• J’en rêve le jour,
    J’en rêve la nuit.
    Le temps se fait court,
    Le temps court après la vie.
    Un court , un long chemin,
    Me ramène vers lui.
    Presque à toucher de la main,
    Mais pourtant le rêve s’enfuit.
    Inutile parcours de la vie,
    Une invite à l’ennui.
    Main courant sur le clavier,
    Signe certain de la vie.
    Je parcours le temps,
    Vibrant à la symphonie
    Du temps qui passe.
    Du temps qui court.
    J’en rêve le jour,
    J’en rêve la nuit.
    Mais c’est au petit jour
    Qu’enfin commence ma vie.
    Y-LSouris à la vie. dans poesie bed0c1db-300x241

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  • Je sais vin de rivière
    Si bon que jamais tel ne fut planté,
    Qui en boit c’est droite santé
    Car c’est un vin clair est brillant,
    Fort, fin, frais, sur la langue friant,
    Doux et plaisant à l’avaler.
    ( vers 1320) fabliau.
    avec modération…

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  • Matin sur la dune.
    Il est du ressac qui chante sur les galets.
    Le matin est serein et la dune est sonore.
    -Manie, bien-aimée, si pâle et si gracieuse,
    Entends le cri d’alouette dans le ciel vermeil.
    L’air est frais, comme l’eau au bas des haies,
    Sur le sommet figé du mystérieux Atlantique,
    Et la jeunesse du soleil, qui se polit les ailes,
    Sur la mer en sommeil, entre côte et couchant.
    O vaste joie de la mer et du soleil, si admirables!
    Rires du vent, si jovial, qui se réverbère à l’entour,
    Toujours renouvelé, le sacre infini de leur amour!
    Mais nous ne serons pas toujours doués de jeunesse!
    Aimons-nous sans tarder, coulons des jours heureux,
    Sans plus attendre les navires célestes venant des îles!

    Youen Drezen

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  • La Nature est un temple ou de vivants piliers
    Laissent parfois sortir de confuses paroles,
    L’homme y passe à travers des forêts de symboles
    Qui l’observent avec des regards familiers.
    Comme de longs échos qui de loin se confondent
    Dans une ténébreuse et profonde unité,
    Vaste comme la nuit et comme la clarté,
    Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
    Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
    Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
    Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,
    Ayant l’expansion des choses infinies,
    Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
    Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

    Baudelaire

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  •  Tout comme ce vase qui fuit.
    Elle est fragile et pourtant si forte,
    Je la compare souvent à ce vieux vase posé sur
    le coin de la cheminée.
    Je sais qu'il est là, fendu, ébréché mais présent.
    Je la sens présente elle aussi,
    malgré ces longs moments d'oublis.
    Vieillissante, fanée comme une rose qu'on laisse sécher,
    blottie au fond de notre coeur; de notre esprit, qui un jour
    sans savoir pourquoi se rappel à elle.
    Elle est fragile et pourtant si forte,
    pas besoin de long discours,
    pas de faux fuyant.
    Elle accepte ces moments de doute,
    ces années de  silence...
    de temps en temps on sort de nouveau
    ce vieux vase à laquel on tient tant,
    on y fait attention,
    on y dépose la fleur que l'on aime le plus
    et on glisse sous lui une coupelle...
    car on le sait ...fuyant.
    Elle est si fragile et pourtant si forte,
    qu'un simple appel et la voila sans
    commentaire près de vous...
    sauf quand la grande faucheuse l'a ravie à nous.
    Juste te dire mon amie que je pense à toi.
    Tout comme ce vase qui fuit, je n'oublie
    pourtant pas, mes autres ami(es).
    Y-L

    Tout comme ce vase qui fuit.

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  • Parmi l’effarement des multitudes blondes,
    Dans les champs imposants des sphères vagabondes,
    Parmi l’accroissement fait de tous  les soleils
    Et de tous les rayons irisés ou vermeils
    Ils vont, dans la blancheur divine et tamisée,
    Dans la splendeur du jour toute fleurdelisée
    De lueurs, de clartés, de longs frémissements,
    De désirs toujours purs et de ravissements.
    Ils sont tous animés par l’Auguste présence…
    Cet astre radieux qu’on nomme Clémence,
    Ce flambeau tout puissant qui s’appelle Bonté,
    Leur font un diadème imposant de beauté.
    Majestueux, ils vont, et les aubes légères
    Qui passent sur les monts, en rondes passagères,
    Baisent leur front divin de flamme auréolé.
    Et c’est un flamboiement sous le ciel étoilé!
    De claires visions suivent l’orbe suprême
    Ou l’oeil étrange et doux résout le théorème
    De l’inimaginable en l’indéterminé;
    Si bien, que l’infini demeure illuminé
    Du monstrueux éclat de sa magnificence
    Et garde le reflet de la Toute-Puissance.
    L’écho mystérieux qui dirige les vents
    Redit aux profondeurs, aux espaces mouvants
    Le mot définitif que l’éternel murmure…
    La voix, comme un frisson, s’élève, grave et pure.
    Et tous les embryons et tous les éléments
    Sentent passer en eux les éblouissements
    De l’extase mêlée au concert des étoiles…
    Tout se pare d’azur aux ondoyantes voiles
    Et dit tout bas le mot fulgurant, solennel,
    Eveil mystérieux du prodige éternel.
    Or dans l’inaccessible et dans l’inévitable
    Monta, comme un appel, le sanglot lamentable
    Du Banni ténébreux pleurant sous l’inconnu;
    L’ange, au regard profond, caressant, ingénu,
    Se pencha doucement et dit:  » Paix à l’abime!
    Paix à l’ombre hideuse ou sommeille le crime!
    Paix à Sathan proscrit! »
    Les gouffres frémiront sous des flots harmoniques,
    Les cratères flambants, aux larves volcaniques,
    L’air ou la foudre écrit,
    Verront des fleurs  d’azur couronner l’épouvante,
    Et l’horreur resplendir sous la voix émouvante,
    De l’éternel amour;
    La nuit s’envolera sous la clarté magique,
    Le chaos reprendra sa figure angélique
    Faite d’aube et de jour.
    Tout ce que le désir enfante avec l’atome,
    De l’obscur vibrion jusqu’à l’ombre de l’homme
    Du songe à l’animal,
    Tout ce  fourmillement de fluides et de mondes,
    De spectre ténébreux aux spirales fécondes,
    Au schéma fantômal;
    Tout ce que l’antre obscur en les profondeurs blêmes,
    Jette à l’effarement, porteur des noirs emblèmes
    D’une âpre avidité,
    Ce que le lot livide engendre dans ses caves,
    Tout s’illuminera, sous les accords suaves
    De la limpidité.
    L’enfer, l’océan-nuit mêleront leurs écumes
    Et se disperseront… Les ouragans de brumes,
    Au vertige hagard,
    Iront s’évanouir dans l’aurore éternelle…
    Dieu dissoudra les maux de la geôle charnelle
    Sous son puissant regard!

    Hymne des Anges.

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  • Viens,
    viens me prendre
    comme tu m’as prise avant.
    Je suis à toi
    comme tu me veux.
    Quand tu me veux et pour si
    longtemps que tu me veux…
    Mes seins me font mal
    et ma tête.
    Oh! Mon Ange, viens,
    viens me guérir
    de toutes mes peines…
    Marlène Dietrich à Jean Gabin, 1941.
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