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coeur

2020-03-19T16:53:51+01:00

Le signe du destin.

Publié par osebo-moaka
Damoiselle...Avez-vous besoin d'aide? l'homme d'une beauté sombre se tenait assis cavalièrement sur son cheval de guerre. Vêtu à la mode de vert foncé, liseré d'argent et d'or, bottes hautes, sur pantalon blanc  serré cape bleu nuit doublé de gris, chapeau haut de forme noir.

Quel bel homme pensa la très jeune demoiselle en détresse . Elle était assise seule sur un banc fait d'un vieux tronc d'arbre. Elle se tenait si fragile sur ce morceau de bois que l'homme, frémit pour elle.
Il faisait froid en ce mois d'avril 1774. La robe de la demoiselle ne semblait pas la maintenir au chaud. Pleurait 'elle? Frissonnait 'elle de froid, de colère?


L'homme sembla hésité pourtant, il ne se départit pas de son attention et répéta sa question :" Avez-vous besoin d'aide Mademoiselle?" Elle rosit puis renifla. Il lui tendit son mouchoir de batiste blanc. Elle frissonna, le remerciant d'un doux sourire, se moucheta avec délicatesse et rangea l'objet dans sa petite bourse.


Quel bel homme serviable pensa t'elle.Comme elle aimerait qu'il soit son promis. Oh oui avec un tel homme, elle se laisserait épousé, elle irait avec lui même si cela était ou bout du monde. Il descendit de cheval, celui-ci ne broncha aucunement, fier destrier comblant son maître de toutes les façons...cela, se devinait aisément.

Il s'approcha lentement d'elle afin elle en était sûre de ne pas l'effrayer . L'était 'elle? Non, absolument pas. Elle aurai dû car il se dégageait de lui une sombre puissance mais pour l'heur, il ne lui manifestait que bonté et serviabilité. Il ôta sa cape doublée de velours gris foncé.

Elle devait être bien chaude. Elle savoura la chaleur que lui procura la-dite cape. L'odeur de l'homme prégnante, flatteuse, ne la rebuta absolument pas pourtant c'était à n'en pas douter un voyageur. D’où venait 'il?

Pourquoi était 'elle si attiré par lui? _Merci Monsieur, j'ai omis dans ma douloureuse colère d'emporté ne serais-ce un lainage à posé sur mes épaules.
_Alors jeune Demoiselle que vous pèse t'il tant sur le coeur que vous, vous fûtes enfuie de votre logis, sans le nécessaire avec ce froid mordant?
_Ah Monsieur si vous saviez mon tourment! Vous en ririez sans conteste me traitant de sotte ou bien encore d'ennuyeuse personne.



_Je ne suis le juge de personne jeune Demoiselle et ne pourrais vous donnez mon sentiment.

Je ne connais point votre situation.
Elle le fixa de son regard qui lui sembla clair. Comme il faisait assez sombre si près de la forêt, qu'il les pensa bleu ou vert.Elle lui sourit rosissante puis, huma la cape, l'odeur lui ouvrit  les sens, elle trembla. Lui, la transperçait de son regard noir.

Elle croisa ses mains fines autour de la cape, fermant ainsi aux yeux de l'homme puissant le décolleté et la finesse de sa robe de nuit. Il lui sourit en retour. Ses yeux avaient eu le temps de tout voir et ce qu'il avait vu, l'avait transpercé de désir.

Désir qu'il ne montra aucunement car en tant qu'homme fait, il avait sur ses sens la main mise...ce qui n'excluait pas que ce petit démon de femme, le fasse tremblé de désir d'un désir qu'il pensait bel et bien endormit, tarit.


Souvenirs de bonheur
angoisse,peur.
Mort.


Qui était' elle? Avait 'elle le pouvoir de réveiller son coeur endormie... Lourds regrets depuis elle!...Elle, son bel amour du passé qui avait brièvement traversé et partagé sa vie à lui. Elle qui avait fait de ces  douces années des moments intenses de joie, d'amour, de félicité...régnant sur son coeur et l'entraînant vers un monde de douceur. Il s'était laissé faire.

Courant même vers elle afin de goûter goulûment à son ardeur. Belle comme la nuit, arrogante , cruelle, fière d'être l'épouse d'un homme puissant, jouant tour à tour à l'amante déchaînée puis, à l'épouse soumise pour redevenir en un instant, une furie difficilement maniable, gérable.


Sa belle épouse qui vivait pleinement sa vie, marchant telle une reine se moquant éperdument de ces hommes qui croisaient sa route et en devenaient éperdument amoureux. Elle en riait sa gorge rose de plaisir faisant palpité l'entre-jambe de ces hommes et jouvenceaux.


Elle passait fière et d'un lourd regard plein de futur délices, elle revenait vers l'homme, le seul qu'elle aimait pour se vautrait dans ses bras puissants savourant l'amour qu'il lui donnerait sans lui faire sentir sa colère à lui de la voir si prompte à jouer avec le coeur des hommes.


