• 1913/2005.
    L'analyste est l'accoucheur de la liberté,
    en aidant le malade à former la pensée
    qui convient à son mal.
    Selon lui,
    On est vivant parce que l'on est conscient. Parce que le fait d'être confronté à une vie qui nous dépasse est une provocation à penser.
    Inversement, on est conscient parce que l'on est vivant.
    Parce que penser, ce n'est pas vivre à l'extérieur du monde, mais rentrer dans le monde, en voulant vivre ce qu'il y a dans le monde.
    On peut vivre sans penser et penser sans vivre.
    Mais est ce vivre?
    Et est ce penser?
    Non répond t'il. L'homme aspire à se dépasser, parce que la vie est appel et l'homme projet.
    Le fait que l'homme se cherche n'est 'il pas déjà le signe qu'il y a quelque chose à trouver dans la vie?
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  • 1905/1995.
    Pour humaniser l'existence, il faut ne pas être indifférent aux autres.
    Une telle capacité donne aux hommes un visage, qui est la véritable expression de l'humanité.
    Parler du visage, c'est parler d'une attitude d'esprit consistant à avoir une suprême attention à tout ce qui est vivant et humain.
    Au cours du xxe siècle, le monde a perdu son visage parce que des logiques aveugles ont pratiqué l'indifférence à tout ce qui ne s'accordait pas avec elles.

    Cela doit nous rappeler que le monde demeurera humain à chaque fois qu'il opposera à l'indifférence cette non-indifférence qu'est une vive attention à la vie en face de soi.
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  • Maladie contagieuse et épidémique, la variole ou petite vérole se transmettait d’homme à homme et se manifestait par l’éruption de pustules. Un tiers des malades en mourrait, les autres étaient défigurés à vie par les cicatrices.
     
    C’est seulement en 1980 que l’Organisation mondiale de la santé déclara que le monde était débarrassé de ce fléau.

    Si les contributions de nombreux chercheurs permirent cette éradication, l’essentiel du travail fut réalisé par Edward Jenner, qui consacra sa vie à la recherche, puis à la diffusion du vaccin approprié. 

    Jenner commença par s’intéresser à divers domaines: les sciences, la géologie, l’ornithologie. Il se fit remarquer puis élire à la Royal Society, l’équivalent de notre Académie des Sciences, à la suite de travaux sur les couscous ( petit singe) Ses recherches sur la variole le rendirent célèbre, alors qu’il avait débuté comme simple médecin de village.

     

    Considérée depuis l’Antiquité comme une maladie redoutable, cette affection fut l’une des causes de dépopulation du XVIIIe siècle. Le seul moyen d’atténuer les effets de ce fléau était la  » variolisation », c’est à dire l’inoculation du virus à des sujets sains, mais les résultats étaient aussi aléatoires que risqués!


    Cependant, Jenner constata que les gens travaillant au contact de vaches contractaient souvent la vaccine…sorte de variole bénigne qui se transmettait par des bovins contaminés, mais n’étaient jamais atteint par la forme humaine de la maladie, appelée aussi Cow-Pox.

     

    Sa première vaccination fut réalisée sur un jeune garçon; il lui administra du pus prélevé sur une pustule infectée, provenant de la main d’une fermière atteinte de la vaccine. T

    rois mois plus tard, il inocula le virus de la variole à l’enfant qui y résista. La vaccine laissait en fait au sujet une immunité contre la variole; d’ou le terme de  » vaccination » que Pasteur étendit à l’ensemble des immunisations artificielles.

    Jenner renouvela son vaccin sur plusieurs sujets et publia ses conclusions, longuement étudiées par la communauté médicale avant d’être validées. Le gouvernement britannique généralisa la méthode, qui gagna toute l’Europe.

    Napoléon 1er tint même à ce que les soldats de la Grande armée soient vaccinés! La variole disparut progressivement des pays ou la vaccination avait été rendue obligatoire.

    Cette victoire rendit célèbre Jenner dans le monde entier et ses recherches posèrent les bases de ce qui deviendra l’immunologie.

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  • Ma vie a désormais perdu son seul but, sa seule douceur, son seul amour, sa seule consolation.

