• L'Ombre du soir.

    Je vis depuis longtemps dans ce charmant village ou, le temps s’écoule lentement sauf, les jours ou les vacanciers nous envahissent. Ils prennent d’assaut les pistes, faisant tout et n’importe quoi,ivre de liberté, plus d’interdit pour eux sauf, la vitesse, la joie, l’ivresse compte pour ces gens qui…frôlent parfois la mort. La montagne offre beaucoup mais, elle sait se montrer cruelle, les moniteurs de skis et autres personnels sont là pour mettre en garde ces férus de neige…écoutent ‘ils?

    Non, ce n’est pas eux qui vont tombés dans une crevasse ou encore déclencher une avalanche,non, ça c’est pour les débutants et pourtant…il n’y a pas que les autres qui subissent les écarts de conduites de ces gens imbus d’eux même. Les sauveteurs risquent leur vie, et là…ils laissent derrière eux femmes et enfants. C’est ça la réalité de la montagne, tout comme pour la mer …belle, paisible et d’un coup froide et mortelle. Ma petite station de sports d’hiver en a fait les frais bien trop souvent.

    Je clos mes volets, je ferme ma porte. C’est décidé à trente cinq ans, il est grand temps de partir car, plus rien ne me retiens ici. J’ai perdu mon tendre époux lors d’une de ces explosions que l’on entendait dans le fond de cette vallée incurvée. Mes parents étant à Lyon, je me disais que peut être là-bas, il y aurai de la place pour moi.

    Pourtant en écrivant à ma mère, je sus qu’il y aurait un problème. Je l’entendais déjà: » Ma chérie, les temps sont dur pour nous et nous ne pouvons te prendre avec nous. Ton père crois-le bien le déplore bien plus encore que moi, mais que veux-tu à nos âges! » Bref, je pensais connaître sa raison. J’envoyais quand même mon courrier et j’attendis ardemment la réponse.

    Réponse qui ne vint que deux semaines plus tard. Sous le pli assez épais, il y avait une lettre que je m’empressais d’ouvrir et de lire. Voici en quelques lignes les mots qui ont ouvert mon coeur en deux.
    « Madame, je ne suis que la voisine et si je me permets de vous écrire, c’est parce que votre lettre est arrivée chez moi. Vos parents sont décédés d’un accident de la route. Le chauffard a été appréhendé.

    Ma lettre ne vous apportera certes pas le réconfort que vous souhaitiez et je m’en vois désolée pour vous. Sachez que vos parents vous aimaient d’un grand amour. Le Notaire M. Fostilio de Lyon vous envoie ces documents à signer. Il se fera un plaisir de vous recevoir croyez-le bien. Mes mots vous feront sans doute souffrir, ne m’en veuillez pas. Madame Dubois Lerijeanne, Françoise.

    Comme de fait, cela me fendit le coeur en deux. Mon père passe encore mais…ma mère! L’oeil de mon oeil, la joie de ma triste vie. Elle s’en est aller sans savoir à quel point je l’aimais. Je fondis en larme et ces larmes furent pour moi une délivrance totale car, pour mon cher amour, je n’avais versé aucunes larmes.

    Voir et croire en l’avenir, c’est ce qu’il me reste.

    Malgré ce coup du sort, je partis pour l’étude du sieur Fostilio. Je devais comprendre ce qu’il s’était passé, voir s’il y avait des remboursements à effectués, les obsèques ne sont généralement pas gratuite, je voulais entendre le compte rendu de l’accident, j’en avais besoin.

    Deux jours passées dans un drôle d’établissement au fond d’une impasse, me fit regretter de mettre mise en danger, c’est ce que je ressentais au fond de moi. Heureusement, mon ange gardien veilla sur moi durant ces deux trois jours ou j’attendis M. Fostilio.Quand enfin je fus reçu par le soi-disant Maître Fostilio, Je perçus chez lui l’envie de m’escroquer qui me fit froid dans le dos. Bref, tout alla pourtant très bien. Il n’avait que l’apparence d’un truand.

    Devenais-je trop méfiante au risque de paraître sèche, impolie? Il m’expliqua qu’il n’avait que peu d’information, la police pourrait certainement m’en expliquer plus puisqu’ils avaient ( les policiers) les tenants et aboutissants de cette triste histoire. Lui, il ne pouvait que me donner des explications sur les comptes de mes parents.

    J’appris que les Pompes Funèbres ne me demanderaient rien puisque mes parents avaient un plan obsèques conséquent et que leurs directives en vue d’une inhumation était écrites en noir et blanc et déposé chez Notaire. Notaire qui me fixait et me rendait nerveuse. Le surplus, me serait versé plus tard. Quant aux autres comptes, il fallait attendre que tout soit en ordre pour que je puisse en jouir pleinement. J’appris que les deux comptes réunis, me permettrait de bien vivre sans travailler, J’en restais comme deux ronds de flan.

    Dire que mes parents étaient économes…c’est peu dire. Maître Fostilio m’apprit qu’en fait ils avaient gagner au loto une très grosse somme d’argent, qu’ils ne s’étaient pas emballés et avaient fait fructifié leur pécule si on peu le dire ainsi. Bref, mes parents ne me laissait pas sans le sous, c’était incroyable.

    Après d’autres petites explications et une autre prise de rendez-vous,

     

     

     

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