Une haine implacable entra dans le coeur du Sieur Combelal, duc de son état.Sa fureur de se voir chaque fois rejeter par cette femme à la beauté, à l'allure d'une reine, aux gestes amples mûrement réfléchi, prenant ,menant ainsi chacun devant  le fait accomplis, cette femme aimait le jeu de la séduction mais, jamais elle ne se laisserait prendre par un autre homme.


Seul le sien avait ce droit, droit qu'il prenait avec un immense plaisir . Le leur montrant  par le fait de sa satisfaction. Alors Louis-Auguste de Combelal vit rouge et sa fureur augmenta de jour en jour. Jouant avec elle autant qu'elle le désirait, apprenant ainsi ses moments ou elle était seule...car son époux avait bien de biens à gérés.

Il fut pendant presque deux années le petit caniche éperdu d'amour pour cette femme cruelle qui jamais, ne partagerait son lit et lui, lui qui la croyait à l'abri, protégeait par ces hommes fous d'elle...lui s'en alla afin de régler un problème dans une famille qui lui était rattaché par des liens indescriptibles pour le commun; mais que jamais lui Cormak-Lyn de Bergan ne romprait.


Il était parti conscient d'un danger, sans en reconnaître la provenance; plaçant sa bien aimait sous l'amour éperdu de ces êtres fous. Le mardi 14 mars 1710. Mérabelle de Bergan reçut  en sa demeure le Sieur Combelal. Avec coquetterie, elle lui proposa au vue de l'heure, un thé chaud, qu'il accepta avec joie, ses yeux pétillaient.



Elle sonna puis demanda à Marie-Jeanne la soubrette d'apporté le nécessaire pour le thé. Une courbette, un sourire au Duc de Combelal et Marie-Jeanne tourna les talons afin de satisfaire sa maîtresse, le coeur emplit d'un affreux doute " que venait faire le Duc de si bon matin?".


Terreur.
Violence.
Froid.


Quinze minutes plus tard, Hortense l'intendante ouvrait la porte à Marie-Jeanne afin qu'elle puisse passer avec son plateau lourdement chargé. Plateau qui chut par terre dans un bruit de vaisselles cassées sous le hurlement de Marie-Jeanne. Les yeux de celle-ci anormalement globuleux, fous de terreur cherchaient à sortir de leur orbite.


La pauvre soubrette s'urina dessus-pleurant à chaudes larmes et murmurant des :"Oh Madame! Oh Madame!" Hortense poussa la jeune femme afin de voir ce qu'il en était et à son tour, elle poussa un glapissement d'horreur qui alerta le cuisinier, le major d’homme de Monsieur, le jardinier qui prenait son petit en-cas du matin et les deux autres femmes de service.


Tous vinrent voir ...l'horreur se peignit sur leurs faces.
à suivre,y.l. 7 octobre 2019.
1145 mots.

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2016-07-24T16:54:22+02:00

L'étoile et l'enfant.

Publié par osebo-moaka
A l'aube l'enfant s'éveilla, un peu confus, il se leva et alla regarder à sa fenêtre. Il y avait quelque chose dans le fond de son jardin. Inquiet et pourtant très curieux, il se dit que si...il n'allait pas voir...jamais il n'aurai de repos.
 


Prenant sur lui, il chaussa ses chaussons, mis sa robe de chambre et prenant sa lampe, il se dirigea doucement vers la cuisine. Passant d'abord près de la chambre de ses parents, il fit très attention de ne pas faire grincé la latte du parquet qui avait tendance à faire un vilain bruit. Se faufilant aussi vite mais aussi lentement que possible ( pas si facile que cela de le faire); il arriva devant le haut palier. Délicatement il descendit les grandes marches, il était encore petit et il savait bien que logiquement, il ne devait pas descendre tous seul...mais...la curiosité était très forte. Il fila vers la porte de la cuisine mais, ne parvins pas à atteindre la clenche.
 
 
 

Il prit son petit escabeau et grimpant dessus arriva à ouvrir enfin la porte. Un air frais s'engouffra dans la cuisine, une branche craqua et fit un drôle d'effet à l'enfant qui, se ressaisissant, se glissa au dehors.



Il entendit un clac...la porte de la cuisine s'était refermée derrière lui. Devait-il se mettre à pleurer? Non se dit-il, il était assez fort pour ne pas geindre. L'herbe était mouillée, la forte rosée du printemps trempa vite fait ses petits chaussons. Mince,maman va être très en colère contre moi pensa t'il tout de go! Mais l'aventure exaltante lui tenait à coeur alors...il fonça.
 
 


Il regarda autour de lui, reconnu le puits, il le contourna se dirigea vers la haie et là...il resta ébahie devant celle qui se cachait là. Elle était si petite, si belle, si incroyablement brillante qu'il ne comprit pas comment les autres personnes  avaient fait pour ne pas la voire! Quel bonheur pour moi, elle  restera mon amie pour la vie.
 
