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    Dans la générosité de ton amour.

    Il me semble que j'écris mal, tu vas lire ça froidement, je ne dis rien de ce que je veux dire. C'est que mes phrases se heurtent comme des soupirs, pour les comprendre il faut combler ce qui sépare l'une de l'autre, tu le feras n'est-ce pas? Rêveras-tu à chaque lettre, à chaque signe de l'écriture, comme moi en regardant tes petites pantoufles brunes je songe aux mouvements de ton pied quand il les emplissait et qu'elles en étaient chaudes.Allons, un baiser, vite, tu sais comment, de ceux que dit l'Aristotes, et encore un, oh encore, encore et puis ensuite sous ton menton, à cette place que j'aime sur ta peau si douce, sur ta poitrine ou je place mon coeur.
    Adieu, adieu.
    Tout ce que tu voudras de tendresses.
    Gustave Flaubert A Louise Colet, mardi soir, minuit, le 4 août 1846.

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