• " Matefaim".

    Dans la majorité des provinces françaises, l'alimentation des paysans reposait essentiellement sur la consommation de farine, de pommes de terre, des oeufs, des fromages et laitages qui avaient alors une grande importance. Parfois, un peu de viande de porc améliorait l'ordinaire, ou graissait la soupe. L'essentiel dans tous les cas, était de ne rien perdre, et, de ce fait, manger se traduisait par " bien faire". Jusqu'au XIXe siècle, les pauvres s'accommodaient de plats destinés à tromper la faim, avec de la bouillie de farine liquide et des crêpes épaisses bien nommées " matefaim". Durant l'été, le repas était précédé de salades cultivées au jardin ou cueillies le long des chemins comme le pissenlits, la salade de roche, le cresson ou la chicorée. Les légumes et plantes étaient de saisons, comme les jeunes pousses d'orties blanches du printemps, les haricots verts, et les pois gourmands de l'été, les oignons rehaussant les plats, et les soupes de courges réchauffaient les soirées automnales. La fidèle pomme de terre calait les estomacs parfois avec une telle lourdeur que certains plats ont disparu.
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