• Des petits pas, des traces longues et nettes, de larges bandes blanches...Qui pouvait donc se promener ainsi dans la forêt en laissant ces drôles de traces?


    Bondissant de branches en branches l'écureuil volant cria de plaisir. Il voyait tant de merveilles,percevait tout autour de lui ces choses que beaucoup ne voyaient plus.

    La terre, le ciel, l'eau miroitante, et là...ce drôle de petit bonhomme qui s'avançait vers le grand chêne séculaire tout en pestant contre la neige.

    _Qui , que, donc m'a fait ça?  Qui, que, donc a voulu ça? Qui, que, donc par la barbe de grand-père a laisser ça se faire hein? L'écureuil ria de plus belle tout en lâchant un cri perçant qui ne chamboula aucunement le petit drôle.
    Pourtant le petit drôle avait bien entendu ce cri et il se tenait sur ses gardes car...étant très,très petit, il se savait en danger. Juste une main qui se faufile sous son manteau de fibre verte et or,un poignard d'argent en main, il se sentit plus fort.
    Il reprit sa litanie tout en changeant quand même quelques phrases.
    _Qui, que,donc l'a entendu? Qui,que, donc l'a cru?, Qui, que, donc se croit fort? Qui, que, donc verra que non!


    L'écureuil se posta sur une branche basse et attendit que le petit drôle arrive jusqu'à lui. Dans un accès de joie,il voulut faire une farce au petit drôle. Il se tint droit comme un I puis, d'un geste rapide, il s'envola en direction de l'épaule du petit drôle.

    Le bras du prince de la forêt se détendit, son arme brilla, un choc,une traînée rouge,un cri. Le prince de la forêt se figea.
    _Qui, que ,quoi donc que ça? Qui, que, donc l'a pas voulu ça!


    Avec délicatesse,le prince ramassa l'écureuil qui faisait le mort. Il fit un pas vers l'étrange chose qui laissait derrière lui cette longue traînée blanche. Sa main souleva une belle et épaisse couverture blanche et déposa le petit corps dessus. Chaud, l'écureuil avait bien chaud.

    Curieux, il regarda autour de lui et ses yeux s'illuminaires. Puis la voix du petit drôle retentit rieuse.
    _Qui, que ,quoi croit donc que je sais pas? Qui, que,quoi faire le mort pour un trait laissé, pas même vraiment blessé! Qui, que, quoi ne me connaît donc pas?


    L'écureuil sortit son petit museau de dessous la couverture nuageuse et se posta sur elle dans l'attente.
    _Qui, que, quoi, veut connaître moi?
    _Scrouicccc,
    _Qui, que, quoi me donne de la joie. Ainsi dura ce monologue tout le long du chemin que fit l'étrange prince de la forêt. Quand au bout de ce long voyage ils arrivèrent enfin devant le chêne séculaire, l'écureuil comprit et frissonnant scrouiqua de chagrin.
    _

    Qui, que, quoi pas chagrin, moi redonner à arbre vitalité. Qui, que, quoi verra...Qui, que ,quoi docteu de l'arbre de vérité et qui, que, quoi va dormir longtemps dans le creux de ses bras. L'écureuil regarda l'étrange petit drôle et son coeur  éclata de joie. L'arbre, l'arbre séculaire était guérit...Mais ou était donc ce Qui, que, quoi?


    Il n'y avait plus trace du petit drôle. L'écureuil resta dans l'arbre il en devint le gardien... Les petits enfants du village voisin venaient souvent le voir...En vieillissant l'écureuil comprit que...Qui, que, quoi n'était autre que l'esprit de la forêt, un grand calme se fit en lui...il savait qu'il pouvait enfin rentrer chez lui.


    Une légende perdure depuis, l'avez-vous entendue?
    y-l.
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  • Arthur Colahan
    Poète Irlandais
    (1884-1952)

    Si  jamais un jour je retournais en Irlande
    Fût-ce même à ma dernière année,
    J'irais voir se lever la lune sur Claddagh
    Et le soleil couchant sur Galway Bay.
    Juste entendre encor bruire le ruisseau à truites,
    Les femmes, là, moissonnant dans les champs,
    Ou m'asseoir sous abri qu'un feu de tourbe habite
    Et voir pieds nus les gamins s'amusant.
    Car les brises d'Irlande soufflant sur les mers
    Ont le parfum que la bruyère laisse,
    Et les femmes là-haut cueillant les pommes de terre
    Cette langue qu'étranger ne connaissent.

