• Le vieux rosier et le Liseron.

    Petit liseron rouge, petit liseron blanc, aimait d'un amour ardant le vieux rosier récalcitrant.  Depuis le premier  jour du printemps ou liseron rouge et blanc avait noué sa tige le long du tronc du vieux rosier à l'âme pourpre... celui-ci s'était écrié:"retires tes serres de mon corps ou je t'épine si fort que demain, tu seras mort.  Ne vois-tu pas que tu n'es pas comme moi? Que crois-tu faire avec ta tige autour de moi?
     
     

    Liseron au coeur rouge au coeur blanc éperdu avait lâché un peu de leste mais, voyant le rosier prendre de l'essor, l'avait resserré plus encore. Ne voulant pas le blesser, il le laissa plus libre savourant de loin sa douce proximité.


    Dominant de sa tête, de ses notes florales les douces corolles à peine parfumées le vieux s'était écrié:"sens -moi  cela jeune fat, crois-tu que je puisse t'aimer alors que ton odeur est à peine développer...il m'en faut bien plus crois-moi pour ressentir envers toi le moindre soupir".

     
     
    Liseron tremblant, laissa le vent faire couler de ses corolles à peine parfumées ,les larmes  qui, tombant sur les feuilles du vieux rosier le fire trembler._ Arrêtes cela Liseron, ne me serre pas de si près, je ne me sens plus respirer.
     
     
     
     
     
    Le vent  passant par là, écouta et soudain se fit violent. Liseron  balloté se fit haché par les épines fougueuses du rosier. fini la belle tige pleines de feuilles, fini les corolles épanouies de rouge et de blanc ...que venaient visités tant de bourdonnant.


    Quand enfin le vent se calma, le vieux rosier d'effroi trembla _ ce n'est pas cela que je voulais, de ton amour je peux me passer, mais- ta beauté que le vent de sa folie  t'a ravi...je ne le lui  pardonne pas. Pourquoi s'est-il montrer si violent, la cruauté, je ne la comprend pas. Si d'amour, je ne peux te rendre heureux, mon amitié le peux.



    Liseron redressa sa petite tête abîmée et dans un profond soupir rétorqua:" vieux fou que tu es, ce n'est que d'amitié que mon coeur espérait tant. Aujourd'hui je suis bien abîmé,mais, avec ton aide je peux me redresser...laisse ma tige reprendre des forces et lentement , je redeviendrais celui que j'étais.
     
     


    Laisse le vent à ses violences, que nos deux parfums réunis offrent  aux bourdonnants l'esprit du grand jardin du matin. La cruauté ne doit pas faire oublié que l'amitié   sera le rempart que pas même la haine ne pourra brisée.




    Du jour ou l'incompris fut compris, on vit dans le grand jardin du petit matin...Un vieux rosier à moitié rabougri resplendir de beauté grâce à l'amitié d'un liseron peu parfumé. Ainsi va la vie, qu'un peu d'amour ou d'amitié embellit pour toujours.
    Y-L
    « L' aubergiste et les oeufs.Il attirait les chats sans savoir pourquoi... »
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