2013-10-31T14:45:22+01:00
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2013-10-30T17:51:21+01:00
Alain Fournier à Pauline Casimir-Perier.
Le 8 juin 1913.
« Ou bien vous allez me répondre, dites,
ma tendre amie, ma belle jeune femme aimée,
mon tendre amour, mon amour,
et moi qui ne vous ai jamais baisé la main,
je prendrais entre mes mains cette têtes que j’aime,
cette tête aux doux cheveux séparés
et plaqués par la fatigue du jeu,
cette tête si belle_et je l’embrasserai.

2013-10-30T17:50:17+01:00
Rêve.
Sombre lueur, passage obscur, nuit profonde.
Un étrange et furtif rêve vient lancer un son
presque inhumain…
Qui se trouve derrière ce songe qui m’angoisse?
Qui surgit ainsi au plus profond de mon être?
Blessé comme un oiseau lyre je m’étiole et mon
rêve s’éteint, bonheur ultime ce rêve n’est plus
qu'un rêve dans le lointain.
Y-L
2013-10-30T17:48:02+01:00
Rien ne se perd.

Rien ne se perd, tout est ordonné,
le souffle rapide du vent
le lent est intrépide passage du temps,
le long et troublant
son des vagues battants le long des falaises.
L’envol des oiseaux,
le retour au bercail après bien des années passer au loin.
Rien ne se perd,
pas même le goût du sable sur la langue,
le glaçon d’eau quand tout est gelé au matin blafard de l’hiver mordant.
La vitre givrée et les petons gelés,
la bonne odeur de soupe sur le fourneau;
la tarte qui cuit dans le four et qui embaume ,
le rire grêle du petit frère.
Rien ne se perd, il suffit de ne pas oublié,
vous avez-vous oublié?
Y-L
de chez mamietitine centerblog.fr
2013-10-28T15:48:17+01:00










