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chant

2015-02-03T22:25:48+01:00

Chant du ghetto de Varsovie.

Publié par osebo-moaka

Ne dis jamais: c'est mon dernier chemin
Le ciel sombre cèle des lendemains plus bleus
Viendra notre temps chargé d'espérance
Alors résonneront nos pas: nous voici!

Des contrées vertes aux pays blancs de neige

Peine et douleur accompagnent nos coeurs
Là ou notre sang au sol fut versé
Fleurira l'audace de nos armées.

Le soleil, demain, luira sur nos chemins
Hier disparaîtra avec nos ennemis
Et même si la flamme se meurt
Ces vers toujours nous les chanterons.

Jailli de nos entrailles, non d'une plume
Ce chant n'est pas celui de l'oiseau libre
L'arme à la main dans la cité en ruine.

Aussi, ne dis plus: c'est mon dernier chemin
Le ciel sombre cèle des lendemains plus bleus
Viendra notre temps chargé d'espérance

Avec fierté nos pas diront: nous voici!

Hers Glick, 1942.

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2013-10-02T16:20:12+02:00

« Adrar » Ou le chant du petit berger.

Publié par osebo-moaka

Immense plateau pierreux d’Anou, à l’horizon barré de deux lignes parallèles et semble-t-il, superposées… Ultime extrémité du Moyen-Atlas, première avancée du Haut… Et, à un détour du chemin, la majesté inégalée de la vallée encaissée qui les sépare. Paysage grandiose, silence absolu. C’est alors qu’un chant s’élève et le promeneur, la poitrine haletante, le geste suspendu, est happé par cette voix légère et forte, venue de nulle part et qui, soudain, emplit l’espace… Elle est partie de tout là-haut, de cette zone dénudée d’ »Adrar », la montagne, ou ne s’aventurent que les petits bergers à la suite de leurs troupeaux; elle a volé quelque temps sur les ailes d’ »Isghi », l’oiseau blanc qui niche dans les hauts rochers, vers l’immensité des cieux d’ou elle tient sa pureté, puis glissant dans le lit de vieilles ravines asséchées, elle a joué au toboggan, avec un rire cristallin. Elle a couru ensuite parmi les arbustes rabougris qui tiennent tête si vaillamment aux grands froids et s’est désaltéré à une minuscule source; elle s’est caché un moment dans une grotte puis a piqué sur un arbousier. Passant au-dessus des chênes verts, elle a joué dans les lentisques et les touffes de doum, fait trois petits tours autour d’un groupe de quatre à cinq maisons basses aux grosses pierres mal jointes et ivre de toute cette nature sauvage, elle a rebondi, en écho, contre les parois abruptes de la montagne. La voilà maintenant, entêtante et légère, susurrant à l’oreille du promeneur. Elle lui rapporte l’histoire d’ »Adrar », si belle aux beaux jours dans ses hauts pâturages, si douce pour les jeunes aux  » ahidous », le soir, ou l’on chante et l’on danse… mais si cruelle l’hiver, sous son épais manteau blanc. Et le promeneur , ensorcelé, rejoint le petit berger par-delà l’espace… Il se laisse emporter… Il est Isghi, l’oiseau blanc, il est l’arbouse, le brin de thym, le caillou qui roule sous le pied et la rivière qui gronde, en fond sonore, tout en bas de la vallée encaissée. Vers les cimes, le petit berger s’est tu… et le promeneur recommence à avancer… Adrar ne le quittera jamais.
Eliane Jalabert-Edon.

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2013-08-26T16:45:47+02:00

Au couché du soleil.

Publié par osebo-moaka

 Ah! Enfin…
Il est là ce magique et féérique couché de soleil.
Enfin, je vais pouvoir m’étendre et regarder ces magnifiques constellations, ces étoiles si lointaines.

Tout cela me fait rêver, j’ai alors l’impression de vivre une étrange et irréelle histoire.
Tous les soirs, j’attends, je lève mon long museau , je hume l’air y cherchant les douces odeurs de mon amie.
Je guette, je suis aussi sur mes gardes, car ici je ne suis à l’abri de rien. Aucun endroit pour me réfugier en cas de rencontre.
Il y a deux lunes de cela, mon amie était ici
elle aussi aime lever son museau et regarder  ces points qui brillent dans ce ciel immense.

