• Le Guerrier Noir.La Visite.

    La visite...
     Elle cligna des yeux et poussa un gros soupir, avec difficulté elle se leva...je n'avais pas prévu cela et de la voir se traîner ainsi, cela me fit mal; mais je ne pouvais l'aider et elle le savait bien , d'ou le soupir je suppose.

    Avec lourdeur, elle sortit du terrier les petits derrière nous suivant le mouvement. Arrivé à la butte, elle monta avec grande difficulté puis, se laissant tombée elle appela ses petits, ma boule blanche resta avec moi. De son regard elle l'invita à venir , ce qu'elle fit en courant .

    Un délice de les voir tous là ensemble, ils mangèrent les herbes et les baies, puis, ils se levèrent et se dirigèrent vers le terrier. Alors, elle me dit:" Prends tout ce qu'il reste et va soigner l'homme vie de ton frère, emporte la petite avec toi car elle est ta soeur de vie. reste en vie et un jour nous nous reverrons homme noir."


    Je fis ce qu'elle me dit et après avoir dit au revoir, je repris le chemin  inverse. Après trois jours, j'arrivais enfin. Mon frère m'attendait avec grande impatience. J'étais à peine arrivé qu'il me sauta presque dessus - Alors! Alors! tu les as avec toi? Dis moi...tu as les herbes et les baies?

    Elle a bien voulu que tu en prenne! - Oui, j'ai ce que tu m'as demander, mais, crois moi, c'était dur pour moi; car maintenant, ils n'ont plus rien...elle a donner tous ce qui restait d'herbes et de baies. Ton ami lui devra la vie et toi aussi  mon frère, ne l'oublis pas, ne l'oublis jamais.

    M'arrachant le sac des mains, il couru à la tente ou les hommes qui soignent l'attendait. Ils s'emparèrent à leur tour du sac et fermèrent la toile devant lui, il resta debout devant la toile alors, je le rejoignis, le prenant dans mes bras je l'emmenais afin qu'il boive une boisson chaude auprès du feu et qu'il mange un morceau.

    I
    Il le fit mais sans grand appétit et il but mais sans joie aucune. Assis auprès du feu nous attendîmes. Le soir doucement tomba et la nuit étala son noir manteau sur nous. Le repas fut servi et chacun en profita pour se reposer. Alors, les langues se délièrent, les victoires des jours passaient se refaisaient et tous reprenait le récit de l'autre ajoutant ou rétractant une anecdote.

    Puis les discours changèrent et les regards se tournèrent vers moi ,là encore, tous voulaient savoir, connaître mon histoire, comment j'avais fait...L'histoire leur plut tellement qu'ils me demandèrent de la leur racontait une deuxième fois et même mon frère y prit du plaisir. Les marrants les fascinés, ils voulaient tous se rendre là-bas afin de les voir au moins une fois.

    Les rires fusèrent puis peu-à-peu, chacun alla se couché des rêves pleins la tête avec des marrants dedans. J'en étais sûr. Deux jours plus tard, la médecine était prête et la les hommes sages vinrent nous chercher. C'est mon frère qui fit boire la médecine à son ami et moi j'étais là pour tenir celui-ci, car la réaction allait être violente et elle le fut.

    J'étais fort et c'est heureux, car personne n'aurai pu le tenir comme je le fis, d'ailleurs dans la tente, il n'y avait que mon frère, son ami, ma boule de poil blanche et l'être que je suis. Tous les autres avaient fuit emplit d'épouvante à ma vue. Après quelques heures de lutte, il se calma enfin.

    Un léger sourire flottait sur ses lèvres sèches et c'est confiant que mon frère me dit:" Ah! comme il est heureux que tu sois là avec ta force!
    - Oui! Tu crois!
    -Oh! Neschel mon frère! Tu sais ce que je veux dire. Si je connaissais un remède pour toi, je remuerais le ciel et la terre pour le trouvé, tu me crois dit?
    - Oui soupirais-je, je te crois et j'ai confiance en ton affection n'en doute pas. Laisse moi, il faut que je garde mon calme.


    Il retourna auprès de son ami de vie, moi, il fallait que je trouve la force pour redevenir Humain. C'est Myaelle qui m'y aida, comment? Cela je ne le sais pas encore, mais un jour je le saurai. Soudain, des hurlements, des cris, des bousculades, des appels,un nom on hurlait mon nom.

    Neschel! Viens! Viens vite! On a besoin de toi,vite! Bougonnant car j'étais fatigué, je sortis pour voir à l'entré du camp...ma mémère et ses petits, me voyant, ils vinrent vers moi tout doucement.

    Un bon dénouement.

    Les autres n'existaient pas pour eux, seul mon visage, mon odeur leurs étaient nécessaire. Je m'accroupis et j'attendis de voir ce que voulaient mes étranges amis. Avec douleur , elle vint ses petits derrière elle. Et, posant sa grosse tête sur mes genoux elle me dit:" Je suis venue car je ne peux les nourrir sans toi, je te l'ai dit, j'ai besoin de quelques jours comme tu dis. On a suivit ton odeur, j'ai mal."