 
 

Il tendit ses petits bras afin de se saisir de l'étoile. Une douleur lui piqua les doigts," Aille " dit'il. Pourquoi me faire du mal, moi je ne veux que t'aider c'est tout...
 
 
 

_Alors répondit l'étoile, si c'est vraiment ce que tu veux donne moi ton coeur et je pourrais repartir d'ou je viens, je serrais avec mon père,mes soeurs,ma mère adorée et je serais bien. Si c'est mon amitié que tu veux et me rendre le bonheur ....alors tu feras ce que te dicte ton petit coeur .


 
Que réponds tu à cela petit garçon? Il regarda son étoile si belle et se demanda se qu'il ferait s'il était perdu, tout seul, espérant que quelqu'un lui vienne en aide, que demanderait'il alors? Son coeur parla pour lui et dans un élan d'amour fulgurant et infini, il lui dit :" Je te donne mon coeur, mon amour,  mon amitié, repars d'ou tu viens et un jour prochain reviens me voir, je serai là et je t'aimerai encore".
 
 
 

Là-dessus l'étoile s'envola et emporta le coeur du petit garçon. Oh! ne croyez pas qu'elle lui prit son coeur au sens littérale du 
terme... non, elle partit avec l'amour puissant de l'enfant et ce gage d'amour profond suffit à l'étoile oubliée de repartir vers sa propre destiné.



L'enfant attendit chaque soir son étoile et grandissant il se disait qu'un jour elle reviendrait pour lui. Son voeu se réalisa un beau matin de printemps quand promenant son chien, il tomba sur une jeune fille qui courait après son propre chien et...elle avait autour du cou une "étoile scintillante"
 
 
 

il lui sourit, ils se revirent souvent à la fin...ils se marièrent et eurent de beaux enfants.Au-dessus de leur tête brillait une étoile de couleur bleu et rouge gage de leur amour.
 
( Ne faites jamais cela enfants, ce n'est ici qu'un conte, les enfants savent bien que les étoiles restent accrochés dans le ciel...c'est pour cela que les grands disent en le regardant:" Oh! le beau ciel étoilé".)
Y-L

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2016-05-24T10:49:42+02:00

Le petit mutin malin.

Publié par osebo-moaka
Bonjour!
Je suis celui que l'on n'appelle pas...Pourquoi?
Ah! vous aimeriez le savoir, n'est ce pas!
Bon pour tout vous dire un sort néfaste m'a été lancer, par qui?
Par cette trois fois maudite, Loucia Malta, une vilaine sorcière comme on n'en fait plus. Je vais vous racontez mon histoire...elle n'est pas triste vous verrez. J'avais à peine seize ans et on me disait beau. Pas de cette beauté fulgurante que possède Van Liff, mais plutôt de celle de Lucky Liff.



Bref, je suis un cousin des deux frères Liff. Un soir ou en goguette, nous étions parti à la grande taverne tenu par Isbeth Nostralaz...nous nous étions assis juste à côté d'une étrange et incroyable personne. On ne pouvait voir son visage, une grande cape d'un beau rouge sombre maintenait son corps en abri des regards et sa capuche du même rouge sombre ne révélait rien de son visage.




Tenant pour dit que cette étrange personne voulait la paix...nous restions sagement là à siroté notre bière à base de sureaux. Quand soudain...un grand balèze envahit notre horizon. D'un ton plus que rageur, il nous ordonna de quitter l'endroit afin que sa maîtresse puisse respirer un air plus sain que les miasmes de nos corps mal laver.




D'un bond Van Liff se dressa et montrant sa puissance à l'inconnu lui fit d'un geste précis mordre le coin de la table.
_" Sache gros 
lourdeaux que nos corps son propres...quant à l'odeur qui  titille le nez délicat de ton auguste maîtresse...tiens le pour dit c'est toi qui pu." Une voix grave et triste se fit entendre.



_ Messire Liff...n'en veuillez point à mon stupide  valet, il pense que l'air que je respire est sacré et de ce fait refuse que certaines personnes soient trop proche de mon nez. mais, je suis consciente de son odeur, ce n'est point de celle-ci qu'il parle ; mais de l'odeur de mort que vous traînez derrière vous. A cela Messire, il n'y peut rien, son flair  possède cette vertu de découvrir celui ou celle qui joue avec la vie des autres."



_ En d'autre temps gente Dame, vos dires me donneraient à penser que vous m'insulter. Comme je ne suis plus ce genre d'homme, je vous laisse avec votre serviteur...à vous de le tenir loin de moi.
_ Oh, je pense messire que mon serviteur vous laissera tranquille. Ne voulant pas en rester là, et bêtement j'ouvris ma grande bouche et laissais fusé une réplique peu fine je l'admets.
_"En voila des manières, sommes nous donc   gens de petits peuples pour nous parler ainsi? Avons nous été présenter à votre digne compagnie? Sommes nous hommes à ...





