• Il devait avoir presque cinq ans. Traversant la place des Grands Hommes, il s'aperçut tout à coup, qu'il était devenu une grande personne. Il retira sa main de celle de son grand-père. Le vieil homme sursauta. Violemment ,on tira sur sa main faisant ainsi lâché la main menu de son petit fils. Etonné, furieux,il posa son regard vert d'eau sur ce fâcheux qui, en un instant, venait de le séparé de son petit fils. Il en était en ce mardi brumeux le gardien. Qui s'était permit une chose pareil? Sa main libre tatona à la recherche de cette petite menotte chaude, l'appelant d'une voix forte ou perçait l'angoisse._"Arthur, Arthur, ou es tu?" puis à nouveau,il regarda le jeune homme qui se tenait debout à la place d'Arthur. le même regard, la même mâchoire, les cheveux mi-long, brun et sur le côté gauche, presque au-dessus de son oreille...une petite touffe de blanc. Il se disait que cet inconnu qui le fixait  avait quelque chose de familier. Son coeur de grand-père palpitait de plus en plus. L'angoisse le prenait à la poitrine,il respirait  doucement essayant sans trop y arriver les accoues qui, le faisaient souffrir. Il cria à nouveau:"Arthur, Arthur ou es t uuuu? Il s'écroula , le visage livide, les traits tordus de douleur. Le jeune homme s'activa aussitôt. Il positionna ses mains sur le plexus de l'homme et massa,massa,massa. Des gens s'arrêtèrent,il ordonna d'une voix entre coupés par l'effort:" un médecin vite, appelez un médecin c'est urgent mon gran...euhh l'homme fait une crise cardiaque. Une femme réagit _ La pharmacie,eux ils sauront quoi faire...j'y vais continuez le massage jeune homme! pas besoin de le lui dire. Des pas précipités, l'attroupement s'espaça, des murmures. " Oh il sait faire cela! _Moi je n'en aurai jamais eu le courage! _Comment sait'il qu'il faut faire ainsi? _Regardez-le on dirait qu'il fatigue...qui peu le reprendre? Pas de réponse puis une voix forte retentit_poussez-vous,allez-donc voir ailleurs,poussez-vous bandes de...Le pharmacien, la petite cinquantaine tenait dans ses bras une sorte de grosse machine. Il la posa pat terre puis dit:" Tenez-bon mon gars, j'arrive, faut que je branche tout ça. Allez encore un petit effort ça vient. Regardez Monsieur Trufaut respire c'est ça qui est important. J'ai prévenu sa femme, elle arrive ainsi que l'ambulance. Quel beau travail vous avez fait mon p'tit gars. Continuez, je branche puis laissez la machine va prendre la relève. Si son coeur flanche, elle lui enverra une impulsion électrique. Ah! on entend l'ambulance courage Monsieur Trufaut. Quoi?  Non,non, non ne vous énervez pas hein!_le petit? _ Quel petit? _Fils ou est..._Vôtre petit fils? Le pharmacien regarda autour de lui, il vit de loin des petites jambes maigrelettes. _Il  est là Monsieur Trufaut  ,je le vois, il va bien. Vôtre femme arrive, elle en prendra soin,ou moi j'en prendrais soin, restez calme. Confiant le vieil homme se laissa faire. Son regard plongea à nouveau dans les yeux vert d'eau de celui qui lui avait sauvé la vie._Nom? _Arthur. Monsieur Trufaut s'évanouie. Bien plus tard, la vie ayant reprit son cours Monsieur Trufaut regardait  souvent son petit fils de cinq ans et lui, le lui rendait  quoi qu'il était songeur ce regard là...avec une lueur espiègle en prime. Arthur passa souvent les fins de semaines chez ses grands parents pour son plus grand plaisir. François Trufaut mourut un petit matin de brume sous le regard attentif et plein de tendresse et d'amour d'Arthur. Quand le vieil homme fut prêt, Arthur lui  murmura:" aujourd'hui papy, je ne peux rien faire si ce n'est, te dire mon amour. Je vais prendre soin de mamie, elle restera à la maison. Tu peux partir serein." _ Ce jour là, c'était toi? _Oui papy  c'était moi, ce jour là j'allais avoir cinq ans. J'ai eu si mal dans mon coeur, que j'ai demandé de l'aide puis, j'ai senti une forte poussée, j'ai lâché ta main, tu me regardais sans me reconnaître...puis, tu m'as appelé. je t'ai dis que j'étais là prés de toi, tu ne m'entendais pas. Tu es tombé, j'ai su ce que je devais faire. J'ai tenu bon, je ne voulais pas que tu parte, j'avais besoin de toi. je t'ai gardé aussi longtemps qu'on me l'a permis. Aujourd'hui, je vais avoir vingt trois ans toi, tu en as quatre vingt trois, je t'aime tant mais,il est l'heure et cette fois, je ne peux rien faire si ce n'est, cette promesse de prendre soin de mamie et d'être à ses côtés quant elle fermera ses jolis yeux. Une pression de main, un doux sourire, un râle puis...plus rien. Le vieil homme était parti laissant derrière lui ses amours. Arthur tint sa promesse, jamais sa mamie ne fut seule et quant elle ferma ses jolis yeux , Arthur se tenait à ses côtés elle avait quatre vingt sept ans ne se souvenait plus de lui mais ne pouvait se passer de lui. Il était loin ce jour ou encore tout petit , ou  par une prière, il devint homme et sauva la vie de son grand-père. Un amour profond lia à jamais ces deux âmes...est seulement possible? y.l.
    Sur une idée de Pascal Perrat.
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  • Mon histoire ne commence pas , par...il était une fois. Non, loin de là. J'ai commencé à travailler juste après mes longues études.

