•  

    Mon coeur
    Eloigne de toi la peur,
    garde pour toi la
    douce saveur de nos
     » je t’aime »
    comme un talisman,
    comme une prière,
    qui éloigne de toi la terreur.
    Mon coeur,
    sublime le mot ardeur,
    quand notre Amour tel
    le tourbillon de vie,
    Nous emmène vers l’infini.
    Sache, Mon coeur,
    Que rien, non rien,
    Ici bas, ne peux nous éloigner.
    Mon coeur,
    Garde pour toi la douce saveur,

    De nos deux coeurs.
    Y.L

    Photo de José, Clisson.Mon coeur. dans poesie Photo0034-300x225

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  •  

    Ou que tu sois, quoi que tu fasses
    sache que mon regard est tourner
    vers toi.
    Que tu vives, que tu meures,
    l’ombre accrochée à toi ,
    ne peut être que moi.
    Je me languis de toi chaque fois
    que tes pas t'éloignes de moi.
    L’instant présent, le futur, ou
    encore le passé, n’ont plus pour
    moi la même réalité  ,lorsque tu
    te trouves sous mon regard.
    Homme de ma vie, homme
    , tu fais le bonheur
    de mes jours.
    Ou que tu sois, quoi que tu fasses
    n’oublie pas, mon regard reste
    accrocher au tien, par la force
    de l’amour que nous nous portons.
    Nos mains se tendent et l’avenir
    nous ouvre ses portes.
    Y.L

    Un regard.

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  • Muré
    dans l’aridité
    que n’amollit en rien
    la vue chaque jour rafraîchie
    du paysage
    dont des millénaires ont
    tracé les lignes,
    je cherche à me ressembler.
    Ondes
    Le temps qu’il fait, 1987.

    ichel Leiris.

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  •  » Je suis l’innocent de la passion et un froncement
    de tes yeux et pour moi ce que l’oeil de la vipère
    est au pauvre oiseau dont les ailes battantes font
    glisser vers la mort la poitrine que je portais si haut.
    Ainsi a crû l’affolante fascination si puissante est
    ta magie, ou si faible je suis. »
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  • Il mourut à l'aube.
    Nuit de quatre lunes
    Et un seul arbre,
    Avec une seule ombre
    Et un seul oiseau.
    Je cherche dans ma chair
    Les traces de tes lèvres
    La source embrasse le vent.
    Sans le toucher
    Je porte le nom que tu m'as dit
    Dans la paume de ma main,
    Comme un citron de cire
    Presque blanc.
    Nuit de quatre lunes
    Et un seul arbre.
    Sur la pointe d' éguille
    Et mon amour... qui change!
    Fédérico Garcia Lorca.
     

    Il mourut à l’aube.

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  • Sur une assiette bien ronde en porcelaine réelle
    Une pomme rose
    Face à face avec elle
    Un peintre de la réalité
    essaie vainement de peindre
    La pomme telle qu’elle est
    mais
    elle ne se laisse pas faire
    la pomme
    Elle a son mot à dire
    Et plusieurs tours dans son sac de pomme
    la pomme
    Et la voila qui tourne
    dans son assiette réelle
    Sournoisement sur elle-même
    Doucement sans bouger
    Et comme un duc de Guise qui se déguise
    en  bec de gaz
    Parce qu’on veut lui tirer le
    portrait
    La pomme se déguise en beau fruit déguisé
    et c’est alors
    Que le peintre de la réalité
    commence à réaliser
    que toutes les apparences de la pomme
    sont contre lui
    et
    comme un malheureux indigent
    comme un pauvre nécessiteux qui se trouve
    soudain à la
    merci de n’importe quelle association
    bienfaisante
    et charitable et redoutable de bienfaisance
    de charité et de redoutabilité
    le malheureux peintre de la réalité
    Se trouve soudain alors être la triste proie
    d’une innombrable foule d’associations
    d’idées
    Et la pomme en  tournant évoque le pommier
    Le paradis terrestre et Eve et puis Adam
    L’arrosoir l’espalier Parmentier l’escalier
    Le Canada les Hespérides la Normandie
    la Reinette
    Et l’Api
    Le serpent du jeu de Paume le serment du
    jus de pomme
    et le péché originel
    et  les origines de l’art
    et la Suisse avec Guillaume Tell
    et même Isaac Newton
    plusieurs fois primé à l’Exposition de la
    Gravitation Universelle
    et le peintre étourdi perd de vue so
    modèle
    et s’endort
    c’est alors que Picasso
    qui passait par là comme il passe partout
    Chaque jour comme chez lui
    voit la pomme et l’assiette et le peintre
    endormi
    quelle idée de peindre une pomme
    dit Picasso
    et Picasso mange la pomme
    et la pomme lui dit Merci
    et Picasso casse l’assiette
    et s’en va en souriant
    et le peintre arraché à ses songes
    comme une dent
    se retrouve tout seul devant sa toile
    inachevée
    Avec au beau milieu de sa vaisselle brisée
    les terrifiants pépins de la réalité.
    Jacques Prévert.

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  •  

    Les arbres sont vêtus de leur beauté d’automne,

    La sente est sèche au bois,
    A la brune d’octobre l’eau reflète un calme ciel;
    Sur l’eau qui monte encore entre les pierres
    Sont là cinquante-neuf cygnes.
    Le dix-neuvième automne est descendu sur moi
    Depuis mon premier compte:
    Je vis, sans avoir bien fini,
    Tous soudain s’enlever,
    Se disperser, tournant en grands cercles brisés
    Dans la clameur des ailes.
    J’ai longtemps contemplé ces oiseaux éclatants,
    Et mon coeur est meurtri;
    Tout est changé depuis qu’entendant à la brune
    Ici pour la première fois
    Battre au-dessus de moi les cloches de leurs ailes
    Je passais d’un pas plus léger.
    Sans se lasser, toujours par couples d’amoureux,
    Ils pagaient dans le froid
    Des courants familiers ou montent dans les airs;
    Leur coeur n’a pas vieilli;
    Conquête ou passion, ou que leur aile vague,
    Les escortent toujours.
    Mais voici qu’ils dérivent sur l’eau calme,
    Mystérieux, splendides;
    Parmi les joncs bâtiront-ils,
    Près de quel lac, étang
    Raviront-ils les yeux quand je m’éveillerai
    Pour voir qu’ils se sont envolés?
    poème composé en 1916.
    De William Butler Yeats.

    Les Cygnes sauvages de Coole.

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