_ "Suffit petit homme ... trancha la voix grave et triste, vos paroles me manque de respects ...et pour vous punir vous serez pour un temps que je jugerais long ou court...mon serviteur de jour et de nuit. Et pour bien vous le faire comprendre...vous deviendrez à la nuit tombée...un petit mutin malin.  Jusqu'à ce que votre esprit étriquer comprenne la valeur de la vie et sache se tenir.


Je regardais mes compagnons et je vis sur leur visage quelque chose qui me fit peur. La nuit était tombée depuis peu et mon hilarité resta coincée dans ma gorge. Je vis mon reflet dans l'épée que Van Liff avait tirée de son 
fourreau.La colère envahit mon coeur, un lien  m'enserra le cou et sans le vouloir...je me levais et me retrouvais devant la dame à la cape.



Les mots sortirent tous seul de ma bouche...
_ Maîtresse que puis-je pour vous servir?
_ Va à l'écurie et selle les 
chevaux, nous partons sur l'heure. Sans un regard pour mes cousins, je filais vers les écuries...ils me suivirent et là; je m'effondrais...que vais-je faire Van?


_ Eh bien mon jeune ami, fais de ton mieux pour la complaire, nous 
t’attendrons chaque pleine lune ici à la taverne...nous expliquerons l'affaire à la famille et nous chercherons le moyen de te défaire de ce coup bas.
_ Ne cherche pas à tout comprendre me dit Lucky, fais ce qu'il faut pour que cette dame te libère rapidement.
_ Oui, mais vous me connaissez bien, non! Ce n'est pas facile pour moi de retenir mes paroles.



_ Alors...fais la rire le plus possible...ça tu sais le faire et avec cette tête, tu y parviendras facilement et là dessus ils éclatèrent de rire. Je regardais mieux mon visage et c'est là que je compris toute ma douleur...d'un j'étais petit et bossu, de deux j'avais la tête tellement déformée que personne ne pourrai me reconnaître et j'entrevis tous les futurs malheurs qui allait m'arriver. Elle ne m'avait pas fait de cadeau et je devais en prime la servir avec le sourire...ben ça allait être d'un drôle!



Ma vie commença ce soir là, et la dureté des gens m'apparut dans toute sa splendeur. La haine se déversa sur mes 
frêles épaules tel un torrent furieux. J'appris ainsi que la différence n'était pas accepté, et ma douleur devint constante. Chaque jour apportait son lot de brimades en tous genre et je marmonnais des mots tous plus forts les uns que les autres envers ceux qui méprisaient le malheur des autres.




Elle 
m’entendit et son sourire devint doux.
_ "Tu as compris une leçon petit homme. Quand tu auras compris l'autre leçon, ton martyre sera finis." J'eus beau chercher, je ne trouvais pas cette dernière leçon et le temps passa. Dix années pour être précis. Un jour ou nous étions en plaine forêt et ou ma maîtresse était prise de forte douleur, je m'entendis lui dire:" Ma Dame votre souffrance m'étreint le coeur d'une façon que je ne peux presque plus respirer, que puis-je faire pour vraiment vous aider, dites le ma Dame et je le ferais!


Elle tendit sa main vers mon visage et avec tendresse murmura quelques mots que je ne compris pas.
_Ma Dame voulez-vous un peu de tisane?
_ Oui  Anxil je veux bien de ta tisane, merci.  Je n'entendis même pas ces mots pourtant, elle venait de m'appelé par mon prénom.


Elle ferma ses yeux et son soupir me fendit le coeur. J'allais remplir sa tasse et je revins rapidement...elle n'était plus là. Je criais, je hurlais et mon désespoir était réel. Ma Dame avait disparue alors qu'elle souffrait mille mort. Que c'était-il passer pour que me tournant juste un instant, elle disparaisse ?

La colère envahit mes sens et tel un chien, j'allais humé sa couche...je suivis la trace olfactive et celle-ci me conduisit à une étrange chaumine. J'étais sûr et certain que celle-ci n'était pas là il y a peu. Mais, comme l'odeur de ma Dame s'y trouvait je cognais farouchement contre la porte. J'allais 
recommencé quant une main ferme me retint.


_" Dis voir l'homme, tu veux casser ma porte ou quoi!"
_ Hein!
_ Tu veux casser ma porte ou quoi, en plus t'es sourd?
_ Non! ma Dame ou est-elle?
_ Oh! tu t'inquiète pour la Dame?
_ Cesse ce petit jeu homme des bois, ne soit pas cruel, si tu sais ou elle est dis le moi sans détour, mon coeur saigne de la savoir en danger et souffrante.