    J'ai perdu celle dont la vigilance incessante m'apportait en paix, en tendresse,

    le seul miel de ma vie que je goûte encore par moment avec horreur dans ce silence qu'elle savait faire régner

    si profond toute la journée autour de mon sommeil...
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  • Mon coeur, mon âme, mon être, un moi inconnu a été réveillé dans sa coque souffrante et grise jusque-là, comme une fleur s'élance de sa graine au brillant appel du soleil.

    Le petit monstre a pris mon sein et a tété: voilà le " fiat lux"! J'ai soudain été mère. Voilà le bonheur, la joie, une joie ineffable, quoiqu'elle n'aille pas sans quelques douleurs.

    Cette adorable sensation de son premier cri, qui fut pour moi ce que le premier rayon du soleil a été pour la terre, je l'ai retrouvée en sentant mon lait lui emplir la bouche;

    je l'ai retrouvée en recevant son premier regard, je viens de la retrouver en savourant dans son premier sourire sa première pensée. Il a ri, ma chère.

    Ce rire, ce regard, cette morsure, ce cri, ces quatre jouissances sont infinies: elles vont jusqu'au fond du coeur, elles  y remuent des cordes qu'elles seules peuvent remuer!

    Je suis de moment en moment plus heureuse. Chaque heure apporte un nouveau lien entre une mère et son enfant.

    Ce que je sens en moi me prouve que ce sentiment est impérissable, naturel, de tous les instants.
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  • Honoré de Balzac, c’est avant tout un personnage. Truculent, abondant, dans tous les sens du terme. Aimant la vie et tous ses plaisirs. Mais c’est aussi une bête de travail qui se lève à minuit pour écrire des dizaines de feuilles de son écriture serrée, illisible.

    Sur sa table sa cafetière dont il engloutit des dizaines de tasses dans sa journée. De son génie naîtra la Comédie Humaine; qui raconte les errements et les vicissitudes d’une société en marche. Il crée plus de six cent personnages tous plus révélateurs les uns  que les autres…

    Il connaît son premier succès en 1829 avec  » Les Chouans ». Puis les romans se suivent…Eugénie Grandet, Le Lys dans la Vallée, La fille aux yeux d’or…Les paysans…L’auberge rouge.

     

     » l’ouvrier, le prolétaire, l’homme qui renie ses pieds, ses mains, sa langue, son dos, son seul bras, ses cinq doigts pour vivre; eh bien, celui-là qui, le premier devrait économiser le principe de sa vie, il outrepasse ses forces, attelle sa femme à quelque machine, use son enfant et le cloue à un rouage.

    Ces hommes, nés sans doute pour être beaux, car toute créature a sa beauté relative, se sont enrégimentés, dès l’enfance, sous le commandement de la force, sous le règne du marteau, des cisailles, de la filature et se sont promptement vulcanisés. »
    La fille aux yeux d’or, 1835.

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  • Est né le 15 mars 1492. Son prénom particulier de Anne, il le doit à sa marraine la duchesse, puis reine Anne de Bretagne.

    Ardent et fougueux combattant, il est de tous les combats, de toutes les batailles, il est blessé plusieurs fois, fait prisonnier à plusieurs reprises mais il est toujours là.

    On le retrouve à dix neuf ans à Ravenne, puis à Marigna, à Paris, au Havre, à Dreux, à Saint-Quentin… il est bon militaire, mais il se révèle surtout excellent diplomate.

    En 1530, le roi le choisit comme conseiller particulier et comme confident et lui confie nombre d’affaires délicates.

    En 1538, à 46 ans, il est nommé connétable de France. Il est alors un des hommes le plus riche de France. En 1561, il créé, sous Charles IX, un triumvirat avec le duc de Guise et le maréchal de Saint-André pour défendre la foi catholique et entreprend une longue campagne mêlée de transactions.

    Il meurt le 12 novembre 1567, à l’âge de 75 ans, dans un combat qui l’oppose aux troupes protestantes de Louis de Condé pour la maîtrise de la cité de Saint-Denis. Il se bat alors au corps à corps avec l’écossais Robert Stuart qui lui en voulait à mort et qui lui tire une balle de pistolet à bout portant.

    Ce coup de feu met fin à l’existence d’un homme qui s’est battu toute sa vie.On lui doit: le traité de Madrid en 1526, paix au Cateau-Combrésis en 1557, paix d’Amboise en 1563…En fait cet homme là, aimait surtout la Paix.

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