• Arthur Colahan
    Poète Irlandais
    (1884-1952)

    Si  jamais un jour je retournais en Irlande
    Fût-ce même à ma dernière année,
    J'irais voir se lever la lune sur Claddagh
    Et le soleil couchant sur Galway Bay.
    Juste entendre encor bruire le ruisseau à truites,
    Les femmes, là, moissonnant dans les champs,
    Ou m'asseoir sous abri qu'un feu de tourbe habite
    Et voir pieds nus les gamins s'amusant.
    Car les brises d'Irlande soufflant sur les mers
    Ont le parfum que la bruyère laisse,
    Et les femmes là-haut cueillant les pommes de terre
    Cette langue qu'étranger ne connaissent.

    Car les Anglais vinrent nous dire leurs façons,
    Nous blâmant juste pour ce que nous sommes,
    Mais autant de la lune arracher les rayons
    Ou allumer au ciel la bougie d'un pauvre homme.

    Et si dans l'au-delà il existe une vie
    Et je crois bien qu'existe cette lande
    Je prierais mon Dieu de faire mon paradis
    Là-bas, au-delà de la mer d'Irlande.
     
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  • Lorenzo De 'Medici
    Poète italien
    (1449*1492,extrait).
    Cherche qui veut les grands honneurs, les pompes,
    Les hauts monuments, les places, les temples,
    Les plaisirs, les trésors, accompagnés
    De cent dures pensées, de cent douleurs.

    Un petit pré vert, plein de belles fleurs,
    Un ruisselet , qui arrose l'herbette,
    Un oiselet, que fait Amour se plaindre,
    Peuvent bien mieux apaiser mes ardeurs,


    Et les bois ombreux, les rocs, les hauts monts,
    Les antres noirs, les bêtes fugitives,
    Avec quelque jolie nymphe craintive,

    Là_bas je vois en mes pensées errantes
    Les beaux yeux tels que s'ils étaient vivants;
    Ici m'en prive une chose ou un autre.
     
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  • L'entends-tu?
    Le sent-tu? As-tu envie pour un instant de te trouver à ses côtés,il te cherche, il te suit...le vois-tu?
    Non cela n'est pas possible. Le sens-tu?
    Oui parfois il se fait plus intense.
    L'écoutes-tu?On ne peut l'écouter,juste le savourer quant enfin après une journée folle , fatigante, tu te pose et fermant tes paupières lourdes de sommeil, alors...là tu  savoure la sensation enivrante du silence. Il te possède pour un court moment, car de nouveau le temps implacable efface ce simple et beau moment  du silence.
    La cafetière offre son arôme envoûtant, le téléphone sonne et voila...le silence s'enfuit.
    Demain dès l'aurore, ton coeur battant encore si fort...tu trouveras ce doux instant ou confiant, il se laissera savourer quoi?
    Le Silence.
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  • Simplement Vivant.
    Ne te voile pas la face, ne reste pas non plus de glace.
    Ouvre  à toute heure ton âme et ton coeur,
    tu en recevras le double honneur.
    Perdu sur son chemin l'homme cherche toujours la lumière.
    Tel un fanion, perdu dans la nuit de glace ,


    il recherche un peu de chaleur et celui qui
    de sa main tendue offre alors ce petit bout de lumière ,
    si petit soit -il, verra sa maigre journée
    et l'abîme de sa tristesse comblée par le mince sourire qui,
    éclairera le visage de l'homme égaré.


    Il faut si peu de chose en ces jours pour que nous,
    nous sentions simplement vivant.
    y-l
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  • Un baiser, mais à tout prendre qu'est-ce?
    C'est un secret qui prend la bouche pour oreille,
    Un instant d'infini qui fait un bruit d'abeille,

    Un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer.
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  • Sonnet à la Liberté.
    Ce n’est point que j’aime les enfants,

    dont les yeux mornes ne voient rien si
    ce n’est leur misère sans noblesse,
    dont les esprits ne connaissent rien,
    n’ont souci de rien connaître,
    mais parce que le grondement
    de tes Démocraties,
    tes Règnes de la Terreur,
    les grandes Anarchies,
    reflètent pareils à la mer mes passions
    les plus fougueuse,
    et donnent à ma rage un frère,
    Liberté!
    Pour cela uniquement,
    tes cris discordants enchantent mon
    âme jusqu’en ses profondeurs,
    sans cela tous les rois du knout ensanglanté
    et des traitreuses mitraillades,
    dépouiller les nations de leurs droits inviolables,
    que je resterais sans m’émouvoir,
    et pourtant… et pourtant,
    ces Christs, qui meurent sur les barricades,
    Dieu sait si je suis avec eux sur
    certains points.

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  • » Les mariages se font au ciel, et se consomment sur la terre. »

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