    Là ou je travaillais, je dois le dire, ce n'était pas la panacée. Mais j'étais heureuse de pouvoir enfin sortir de chez papa,maman, et d'être enfin autonome. Le logement que je finis par négocier dans un coin de Paris, n'était pas rutilant, mais j'avais un toit et cela irait le temps que mes économies deviennent plus conséquente.

    Le quartier très sombre m'occasionna  bien des peurs, surtout l'hiver. J'y restais néanmoins pendant trois longues années. Ayant suffisamment d'argent pour me permettre de trouver un logement décent , je fus surprise de voir à quel point le marché de l'immobilier parisien était hors de portée de ma bourse.

    J'avais idéalisé cet endroit et je redescendis vivement d'un cran. Ayant le droit et l'envie de changer de quartier, je focalisais mes recherches sur l'extérieur de Paris. Mon employeur me faisant comprendre depuis plusieurs semaines que si je le voulais, je pouvais compté sur son aide, mais, son regard concupiscent   m'inquiéta.

    Il avait bien changé, je me souviens du jour ou j'ai poussé sa porte cochère et  ou avec embarras je déposais sur le bureau de la secrétaire mon modeste CV. à ce moment même,il sortit de son bureau, accompagnant un client, avec des mots de sympathies.  Son regard croisa le mien, il me fit signe d'attendre et sa secrétaire pinça du bec.
    Confiante, j'attendis donc.

    il revint vers moi dix bonnes minutes plus tard.
    _Ah mademoiselle! vous avez déposer un CV?

    - Oui Monsieur, ma voix de crécelle m'inquiéta, mais je vis un soupçon de rire sur ses lèvres et haussant mes épaules je recommençai plus fort, oui Monsieur et j'allai partir.

    - Bien, venez donc dans mon bureau. Mademoiselle Diestre, apportez moi ce CV  je vous prie et deux tasses de café. Sucre, lait, noir?

    - Oh euh, noir et sans sucre, merci.

    - Tiens comme moi, c'est bon ça, dites Mademoiselle Diestre, vous en prendrez bien un vous aussi, non!

    - Avec plaisir Monsieur. Son bureau était très grand, des tapis épais étaient épars sur le parquet lustré. Des tableaux de chasses, de landes et de couchés de soleil étaient accrochés avec goût. Son bureau ressemblait à celui d'un ministre, long, marqueté, emplies de documents, un énorme  livre de droits trônait sur le côté gauche du fauteuil.