._ Oui, je vois que tu dis vrai Homme...entre donc sans tambouriner comme tu le faisais. Viens voir ta Dame et constate par toi-même qu'elle va bien. J'entrais et je fus éblouis par une étrange lueur verdâtre. Ma Dame reposait sur un matelas de fines herbes odorantes et la lueur était tout autour d'elle.
_ Regarde Homme, elle reprend des force, tu as bien fait...ta tisane de simple lui a sauver la vie, soit heureux Homme, ma fille vivra encore longtemps et elle 
parcourera  encore la terre de son pas gracile.


_ Ta fille?
_ Oui Homme, ma fille...te voila en présence de Sylfide la magicienne, fée, druidesse, l'une des grâce de mon monde, princesse de mon royaume. Tu peux me demander ce que tu veux, j'exaucerais ce voeux.
_ ah!!! alors si tu le peux vraiment rend lui la santé, c'est tous ce que je souhaite. Il m'étreignit vigoureusement et la voix douce de ma maîtresse retentit à mes oreilles.



_ " Je suis fière de toi Anxil, je suis si fière...tu es libre mon ami tu as réussi, va...le chemin te portera vers tes 
fiers cousins." Et un murmure flotta doucement dans l'air...
_" Ne m'oublis pas Anxil, ne m'oublis pas." J'ai depuis lors retrouver ma vie. Mes cousins on tenu leur parole, ils m'attendaient et à chaque pleine lune, ils étaient là et attendaient avec patience. Ils n'ont jamais baissé les bras, mais le sort ne pouvait être rompu, car...elle avait usée d' une très vieille magie  et plus personne ne la pratiquait.


Ils se sont marier et leurs enfants sont magnifiques. J'ai pour consigne de leur inculquer les choses de la vie et, je m'y emplois de la  plus valeureuse des façons.  Les douces demoiselles me tournent autour, mais, mon coeur  reste solitaire,   depuis peu  un doux parfum vient doucement chatouillé mon nez et, mon coeur cherche désespérément celle qui le porte.Je sais qu'un jour, je la trouverais. J'attends.
Y-L

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2016-03-16T15:54:37+01:00

Charles Ghigna.

Publié par osebo-moaka
Ta voix est l'oreiller
Sur lequel je pose mon coeur,
La couverture qui réchauffe mes rêves,
Le lit ou mon âme apprend à connaître
L'amour qui ne finit jamais.

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2016-01-21T12:30:27+01:00

Le vieil arbre perdu.

Publié par osebo-moaka
Dans la vaste est sombre forêt des âmes revenues , se trouvait un très vieil arbre. Celui-ci aimait raconté à ses nouveaux amis, les histoires les plus folle qu'il lui était arrivé du temps de sa jeunesse.

Il parcourait d'un pas alerte tous les monts et montagnes, rivières, fleuves, et ruisseaux. La plaine était sa préférée, et, il lui vouait un amour sans condition. Les âmes revenues l'écoutaient sans jamais se lassé, ni, ne lui demandait de prouvé ses dires.


Le vieil arbre coulait des jours heureux entourait de tous ses amis. Un soir, après un orage très violent... après que le ciel eut fait éclaté en mille feu et couleur sa grande colère...le vieil arbre se souvint d'une aventure qui faillit lui 
coûtait la vie.

Laissant les nuages vidés leur sac de pluie, puis, laissant le vent hurlait avec fureur et séchant le bois et les sentiers...le vieil arbre se mit doucement à chanté. Les âmes revenues 
surent que celui-ci avait une nouvelle histoire à leur contait.  

Ils se regroupèrent autour du vieil arbre et bourdonnant doucement, ils réchauffèrent le coeur en détresse du vieil arbre. L'âmes première lui murmura:" écoutes nous ami, si cette histoire empli ton coeur de détresse, ne la conte pas, nous ne serons pas en colère après toi...tu nous as déjà contés tant et tant d'histoire; que nos âmes nouvelles se trouvent très près de partir.


Sache ami, que  tu as fais bien plus pour elles que tous ceux qui se sont dit amis.
" _ Oh , je sais bien âme première, mais ce souvenir là revêt pour moi un bien tendre moment aussi...alors, je vais laisser mon coeur s'ouvrir pour vous redonnés l'envie d'aimer. Cela se passait quand j'avais à peine atteint mes cent années.


J'avais dans l'idée de parcourir l'immense forêt de Gavendhyr. Plusieurs de mes frères s'exclamèrent que cela 
revête  de la folie pure.Car, cette grande forêt était enchanté. Mais...la jeunesse est folle, je n'écoutait personne et de très bon matin...je m'en fus vers l'aventure.


Je croisais en chemin mains et mains personnages, des farfelues comme moi, des inconscients, comme moi, des rêveurs, des chercheurs de trésors et une douce et belle jeune enchanteresse. Celle-ci s'arrêta et inquiète, me demanda le motif de ma visite en cette grande forêt.