    -Ou! dis moi ou?
    -J'ai besoin de dormir.
    - Ah! viens avec moi, tu vas voir, on va te faire un terrier pour toi et tes petits et vous serez bien. Je sifflais et plusieurs hommes vinrent d'eux mêmes, pas besoin d'explications, car ils firent ce qu'il fallait et l'Ertgard eut bientôt un terrier de grosses branches entrelacées, de la bouse et des pierres mélangées tout autour du terrier en forme de butte, de l'herbe sèche déposée à l'intérieure en guise de couche, herbes odorantes et sèches.

    Elle entra, s'installa, grogna un peu, ronronna beaucoup et les petits entrèrent à leur tour. Une nouvelle vie. Un concert de ronronnement s'ensuivit, c'était un délice. Les hommes écoutaient et riaient ( la peur envolée pour l'instant) heureux pour un moment, c'était bon. Puis, un des petits sorti, alla directement vers l'animal pendu,puis sans vergogne le croqua à belles dents. Les autres suivirent évidemment!
    Que faire?

    Le chef de cuisine, un gros paysan bien trapu du nom de Gradel Baquedard dit aux hommes présent:"Allez les gars on prend celui qui reste et on va le pendre près de la tente des cuisines, ainsi, ils sauront qu'on partage,une pour eux une pour nous."Un concert de ronron vigoureux vint clore le débat et de nouveau les hommes se mirent à rire de bon coeur.

    Prenant mon couteau, je taillais un gros morceau du gibier et je l'apportais à ma mémère, je reçu un formidable coup de langue à me faire tomber sur le derrière. Elle le mangea et elle s'assoupit heureuse d'être avec moi. Mon frère vint me trouver et ses yeux étaient rieur.
    - Elle t'a eu on dirait non!
    - Ben je crois que oui, j'avais pas compris ce qu'elle m'avait dit...>> j'ai besoin de quelques jours! >>Hum! et bien nous voila ensemble. Comment va ton ami?


    -Mieux, bien mieux, dans quelques jours il sera capable de diriger le camp, en attendant...on va rester ici l'ennemi se tient tranquille profitons en. Il faudra chasser plus on a d'autres bouches à nourrir...après tout on leur doit bien ça, hein mon frère!

    -Oui Arniel, les petits seront utiles, ils traqueront les rongeurs qui pullulent dans le coin et nous , nous chasserons le gros gibier; les grands  Sgonl aux longues cornes...il nous en faudrait trois pour quatre jours, ce  serait bien. La rivière abonde en poisson, ce qui nous changera de la viande.


    Il est trop tôt pour les racines, alors, on pourrai peut être prendre de la ronce rose pour la bouillir avec la viande, cela corsera le bouillon.
    - Ah oui! et qui ira cueillir cette cochonnerie de ronce rose, dis voir Neschel, qui ira? Qui aura la folie en lui pour aller la cueillir, cette fichu plante mordante, meurtrière, toi peut être?



    -Eh bien oui Arniel, je ne la craint pas, tu le sais très bien. pour moi, elle n'est que ronce et pas poison, laisse moi faire on a tous besoin de vitamines et tu le sais. Il n'y a pas de fruits, plus aucunes baies, pas de pousses de joncs, ou d'éldrek, alors la ronce sera la bienvenue et ses vertus sont appréciables. Laisse moi faire mon frère, je ne crains plus rien maintenant et c'est pour le bien de tous.

    Le danger de la rivière.


    -Bien, va pour ça, mais la petite va avec toi.
    _ Riant avec force je rétorquais, ça c'est sûr mon frère et même si je ne le voulais pas; elle viendrait quand même et puis elle est ma racine de vie alors...elle vient avec moi. Tournant le dos à un frère ahuri, je partis en courant et en riant de plus belle.

    La petite ronronna de joie, mon sac de dos devenait plus petit au fil des jours, ma boule de poil grandissait vite maintenant qu'elle avait à manger tous les jours en une part raisonnable et sans doute que la proximité des siens y jouait un rôle! là j'avoue ne pas en savoir plus, puisqu'elle ne me quittait jamais.


    Je lui fit comprendre qu'elle devrait bientôt courir à mes côtés , que je ne pourrais plus la portée...elle fit un léger cri ou grincement des dents, je ne sus puis, je continuais ma route. Arriver au bord de la rivière, je voulus la traverser mais des griffes s'accrochèrent à mes épaules.


    - Oui! Qui a t-il? Je regardais à droite puis à gauche, ne voyant rien j'allais continué, mais de nouveau les griffes furent sur mes épaules, plus insistantes. Bon...il y avait quelque chose qui n'allais pas, et je devais deviner quoi.

    Scrutant, écoutant, humant, je ne découvris rien alors, je prends un bout de mon pain et je le jette dans l'eau. Un gros remous, un bouillonnement, une multitudes de poissons voraces se dispute les miettes, pfuits,

    Heureusement que tu es venue avec moi ma belle-encore un peu et j'étais de la bouillis pour poissons, un bel appât que voila. Bon, comment allons nous faire!