    Car les Anglais vinrent nous dire leurs façons,
    Nous blâmant juste pour ce que nous sommes,
    Mais autant de la lune arracher les rayons
    Ou allumer au ciel la bougie d'un pauvre homme.

    Et si dans l'au-delà il existe une vie
    Et je crois bien qu'existe cette lande
    Je prierais mon Dieu de faire mon paradis
    Là-bas, au-delà de la mer d'Irlande.
     
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  • Lorenzo De 'Medici
    Poète italien
    (1449*1492,extrait).
    Cherche qui veut les grands honneurs, les pompes,
    Les hauts monuments, les places, les temples,
    Les plaisirs, les trésors, accompagnés
    De cent dures pensées, de cent douleurs.

    Un petit pré vert, plein de belles fleurs,
    Un ruisselet , qui arrose l'herbette,
    Un oiselet, que fait Amour se plaindre,
    Peuvent bien mieux apaiser mes ardeurs,


    Et les bois ombreux, les rocs, les hauts monts,
    Les antres noirs, les bêtes fugitives,
    Avec quelque jolie nymphe craintive,

    Là_bas je vois en mes pensées errantes
    Les beaux yeux tels que s'ils étaient vivants;
    Ici m'en prive une chose ou un autre.
     
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  • Ecrire pour dire oui, mais quoi! Pour dire que le temps passe, il se fait rapace et il efface bien des traces. Qu'importe,on ne peut pas toujours faire ce que l'on aime...des portes s'ouvrent, d'autres se ferment et je vais là ou m'entraîne mon passe le temps. Je continue, j'écris, j'essaie de vivre un peu comme vous! Je vais revenir bientôt, écrire ici pour faire courir mes doigts sur le clavier, des idées! Ben oui, j'en ai, le temps? Ben non , là j'en ai pas. J'oublie, mais je sais qu'ici j'ai de l'amitié. Belle soirée et à bientôt.
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  • _Quoi! Mais non, arrêtes-toi là! C'est pas possible de voir ça. Lâches-moi. J'ai envi de lui en baffer une mais bon c'est qu'une fille et les filles c'est fragiles... du moins c'est toujours ce que l'on m'a dit. " Bats une femme avec une rose, mais fais attention à ses épines" pas vraiment compris le concept bref. Là en l’occurrence, c'est pas une femme, juste une fille.

    Je la connais depuis trois ans maintenant et si nos débuts furent très difficile, au bout d'un an, elle devint comme une petite soeur ( une vraie pot de colle). Petite, un peu boulotte, jolie avec son visage en triangle et sa bouche tendre en forme de coeur... des yeux presque noir avec juste une pointe d'or sur le côté droit...un nez en trompette et de long cheveux noirs aux reflets bleuté.
     
     
    Environ un mètre soixante pour à peine seize ans, un brin foldingue et passablement invasive comme certaine plante. Il y a encore six mois, nous étions inséparable ou presque puis mes potes m'ont fait comprendre qu'il fallait qu'elle dégage...qu'elle était genre poisse et source d'emmerde. Elle faisait fuir les filles en rigolant et en braillant telle une hyène féroce.


    Mes potes, Frank Suez dix sept ans, noir de poil, yeux bleu lavande, bardés de muscles, un poil irascible sur les bords.
    Karl Manil , dix sept ans , blond genre surfeur des plages, yeux noirs, bouche trop pulpeuse (suivant les dire des filles) pour un mec ( à mon humble avis aussi), un mètre soixante douze, un peu grassouillet, débrouillard, vaniteux, avide, peu scrupuleux, bref pas vraiment mon pote, plus celui de Frank.

    Johan Selier, le plus timide, simple, souriant ( genre à s'attirer des ennuis de part sa spontanéité à sourire à tous le monde, surtout aux mecs). Un mètre soixante quinze au bas mot, yeux noisette caramel, bouche lisse, nez aquilin, figure de pâtre grec s'il en est, marathonien du tonnerre, aimant la vie.


    Colin Fralinouz, petit un mètre soixante, râblé, teigneux comme pas deux, grincheux, haut en couleur avec sa tignasse rousse, ses yeux azur, sa bouche sèche, pincée, des dents blanche, cherchant toujours à mordre. Fidèle en amitié malgré les coups tordus qu'on peut lui faire, n'aime pas les filles qui gloussent comme des dindes, paresseuses, n'apprécie pas qu'on se moque de sa mère ( grande bouche, très boulotte, s'habille façon hippies, se mêle de tout, un vrai poison quoi!).