Sans vouloir l'offensée je lui dit en terme poli que ma visite et mon but ne regardait que moi. Elle éclata de rire, un rire si doux que j'en tremblait d'émoi. Puis, me fixant de ses beaux yeux d'or...elle me donna ce conseil.  


:" Ecoutes moi jeune 
entêté, je gage que tout ce que je pourrais te dire, ne te fera pas changer d'avis. Ne va pas du côté Est de la forêt. Des bûcherons ignares  s'en prennent au bois sans distinction. Ta jeunesse peut te faire perdre ta tête.


L'Ouest est plus sûre pour faire une belle balade. les rencontrent que tu y feras emplirons ton esprit pour tes vieux jours.

Le Nord, quand à lui...regorge de personnages malsains qu'il ne faut pas rencontrer. Cela ami, n'est qu'un conseil que je te donne. Si tu as besoin d'aide...Appelle moi très fort et je serai là pour toi.


Puis, elle disparut et je compris mon erreur. Je ne connaissais pas son nom. J'allais quand même là ou l'envie m'en prenait. Les chemins parcourus et les rencontre que je fis, me donnèrent souvent mal à la tête.


Et, un beau matin...je ne sus comment; mais mes pas m'avaient entraînés du côté Est de la grande forêt et soudain, mes racines frémirent d'effrois. De grand coup frappés en cadence, des crissements, des grondements, des bruits de bois qui se fend.


Mon coeur ce jour là se fendit en deux et l'effroi glaça  la partie gauche de mon pauvre coeur. Une splendide Hêtre grise me fixait .J'en tombais amoureux sur le champ. Un énorme bûcheron s'approcha alors d'elle et sa cime trembla. Il leva sa cognée, puis, la reposa.


Il en  fit le tour  et d'un regard froid , il sortit son couteau et fit dans la chair tendre une grosse entaille. Elle se crispa sous la douleur, n'écoutant que mon amour et mon coeur, je fondis sur le bûcheron qui s'en fut en hurlant dans une langue si étrange que  j'en tremble encore.


L'Hêtre grise me regarda et sans plus de façon m'embrassa, ses jeunes tiges s'enroulèrent autour de moi et l'instant d'après nous étions unis à jamais...du moins c'est ce que je croyais.


Le bûcheron revint le lendemain matin escortait de plusieurs hommes. Des hommes forts, 
hache et scies entre leurs mains. Ma douce compagne s'enfuie en me laissant attaché à un jeune bouleau qui hurla de peur. Je vous le dis, j'avais tant peur que je laissait frémir mes basses branches.



Puis, ne voulant pas mourir...j'appelais à tue tête ma jeune et belle amie. Mes cris durent la convaincre de l'urgence...car en un instant elle fut là devant moi. Elle houspilla allègrement les pauvres bûcherons tétanisés par sa survenu, puis elle me détacha et  en un tourne main...nous nous retrouvâmes sur le sentier, celui de notre rencontre.



" Que vas tu faire maintenant jeune chêne?
_ Je pense que je vais  rentré chez moi et ne plus en bougé, laisser mes racines trouvé leur place dans la terre doré de mes ancêtres. j'aurai juste un regret.

_ Et lequel me demanda mon amie?
_ Celui de ne pas connaître le nom , ni de savoir ou se trouve Hêtre grise.
_ Oh! cela je peux te le dire, jeune sot que tu es!


Vas dans ta forêt, tourne au chemin des trois grands pieds. Ouvre la grande futaie et tu la trouvera là. Je reparti aussitôt, le coeur bien chaud, mais soudain, la glace de nouveau envahit mon coeur gauche. Un long cri, une plainte si atroce retentit derrière moi.


Jamais je ne sus ce qui c'était passé. est ce que mon amie, dont j'avais encore oublié de demander le nom, est ce que mon amie allait bien? Voyez-vous ô âmes retrouvées, c'est ce qui empêche mon coeur de cicatrisé...ne pas savoir si mon amie va bien!

Soudain!


Une douce lumière, un flot de musique, des petits êtres multicolores envahirent notre forêt. Une voix mélodieuse entama le chant de l'amitié et je reconnue mon amie.


Elle était en parfaite santé. Mon coeur éclata de joie et les deux morceaux n'en firent plus qu'un. J'étais de nouveau entier...il m'avait fallut tant d'années pour avoir le courage de me souvenirs!


il m'avait fallut tant d'amitiés pour comprendre qu'une seule qui manque peut 
gâchée le reste de ma vie! Tant de doutes et de peurs.

Maintenant tout est presque oublié, et mon amie passe souvent nos dire bonjour. Cela suffit pour nous redonner fois en l'amitié.
Bonne journée à vous et garder présent le rôle que revêt l'amitié.

Y-L.

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2015-04-16T09:54:22+02:00

Héleven Le Sceau et La Pierre.

