• Ennemi, ou, Ami?

    Sombres secrets.
    Harris -Gras-Demon, j'ai trente cinq ans, je vis bien tranquille dans ce  coin de nature environné d'une haute montagne, qui se situe à quatre vingt kilomètres de ma cabane. elle me protège de certaines intempéries, quand, ce n'est pas elle qui avec sa masse, ne les provoque. Les orages sont brutaux, la grêle facile les soirs ou le froid descend.


    Ma cabane n'est pas très grande, trois chambres quand même, l'espace mettant nécessaire. une cuisine, un salon , une buanderie, cave et grenier. J'avoue préféré le calme et la solitude, mais, bien souvent des intrus se perdant dans les environs, me force à devenir pour quelques jours, un hôte peu bavard certes... mais présent pour les inconscient qui, se baladent sans connaître les dangers inhérent à ma contrée.


    Huit hectares boisés, avec des arbres fruitiers un jardin plus un pré, quelques moutons, une vache et son veau...quelques poules pour les oeufs, des poulets pour la viande blanche, je chasse mais l'hiver est bien long et les animaux se font alors très rare...il faut savoir que la nature s'endors et lorsqu'elle le fait...il n'y a plus rien à manger. se prémunir pour ces longs mois et un besoin vitale pour un solitaire vivant très loin des autres.

    Alors quand le printemps se fait doux, que l'herbe devient bien grasse, il est temps pour moi de faucher mon pré, le foin est nécessaire pour mes bêtes, je cultive tous les légumes rustiques, ceux qui ne conviennent pas , il n'est pas nécessaire de les semés ou de les plantés. La terre refuse les intrus...donc je ne perds pas mon temps en essai infructueux.


    Les carottes, les navets, les choux, les poireaux, les betteraves, la salade, haricots vert et petits poids ( de printemps pour ceux-ci) les courges et courgettes, les potirons et autres sont les bienvenus dans mon modeste potager, signe évident de soupe et gratin en hiver. Sans oublié les herbes aromatiques.

    La ville la plus proche? Elle se situe à plus de cinquante kilomètres. Petites villes de six cent âmes environs, plus l'été et l'hiver. la station moyenne de ski attirant les mordus de ce sport et les inconscients.


    A moitié route de cette mini ville, se situe un petit village de  trois cent âmes qui, ne veulent en aucun cas aller vivre à la ville...chacun sont chez soit cela vaut bien mieux qu'un grand chez les autres comme le disent les vieux de ce petit village. Là il y a une pharmacie, un boulanger, qui fait épicerie ( ça dépanne) une toute petite mairie tenue par dame Gertrude Reuchmot, qui n'a pas sa langue dans sa poche et cherche souvent à me coller des invités surprise pour les mois d'hiver. 
     

    -Voyons Monsieur Demon, vous êtes si seul tous ces mois, un peu de compagnie humaine vous ferez le plus grand bien. Et, cela vous apportez un peu de beurre pour mettre dans vos épinards non!
    _Ah madame Reuchmot, c'est que moi, j'aime ce calme et la beauté qui m'entoure. Je vois assez de cochonneries laisser par ces touristes pour les évités sur mes terres comme s'ils étaient le plus virulent des microbes.

    _Hum! Pour ça, je vous suis ardemment, ce sont de vrais porcs et pas moyen de les faire réfléchir, la nature leur appartient et tant pis s'il la dénature avec leur déjections, leur pisse, ils cassent les branches pour faire un feu n'importe ou et n'importe comment, de vrais sauvages! Je me pose souvent cette question Monsieur Demon...comment font 'ils chez eux, sont 'ils aussi sales?
     _Oui, vaste question n'est ce pas chère Madame. Comprenez que j'ai bien assez avec ceux qui font des excursions peut préparer  au vue de notre nature sauvage. Je les sauves, les soignes, les nourrit, puis le plus vite possible, je les remets sur le bon chemin avec les bons repères et avec l'envie de ne plus les revoir. Le ménage est nécessaire derrière eux.

    _C'est donc de vous que parlent ces inconscients qui se vantent d'avoir parcouru les lignes interdites, d'être tombés sur des lynx, ou des ours, être tomber dans des trous puis sauvés par un être gigantesque, c'est bien de vous qu'il s'agit Monsieur Demon?
    Je gronde, ça je l'avait pas vue venir. Les ragots de ces stupides humains, vont faire de moi un Hermite sauveur. Plus de soucis les gars! L'homme des bois est là pour vous sauvés...allez-y de bon coeur , le logis est bon et la nourriture aussi. La poisse!
     
    _Madame pouvez-vous faire courir le bruit suivant...l'homme des bois est devenu fou, il charge ceux qui passent sur ses terres, il n'a aucune compassion, un vrai danger sur patte.
    Hum oui, cela nous pouvons le faire, à charge de votre aide pour la coupe de mon bois! Un sourire perfide orne sa bouche que flétrie  les signes de l'âge.
    _Marché conclut chère Madame.
    Une poignée de main, un signe  de la tête et me voila rassuré pour ces mois de printemps et peut-être d'été à voir, prudence.
     Tout se passa  très bien.Pourtant avec les frimas qui arrivaient, je n'avais pas prévu cela et pour cause! 

    Une balade, un imprévu.


    Lof In  Citys Nord du Canada ( Inventer de toute pièce).
    En balade avec Segmus mon corbeau, je revenais vers mon chalet, la balade avait duré plus que prévu. La nuit s'avançait , le froid se faisait mordant. Cela, ne me dérangeait pas... Du sang?


