• Je vous aime comme un insensé; comme ni mon âge,
    ni une longue habitude de la vie, ni mon coeur,
    froissé depuis longtemps par la douleur de la vie
    et fermé depuis à toute émotion profonde, ne devraient
    me permettre encore d'aimer.
    Je vous écris d'une main tremblante, respirant à peine
    et le front couvert de sueur.
    Vous avez saisi, enlacé, dévoré mon existence:
    vous êtes l'unique pensée, l'unique sensation, l'unique
    souffle qui m'anime encore.
    Je ne veux point vous effrayer.
    Je ne veux point employer ces menaces trop profanées
    par tant d'autres.
    Je ne sais ce que je deviendrai.
    Peut-être me consumerai-je, sans violences, de douleur
    sourde et de désespoir concentré.
    Je regretterai la vie parce que je regretterai votre pensée,
    les traits que je me retrace, le front, les yeux, le sourire que je vois.
    Benjamin Constant, à Anna Lindsay, le 29 novembre 1800.

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  • Passe la porte du temps,
    Laisse le voile déchiré l'océan
    et  le chagrin d'antan
    nimbée le ciel de maintenant.
    Passe la porte du temps,
    Dévoile les mots du vivant
    Laisse tes doigts caressés lentement
    les signes du temps.
    Passe la porte,
    Court vers l'instant
    laisse le voile tombé lentement
    et épousé la douceur du vent.
    Passe avec moi la porte du temps
    Berce mon coeurs des doux mots
    de maintenant

    La porte du temps.

    .
    Y.l

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  • Le pilleur de mots s'est encore approcher
    de plume légère, il s'est approprié mes mots,
    les chantants, les narrant, les accommodants
    Il n'a pas chercher à se dissimuler,
    à petits pas comptés, il est venu
    ,
    il m'a pillé.
    Le voleur de mots est venu au petit matin
    a regarder, puis, il s'est lancer.
    Dès la première goutte de rosée
    il s'est évaporer,
    laissant dans son sillage
    belle page de nouveau blanche,
    plus de trace,
    plus de mots jetés ça et là sur le cahier.
    Le pilleur de mots  a encore frappé.

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  • Je jete sur la page,
    Futile mirage,
    Petits mots qui annoncent ma rage,
    Ma douleur, la perte de mon coeur.
    J'écris sur la page,
    Petit mirage,
    Qui s'efface au bout de quelques instants
    Futile crayon qui trace sans relâche
    Et noirci la page.
    Je cris aux travers de mes mots
    L'angoisse de ma peau,
    Le désespoir qui guette mon cerveau,
    Ne me laissant que peu souvent au repos.
    Etrange mirage,
    Que de voir sur la page,
    Un crayon tenu par une main avide d'écrire.
    Miroir, joli miroir,
    Me feras-tu voir l'autre
    Côté de la page...
    Mais le crayon continu ses écrits
    et se moque du miroir, des mirages,
    des mots, de la page, de lui-même
    et ne cherche que le repos.
    Je jete sur la page
    Futile mirage,

    Petits mots qui donnent un sens
    si petit soit-il à cette vie sauvage.
    Je reste éprise de mon mirage
    Et continu d'écrire sur les pages,
    Ces petits mots sans usages.
    Y.L

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  • S'il pleut à la Saint-Médard,
    la récolte diminue d'un quart.
    Du jour de Saint-Médard,
    s'il fait beau,
    sois tout certain
    d'avoir abondance de grain.
    S'il pleut à la Saint-Médard
    et que
    saint-Barnabé
    ne lui coupe  le  pied,
    il pleut quarante jours
    plus tard.
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  • Le peintre des nuées s'est encore amuser
    De gris, de blanc, de mauve, de bleu irisé
    il peint à volonté.
    Nos yeux émerveillés peuvent alors contempler
    la splendeur de sa palette.
    Le peintre des nuées donne chaque jour
    la possibilité d'admirer l'oeuvre de ses mains
    En levant juste les yeux.
    Contemplez son oeuvre
    c'est gratuit.
    Y-L
     

    Le Peintre des Nuées.


    y-l

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  • La pose ne dure qu'un instant,
    Le soleil qui darde ses rayons
    Sur notre peau réchauffe gentiment.
    Sans trop de hâte nous flânons
    En respirant cet air enivrant de ce
    jour de presque printemps.
    Ravie d'être sur place
    Et d'entendre sous le vent le doux
    bruissement du prunus en fleur.
    Quel épanouissement,
    La beauté de ses fleurs,juste rosées
    nous enchantent.
    Ah! Le bonheur est presque
    parfait.
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