Publié par osebo-moaka
Le temps pour vous se fait court. Tu dois à présent regagner le Monolithe et finir tes autres passages. Garde seulement en toi l'amour que tu as reçu ici. Ah oui...mère la Montagne veut que tu saches qu'Aimergin n'est pas vraiment soumis à ton pouvoir, mais, à celui de la Nature et à celui de mère la Montagne; dès que tu partiras d'ici, il te faudra lui faire un talisman de soumission...sert toi des plantes que tu trouveras sur place.


Ne t'inquiète pas si Aimergin s'enfuit, continue à faire le talisman, il reviendra vers toi , il ne pourra pas faire autrement...il est attaché à toi par la force de votre nature. Tu as trois années pour finir ton apprentissage et six années pour combattre la force croissante de ton frère.


Oh ! Oui,oui... Le glouton viendra avec vous, ne le chasse pas, il vous évitera beaucoup de mauvaise rencontre; mais la encore, ce sera un autre fardeau pour toi, soit vaillante. Ta beauté, ta force, ta belle nature, feront que sur les  chemins de vie, tu auras à te défendre...n'abuse pas de ton pouvoir, ne laisse pas la colère te dominer-même si c'est par la faute d'Aimergin.


Laisse -le se faire bastonner car,  il l'aura mérité, n'attire pas les regards sur toi en voulant le protégé, c'est ce qu'il cherche déjà à faire. Mère Montagne n'a pas le droit de t'en dire d'avantage. Une dernière chose Héleven, lors de ton  dernier voyage tu rencontreras deux enfants un peu plus jeune que toi.


L'une sera ton amie, l'autre ton ennemie, l'une te soutiendra par de belles paroles, l'autre te montrera la meilleure façon de faire les choses. L'une possède dans son coeur un trésor, l'autre à dans son coeur le fiel et la mort. Je ne peux t'en dire plus, notre conseil  à Mère Montagne et à moi Fée de Montagne c'est... fais simplement preuve de sagesse. Va maintenant, emmène tout de suite ton fardeau car, il gâte par sa seule présence notre lieu sacrée.


Héleven regarda autour d'elle et, son regard se perdit au delà de la Montagne...Elles' s'aperçue que les arbres majestueux qui vivaient juste en dessous de Mère Montagne,  perdaient leurs premières feuilles , un hoquet d'angoisse envahit son coeur et des larmes perlèrent  et glissèrent lentement sur ses joues toutes pâle. Ce n'est rien Héleven, Mère Nature va reprendre sa vie juste après votre départ, veille bien petite soeur, car ton fardeau est plus fourbe que la pire vipère de notre lieu.


Tu as jusqu'à la fin du jour pour partir, et pour dire au revoir à ceux que tu aimes Mère Montagne te l'accorde. Ne traîne pas enfant de vie. Et, la dessus un énorme grondement, la grotte se refermait et avec elle disparaissait la merveilleuse petite fée. Je pris mon frère par le bras, tirant fermement et je le forçais à me suivre.


Il ne voulait pas partir, car, ses yeux s'étaient posés sur un gros caillou oblong de couleur noire et luisant, grâce à ma nouvelle force, je fus capable de l'arracher à l'attraction de cette pierre qui, d'un coup sembla volée pour venir se déposer dans le creux de sa main tendue.


Je pris la ceinture et je la fis claquer avec force et la pierre tomba.  prenant mon frère dans mes bras , il était brûlant de haine et ses yeux de feu jetaient des éclairs, il cracha des mots sans suite tant il était en colère. Il tendait sa main vers la pierre et celle-ci bougeait légèrement comme si une force plus brute l'empêchait de bouger. Mère Montagne enferma la pierre maléfique dans ses entrailles et Aimergin s'endormit, je soufflais reconnaissante envers Mère Montagne.


Un peu plus loin, le glouton me fixait de ses yeux noirs, fou de colère, le poil hérissé, me mettant presque au défi de partir sans lui. Je haussais mes épaules et j'emmenais à pas de charge mon frère qui heureusement semblait léger dans mes bras. Je m'en rendis compte car, un peu plus tôt, oh! à peine un mois je dirais, j'aurais été incapable de soutenir ce genre de marche en ayant mon frère dans les bras, je secouais ma tête et mes long cheveux vinrent me cacher la vue.


D'un geste je les noués fébrilement, Aimergin accroché à moi et  se tenant  avec ses pieds contre ma hanche, brave petit...il ne méritait pas le sort cruel de sa destiné. Toujours à pas de charge nous arrivions enfin au Monolithe et là je vis avec joie Louve et Ourse puis mes amis les oiseaux et riant de joie quelques têtes de poissons hors de l'eau.