    Deux énormes fauteuils faisaient face à ce bureau,  ceux qui y prenaient place , devaient s'y sentir bien petit . Évidement, je goûtais  moi aussi à la joie d'y prendre place pour y boire mon café, fort.
    Mademoiselle Diestre assise à mes côté se tourna vers moi et d'un signe de tête me fit comprendre que son patron savourait lui aussi de nous y voir installer.

    Moi, pantalon de toile et pull beige, je ne craignais rien, mais elle, petit tailleur chaussure à talons et bas, laissait entrevoir plus qu'il ne fallait, rosissant à  cela, tous deux éclatèrent soudain de rire.

    - Bien Mademoiselle Hertisan, je serais ravi de vous compter parmi nous, que diriez-vous d'un essais sur deux semaines, rémunérée  bien entendu.

    - J'en serais honoré Monsieur F.
    - Bien, vous commencez demain matin à neuf heures trente. Tailleur de rigueur, désolé pour vous jeune fille. Et là il partit d'un rire énorme rejoint par la délicieuse Mademoiselle Diestre. Devant mon air pour le moins ahurie, elle consentit à me sourire elle m'expliqua ce trait d'humour.

    - N'y voyait pas malice Mademoiselle, Monsieur F. aime rire de tout, il faut vous y faire et vous vous y ferez, croyez moi. Le tailleur nous rabaisse un peu, il est vrai, mais pas de sa part à lui. Monsieur F. Côtoie  des hommes de tout bords, certains n'aiment pas les femmes, alors Monsieur F, a eu l'idée de ce modeste tailleur, talons aiguille et léger maquillage, afin de démontrer à ces hommes, que nous faibles femmes avons notre place dans cet univers qui est plus que masculin.

    Si vous vous focalisez sur ce détaille inique, vous ne pourrez travailler avec nous, mais, si vous y voyez comme nous un trait d'humour facile, alors votre place est avec nous, vous comprenez la différence?.

    J'avoue que non, mais je fis un signe de tête qui pouvais dire oui, elle en fut satisfaite et me donna un petit trousseau de clefs et m'en expliqua l'utilité. Mon traitement me fis soupirer d'aise et à cela elle réagit avec grâce.

    - Cela n'est que le début, cette modique somme sera réévaluée après votre période d'essais. Cela vous convient-il? Elle savait bien que oui.

    Mais la regardant en face , je lui répondis en souriant...
    _Tout à fait Mademoiselle Diestre, tout à fait.

    - Bon, nous nous voyons demain, donc!
    -Oui, demain à neuf heures trente.
    - Bien, excusez -moi, j'ai du travail, lisez votre contrat et apportez-le demain matin signé.  Sans un regard de plus elle me fit signe de prendre la porte.

    Sortant de l'immeuble, je souris devant ma chance du jour. J'en ai vue des vertes et des pas mure tout le long de mon parcours, mais jamais je ne fus en danger. Chaque jours apportaient son lots de bonnes ou mauvaises choses. Des contrats plus ou moins louches furent signés, des changements de dernières minutes furent apportés.

    Et lorsqu'un défunt avait décidé de déshériter l'un de ses enfants voir tous ses enfants, il n'était pas rare qu' un ancien document signer par ailleurs par ledit défunt, faisait sa réapparition, sauvant ainsi les héritiers.

    Je recevai souvent des cadeaux à l'étude, que Monsieur F, me conseillait de garder ou pas. Quand il s'agissait de parfums ou de fleurs c'était acceptable, mais lorsqu'il s'agissait de bijoux de valeurs, il se chargeait alors de renvoyer ceux-ci avec une petite note de sa part, et j'étais tranquille.  

    Nos rapports  avec Mademoiselle Diestre étaient souvent tendues, car elle s'imaginait que je courais après Monsieur F. Ce n'était pas du tout mon genre d'homme. Un jour ou elle me faisait grise mine, et que mon travail me prenait la tête, je lui dit sans façon ce que je pensais de Monsieur F. Dès ce jour, je fus considéré comme une potentielle amie.


    Bref, nos rapports furent plus courtois à défauts d'autres choses.  

