• Flash spécial! Un auteur, dont le manuscrit a été refusé par un éditeur, s’est retranché dans les locaux de celui-ci. Le forcené, cagoulé et porteur d’une ceinture bourrée d’adjectifs menace de tout faire péter.


    Le haut bâtiment de verre brillait sous le clair soleil du mois de mai. L’illustrissime Maison d’Edition du Val-de-Robert, se targuait de faire chaque saison brillait un auteur en l’amenant jusqu’au Best sceller.

    Qui n’en rêvait pas! Voir son roman éditer par cette illustre entreprise, haussé jusqu’au plus haut sommet qui soit! Ah, Justin en avait rêvé jusqu’à la nausée.

    Roman après roman, il avait tenu bon. Inlassablement, il avait remanier son dernier texte en passant par le titre, par l’argot,, les phrases ampoulées et ce jusqu’à la fin de page …chassant tous les superlatifs, les excès de ponctuations, d’adjectifs qualificatifs…bref; il en était arrivé à ne plus voir ses amis car trop agressif, trop susceptible, rancunier et passablement parano.
    Croyant que Kevin et Clotilde ses bons amis , voulaient lui volé son livre, ce livre de six cent pages, son bébé, afin de le faire éditer.
    Ils eurent beau lui affirmer que non, il n’en démorda pas. Remonter à bloc, il prit rendez-vous avec Monsieur J.F Régis, co-fondateur de la fameuse maison du Val-de-Robert.
    D’un pas décider, il s’engouffre dans l’immense bâtiment sentant son coeur battre de travers, lui martelant les côtes

    . A l’avant dernier étage, il trouva l’homme, assis droit dans  un fauteuil bleu roi , les jambes allongées sur un petit banc rembourré.
    Il semblait lire et la perplexité faisait froncés ses épais sourcils. Au coup frappait contre le montant de porte, il haussa ses épaules l’air contrarier puis, lentement, il se leva.

    Il posa le  livre ou plutôt le manuscrit sur le petit banc. Défroissa son pantalon d’une main preste et invita enfin son visiteur à entrer.
    Agacé par tant de désinvolture à son encontre, Justin fulminait de colère et d’un sentiment de peu d’importance au regard de cet homme là.
    -Ah! C’est vous! Monsieur Cedem si je ne m’abuse? Oui, oui, oui, entrez-donc, prenez place.
    Bien, bien, bien ,alors… votre manuscrit bien que bien écrit, oui parfaitement écrit même ,me laisse comment dire! oui, oui, oui c’est cela, ce roman…il est inachevé.

    Mon sentiment Monsieur est celui-là,  et cela me navre profondément car, il est excellent.
    Je ne peux pour ce motif l’éditer. Voila Monsieur Cedem, avec nos remerciements pour avoir choisi notre illustre maison. Alors J-F Régis alla prendre le manuscrit laissé sur le petit banc et le remis en main propre à Julien dont le coeur, rata plusieurs battements.

    Frustré, terriblement agacé, la force brute de sa colère bouillonna en lui pourtant, il resta stoïque. Sans un mot, il sortit du bureau du co-fondateur, et il  choisit un bureau vide…plaça son manuscrit sur une vaste table ou plusieurs autres manuscrits étaient en attente de lecture.

    Il se permit d’en feuilleté quelques-uns puis, il enleva sa veste.
    Il remonta son pantalon et d’un geste sûr, enclencha la minuterie qui formait sur sa ceinture une forme étrange. Mettant sur son visage une cagoule de motard ou rien que les yeux étaient visibles…ajoutant une paire de lunette teintée, il fonça dans le bureau de J-F Régis et là; il hurla, laissant sa colère  fondre tel un ouragan sur J-F qui, bondit de son fauteuil l’oeil hagard, les sourcils de travers et sa griffe du lion bien près d’être là  à jamais.

    Il appuya fortement sur un bouton dissimuler sous son bureau et blanc de peur, balbutia un »

    -Que voulez-vous? Il n’y a pas d’argent ici. Ce n’est qu’un bureau des pleurs et des grincements de dents, un pis-aller pour romancier sur le déclin.

     

    Alors, que voulez-vous? Vous aurez-je malmené d’une quelconque façon Monsieur? Se connait’on?
    La rage envahit le coeur de Justin.

    Quoi! C’est tout! Il venait juste de sortir de ce même bureau… et cet homme, cet homme l’avait déjà oublier! Pourquoi? D’après lui son roman était bon. Fulminant, il essaya de parler mais la colère le fit bégayé ce qui agaça J-F Régis qui d’un haussement d’épaule, se rassit et ne sembla plus prêter attention à l’homme cagoulé qui tripotait sa ceinture.