    Et puis, il y a moi ...Fabio, Admonide-Zeus-Kergle. (moitié Grec par ma mère, moitié Breton par mon père, un drôle de mélange, d’où les prénoms, galère). Je vais avoir dix  huit  ans à la fin de cette année . Je suis né un 31 décembre, un mètre soixante dix sept ( trop grand pour mon âge) pour environ 65 kg, je suis féru de langues anciennes et j'ai une passion pour la voile, la natation, le cheval d'Arçon pour la force bref... j'ai les yeux pers un noir,un bleu -vert pâle, un nez droit, un visage un peu brute,
     
    des lèvres trop charnues pour mon goût mais bon d'après les filles,( je suis un bon morceau, un quatre heures plus qu'agréable, pourquoi mon pote n'a pas les mêmes appréciations? mystère.)...mais avec mon boulet,, je ne suis pas prêt à faire un essai. Pourquoi s'accroche t'elle donc à moi avec cette force qui me déroute?
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  • "Le courage réel est plus patient qu'audacieux."
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  • Flash spécial! Un auteur, dont le manuscrit a été refusé par un éditeur, s’est retranché dans les locaux de celui-ci. Le forcené, cagoulé et porteur d’une ceinture bourrée d’adjectifs menace de tout faire péter.


    Le haut bâtiment de verre brillait sous le clair soleil du mois de mai. L’illustrissime Maison d’Edition du Val-de-Robert, se targuait de faire chaque saison brillait un auteur en l’amenant jusqu’au Best sceller.

    Qui n’en rêvait pas! Voir son roman éditer par cette illustre entreprise, haussé jusqu’au plus haut sommet qui soit! Ah, Justin en avait rêvé jusqu’à la nausée.

    Roman après roman, il avait tenu bon. Inlassablement, il avait remanier son dernier texte en passant par le titre, par l’argot,, les phrases ampoulées et ce jusqu’à la fin de page …chassant tous les superlatifs, les excès de ponctuations, d’adjectifs qualificatifs…bref; il en était arrivé à ne plus voir ses amis car trop agressif, trop susceptible, rancunier et passablement parano.
    Croyant que Kevin et Clotilde ses bons amis , voulaient lui volé son livre, ce livre de six cent pages, son bébé, afin de le faire éditer.
    Ils eurent beau lui affirmer que non, il n’en démorda pas. Remonter à bloc, il prit rendez-vous avec Monsieur J.F Régis, co-fondateur de la fameuse maison du Val-de-Robert.
    D’un pas décider, il s’engouffre dans l’immense bâtiment sentant son coeur battre de travers, lui martelant les côtes

    . A l’avant dernier étage, il trouva l’homme, assis droit dans  un fauteuil bleu roi , les jambes allongées sur un petit banc rembourré.
    Il semblait lire et la perplexité faisait froncés ses épais sourcils. Au coup frappait contre le montant de porte, il haussa ses épaules l’air contrarier puis, lentement, il se leva.

    Il posa le  livre ou plutôt le manuscrit sur le petit banc. Défroissa son pantalon d’une main preste et invita enfin son visiteur à entrer.
    Agacé par tant de désinvolture à son encontre, Justin fulminait de colère et d’un sentiment de peu d’importance au regard de cet homme là.
    -Ah! C’est vous! Monsieur Cedem si je ne m’abuse? Oui, oui, oui, entrez-donc, prenez place.
    Bien, bien, bien ,alors… votre manuscrit bien que bien écrit, oui parfaitement écrit même ,me laisse comment dire! oui, oui, oui c’est cela, ce roman…il est inachevé.

    Mon sentiment Monsieur est celui-là,  et cela me navre profondément car, il est excellent.
    Je ne peux pour ce motif l’éditer. Voila Monsieur Cedem, avec nos remerciements pour avoir choisi notre illustre maison. Alors J-F Régis alla prendre le manuscrit laissé sur le petit banc et le remis en main propre à Julien dont le coeur, rata plusieurs battements.

    Frustré, terriblement agacé, la force brute de sa colère bouillonna en lui pourtant, il resta stoïque. Sans un mot, il sortit du bureau du co-fondateur, et il  choisit un bureau vide…plaça son manuscrit sur une vaste table ou plusieurs autres manuscrits étaient en attente de lecture.