    Un jour que je lui contais mon besoin de changé d'appartement, Monsieur F. me fit signe de venir dans son bureau, il m'invita à m'asseoir et avec délicatesse me dit: " Pour un nouvel appartement en région, ce sera difficile, mais je peux vous aider, je possède divers locaux, l'un d'entre eux ferait certainement votre bonheur, le loyer ne serait pas exorbitant, juste un petit service de votre part de temps en temps, réfléchissez à ma proposition et on en reparlera plus tard."

    Son sourire me fit froid dans le dos, Monsieur F avait changé. Je ne repris jamais la discussion avec lui et pour cause.

    Trois belles années, je le sais maintenant. Quand l'étude ferma pour cause de décès, mon coeur fut lourd. Je restai cloîtrée  pendant un mois, puis je repris le dessus. Je me remis en quête d'un travail.

    Mais la conjoncture faisait que le travail ne courait pas les rues. Deux années durant je fis des petits boulots pour me maintenir en vie, et ce qui devait arriver, arriva. Plus les moyens de payer mon logement, sans plus de façon on me mis dehors. Je dormis à la belle étoile les jours d'été.

    Puis mon véhicule me servit de logement, jusqu'au jour ou une dépanneuse me l'emporta pour stationnement gênant. Dès lors tout alla très vite. Je devins une clocharde. Quelques amis me reconnaissant un jour au détour d'un restaurant eurent en me voyant un haut le coeur qui me glaça.

    Une belle rencontre.

    Que fais tu ainsi habillée me demanda Félicité M.

    - Que crois tu qu'elle fasse habillée ainsi, répondit pour moi Dominique B. Elle fait les poubelles pour manger, regarde là...
    - Oui, je fais les poubelles, je n'ai plus rien , je pensais que mes amis seraient là pour m'aider, mes je n'ai trouvé que porte closes.

    - Oh , dis voir toi, si tu le veux, j'ai un pied à terre en Espagne, je te le laisse le temps de te retourner ,de te trouver un travail, je te donne même de quoi y aller. Et si  tu le veux, tu peux même venir chez moi, prendre une douche,manger, dormir,te ressourcer quoi!-
    -
    _Oh Etienne, tu ferais ça pour moi!
    - Bien sur petite idiote, tu sais bien que je t'adore...
    - Mais que dira Thomas, s'il me voit chez vous?
    - Thomas, que veux tu qu'il te dise; à part fais comme chez toi et bonjour, bonne nuit, c'est tout ce que tu auras de lui, ne te fais pas d'illusion petite.


    - Etienne, il y a bien longtemps que je ne me fais plus d'illusion comme tu dis. Mon coeur n'est pas pour lui, ni pour toi, et avec un clin d'oeil complice je tendis ma main crasseuse vers lui.

    Sans broncher, il me tendit ses clés,  avec désinvolture me dit:" à ce soir petite, garde moi de l'eau chaude".  C'est ainsi qu'au détour d'un restaurant je redécouvris l'amitié vrai. Thomas et Etienne deux amis fidèle, deux âmes soeurs, deux coeur parfait, m'ont ouvert leur foyer sans rien me demander en échange.

    J'y vécu deux mois, le temps de reprendre des forces et de me remettre dans le bain si j'ose dire. Avec ces deux là, mon retour à la vie fut un réel plaisir, le soir, au coin d'un faux feu de bois, nous savourions un chocolat chaud, ils me racontèrent leur journée, leurs anecdotes étaient toujours savoureuses à entendre.

    Lorsqu'ils étaient couchés, jamais ils n’eurent la pensée que je pouvais les volés. Quand enfin remise de mes émotions, je rappelais à Etienne sa proposition, je vis bien qu'ils étaient triste et mon coeur se gonfla d'amour pour eux. Ils m'accompagnèrent à la gare et billets en poche, valise bien remplit, petit pécule offert en prime par Thomas avec un clin d'oeil d'Etienne, je fus prête.