    Puis, une voix rugit: » Vous êtes cerné, rendez-vous sur le champ, ou nous aurons  recours à la force! Rendez-vous, ou nous ouvrons le feu! 
    Julien ricana et appuya sur le symbole de sa ceinture. Une flopée de mots sans suite se mit soudain à écorchées les oreilles de J-F qui réalisa que ces mots, étaient en fait des adjectifs que l’homme, avait enregistré et qu’il se plaisait à les lui faire entendre.
    -pas trop, de peu, de peu de, ou plutôt, du, d’un, dès, que, la, que si, corriger, colère,  filandreux, encore, fort heureusement » et j’en passe.


    L’homme cagoulé stoppa le flot d’adjectifs et d’un mouvement sec de la main, intima l’ordre à J-F de s’asseoir, ce qu’il fit ,ses jambes ne le portant plus.
    La voix dans le méga-phone retentit de nouveau: » Nous ne ferons pas dans la dentelle, vous êtes cerné, rendez-vous. Le processus est enclencher, soyez honnête avec vous même! Un auteur n’est pas un lâche! Montrez vous! »
    Vaincu, Julien se laissa choir lentement sur le sol et d’un geste rageur,  ôta sa cagoule sous l’oeil ébahit de J-F qui frémissant lui dit:
    « - Ecrivez ça Julien et je vous le dis tout de go, je vous édite, écrivez ça mon jeune ami. »

    La porte s’ouvrit avec fracas et un gendarme muni d’un méga-phone à l’air hilare dit: » alors! on se rend? C’est bon ça, on fait quoi J-F? »
    -Rien, on ne fait rien Alban, j’ai devant moi un futur auteur à succès, je ne vais pas le livrer à la marré- chaussée. Il va écrire le meilleur Best sceller de l’année, c’est comme ça qu’il va payer sa dette.
    Toujours hilare, le faux gendarme retourna à ses pénates, c’est à dire qu’il reprit le chemin de son propre bureau.
    Fernand-Iréné Robert fondateur de la dite maison d’édition venait de faire sa pitrerie du jour. Il murmura cependant… » entre les points d’exclamations de la vie et le point d’interrogation de la mort, tout n’est que ponctuation.
    Merci à vous M.Maya Tristan.

    Et, J-F Régis de finir…
    : » Il n’y a pas de leçon plus fructueuse que celle prise en jouant. »
    Erasme.

    -Mon jeune ami, cela restera dans ce bureau et en aucun-cas, vous ne ferez allusion à ce qui vient de se passer!
    Julien le promit et moins de six mois plus tard, son roman »Peur chez les Anges » Reçu de la part d’un jeune public une ovation des plus originale. Julien fut hisser là ou il le souhaitait…Ses romans pour un jeune public continuent à bien se vendre et son dernier
    « Prisonnier dans une tour de Verre » promet un franc succès à son auteur.

    « On a le droit de vivre ses rêves les plus fous, à condition  de respecter le choix de chacun. »
    y-l
    ( Sur une idée de Pascal Perrat).

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  • Une jolie langoustine en pinçait pour un vieux crabe. Chaque fois qu’elle le croisait, son coeur était à marée haute. Mais le papi, connaissant tous les secrets de l’océan, ne s’en laissait pas conter.


    La belle eut alors une idée… Lui, il avait bien compris, c’est pas à un vieux crabe qu’on apprend à faire le pitre n’est ce pas! Bon ses petits bruits l’émoustillaient ça c’est sûr mais…pardi l’âge , pardi l’âge était un frein.


    Il ne pouvait oublié cela d’ailleurs…ses frères et soeurs le lui feraient bien remarqués et de la plus vivace des façons.
    ça, il le voyait d’ici. Il bulota cherchant comment se défaire de cette amourette.Il eut une inspiration…Il alla voir la belle Murèse, elle, elle pouvait il en était sûr lui donnait les bons tuyaux.

    Certes, il lui fallait pour cela y aller avec les pinces chargeaient de ces beaux cailloux chamarrés qu’elle aimait tant. Il poussa un profond soupir. La bulle qui s’en échappa le fit sourire.


    Ah! pensa t’il que n’ai-je pas trois cent rond de moins…la question ne se poserai même pas et je pousserai cette belle demoiselle au fin fond de mon repaire et là oh ma jolie…le grand bal des bulles et des bruits serait donné.
    Ah! La jeunesse pourquoi n’est-elle pas éternelle?Pensée profonde s’il en est…Il traîna son butin sans regarder derrière lui. Pourtant, il aurai dû. Le brûlant regard qui l’accompagna jusqu’au bout lui aurai fait froid dans la carapace.