    .il me tenait chaud. Segmus poussa un cri. J'ouvris grand les yeux, des tâches rouge sur le sol gelé.


    Un animal blessé? Je devais savoir. Un corps recroquevillé sur lui-même, une odeur âcre...le sang venait de lui. De plus, une infection s'était déclarée. Qui était 'il? Qui l'avait battu à ce point, et pourquoi l'avait 'il laissé pour mort? étaient 'ils nombreux ceux qui avaient battu cet homme? Segmus se posa prêt de lui il poussa un nouveau cri, ce qui ne dérangea pas l'homme. J'étais pourtant sûr qu'il savait que quelqu'un se tenait non loin de lui.


    Alors! Voulait 'il me surprendre, me pensait 'il de mèche avec ceux qui l'avait réduit à ce tas recroquevillait dans l'attente de la mort? J'appelais Segmus. Il poussa un cri plaintif.
    _Il n'est pas pour toi Segmus, il est vivant, je ne peux te le laisser...sauf s'il désire mourir, ce qui ne tardera pas vue le froid qu'il va faire cette nuit. Je m'appel Harris -Gras-Demon. Mon chalet se trouve à environ une heure de marche.


    Si vous désirez mon aide, dites le moi sinon ...Un son rauque, un souffle, puis plus rien. Il venait de perdre connaissance. Ah Segmus , nous voila  avec un nouveau compagnon ; espérons qu'il a l'esprit large. Segmus croassa puis s'envola. Bien je vais devoir le porter. J'espère que tu n'es pas trop lourd! Gas, nous avons un invité, soyons amical. Voyons ce qu'il en est. C'est un beau spécimen, il y a bien longtemps que je n'ai discouru avec l'un de mes semblables ou s'en approchant. Voyons comment va le monde des hommes libres?

    Je me penche sur lui Hum pas mal, après un bon décrassage, il ira bien mais en attendent...il faut le transporter et une heure avec un poids d'environ quatre vingt dix bons kilos sur le dos...ça va être fatigant. Oui ben pas tant que ça, mais quand même. Une fois au chalet, je dépose mon fardeau sur la canapé. Un regard sur celui-ci puis je vais voir mon feu. Je l'active, je chauffe de  l'eau, j'ôte mes vêtements et Segmus se moque de moi et disparaît.

     Découverte et prise de conscience.


    Mon hôte est toujours dans les vaps et ça me va. Je le dessape, ça colle, une vilaine plaie purulente dans son dos me fait comprendre que la première attaque, s'est faite en traître. Plusieurs hématomes, une autres plaie au niveau de la tête, celle-ci suinte mais rien de grave. Je le retourne et là bon ben y a des dégâts. son torse est lardés de coupures faites avec des griffes. Un ours? Non, au moins deux loups mais pourquoi?


     J'enlève son pantalon, ses cuisses sont en piteuses états. Ben mon pauvre, je n'ai qu'un solution...la douche. Alors on y va après ça, je le sèche et moi aussi. La chambre d'ami fera l'affaire. Les soins seront difficiles... Il va falloir le nourrir, en ais-je le droit? Le mérite t'il? Lui faire confiance...est ce que je le peux? Trop de questions. Ais-je le droit de tout miser sur lui? Je suis seul oui et alors! Je peux le rester encore!


    Deux jours qu'il est inconscient pourtant les plaies se sont résorbées ce qui est bon et celle qui s'était infectée est plus difficile à soignée je crains que s'il ne reprend pas conscience, ses jours ne soient en danger. Je voudrais tant avoir les réponses. C'est un bel homme, son esprit fonctionne, il vit à l'intérieur de lui. Ses yeux me le font croire, revit'il l'attaque? Que voit 'il dans ce cas, des hommes, des loups, des ours, autre chose?



     Deux jours de plus, je ne peux plus reculer sinon, il va mourir. Après les regrets, place à la vie.  Vingt huit octobre, sa peau est rose, ses blessures ont cicatrisées, il est fort c'est un bon signe de vie que je voie, ce qui me fait sourire. Sa peau est douce, élastique,il est bien hydraté, la transfusion la requinqué... attendons son réveil ce ne sera plus très long. Je passe en cuisine il est onze heures, l'heure de faire à manger. Un bon ragoût avec quelques légumes ce sera parfait. J'ai de la bière au frais, du blanc, du rosé, je sorts le fromage afin qu'il soit à température.



     La tarte aux pommes cuit, je coupe ma viande, un filet d'huile d'olive, du beurre, je mets mes morceaux de viande à coloré. Je les retire de la cocotte, j'ajoute mes oignons, carottes, épices, thym, laurier et clous de girofle pour son pouvoir anti inflammatoire. Je mélange le tout, je rajoute ma viande plus le jus, un verre de vin rouge, quelques champignons. Je ferme la cocote et laisse mijoté doucement sur le feu bas.


    Quelques pomme de terre, ails, échalotes,poivrons, aubergines coupés en morceaux épicés, salés, poivrés, une autre cocotte, huile de pépin de raisin, d'olive, je mélange le tout, j'arrose d'un peu d'eau et de vin, je ferme la cocotte et mets le tout à cuire dix minutes. Une fois cuit, je laisse un filet d'eau refroidir ma cocotte, j'ôte le couvercle, je vérifie la cuisson...c'est pas mauvais, j'entends du bruit, je vais voir juste au cas ou il aurai besoin d'aide. Il est debout.
    à suivre.y.l.
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    « Mon seul ami.La saison sèche. »
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