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2015-03-19T15:02:46+01:00

Oscar Wilde.

Publié par osebo-moaka

Sonnet à la Liberté.
Ce n’est point que j’aime les enfants,

dont les yeux mornes ne voient rien si
ce n’est leur misère sans noblesse,
dont les esprits ne connaissent rien,
n’ont souci de rien connaître,
mais parce que le grondement
de tes Démocraties,
tes Règnes de la Terreur,
les grandes Anarchies,
reflètent pareils à la mer mes passions
les plus fougueuse,
et donnent à ma rage un frère,
Liberté!
Pour cela uniquement,
tes cris discordants enchantent mon
âme jusqu’en ses profondeurs,
sans cela tous les rois du knout ensanglanté
et des traitreuses mitraillades,
dépouiller les nations de leurs droits inviolables,
que je resterais sans m’émouvoir,
et pourtant… et pourtant,
ces Christs, qui meurent sur les barricades,
Dieu sait si je suis avec eux sur
certains points.

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2015-03-19T15:02:06+01:00

Un hémisphère dans une chevelure.( Charles Baudelaire).

Publié par osebo-moaka
Laisse moi respirer longtemps, longtemps, l’odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l’eau d’une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l’air.
Si tu pouvais  savoir tout ce que je vois! Tout ce que je sens! Tout ce que j’entends dans tes cheveux! Mon âme voyage sur le parfum comme l’âme des autres hommes sur la musique.
Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures; ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de charmants climats, ou l’espace est plus bleu et plus profond, ou l’atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la peau humaine.
Dans l’océan de ta chevelure, j’entrevois un port fourmillant de chants mélancoliques, d’hommes vigoureux de toutes nations et de navires de toutes formes découpant leurs architectures fines et compliquées sur un ciel immense ou se prélasse l’éternelle chaleur.
Dans les caresses de la chevelure, je retrouve les langueurs des longues heures passées sur un divan, dans la chambre d’un beau navire, bercées par le roulis imperceptible du port, entre les pots de fleurs et les gargoulettes rafraîchissantes. Dans l’ardent foyer de  ta chevelure, je respire du tabac mêlé à l’opium et au sucre; dans la nuit de ta chevelure, je vois resplendir l’infini de l’azur tropical;
sur les rivages duvetés de ta chevelure je m’enivre des odeurs combinées du goudron, du musc et de l’huile de coco. Laisse -moi mordre longtemps tes tresses lourdes et noires. Quand je mordille tes cheveux élastiques et rebelles, il me semble que je mange des souvenirs.

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2015-02-24T10:34:00+01:00

Guillaume Colletet.

Publié par osebo-moaka

Claudine, avec le temps tes grâces passeront,
Ton jeune teint perdra sa pourpre et son ivoire,

Le ciel qui te fit blonde un jour te verra noire,

Et, comme je languis, tes beaux yeux languiront.

Ceux que tu traites mal te persécuteront,

Ils riront de l'orgueil qui t'en fait accroire,
Ils n'auront plus d'amour, tu n'auras plus de gloire,

Tu mourras, et mes vers jamais ne périront.

O cruelle à mes voeux ou plutôt à toi-même,
Veux-tu forcer des ans la puissance suprême,
Et te survivre encore au-delà du tombeau?

Que ta douceur m'oblige à faire ton image
Et les ans douteront qui parut le plus beau,
ou mon esprit ou ton visage.
Amours de Claudine.

Guillaume Colletet.

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2015-02-03T11:47:27+01:00

Pauvre petit poète.

Publié par osebo-moaka

Pauvre petit poète, ou donc se trouve ta muse!  Celle qui chaque jour ou nuit, t'apporte sur un plateau les mots qui te feront vivre!
Ceux que tu écrits d'une main fébrile, avant que de les oubliés pour d'autres plus parfait!
Ou donc est-elle passer celle qui avec amour, te donne cette impression d'exister!
A force de croire en ta propre pensées tu as sous estimé celle qui avec allégresse te permettait de chanté tes prouesses.

Pauvre petit poète, comme tu aimais lui avoué ta propre cruauté, tes incertitudes, tes platitudes la laisseront de marbre.  

Donne lui ce qu'elle veut à partir de tes propres mots. Sublime tes aveux, muse céleste te redonnera alors la joie qui est en toi et sur le papier, de nouveau jaillira la flamme limpide des mots, ceux qui offrent à l'âme la douceur.