    Le long du quai, ils me firent de grands signes qui me firent sourire d'aise. Deux amis, oui, c'était ça des amis. Le voyage dura longtemps. Je dormis la plupart du temps. je n'ai pas garder un bon souvenir de ce voyage. Quand j'arrivais en taxi devant le pied à terre d'Etienne, mon coeur eut un raté.

    Il sauta de deux bons dans ma poitrine, le chauffeur me demanda dans son français incertain:" Dites m'demoiselle, z'êtes sûr que c'est bien l'endroit ou vous devez aller?"

    - Oui, Monsieur, j'en suis sûre, merci pour votre aide. A bientôt, je lui fit un signe de la main qu'il me rendit avec un léger sourire. La maison était spacieuse, un vrai nid d'amour.

    Les tons ocre, couleur de terre et jaune paille, faisait que l'oeil n'était pas agressé  par la lumière vive du soleil. De large baies vitrées, des doubles rideaux couleur souris, un lit immense me fit rire aux éclats. Vous me direz que vue comme ça, ma vie n'était pas si mal.

    Mais le pire arrive.

    Me promenant le longs des rues et savourant la douceur de vivre dans ce coin retirer d'Espagne, pas trop de touristes, un plaisir sans égal. Mes journées étaient faites de recherche d'un travail n'importe lequel,je prenais ce qui venait.

    Plusieurs missions me permirent d'avoir de l'argent, ce qui me facilita la vie. Puis, un soir rentrant plus tard que d'habitude, je croisais sur ma route un homme , un clochard, j'eus je ne sais pourquoi une peur bleue. Plusieurs soirs de suite je revis cet homme, et, chaque fois mon coeur tremblait dans ma poitrine.

    Lorsque l'hiver arriva, j'eus des nouvelles de mes deux amis. Ils venaient me voir pour la noël, j'étais si heureuse que j'en pleurais au téléphone. Heureusement que Thomas avait les nerfs solide parce qu'Etienne se mit lui aussi à pleuré comme une Madelaine.

    Avec ce bonheur en tête je parcourus le chemin pour rentrer à la maison. Une main épaisse, froide et crasseuse se posa sur ma bouche. un coup derrière la tête me mis cahot , j'entrevois l'homme, il m'agresse d'une façon horrible, puis il s'enfuit me laissant sanglante sur le chemin.

    Je suis vivante, c'est ce que je me répète sans cesse. Je file chez moi et je barricade la porte d'entrée, je ferme les volets et je mets les doubles rideaux. tremblante de peur, je soulève ma jupe droite. Du sang coule le long de mes jambes. Avec horreur je file sous la douche et je la laisse coulée sur mon corps meurtrie.

    L'eau est froide et pourtant elle coule encore sur moi, mes larmes son taries , mes doigts sont gourds quand ils ferment avec difficultés le robinet d'eau chaude. Les paroles de l'homme me trotte dans la tête:" Pardonnes moi mounette, pardonnes moi" ,il sanglote,et  reprend sa litanie.

    Mon esprit  est vide, que dois-je faire? Deux jours durant je reste enfermée dans la maison quand le téléphone se mit à sonner je sursautais  de peur. Ma main trembla si fort quand je décrochais le téléphone que je m'en mis un coup à l'oreille, la douleur me réveilla pour moitié.

    une voix me demanda si je cherchais toujours du travail, je reconnus cette voix douce, c'était la secrétaire de la boite d'inte-rime  ou j'avais déposée mon vieux CV. Chevrotante ma voix l'inquiéta, mais je lui dis que je venais d'avoir une mauvaise nouvelle.

    Elle compathie mais voulus savoir si j'étais intéresser par un emploi dans ma branche pour une durée illimitée. C'est avec joie que je lui répondit que cela me convenait tout à fait. -Venez me voir dès demain, nous verrons ensemble les conditions . Au petit matin j'osais enfin ouvrir les doubles rideaux, je pris mon petit déjeuné et forte de la lumière du jour, je m'habillais pour mon rendez-vous. Rien ne se produisit, j'étais si stressée que mon interlocutrice me demanda si j'allais bien.

    Je lui répondit que oui, après avoir prit connaissance du lieu et des conditions de travail, je signais pour un contrat satisfaisant.
    ( C'est une partie d'un autre livre, vous en pensez-quoi?) Y-L.