Puis un jour entre la nuit et le nouveau jour, elle n’est pas revenue.
L’ancien alors a dit:
-Nous pleurons notre soeur, notre amie, notre future épouse. et la meute a pleuré.
Moi aussi, j’ai levé mon cou pour chanté la chanson de l’adieu.
Pourtant mon coeur de loup me dit qu’elle est vivante,
un peu comme ces étranges points lumineux dans l’immensité.

Je regarde, je hume, j’écoute.
Un son, ténu, léger comme un vent d’été.
Un son, un être qui respire, qui se cache, qui a peur.
je la sens cette peur,
je sens aussi la faim, je sens l’odeur d’un être blesser.


Je scrute, j’écoute, de nouveau ce son ténu, je le laisse me guider.
Je respire, enfin, je la sens.
enfin je la trouve.
Blessée elle git au fond d’une ravine, une patte cassée?
Une patte rongée? une patte qui ne sent pas bon.
Je la rejoint, je la respire.


Heureuse de me voir elle respire mieux, frétille des oreilles,
seule et blessée elle a crus que j’allais l’oublier.

Mais comment oublier celle que l’on aime?

Je lève ma tête, je pointe mon museau et je chante de toute mes forces le chant de vie.
Ils sont tous là, ils sont venus, pour elle, pour moi.
Ils regardent, ils sentent, ils réagissent, et l’ancien parle. :
-" Soeur de la meute, ta blessure n’est pas si grave, il
te faut manger et après nous t’aiderons à revenir là ou nous vivons ».

De joie mon coeur explose.
nous chassons pour elle, le gibier et heureusement  présent dans cet endroit.
nous évitons de chassés là, mais c’est une question de survie.
Notre soeur mange et enfin son poil se hérisse, elle se sent mieux.
Dans  une lune elle sera guérie.
Si belle dans la lueur rouge de la nouvelle lune,

elle lève son beau et long museau,
puis elle chante et tous nous l’accompagnons.
Ce chant est dédier à une amie

, j’espère qu’elle l'entendra.
Y-L

 

Au couché du soleil.

 

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2013-05-13T20:07:22+02:00

Le chant Grégorien.

Publié par osebo-moaka

Depuis plus de mille ans,
le chant grégorien se pratique
dans les églises et les abbayes moniales.
A capella, il ne peut se chanter qu'à
une ou à plusieurs voix,
mais toujours à l'unisson.
Il existe des miliers de mélodies
d'origines différentes.
Le mot grégorien apparaît
à la fin du VIIIe  siècle, en référence
au pape Grégoire le Grand.
C'est une musique récitative qui trouve
son origine dans le plain-chant.
Ce style musical ancien, très répandu,
n'est pas propre aux traditions catholiques.
On le trouve également dans les
" cantillations", façon liturgique de chanter les textes sacrés,
chez les juifs, les musulmans et les bouddhistes.
Les propriétés musicales du chant grégorien  sont,
elles, très particulière.
Il n'a pas de cadence, mais s'appuie sur
le rythme qui découle des paroles.
Ce sont les mots qui suggèrent la mélodie.
Pour retranscrire les notes,
on utilise les " neumes",
un ensemble de signes inscrits au-dessus du texte,
en vigueur au Moyen-Age avant l'arrivée de la portée
à cinq lignes.
Ces neumes permettaient au chanteur de rejouer
une mélodie à l'oreille.
On dit aujourd'hui que le chant grégorien
facilite le calme le recueillement.
Certains le nomment encore
" le yoga musical de l'Occident",
mais à l'origine, il aurait été diffusé
dans tout le royaume carolingien afin
d'unifier les chants sacrés et
d'implanter le christianisme.
Il aurait ainsi servi à asseoir le
pouvoir politique de l'époque,
reflet, entre autres,
des querelles religieuses
entre
Rome et Byzance.

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