    Il frappa, attendit. La porte s’ouvrit. Une belle et pimpante frimousse lui sourit. Elle l’invita à entrer et ce faisant aperçu le regard acérés de la belle langoustine.Elle ourla ses fins cils et claqua la porte.

    _Que me vaut cet honneur mon très cher Crabeur?
    _Ah mon amie…il y a bien longtemps n’est ce pas!
    _Oui très longtemps. Le temps passe si vite. J’ai le souvenir de ta dernière visite et le plaisir qu’elle m’occasionne sera t’elle de même ce jour?

    _ Je le crois très chère, je n’ai pas oublié ta petite folie et j’amène avec ma personne de quoi te ravir si, tu le souhaite! Il claqua de ses mandibules ce qui émoustilla la belle Murèse…cliquetant à son tour, elle le regarda hardiment mais presque aussitôt elle se ferma.


    Ce n’est pas l’envie qui m’en manque et tu le sais très bien…mais, j’ai promis à Murètre que plus jamais je ne regarderai un autre que lui tant qu’il sera vivant et, bien que très mal en point, il vit encore.
    Un soupir fendit l’âme de Murèse et lui, il s’en ressentit aussitôt.
    _Ecoutes-moi Murèse, je viens non pas pour te faire souffrir mais pour te demander ton aide.
    _Oh, je vois! Donc serais ce à cause d’une brunette, d’une rouquinette, d’une blondinette à multiples pincettes?


    Ou à cause d’une petite chose toute rose et malade de jalousie qui, t’aurai suivit jusqu’ici vieux crabe que tu es?_Quoi! Elle m’a suivit? Mais que va t’elle s’imaginait là…



    Oh la pauvre choupinette qui doit claqueter de tous son petit coeur oh Murèse que dois-je faire…elle est bien trop jeune pour le vieux crabotin que je suis!
    _Laisses moi faire mon p’tit et puis tu sais l’âge!!! Dis toi bien que si elle t’a suivit c’est parce qu’elle en pince pour tes beaux yeux…Laisses-là faire, je suis sûre qu’elle a un plan.
     
     

    Bien, tu rentre chez toi et tu la laisses venir et puis prends mon conseil comme il vient…l’âge est peu important, notre vie est si vite passer, tu as échapper aux filins, tu es veinard,alors…prends ce qu’il te reste de temps et viva la vie!


    Fort de cela le vieux crabe ressortit la tête basse afin de faire croire à la p’tite langoustine qu’il n’avait pas fait affaire avec la belle Murèse.
    Cette fois il prit garde de regarder par dessous ses pinces et une très grosse bulle lui échappa. Ahhh oui, elle est là.Il se faufila tel le crabe qu’il était pensant la débusquer un peu plus loin mais, ce fut le contraire qui se passa…
     

    elle le coinça entre deux rochers et son regard envoyé des flamme.
    _Bonsoir mon crabotin tu fais quoi si tard loin de chez toi? _Oula…je pense que c’est ma réplique ça non!
    _Hum mon crabotin, tu es pris et bien pris, si tu veux vivre vieux tu feras ce que je te dis tu m’entends bien?


    _Oui certes, vieux je suis mais pas tout à fait décati mignonne!
    _ Hum crabotin des mots et des mots encore et toujours des mots!
    _ Fasse que ce ne soit que des mots petite.
    _Oui bien moi je veux des actes et pas qu’un peu mon crabotin, je t’ai et je te tiens bien, tu es à moi.



    Elle le tins si bien, qu’ils finirent sans s’en apercevoir dans un grand filin qui traînait dans le fond de l’océan. Ils furent rejeter car l’un des homme les prirent pour un gros caillou ce qui disons le…leur sauva les pincettes.


    Au fond de l’océan par un temps peu venteux, on peut apercevoir à l’école de Mistress Muraséne un étrange mélange…des petits crabes qui n’en sont pas réellement et des petites langoustines qui elles non plus n’en sont pas réellement…Heureusement qu’à l’écrit tout est permis non?y-l
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  • Petit vieux chargée par le poids des ans, cheminant dans la forêt sa hotte de toile pleine de bois pour la cheminée. Après un très long moment, il se dirigea vers sa demeure faite de rondins de vieux bois, de mousse et de chaume.