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  • Rue des boutiques abandonnées, pas l'ombre d'un client, qu'un silence obstiné, feutrant la rue désertée. Mais, voila qu'un tumulte fait frémir cette rue qui ne voulait qu'une seule chose, vivre à nouveau.

    La rue est étroite, qu'importe. Les engins s'engouffrent les uns derrière les autres. Un homme se détache de cette invasion, son téléphone visé à l'oreille_il semble parlé tout seul. Sa tête branlotte, ses mains miment ce qu'il compte faire,un sourire fleurit sur ses lèvres.
    Un vrombrissement, il se tourne vers ce bruit qui le dérange. Il incline la tête, son sourire vient de disparaître. Qu'importe,il parviendra à faire ce qu'il rêve de faire et si cette demoiselle n'est pas satisfaite, qu'elle se débrouille toute seule. Pour  lui l'affaire est dans le sac.

    Il va remboursé sa dette, le banquier était très satisfait, pensez donc...trois magasins abandonnés, achetés par un groupe réputé. une belle affaire pour le quartier et peut-être bien d'autres ventes à venir qui sait!


    La demoiselle! C'est moi, Natacha Plavka, 28 ans, future patronne du "Triple Zéro"
    Bar, boîte de nuit, salle de jeux. Lui! l'homme qui me jette un regard froid, c'est Hector Belouvdo architecte au caractère bien trempé...avouant sans fard qu'il est le seul à décider comment rendre ce futur lieu plus qu'acceptable.

    Eh oui, l'égo démesuré...il l'a aussi! Il oubli juste une toute petite chose, l'argent, le flouse,l'oseille, le gogotin il n'en a pas...alors il va falloir remettre son égo dans sa poche et tenir celle-ci bien fermée. il vient de raccrocher, à  qui parlait-il?

    Je pose mon casque, je tire sur mon cuir, je m'avance vers lui. S'il croit me battre froid et faire tous ce qu'il veut,il va déchanter. J'ai bien vue le matériel  là encore,il a vue bien trop grand avec cette rue étroite_comment va t'il faire? Il faut cassé certes, débarrassé aussi et là...je pense qu'il n'a pas anticipé; à moi de le lui mettre la puce à l'oreille, moi j'ai un impératif...j'ouvre dans deux mois alors Monsieur je fais comme je le sent...il va y avoir du poil d'arrachés et pas les miens!



    Il se tient prêt, ses épaules, son buste gonflés, arrogant, bien.
    _Hello Monsieur Belouvdo. Vous voyez grand non! Comment comptez_vous déblayer? A son air je vois qu'il ne comprend pas. Je lui explique. Il marmonne, se ferme, me tourne le dos, va voir le chef de chantier qui a l'air de lui faire comprendre que l'erreur vient de lui.
    Plusieurs engins font demi-tour avec bien des difficultés sous mon air goguenard  ce qui, l'énerve encore plus cet imbécile. Pourquoi Papy a t-il voulu de lui? Cela m'échappe  encore. Oh! j'ai bien une idée. Encore un qui doit un gros paquet à Papy...alors, j'ai un architecte gratos pas sûre là encore que ce soit une belle option.


    Je fais celle qui n'est pas au courant._Monsieur j'ai ici les documents que vous devez signer, ils ne peuvent attendre Grand-père en a besoin pour sortir les fonds. Il blêmit oui da j'ai tout bon. Je le fixe et d'une voix dure je lui dit:" trois mois Monsieur Belouvdo, ne l'oubliez pas,la déco comprise.



    Ma moto rugit. Deux mois plus tard. Un appel de Belouvdo. Il a soit-disant presque fini et désir mon accord pour la fin de déco.

    Non mais qu'est ce qu'il n'a pas encore compris cet idiot? Je file vers mon futur bar, ma moto avale les kilomètres,je fais attention à la limitation de vitesse car depuis qu'il y a des travaux, les vas et vient on semble t'il motivés les...vous voyez bien de qui je parle n'est ce pas!


