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2026-03-19T17:02:53+01:00

Marseille.

Publié par osebo-moaka
Marseille, au bord du port, dort au creux de la nuit,
Une nuit de Provence ou le soleil enfui
Nous laisse un poudroiement de poussière d'étoiles
Oui, du grand ciel vers l'eau, s'écoule infiniment...

Dans le doux bercement des navires sans voiles.
Les chantiers se sont tus et les quais sont déserts;
Les voiture sont rares,
De rapide lueurs
S'allument et se noient comme des falots phares,
Et la tache orangée des îles éclairées
Ressemble à un coussin de ci , de là , posé
De forme originale et douce en même temps,
Sur le divan de mer moelleux et ondulant.
 
Tout incite au repos, au farniente, à l'oubli...
On laisse les soucis tomber de ses épaules
 Sur la murette fraîche, assis au bord du môle,
On respire sans bruit l haleine de la nuit,
On  se fortifie d'air trempé de l'odeur d'iode
Avant d'aller dormir dans un nid apaisé Pour,
au saut du matin , recomposer une ode
Au travaille courageux , aux soucis acceptés.


Marseille , en bourdonnant, tourbillonne sans hâte
Et tout au long du jour s'active et se construit,
S'organise sans cesse et se réorganise,
S'agrandit , se transforme , en préservant ses us,
Son creuset de cultures- gréco- latines,
et autres;
Prospère en son commerce et s'industrialise...

Mais cette agitation se calme, au soir, finie;
Marseille, au bord du port,
dort au creux de la nuit.

 
Elise Bertrand.

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