• Un baiser, mais à tout prendre qu'est-ce?
    C'est un secret qui prend la bouche pour oreille,
    Un instant d'infini qui fait un bruit d'abeille,

    Un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer.
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  • Sonnet à la Liberté.
    Ce n’est point que j’aime les enfants,

    dont les yeux mornes ne voient rien si
    ce n’est leur misère sans noblesse,
    dont les esprits ne connaissent rien,
    n’ont souci de rien connaître,
    mais parce que le grondement
    de tes Démocraties,
    tes Règnes de la Terreur,
    les grandes Anarchies,
    reflètent pareils à la mer mes passions
    les plus fougueuse,
    et donnent à ma rage un frère,
    Liberté!
    Pour cela uniquement,
    tes cris discordants enchantent mon
    âme jusqu’en ses profondeurs,
    sans cela tous les rois du knout ensanglanté
    et des traitreuses mitraillades,
    dépouiller les nations de leurs droits inviolables,
    que je resterais sans m’émouvoir,
    et pourtant… et pourtant,
    ces Christs, qui meurent sur les barricades,
    Dieu sait si je suis avec eux sur
    certains points.

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  • » Les mariages se font au ciel, et se consomment sur la terre. »

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  • Et si vers l'enfer je courais.
    Et si vers ce lointain passé je volais?
    Et si vers un monde plus qu'incertain
    mes pas étaient guidés?
    Seras-tu là, pour moi?
    J'ai le coeur à l'envers,
    je sens le vide qui se referme sur moi
    et l'angoisse qui m’étreint semble
    chaque jour plus forte...
    Qui se montrera plus fort?
    qui m'entraînera vers ce monde
    de douceur que mes rêves
    d'enfants me faisaient voir parfois?
    Je songe aujourd'hui à cela...
    pourquoi?
    Y-L
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  • Une vieille bobine, qui lentement se défile.
    Rien qu'un fil que l'on défile,
    un fil ténu, un fil impromptu.
    Un fil noir ou blanc, c'est tout pareil.
    Tous comme ce long fil d'Ariane
    qui aide le pèlerin dans la nuit,
    dans le couloir sombre de notre longue vie.
    Un fil ténu, impromptu,
    que chacun ménage tout au long de sa vie.
    Un fil, rien qu'un fil, un tout petit fil.
    Marqueur de ce que nous sommes.
    Petite bobine qui se défile,
    petite bobine que les jours débobine
    en un petit fil ténu , impromptu,
    un si petit fil attaché à une vieille bobine.
    Ma bobine garde encore
    attachée tout contre elle,
    un long fil, qui lentement se défile.
    Y-L
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  • Puis-je te comparer à un beau jour d'été?
    Ta nature est bien plus aimable et tempérée;
    Des vents brutaux secouent les chers bourgeons de mai,
    Et le bail de l'été a trop courte durée.


    Parfois de l'oeil du ciel l'éclat est trop ardent;
    Souvent, l'or de son teint se ternit et se brouille:
    Toute beauté déchoit quelque jour de son rang
    Quand le cours de Nature ou le Sort la dépouille.

    Mais ton été sans fin ne se peut point faner,
    Ni perdre la beauté qui t'échut en partage;
    Dans ses ombres la Mort ne te saurait compter.


    Si ces vers éternels du Temps te font l'image:
    Tant que vue ou haleine aux hommes n'est ravie,
    Ce poème doit vivre, et te donner la vie.

    Sonnets XVIII.
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  •  Sur mon petit écritoire- Page blanche- Page noire.
    Je trace les lignes qui comblent de leur sinuosités intemporelles, la trame diaphane d'une feuille de papier à l'élasticité étonnante. Environné par le brouillard et le vent, les oiseaux,pauvres angelots du ciel, prisonniers du courant, semblent malhabiles.

    Et pourtant, leur ballet aérien, nous démontre là encore la puissance de leurs petites ailes. Angelots du ciel parcourant parfois des miles et des miles pour arriver à leur point de nidification; ils nous montrent le courage, la force et l'abnégation, dont ils sont capable pour parvenir à leur point de survie.

    Sur mon petit écritoire- Page blanche-Page noire- Je me demande si nous sommes nous les hommes, aussi courageux que ces petites boules de plumes- à peine plus lourds que le tas de plumes qui les couvrent. Angelots du ciel, minuscules parmi le brouillard et le vent... ils nous offrent en prime le charme de leur chant qui, d'une simple trille illumine en un instant le plus délicat matin.

    J'écoute vos chants, je vous sais nombreux à la campagne, peut être moins à la ville ou là encore Angelots du ciel- vous êtes présents.Vous prenez part à notre vie et chaque jour et pour vous un défi,un pari: trouverais-je ma nourriture! un endroit ou me cacher du froid terrifiant de la nuit ! un abri contre  la pluie et le vent!

    si je meurs qui sera près de moi? Mais, de cela vous les Angelots du ciel, vous n'y pensez pas car, pour vous la vie se résume à chantés dès que pointe le jour. Courageux angelots, de mon écritoire je vous fais un aveux- moi, simple mortelle, je vous trouve  courageux .

    L'Immortel qui vous donna le jour,  le fit sûrement pour la leçon que vous nous donnez chaque fois que nos oreilles entendent le son mélodieux de vos chants. Page blanche-Page noire- je ferme mon écritoire.
    y-l.

     

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