    A peine arrivé, je sais qu'il y a un gros problème. Deux boutiques vont ouvrir avec mon bar sauf que ces boutiques, ne vont vraiment pas avec style, un magasin de lingerie fine ça passe,mais une brasserie à côté d'un bar ,ça, ça la fout mal. Papy va pas être content. mon regard tombe sur ma propre devanture.

    J'ai envie de hurlée. La façade est rose bonbon, les fenêtres et la porte sont couleur caramel, les rideaux eux sont crème  de plus, il a écrit en grosses lettres noires:" La meilleure pâtisserie Russe- Dégustation, Salon de thé".

    J'ai envie de le tuer. Un sourire béat éclair sa face de singe attardé. Il jubile, il vient de saboter une extraordinaire idée. Je lui ai fait confiance , Papy aussi et c'est ça qu'il me livre au bout de deux mois et demi? Mon sourire crispé  lui  fait croire que tous va bien.

    Je m'approche de lui, mon poing contre ma cuisse,un sourire faux sur mes lèvres ce qui le surprend. Il ne réagit pas assez vite,mon poing le frappe au niveau de l'oeil et du nez. J'y ai mis toute ma force de combattante. Il titube, j'appel Papy. Il rit si fort que j'éloigne mon portable. Son rire ne me plaît pas du tout.

    Il a bien du mal à se contenir. Belouvdo me bat froid. Grand-père finit pas se contenir mais riant à moitié, il me souhaite un "Joyeux anniversaire ma chérie". Je claque mon portable. J'ai quinze jours pour avalée cette pilule.

    Je comprends mieux les autres boutiques. La rue va vivre à nouveau, les autres commerces vont redevenir vivant. Le seul hic! La boutique de lingerie fine...c'est pas le style de la rue mais bon...il faut de tout pour bien vivre non! y.l.
    Sur une idée de Pascale Perrat.
     
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  • Des petits pas, des traces longues et nettes, de larges bandes blanches...Qui pouvait donc se promener ainsi dans la forêt en laissant ces drôles de traces?


    Bondissant de branches en branches l'écureuil volant cria de plaisir. Il voyait tant de merveilles,percevait tout autour de lui ces choses que beaucoup ne voyaient plus.

    La terre, le ciel, l'eau miroitante, et là...ce drôle de petit bonhomme qui s'avançait vers le grand chêne séculaire tout en pestant contre la neige.

    _Qui , que, donc m'a fait ça?  Qui, que, donc a voulu ça? Qui, que, donc par la barbe de grand-père a laisser ça se faire hein? L'écureuil ria de plus belle tout en lâchant un cri perçant qui ne chamboula aucunement le petit drôle.
    Pourtant le petit drôle avait bien entendu ce cri et il se tenait sur ses gardes car...étant très,très petit, il se savait en danger. Juste une main qui se faufile sous son manteau de fibre verte et or,un poignard d'argent en main, il se sentit plus fort.
    Il reprit sa litanie tout en changeant quand même quelques phrases.
    _Qui, que,donc l'a entendu? Qui,que, donc l'a cru?, Qui, que, donc se croit fort? Qui, que, donc verra que non!


    L'écureuil se posta sur une branche basse et attendit que le petit drôle arrive jusqu'à lui. Dans un accès de joie,il voulut faire une farce au petit drôle. Il se tint droit comme un I puis, d'un geste rapide, il s'envola en direction de l'épaule du petit drôle.

    Le bras du prince de la forêt se détendit, son arme brilla, un choc,une traînée rouge,un cri. Le prince de la forêt se figea.
    _Qui, que ,quoi donc que ça? Qui, que, donc l'a pas voulu ça!


    Avec délicatesse,le prince ramassa l'écureuil qui faisait le mort. Il fit un pas vers l'étrange chose qui laissait derrière lui cette longue traînée blanche. Sa main souleva une belle et épaisse couverture blanche et déposa le petit corps dessus. Chaud, l'écureuil avait bien chaud.

    Curieux, il regarda autour de lui et ses yeux s'illuminaires. Puis la voix du petit drôle retentit rieuse.
    _Qui, que ,quoi croit donc que je sais pas? Qui, que,quoi faire le mort pour un trait laissé, pas même vraiment blessé! Qui, que, quoi ne me connaît donc pas?


