• Benjamin Franklin ( 1706-1790.

    Intellectuel, savant, écrivain, homme politique, diplomate et inventeur: la liste des fonctions qu'il a occupés durant les quatre-vingt-quatre années de sa vie est longue. Passionné par l'écriture, il publia à vingt-six ans son célèbre almanach, traduit en plusieurs langues et édité cent soixante fois.

    Recueil de chroniques, maximes et conseils devint rapidement le livre de prédilection de la classe moyenne de l'époque, qui pouvait entre autres y lire que " l'optimiste est celui qui croit que le mariage est moins onéreux que les fiançailles". Fort de ses succès littéraires, il s'établit à Philadelphie et y ouvrit son imprimerie.


    Il fut à l'origine de la première bibliothèque municipale, fonda une compagnie de pompiers et créa l'hôpital de Pennsylvanie. On lui doit en outre la création de l'académie de Philadelphie, premier collège des Etas-Unis, mais aussi la réforme de la police ou encore la mise en place de l'éclairage public.

    Il inventa également l'harmonica de verre, instrument pour lequel Mozart et Beethoven composèrent. Ses propres travaux lui étaient parfois personnellement utiles: on raconte qu'il inventa les lunettes à double foyer car, myope et presbyte, il était las de changer sans arrêt de lunettes!

    Mais si l'on se souvient encore de lui aujourd'hui, c'est surtout grâce à ses travaux scientifiques. Passionné par l'électricité et la météorologie, il étudia les phénomènes orageux et démontra, grâce à un cerf-volant que la foudre est composée d'électricité.


    Ces expérimentations le conduisirent à sa célèbre invention: le Paratonnerre. La carrière politique qu'il mena fut servie par ses talents scientifiques. Il participa activement à la naissance des Etas-Unis en signant la Déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776 et en participant à la rédaction de la Constitution américaine. Nommé ambassadeur, il fut envoyé en Europe pour mettre fin à la guerre d'Indépendance et trouver des alliés aux colonies d'Amérique.


    Il séjourna longtemps en France, rencontra le roi Louis XVI et se lia d'amitié avec les plus grands philosophes de l'époque. Sa popularité était telle que dans la bonne société parisienne, on allait jusqu'à se coiffer " à la Franklin", en adoptant son bonnet fourré! Extrêmement populaire en Amérique et en Europe, il demeure l'un des plus illustres Américains de son temps.

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  • Astrophysicien.

    Trinh Xuan Thuan.

    " Pour moi, la pensée est là pour donner un sens à l'Univers. Nous avons le don de comprendre parce que l'Univers n'est pas qu'une collection de particules de matière inerte. Il est la manifestation d'un principe infiniment plus subtile et élégant."

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  • Un jour viendra ou les armes vous tomberont des mains, à vous aussi! Un jour viendra ou la guerre paraîtra aussi absurde et sera aussi impossible entre Paris et Londres,
    entre Pétersbourg et Berlin, entre Vienne et Turin, qu'elle serait impossible et qu'elle paraîtrait absurde aujourd'hui entre Rouen et Amiens,
    entre Boston et Philadelphie. Un jour viendra ou vous France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent,

    sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européenne.

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  • Que j'aime à voir, dans la vallée désolée, Se lever comme un mausolée Les quatre ailes d'un noir moutier! Que j'aime à voir, près de l'austère Monastère, Au seuil du baron feudataire, La croix blanche et le bénitier! Vous, des antiques Pyrénées Les aînées, Vieilles églises décharnées, Maigres et tristes monuments, Vous que le temps n'a pu dissoudre, Ni la foudre, De quelques grands monts mis en poudre N'êtes-vous pas les ossements? J'aime vos tours à tête grise, Ou se brise L'éclair qui passe avec la brise, J'aime vos profonds escaliers Qui, tournoyant dans les entrailles Des murailles,a l'hymne éclatant des ouailles Font répondre tous les piliers! Oh! lorsque l'ouragan qui gagne La campagne, Prend par les cheveux la montagne, Que le temps d'automne jaunit, Que j'aime, dans le bois qui crie Et se plie, Les vieux clochers de l'abbaye, comme deux arbres de granit! Que j'aime à voir, dans les vesprées Empourprées, jaillir en veines diaprées Les rosaces d'or des couvents! Oh! que j'aime, aux voûtes gothiques des portiques, les vieux saints de pierre athlétiques Priant tout bas pour les vivants!
    Alfred de Musset.
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  • Ce puissant empire n'a que des pieds d'argile.
    Toute chevalerie,
    toute puissance ont abandonné entièrement notre petite île.
    Quelque ennemi a dérobé sa couronne de laurier,
    et parmi ses collines s'est tue cette voix qui parlait de Liberté. Oh! quitte-la, mon âme, quitte-la;
    tu n'es point faite pour habiter cette vile demeure de trafiquants,
    ou chaque jour on met en vente publique la sagesse et le respect,

    ou le peuple grossier pousse les cris enragés de l'ignorance contre ce qui est le legs des siècles.
    Cela trouble mon calme;
    aussi mon désir est-il de m'isoler dans des rêves d'art et de suprême culture,
    sans prendre parti ni pour Dieu, ni pour ses ennemis.
    Oscar Wilde.

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  • A Milton.
    Milton, il me semble que ton esprit s'est retiré bien loin de ces falaises blanches,
    de ces hautes tours crénelées; ce monde aux somptueuses et ardentes couleurs,
    le nôtre,
    semble être tombé en  cendres ternes et grises,
    on dirait que le siècle est changé en une pantomime ou nous gaspillons nos heures trop chargées de bien d'autres tâches.

    Car, avec toute notre pompe et notre luxe, et nos puissances, nous ne sommes
    guère propres qu'à piocher la banale argile, puisque cette petite île que nous occupons,
    cette Angleterre, ce lion marin de la mer, est à la solde d'ignorants démagogues, qui ne l'aiment point.

    Dieu bon, est-ce bien là ce pays qui porta dans sa main un triple empire,
    quand Cromwell eut prononcé le mot de 
    Démocratie?

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  • Ne dis jamais: c'est mon dernier chemin
    Le ciel sombre cèle des lendemains plus bleus
    Viendra notre temps chargé d'espérance
    Alors résonneront nos pas: nous voici!

    Des contrées vertes aux pays blancs de neige

    Peine et douleur accompagnent nos coeurs
    Là ou notre sang au sol fut versé
    Fleurira l'audace de nos armées.

    Le soleil, demain, luira sur nos chemins
    Hier disparaîtra avec nos ennemis
    Et même si la flamme se meurt
    Ces vers toujours nous les chanterons.

    Jailli de nos entrailles, non d'une plume
    Ce chant n'est pas celui de l'oiseau libre
    L'arme à la main dans la cité en ruine.

    Aussi, ne dis plus: c'est mon dernier chemin
    Le ciel sombre cèle des lendemains plus bleus
    Viendra notre temps chargé d'espérance

    Avec fierté nos pas diront: nous voici!

    Hers Glick, 1942.

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