Alors, petit poète ne sera plus pauvre, ni avare de mots.

Pauvre petit poète.

Y-L

image prise chez mamititine, dont le blog est inscrit parmi mes ami(es).

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2014-07-10T18:45:37+02:00

C'est avec ton rire en cascade...

Publié par osebo-moaka
C'est avec ton rire en cascade que tu accueillais l'été. Une fontaine de jouvence à toi seule.Un bonheur presque parfait lorsque l'on venait nous la marmaille te rendre visite, avec au fond du coeur l'idée bien arrêtée de rester chez toi. C'est avec ton rire en cascade et tes yeux de velours tout plissés que tu nous disais si gentiment , ben quoi! vous allez bien rester qu'eque jours avec moi.
J'ai toujours eu plaisir à fouillé dans ton vieux grenier,emplit de pleins de souvenirs.
Quelle idée l'a eu le vieux comme tu disais, l'a presque tout vendu à un chiffailleur.
Z'aller me faire un gros bisou baveux m'p'tiots hein!
Et c'est la lippe toute poisseuse de tes bonnes confitures qu'on se ruait sur toi pour te faire le bisou baveux.
Si tu savais comme tu me manques ma brave veille, toi qui m'a élevée, mon dernier souvenir!
je te revois, tu me regardes partir pour la grande ville, je ne t'ai jamais revue.
Moi, ta petite fille, je te le dis encore aujourd'hui, je t'aime grand-mère.
Y-L

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2013-10-31T13:45:15+01:00

Et ma bouche contre ta bouche.

Publié par osebo-moaka


Et ma bouche contre ta bouche
En douce caresse émousse tes sens
Douce ivresse, multiples promesses.
J'envie le sel qui se glisse en un doux
effleurement.

Y-L

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2013-10-24T10:20:48+02:00

Ode. de Valery Larbaud.

Publié par osebo-moaka

 Ode:
Un petit morceau.
Prête moi ton grand bruit, ta grande allure si douce,
Ton glissement nocturne à travers l’Europe illuminée,
O train de luxe! et l’angoissante musique
Qui bruit le long de tes couloirs de cuir doré,
Tandis que derrière les portes laquées,
aux loquets de cuivre lourd,
Dorment les millionnaires.
Je parcours en chantonnant tes couloirs
et je suis ta course vers Vienne
Et Budapesth, Mêlant ma voix à tes cent mille voix,
O harmonika-zug!

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2013-10-14T18:35:10+02:00

Peine. (poème).

Publié par osebo-moaka


Peine, rends moi l’oubli.
 Peine, ma peine.
Peine, ma peine, quand tu m’étreins
Quand tu me malmène.
peine, ma peine reine souveraine
Tu te glisse en moi et tu y fais des dégâts.
Peine, ma peine, lâche l’étau de tes bras
Et parts loin de moi, rends moi mon esprit
Et mes nuits…
Peine, ma peine, que reviens alors le bruit
De ma vie. 
Peine, ma peine quand tu m’entraîne
quand de tes doigts froids,
Tu t’enfouis au dedans de moi
Peine, ma peine, comme j’aimerai
Etre loin de toi.
Peine, ma peine, à l’aube de ma vie
,
Je te laisse à ta haine.
Y-L

Je


P
Y-L

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2013-05-26T15:42:07+02:00

Rêve mon amour.

Publié par osebo-moaka

Rêve mon amour.
Je te regarde, tu es serein,
Tu sembles si fort et pourtant...
Je sens ton corps,
Tu souffles,
Tu trembles
Pourtant, je n'y suis pour rien.
Rêve mon amour
Dans ton monde de rêve,
est-ce que je suis là?
T'accompagnant,
Te soutenant!
Suis-je ton amour ou rêves-tu d'autres bras,
d'autres lèvres se posant sur les tiennes?
Rêve mon amour
Je sais que dès que tu ouvriras les yeux,
Ils se poseront sur moi...
pour savoir si je suis encore là.
Tes gestes alors seront autant de mots d'amour,
Autant de non dit,
et, tu me souriras.
Rêve mon amour
Que m'importe tes phantasmes,
tant que tu restes près de moi.
C'est ton jardin secret,
Que les bras de velours de tes rêves
Me ramènent l'homme que tu es tout au long du jour.
c'est lui que j'aime.
Rêve mon amour,
Moi, j'attends ton retour.
Y-L

Rêve mon amour.

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