    L'écureuil sortit son petit museau de dessous la couverture nuageuse et se posta sur elle dans l'attente.
    _Qui, que, quoi, veut connaître moi?
    _Scrouicccc,
    _Qui, que, quoi me donne de la joie. Ainsi dura ce monologue tout le long du chemin que fit l'étrange prince de la forêt. Quand au bout de ce long voyage ils arrivèrent enfin devant le chêne séculaire, l'écureuil comprit et frissonnant scrouiqua de chagrin.
    _

    Qui, que, quoi pas chagrin, moi redonner à arbre vitalité. Qui, que, quoi verra...Qui, que ,quoi docteu de l'arbre de vérité et qui, que, quoi va dormir longtemps dans le creux de ses bras. L'écureuil regarda l'étrange petit drôle et son coeur  éclata de joie. L'arbre, l'arbre séculaire était guérit...Mais ou était donc ce Qui, que, quoi?


    Il n'y avait plus trace du petit drôle. L'écureuil resta dans l'arbre il en devint le gardien... Les petits enfants du village voisin venaient souvent le voir...En vieillissant l'écureuil comprit que...Qui, que, quoi n'était autre que l'esprit de la forêt, un grand calme se fit en lui...il savait qu'il pouvait enfin rentrer chez lui.


    Une légende perdure depuis, l'avez-vous entendue?
    y-l.
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  • Arthur Colahan
    Poète Irlandais
    (1884-1952)

    Si  jamais un jour je retournais en Irlande
    Fût-ce même à ma dernière année,
    J'irais voir se lever la lune sur Claddagh
    Et le soleil couchant sur Galway Bay.
    Juste entendre encor bruire le ruisseau à truites,
    Les femmes, là, moissonnant dans les champs,
    Ou m'asseoir sous abri qu'un feu de tourbe habite
    Et voir pieds nus les gamins s'amusant.
    Car les brises d'Irlande soufflant sur les mers
    Ont le parfum que la bruyère laisse,
    Et les femmes là-haut cueillant les pommes de terre
    Cette langue qu'étranger ne connaissent.

    Car les Anglais vinrent nous dire leurs façons,
    Nous blâmant juste pour ce que nous sommes,
    Mais autant de la lune arracher les rayons
    Ou allumer au ciel la bougie d'un pauvre homme.

    Et si dans l'au-delà il existe une vie
    Et je crois bien qu'existe cette lande
    Je prierais mon Dieu de faire mon paradis
    Là-bas, au-delà de la mer d'Irlande.
     
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  • Lorenzo De 'Medici
    Poète italien
    (1449*1492,extrait).
    Cherche qui veut les grands honneurs, les pompes,
    Les hauts monuments, les places, les temples,
    Les plaisirs, les trésors, accompagnés
    De cent dures pensées, de cent douleurs.

    Un petit pré vert, plein de belles fleurs,
    Un ruisselet , qui arrose l'herbette,
    Un oiselet, que fait Amour se plaindre,
    Peuvent bien mieux apaiser mes ardeurs,


    Et les bois ombreux, les rocs, les hauts monts,
    Les antres noirs, les bêtes fugitives,
    Avec quelque jolie nymphe craintive,

    Là_bas je vois en mes pensées errantes
    Les beaux yeux tels que s'ils étaient vivants;
    Ici m'en prive une chose ou un autre.
     
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  • Ecrire pour dire oui, mais quoi! Pour dire que le temps passe, il se fait rapace et il efface bien des traces. Qu'importe,on ne peut pas toujours faire ce que l'on aime...des portes s'ouvrent, d'autres se ferment et je vais là ou m'entraîne mon passe le temps. Je continue, j'écris, j'essaie de vivre un peu comme vous! Je vais revenir bientôt, écrire ici pour faire courir mes doigts sur le clavier, des idées! Ben oui, j'en ai, le temps? Ben non , là j'en ai pas. J'oublie, mais je sais qu'ici j'ai de l'amitié. Belle soirée et à bientôt.
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