    -" Un gros bout de bois qui flotte ferait peut être l'affaire!" le son dans ma tête était délicat, je caressais ma boule de poil en la remerciant de son idée.


    - Oui! Tu as raison là regarde j'en vois un, allons-y. Je prends le morceau de bois, je le jette à l'eau...pas de bouillonnement donc pas de poissons en vu. Restant sur mes gardes, je me mets sur le morceau de bois et à l'aide d'une grosse branche on traverse la rivière.


    J'ôtais  le bout de bois pour pouvoir repartir ce serai bien qu'il soit là et de nouveau je courus vers la forêt qui n'était pas si loin. Je pouvais presque la touchée et des bruits, des murmures se firent entendre.

    Mon amie ronronna de plus belle alors, je m'avance hardiment puis, je récolte les baies restantes et je tire sur les racines apparentes facile , mais, pour prendre des branches épineuses ... c'est  plus délicat.


    Comment, comment faire? D'un coup plusieurs branches tombèrent et prirent la couleur rouge ce qui voulait dire qu'elles étaient sans danger. N'y comprenant rien, remerciant à tout hasard la forêt, je m'empare de mon butin, je remercie le buisson et il frémit ( le dites pas à mon frère d'accord!)

    étourdi par le ronronnement, puis par le bruissement de la forêt,par l'odeur des baies et des lieux aussi, j'allais pour me posé...quand...je sentis une douleur -pas forte non, mais assez pour me faire protesté.


    -Eh! que fais tu? Tu n'as pas le droit de me mordre, arrête ça tu veux! Elle continue à me mordillé et je comprit enfin, alors, j'avance mollement mais j'avance et quand je ralentis, elle me mordille. En arrivant près de la rivière, elle me mordit un peu plus fort.

    Un nouveau danger...


    Ce qui voulait sans doute dire...avance plus vite et c'est en ricanant que je montais sur mon bout de bois. La traversée se passa bien, de nouveau je sortis mon bout de bois de l'eau, on ne sait jamais!

    Puis je me mis à courir afin de rentrer rapidement au campement. J'étais ivre de fatigue et affamé. Je pris quelques baies et j'allais les avalées quand la morsure se fit sentir, là, elle avait bel et bien plantés ses crocs.


    De colère j'allais l'attrapée-quand je croisais son regard inquiet, aux aguets, elle avait peur pour moi, pourquoi! Je repartis aussi vite ne laissant pas ma faim et ma fatigue me distraire. Quelque chose n'allais pas et je devais très vite trouver ce qui cloché.


    A la nuit tombée, nous étions de retour, les hommes avaient bien travaillés, ainsi que les jeunes si j'en jugeais le tas de viande à l'étal. Mon ami le cuistot était jovial et j'entendis craqué les os, les petits se régalaient.Me jetant un regard en biais, il me dit:
    " tu as tes herbes et tes baies?"

    - Oui, j'en ai un bon paquet.-Ah! d'accord, tu veux bien en mettre dans la grande bassine celle qui est sur le feu, cela va corsé le bouillon et il sera meilleur hein! Tu l'as dit toi même!
    - Oui, oui tu vas voir ça, ce sera un régal et vous aurez tous plus de force, viens avec moi que je te montre comment faire.


    Il me suivit avec sa machette en main. Un grondement, je souris, un sourire de travers, il me regarde et hoche la tête l'air de dire:" je vais pas faire le malin avec toi."
    -Dis voir Gradel, il ne s'est rien passé au camp?


    -Oh! Si tu veux tous savoir, il y a bien un soucis, mais, je sais pas comment te l'expliquer,le mieux c'est que tu vois par toi même, bon tu m'explique.

    - Ouais, bon tu prends des gros morceaux de tissus et ce faisant il m'accompagne  jusqu'à la grande marmite qui bouillonnée déjà. Je sortis du sac une grosse poignée de baies que je jetais dans la marmite, dans l'autre sac, il y avait les branches rose épineuses, alors je lui dit :
    " tu vois ici, il faut faire très attention Gradel;

    mets tes morceaux de chiffons de façon à ce que les épines ne traversent pas tes mains, puis, tu les jette dans la marmite ( dis voir gradel,avec tes deux mains ce serait mieux, crois moi, c'est dangereux,pose ta tranchette).

    Comme ça et je lui montrais, un fumet s'échappa de la marmite et cela attira le regard des hommes
    .-Oh!  dit - Gradel...ça va se corsé là aussi mon vieux.

    -Hein! Pourquoi?

    -Tu voulais savoir eh bien tu vas comprendre Neschel, le chef va sortir demain ou après demain, le jeune Eldrack a fait des sienne et vois, il re-commence.
     S'il ne se calme pas, tu vas avoir de gros soucis, tu en es responsable que tu le veuille on non mon ami, vois.
    Erguel.

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