• Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d’automne,
    Je respire l’odeur de ton sein chaleureux,
    Je vois se dérouler des rivages heureux
    Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone;
    Une île paresseuse ou la nature donne
    des arbres singuliers et des fruits savoureux;
    Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
    Et des femmes dont l’oeil par sa franchise étonne.
    Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
    Je vois un port rempli de voiles et de mâts
    Encor tout fatigués par la vague marine,
    Pendant que le parfum des verts tamariniers,
    Qui circulent dans l’air et m’enfle la narine,
    se mêle dans mon âme au chant des mariniers.
    Les fleurs du mal.Charles Baudelaire. dans poesie img_2364-300x225

    photo de josé.

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    votre commentaire
  •  Le Sage.
    La parole du sage est infini
    Il peut guider et faire oublier
    les envies, il est presque un être
    de lumière. Loin de lui, la vie est
    bien triste et monotone . Souviens toi
    pourtant que si un jour tu t’ouvres à
    l’infinité du sage et que celui-ci te
    demande plus que de raison, souviens toi
    alors, que de sage, il n’en a que le nom.
    y.l

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    votre commentaire
  • Celui qui marche droit trouve toujours la route assez large.Proverbe Breton. dans legende tiger

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    votre commentaire
  • Odyssée.
    Soleil, mon grand  Levant, bonnet d’or de ma pensée,
    que j’aime à porter de travers, l’envie me prend de jouer,
    tant que tu vis et que je vis aussi, pour réjouir nos coeurs.
    Cette terre est bonne et nous convient;
    comme la grappe bouclée elle s’accroche à l’air bleu et se
    balance dans la tempête, mordillée par les esprits et les
    oiseaux du vent.
    Mordillons -la nous aussi, pour rafraîchir notre pensée.
    Dans la grande cuve entre mes tempes,
    je foule le raisin craquant; le moût violent bouillonne;
    la tête entière rit et fume dans le jour inflexible.
    La terre a-t-elle ouvert ses voiles, ou  mon cerveau
    s’est-il ébranlé?
    La nécessité aux yeux noirs est-elle ivre et le chant
    commencé?
    ( poème de 33 333  vers de dix-sept syllabes a connu
    sept versions, de 1924 à 1938.)

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    votre commentaire
  • Le rêve est dans mon coeur
    Furtif est le bonheur
    teinté de douleur
    Le rêve est dans mon coeur.
    Il s’éveille et bat comme un sonneur
    tantôt rapide, tantôt plein de langueur
    Le rêve est dans mon coeur
    Fragile comme une fleur
    Ne coupe pas sa tige
    hume son odeur
    Le rêve est dans mon coeur
    Tendre et fragile, il brûle avec ardeur
    Mettant le feu dans la fragilité de ma douceur.
    Le rêve est dans mon coeur
    Réveillé de sa torpeur, brillant de mille couleurs
    Le rêve est dans mon coeur
    Et son ampleur fait vibré mon coeur
    rêve de partage, triomphe du coeur,
    C’est cela le bonheur…
    Partagé le rêve de son coeur.
    Y-L

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    votre commentaire
  • Rédigée entre 1842 et 1854, pendant les dernières crises de Nerval, Aurélia fut publiée entre le 1 er janvier 1855 et le 15 février de la même année: dans l’intervalle se situe la fin tragique dans la rue Vieille-Lanterne. Achèvement d’une oeuvre, ce dernier écrit est véritablement ce qu’il est devenu d’appeler un testament.  » L’oeuvre et la vie »: tel pourrait-être le sous-titre d’Aurélia, vaste poème onirique du rachat de l’homme. Considérant son expérience et l’embrasant presque dans sa totalité, Nerval découvrait qu’elle n’avait été qu’une quête  » de la lettre perdue ». Par l’intermédiaire du rêve, il s’assimilait aux héros de l’humanité et proclamait au monde son triomphe, comme il l’avait déjà fait à la fin du Desdichado:  » Et j’ai deux  fois vainqueur traversé l’Achéron
    Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée
    Les soupirs de la sainte et les cris de la fée. »
    Cette traversée d’Orphée, la descente aux Enfers, lui assurait la certitude de l’immortalité, confirmait le mythe vivant qu’il s’était forgé puisqu’il retrouvait en Aurélia  » Radieuse et transfigurée » la  » divinité de ses rêves ».

    Nerval. ( poème).



    Je suis le ténébreux, le veuf, l’inconsolé,
    Le prince d’Aquitaine à la tour abolie:
    Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé
    Porte le soleil noir de la Mélancolie.
    Dans la nuit du tombeau, toi qui m’as consolé,
    Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,
    La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
    Et la treille ou le pampre à la rose s’allie.
    Suis-je Amour ou Phébus?… Lusignan ou Biron?
    Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéon:
    Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée
    Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.
    Aurélia ( 1854-1855)?

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    votre commentaire
  •  Plume nouvelle se sent belle
    Une petite brise l’a emmenée se promener.
    Une petite main délicate l’a alors  ramassée,
    Plume blanche, douce symphonie dans ma
    main, rêve d’écrit, ce sera pour demain.
    Plume s’est faite sage et attentive.
    Elle  attend.
    Quoi! que me veux-tu?
    Ecrits avec moi, tu me l’a promis.
    Plume se sent belle, la main se fait douce
    pour que sur la feuille, les mots qui émerveillent,
    trouvent leurs place et que rien ne les effacent.
    Y-L Plume nouvelle. dans poesie 40dba443-300x300

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique