j'écris pour mon usage.
Un grain de folie, de fantaisie
j'aime écrire des histoires pour enfants...juste un peu,
des histoires pour les plus grands...juste un peu .
de fait ce qui me passe par la tête.
Puis, un peu de science, de cuisine, de santé...
de l'humour , il en faut et d'autres choses.
belle ballade.
Parmi l’effarement des multitudes blondes, Dans les champs imposants des sphères vagabondes, Parmi l’accroissement fait de tous les soleils Et de tous les rayons irisés ou vermeils Ils vont, dans la blancheur divine et tamisée, Dans la splendeur du jour toute fleurdelisée De lueurs, de clartés, de longs frémissements, De désirs toujours purs et de ravissements. Ils sont tous animés par l’Auguste présence… Cet astre radieux qu’on nomme Clémence, Ce flambeau tout puissant qui s’appelle Bonté, Leur font un diadème imposant de beauté. Majestueux, ils vont, et les aubes légères Qui passent sur les monts, en rondes passagères, Baisent leur front divin de flamme auréolé. Et c’est un flamboiement sous le ciel étoilé! De claires visions suivent l’orbe suprême Ou l’oeil étrange et doux résout le théorème De l’inimaginable en l’indéterminé; Si bien, que l’infini demeure illuminé Du monstrueux éclat de sa magnificence Et garde le reflet de la Toute-Puissance. L’écho mystérieux qui dirige les vents Redit aux profondeurs, aux espaces mouvants Le mot définitif que l’éternel murmure… La voix, comme un frisson, s’élève, grave et pure. Et tous les embryons et tous les éléments Sentent passer en eux les éblouissements De l’extase mêlée au concert des étoiles… Tout se pare d’azur aux ondoyantes voiles Et dit tout bas le mot fulgurant, solennel, Eveil mystérieux du prodige éternel. Or dans l’inaccessible et dans l’inévitable Monta, comme un appel, le sanglot lamentable Du Banni ténébreux pleurant sous l’inconnu; L’ange, au regard profond, caressant, ingénu, Se pencha doucement et dit: » Paix à l’abime! Paix à l’ombre hideuse ou sommeille le crime! Paix à Sathan proscrit! » Les gouffres frémiront sous des flots harmoniques, Les cratères flambants, aux larves volcaniques, L’air ou la foudre écrit, Verront des fleurs d’azur couronner l’épouvante, Et l’horreur resplendir sous la voix émouvante, De l’éternel amour; La nuit s’envolera sous la clarté magique, Le chaos reprendra sa figure angélique Faite d’aube et de jour. Tout ce que le désir enfante avec l’atome, De l’obscur vibrion jusqu’à l’ombre de l’homme Du songe à l’animal, Tout ce fourmillement de fluides et de mondes, De spectre ténébreux aux spirales fécondes, Au schéma fantômal; Tout ce que l’antre obscur en les profondeurs blêmes, Jette à l’effarement, porteur des noirs emblèmes D’une âpre avidité, Ce que le lot livide engendre dans ses caves, Tout s’illuminera, sous les accords suaves De la limpidité. L’enfer, l’océan-nuit mêleront leurs écumes Et se disperseront… Les ouragans de brumes, Au vertige hagard, Iront s’évanouir dans l’aurore éternelle… Dieu dissoudra les maux de la geôle charnelle Sous son puissant regard!