    Il se permit d’en feuilleté quelques-uns puis, il enleva sa veste.
    Il remonta son pantalon et d’un geste sûr, enclencha la minuterie qui formait sur sa ceinture une forme étrange. Mettant sur son visage une cagoule de motard ou rien que les yeux étaient visibles…ajoutant une paire de lunette teintée, il fonça dans le bureau de J-F Régis et là; il hurla, laissant sa colère  fondre tel un ouragan sur J-F qui, bondit de son fauteuil l’oeil hagard, les sourcils de travers et sa griffe du lion bien près d’être là  à jamais.

    Il appuya fortement sur un bouton dissimuler sous son bureau et blanc de peur, balbutia un »

    -Que voulez-vous? Il n’y a pas d’argent ici. Ce n’est qu’un bureau des pleurs et des grincements de dents, un pis-aller pour romancier sur le déclin.

     

    Alors, que voulez-vous? Vous aurez-je malmené d’une quelconque façon Monsieur? Se connait’on?
    La rage envahit le coeur de Justin.

    Quoi! C’est tout! Il venait juste de sortir de ce même bureau… et cet homme, cet homme l’avait déjà oublier! Pourquoi? D’après lui son roman était bon. Fulminant, il essaya de parler mais la colère le fit bégayé ce qui agaça J-F Régis qui d’un haussement d’épaule, se rassit et ne sembla plus prêter attention à l’homme cagoulé qui tripotait sa ceinture.



    Puis, une voix rugit: » Vous êtes cerné, rendez-vous sur le champ, ou nous aurons  recours à la force! Rendez-vous, ou nous ouvrons le feu! 
    Julien ricana et appuya sur le symbole de sa ceinture. Une flopée de mots sans suite se mit soudain à écorchées les oreilles de J-F qui réalisa que ces mots, étaient en fait des adjectifs que l’homme, avait enregistré et qu’il se plaisait à les lui faire entendre.
    -pas trop, de peu, de peu de, ou plutôt, du, d’un, dès, que, la, que si, corriger, colère,  filandreux, encore, fort heureusement » et j’en passe.


    L’homme cagoulé stoppa le flot d’adjectifs et d’un mouvement sec de la main, intima l’ordre à J-F de s’asseoir, ce qu’il fit ,ses jambes ne le portant plus.
    La voix dans le méga-phone retentit de nouveau: » Nous ne ferons pas dans la dentelle, vous êtes cerné, rendez-vous. Le processus est enclencher, soyez honnête avec vous même! Un auteur n’est pas un lâche! Montrez vous! »
    Vaincu, Julien se laissa choir lentement sur le sol et d’un geste rageur,  ôta sa cagoule sous l’oeil ébahit de J-F qui frémissant lui dit:
    « - Ecrivez ça Julien et je vous le dis tout de go, je vous édite, écrivez ça mon jeune ami. »

    La porte s’ouvrit avec fracas et un gendarme muni d’un méga-phone à l’air hilare dit: » alors! on se rend? C’est bon ça, on fait quoi J-F? »
    -Rien, on ne fait rien Alban, j’ai devant moi un futur auteur à succès, je ne vais pas le livrer à la marré- chaussée. Il va écrire le meilleur Best sceller de l’année, c’est comme ça qu’il va payer sa dette.
    Toujours hilare, le faux gendarme retourna à ses pénates, c’est à dire qu’il reprit le chemin de son propre bureau.
    Fernand-Iréné Robert fondateur de la dite maison d’édition venait de faire sa pitrerie du jour. Il murmura cependant… » entre les points d’exclamations de la vie et le point d’interrogation de la mort, tout n’est que ponctuation.
    Merci à vous M.Maya Tristan.

    Et, J-F Régis de finir…
    : » Il n’y a pas de leçon plus fructueuse que celle prise en jouant. »
    Erasme.

    -Mon jeune ami, cela restera dans ce bureau et en aucun-cas, vous ne ferez allusion à ce qui vient de se passer!
    Julien le promit et moins de six mois plus tard, son roman »Peur chez les Anges » Reçu de la part d’un jeune public une ovation des plus originale. Julien fut hisser là ou il le souhaitait…Ses romans pour un jeune public continuent à bien se vendre et son dernier
    « Prisonnier dans une tour de Verre » promet un franc succès à son auteur.

    « On a le droit de vivre ses rêves les plus fous, à condition  de respecter le choix de chacun. »
    y-l
    ( Sur une idée de Pascal Perrat).

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