Tous me firent des cadeaux, ma besace fut pleine et c'est le coeur gros que je repris le chemin qui  nous ferais passé de l'autre côté. Mon apprentissage était bien difficile et je me sentis d'un seul coup bien seule. Soudain Aigle Royale fut devant moi, il me montra son large dos et je compris, je déposais pour un court moment mon fardeau et nous continuâmes notre chemin, puis, vint Ourse gigantesque (sans son ourson, il devait dormir quelque part dans une vaste grotte bien au chaud) qui après force mimique "car elle ne voulait pas me parler), me fit la même proposition...


ce que je fis avec joie, car, je compris que là, en ce moment même, mon frère sans défense perdait de sa force mauvaise ...pour ne garder que sa force vitale d'enfant. Aigle m'offrit une de ses plumes, la plus belle de toute. Je le pris dans mes bras et le serrais contre mon coeur et là...je reçu une force nouvelle. Je m'écartais vivement, mais Aigle me dit qu'il se devait d'être ainsi ( curieuse façon de s'exprimer).


Ourse m'offrit une de ses griffes, la plus grosse et là aussi à son contact, je ressentis une force très puissante. Louve quand à elle, m'offrit une dent sale et abîmée , mais à ce geste, mon coeur déborda d'amour pour elle. C'était sa dernière dent, Louve allait partir pour les Chasses Eternelles. Mon coeur débordant d'amour, je la serrais fortement contre moi et là, une forte lumière, douce, flottante dans l' air de l'après-midi, irradiante de beauté, entoura Louve, puis, ce fut finit.


Louve n'était plus. Mon chagrin fut intense et je pleurais presque toutes les larmes de mon coeur. Pourtant,  un petit museau vint se frotter contre ma main. Je baissais les yeux, embrumaient par les larmes j'eus du mal à distinguée la forme du petit animal et...

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2015-02-24T10:22:28+01:00

Alfred de Musset.

Publié par osebo-moaka

( 1810-1857).

Poésie.
J'ai dit à mon coeur, à mon faible coeur;

N'est-ce point assez d'aimer sa maîtresse?

Et ne vois-tu pas que changer sans cesse,
C'est perdre en désirs le temps du bonheur?

Il m'a répondu: Ce n'est point assez,
Ce n'est point assez d'aimer sa maîtresse;

Et ne vois-tu pas que changer sans cesse

Nous rend doux et chers les plaisirs passés?
J'ai dit à mon coeur, à mon faible coeur:

N'est-ce point assez de tant de tristesse?

Et ne vois-tu pas que changer sans cesse,

C'est à chaque pas trouver la douleur?
Il m'a répondu: Ce n'est point assez

Ce n'est point assez de tant de tristesse;
Et ne vois-tu pas que changer sans cesse
Nous rend doux et chers les chagrins passés?

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2013-10-28T15:43:02+01:00

Bouddha.

Publié par osebo-moaka

Tout comme une mère protège de sa vie son enfant, son unique enfant,
avec un coeur immense,

nous devrions chérir tous les êtres vivants,
irradier de bonté le monde entier.

(vers,563-v-483 av J-C).

Bouddha.

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2013-10-23T17:48:12+02:00

Pour briser les larmes de ton coeur.

Publié par osebo-moaka

 

Pour calmer ta douleur,
pour briser les larmes de ton coeur,
pour vibrer avec ta douceur
nous ferons briller les étoiles.
une note de douceur, juste pour faire
sourire ton coeur.

Rien que pour toi, laisse nous entrer
dans ton monde de saveur.
nous serons avec toi,
et dans tes bulles de couleur, le rire
éclatera en un millier de douce torpeur.
Pour calmer ta douleur,
Pour briser les larmes de ton coeur,
laisse nous entrer dans ton monde
de terreur.
Y.L

Pour briser les larmes de ton coeur.

 

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2013-10-17T08:23:03+02:00

Les Cygnes sauvages de Coole.

Publié par osebo-moaka

 

Les arbres sont vêtus de leur beauté d’automne,

La sente est sèche au bois,
A la brune d’octobre l’eau reflète un calme ciel;
Sur l’eau qui monte encore entre les pierres
Sont là cinquante-neuf cygnes.
Le dix-neuvième automne est descendu sur moi
Depuis mon premier compte:
Je vis, sans avoir bien fini,
Tous soudain s’enlever,
Se disperser, tournant en grands cercles brisés
Dans la clameur des ailes.
J’ai longtemps contemplé ces oiseaux éclatants,
Et mon coeur est meurtri;
Tout est changé depuis qu’entendant à la brune
Ici pour la première fois
Battre au-dessus de moi les cloches de leurs ailes
Je passais d’un pas plus léger.
Sans se lasser, toujours par couples d’amoureux,
Ils pagaient dans le froid
Des courants familiers ou montent dans les airs;
Leur coeur n’a pas vieilli;
Conquête ou passion, ou que leur aile vague,
Les escortent toujours.
Mais voici qu’ils dérivent sur l’eau calme,
Mystérieux, splendides;
Parmi les joncs bâtiront-ils,
Près de quel lac, étang
Raviront-ils les yeux quand je m’éveillerai
Pour voir qu’ils se sont envolés?
poème composé en 1916.
De William Butler Yeats.

Les Cygnes sauvages de Coole.

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