• La Jusquiame.

     

    Hyoscyamus nigerL; Solonacées.
    Envolée fatale!
    Elle serait moins dangereuse que la Belladone ou le Datura. C’est pourtant grâce à elle que la magicienne Circé transforma les marins d’Ulisse en pourceaux, lors de l’Odyssée épique du héros! De telles lettres de noblesse laissent des traces: depuis ce jour, elle appartient à l’élite des herbes aux sorcières. En raison de ses propriétés psychotropes, propres à la plupart des Solanacées, y compris cultivées, la plante  a été utilisée au cours de rituels païens, mais aussi religieux. ses effets sont semblables à ceux de ses parentes: confusion entre réalité et illusion, sensation de lévitation, hallucinations, perception quasi matérielle d’un monde imaginaire… Les effets secondaires ne sont pas anodins, ils se traduisent par des spasmes violents, de la tachycardie, la perte de conscience, parfois l’arrêt respiratoire. Le tout avec un risque majeur, puisque la dose hallucinogène est très proche de la dose létale; les alcaloïdes responsables de ces phénomènes étant particulièrement vénéneux! Dès la plus haute antiquité, on utilise les vertus de la Jusquiame; on en connaît aussi ses limites, puisqu’on la sait capable d’engendrer la folie. On vante ses propriétés analgésiques qui aurait été utilisées indifféremment par les chirurgiens pour endormir leurs patients et par les bourreaux soucieux d’alléger les supplices des condamnés à mort, ou pour les préparer à la sentence finale, en les mettant dans un état second. Dentiste et arracheurs de dents l’ont eux aussi utilisée et l’on doit à la ressemblance de sont fruit avec une molaire, et ses racines, l’usage fait comme calmant des rages de dents.Usages. On se servit pendant la Seconde guerre  mondiale des alcaloïdes de la Jusquiame pour préparer ce fameux sérum de vérité, qui mettait l’individu dans un tel état de relâchement, que l’on pouvait espérer lui arracher des renseignements.
    L’homéopathie utilise la Jusquiame pour soulager les personnes souffrant du mal des transport. Herbes aux sorcières: Les onguents de sorcières étaient, d’après les recettes d’Albert le Grand, un savant mélange de plantes toutes plus toxiques les unes que les autres… Ciguë, Aconit, Belladone et Jusquiame, le tout mélangé à de l’axonge ou graisse fine d’agneau ou, reflet d’une époque barbare, de nouveau-né! Botanique: En Europe occidentale, croît la Jusquiame noire, décrite ici, et la Jusquiame blanche ( hyoscyamus albus L.); une plante plus méridionale que sa soeur cosmopolite. Toutes deux sont toxiques et présentent les mêmes dangers.

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