec une drôle d'expression, la peur dans ses yeux marron clair en disait long sur ce qu'elle pensait de moi à cet instant. 


    _Tu veux que je te rende ton chèque?
    _Et puis quoi encore! T'es zarbie pour sûre, t'en fais pas commerce hein! Tu vends pas non plus ce que tu apprends des autres? 


    _Tu me diras tout, du moins ce qui me concerne même si je pousse ma gueulante hein!
    _Si c'est ce que tu veux Moniqua, je te dirais tout c'est ok pour moi.



    Nôtre vie commença ainsi, j’eus un poste et Monia aussi, ah oui Moniqua n'aime pas son prénom,elle préfère qu'on l'appelle Monia, moi ça me gène pas du tout chacun son truc!
     

    Il nous restait quelques jours avant de prendre notre poste, Monia rentra chez elle pour trois jours afin de voir ses parents. J'en fis autant, un retour dans l'Orne me ferait le plus grand bien, faire un peu d'équitation chez mes grands-parents, un retour à la ferme quoi, le bien boire et manger en prime.


    Ils furent heureux de me voir en aussi bonne forme, leurs questions étaient un peu crus sur certains points mais bon...Mes trois jours furent extrêmement bien remplis, je rentrais sur Paris dopé à bloc, des vivres pleins le coffre, du cidre, du pommeaux, quelques bouteilles de pétillant de sureaux un vrai délice l'été.
     


    Monia et moi nous passâmes la soirée à bien mangé et à goûter à presque tout, bon au petit matin, ce n'était pas l'osmose parfaite, me grattant la tête avec force tant j'avais des kangourous boxeur à l'intérieure de celle-ci, Monia éclata de rire et ce rire strident déclencha une telle migraine que je perdis connaissance mettant ainsi une Monia au pied du mur...


    Lorsque j'ouvris les yeux, Monia me fusilla de son regard.
    _Pourquoi tu m'as pas dit que l'alcool te faisait cet effet là?
    _Euuu j'ai pas eut le temps mmmm! J'ai juste besoin de calme et ça ira mieux promis.
    _Promis t'en mettrais moi des "promis moi"!
     


    Le sommeil me prit et l'horreur commença...mais je dois vous narrez ce qui m'arriva,ok!
    Le jour vint enfin ou Monia et moi,nous,nous présentâmes à Broussais la Charité et là, une femme revêche se présenta comme l'infirmière en chef. Elle nous entraîna dans un dédale de couloirs...puis enfin au poste des infirmières qui pour l'heure était vide.


    L'infirmière en chef "Madame Faliche" me prit en grippe,pas zen ça! J'eus droit au chambres 11o à 115. Monia se vit en charge des chambres 116 à 12O. Bref nous avions toutes les deux cinq chambres à charge, fastoche oui mais... Monia avait des enfants en passe de sortir dans la semaine à venir, des petits pétillants de joie. J'étais heureuse pour elle.


    Vint mon tour et là, je déchantais rapidement, des personnes âgées acariâtres, veule, râleuse,puante à souhait. Pourquoi moi! Farliche souriait béatement, quoi! pourquoi? Elle jubilait réellement pourtant je ne la connaissais pas.


    Trois....
     

    Elle m'expliqua d'une voix grinçante que ces personnes avaient au sein de l'hôpital des appuis très à cheval sur le bien-être de ces personnes, ben voyons! Les traitements étaient assez explicatif, ils étaient très très malades. Bon pour autant je n'étais pas une bonne hein faut pas trop poussais,des grands malades, j'en ai connues plusieurs en Afrique alors!
     

    Voila en gros mon nouveau travail, bien entendu, il y avait autre chose à faire en plus...


    Le train train se fit sentir rapidement et les rêves revinrent avec plus de férocités et douleurs, mes jours étaient fait de plat bassin, de fesses sales , de lits souillés, de bavants,  de récalcitrants et j'en passe, Monia elle allait très bien elle avait même eut le temps de tomber amoureuse et d'avoir trois amis, pas moi, le vide sidéral s’installa confortablement pour moi....


    Et voila le petit matin qui fit explosait Monia.y.l. à suivre. 1575 mots, juillet 2019.
    « Me vois-tu?La force de son amour. »
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