    Marchant d’un bon pas,malgré son âge, il portait sa charge sans se plaindre.
    Un vieux loup tout maigre le regarda les yeux pleins d’espoirs. Oh! Te voila donc mon vieil ami, encore un hiver qui s’annonce bien dur pour ta meute non? Le loup semblait comprendre les paroles du vieil homme, il le suivit tout en bougeant ses oreilles au son de la voix du veux bonhomme.

    Soudain, l’homme s’arrêta et tendit son bras vers le loup; celui ci ce tapi dans les ronces . Une ombre froide s’approcha.Oh-là! Qui vient en cette nuit d’hiver pour effrayer les enfants de coeur?- Moi vieux père, ce n’est que moi et mon gros manteau de lierre…

    Voyons! Pourquoi donc t’affubler de la sorte? Tu effraie nos pauvres amis de la forêt… – Ce n’était pas pour faire peur aux animaux, mais pour les grands dadais qui t’attende au détour de la trouée.

    Oh, oh, oh! que voila une douce et belle façon de me prévenir de ce coup fourré.
    Merci homme des bois, tu peux de nouveau t’endormir, c’est à mon tour de livré les coups de bois à ceux qui se montrent méchants. Dès demain je serais prêt pour livrer aux autres les nombreuses fabrications que tes doigts noueux ont façonnés, ils raviront le petits coeur des enfants de nos contrés.

    Dors amis, dors,pour toi il est temps du repos, pour moi vient le temps des cadeaux.
    – Bien, vieux bonhommes de noel, je pars le coeur en liesse, ravi que tu prennes la relève.

    Ainsi,le vieux bonhomme des bois retrouva sa vieille hotte toute faite de bois et de nombreuses choses se trouvaient à l’intérieur… prêtent à débordées tant elle était pleine.

    Ohlà! tu m’as bien eue …Oh Oh Oh rit-il de bon coeur. Voila ma charge bien légère, mais qui m’aidera à tout emmener? A peine ces mots franchissaient-il sa bouche, qu’un éclair bleu traversa le ciel, la neige tomba à gros flocons et devant les yeux ébahi du vieil homme,
    un immense traîneaux étincelant se posa devant lui.

    Sa hotte alla aussitôt se plaçait dans le traîneaux et les beaux yeux bleu du vieux père se mirent à briller.
    Oh Oh Oh! Que voila un bon traîneau, il monta à son bord et d’un mouvement fluide il s’envola dans le ciel, la neige blanche continua à tombé, le large sillon du traîneau fit dans le ciel un magnifique arc-en-ciel.

    Et c’est ainsi que la nuit de noel débuta par ce cri venant du ciel…Oh Oh Oh! Le vieux loup rapporta ce soir là un bon gros bout de viande et la meute chanta accompagnant le rire du père de noel.
    YL

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  • L'entends-tu?
    Le sent-tu? As-tu envie pour un instant de te trouver à ses côtés,il te cherche, il te suit...le vois-tu?
    Non cela n'est pas possible. Le sens-tu?
    Oui parfois il se fait plus intense.
    L'écoutes-tu?On ne peut l'écouter,juste le savourer quant enfin après une journée folle , fatigante, tu te pose et fermant tes paupières lourdes de sommeil, alors...là tu  savoure la sensation enivrante du silence. Il te possède pour un court moment, car de nouveau le temps implacable efface ce simple et beau moment  du silence.
    La cafetière offre son arôme envoûtant, le téléphone sonne et voila...le silence s'enfuit.
    Demain dès l'aurore, ton coeur battant encore si fort...tu trouveras ce doux instant ou confiant, il se laissera savourer quoi?
    Le Silence.
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  • La confiture n'est bonne que s'il faut monter
    sur une chaise pour attraper le pot dans le placard.
    Alexandre Vialatte.
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  • Les variations Diabelli.
    La dernière oeuvre importante de Beethoven pour le piano, sont les Variations Diabelli, commencées en 1819 terminées en 1823 sur commande de l'éditeur Diabelli.
    Il avait demandé à de célèbres compositeurs de l'époque d'écrire quelques variations sur une valse qu'il avait composée, Beethoven, dans un premier temps avait refusé l'offre, jugeant le motif de Diabelli extrêmement banal...mais ensuite, des difficultés économiques pressantes l'avaient convaincu à accepter.
    Il compose trente trois variations, surprenant par sa capacité à puiser des idées musicales infinies dans un matériel thématique aussi simple et fade.
    Dans les Variations Diabelli, Beethoven, a souvent recours au contrepoint, ainsi que dans ses derniers quatuors.
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  • " L'érotisme est un pouvoir sexuel sans bornes, illimité, démesuré. Il faut le craindre."
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