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ville

2015-04-07T22:32:46+02:00

La belle histoire d'amour de Marrakech.

Publié par osebo-moaka
Il était une fois un fier chef de guerre, surgi des sables sans fin du Sahara et une très belle, très intelligente et très ambitieuse jeune femme berbère qu'il épousa. Lui, c'était Youssef Ibn Tachfin... On le disait de taille moyenne, le teint brun, les yeux noirs, les sourcils presque joints, le nez aquilin.


Il était courageux, très actif, généreux, guerrier redoutable et cependant d'une modestie exemplaire. C'était un des chefs prestigieux de ces rudes guerriers aux voiles indigo, partis du Sahara sur leurs grands dromadaires au onzième siècle et qui avaient franchi les montagnes pour investir la plaine du Haouz et y fonder un camp: " Marrakech",


dont la légende raconte l'étymologie peu glorieuse: ce nom aurait signifié " passe vite" tellement l'endroit était sinistre et dangereux. L'époque était chaotique...Le pays n'avait aucune unité et des tribus rivales se faisaient des guerres incessantes. Elle, c'était Zineb...hautaine, d'une exceptionnelle beauté, d'une rare intelligence et d'une ambition démesurée.


Fille de notable berbère; elle avait été mariée déjà trois fois quand elle épousa Youssef, amenant en cadeau de mariage le ralliement à son mari de toutes les tribus du Haut-Atlas, et donc une ère de paix nécessaire pour faire oeuvre de bâtisseur.


Tous les chroniqueurs de l'époque s'accordent sur le rôle capital qu'à joué Zineb dans la vie de Youssef, le poussant toujours en avant, lui maintenant sa place de chef suprême qu'aurait pu revendiquer son cousin et lui insufflant une haute opinion de lui-même, et d'ambitieux projets.


Youssef et Zineb prirent donc Marrakech en mains; de camp retranché, campement de tentes, on vit émerger des sables peu à peu, un grand marché, puis une véritable cité de terre rouge...Des maisons s'érigèrent , des remparts, une kasbah pour la cour princière...Mais l'eau manquait...


Alors furent creusées les fameuses " rhettaras" que les photos aériennes actuelles révèlent comme autant de trous coniques dans le sable tout autour de la ville...reliées entre elles par des canalisations souterraines, elles ramènent l'eau des nappes profondes vers la surface de la terre, ce qui explique l'existence de ces magnifiques jardins que seule une muraille, en pisé rouge, sépare de l'aridité du désert; et la palmerais surgit qui foisonne de légendes...


A t-elle été volontairement plantée en souvenir des oasis sahariennes quittées? A t-elle poussée spontanément, fruit d'heureuses conjonctures, les noyaux de dattes véhiculés par les déjections des dromadaires ou tombés au fond des trous faits par les lances plantées en terre?


Le mystère de son origine demeure, mais écrin vert dans l'ocre de la nudité des plaines, ses larges palmes vertes accompagnent les kilomètres de remparts crénelés rougeâtres ou nichent les cigognes et qui se découpent sur le fond enneigé des montagnes de l'Atlas.


Et c'est de cette palmeraie naissante que partir un jour youssef à la tête d'une troupe de Sahariens voilés et de berbères de l'Atlas ralliés pour une extraordinaire et héroïque épopée qui devait l'amener jusqu'en Andalousie et faire de Marrakech  la capital d'un immense empire...


Née de l'amour , du courage, de l'intelligence, de la ténacité d'un couple hors du commun, Marrakech, au fils des siècles, s'est ornée de monuments prestigieux, de palais somptueux que domine toujours la splendide et grande Koutoubia dont le minaret, haut de soixante-dix mètres, surmonté de trois boules en or, se laisse apercevoir de n'importe quelle partie de la ville.


Entre ses remparts, Marrakech la rouge déploie ses splendeurs, ses raffinements de ville modernes, ses orangers, ses palmiers, ses massifs de fleurs, ses luxueuses villas et ses hôtels démesurés...La capitale de terre et de sable est devenue une des plus belle et des plus attachante villes du Maroc.
E.J.E

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2013-09-30T11:57:55+02:00

Tourcoing.

Publié par osebo-moaka

Dès le Moyen-Age, les draps et les étoffes de la ville sont renommés dans toutes l'Europe, et  Tourcoing obtient en 1491 le droit de tenir " Franche Foire". 
Du temps des peigneurs à la main, les Tourquennois faisaient aussi le métier de " broutteux"; ils transportaient la laine sur de rustique brouettes de bois. Mais la ville n'est pas seulement une capitale du commerce et du textile. Preuve en est le musée des Beaux-Arts, qui occupe un hôtel particulier de 1860 ou vècut le compositeur Albert Roussel, natif de Tourcoing. Les toiles flamandes et hollandaises du XVIIe siècle y prennent une place de choix, tandis qu'un important cabinet d'estampes offre un riche panorama, de Rembrandt à Picasso en passant par Piranèse et Daumier. La peinture du XIXe siècle est bien représentée par David et Boilly ( avec les célèbres têtes d'expression à 35 figures différentes), Puvis de Chavannes et Carolus-Durant, que complète un échantillonnage de peintres " pompiers". Et bien d'autres encore. Comme toujours dans le Nord c'est la Grand-Place pleine d'animation qui constitue le coeur de la ville; l'église Saint-Christophe, néogothique, qui y côtoie l'hôtel de ville, est célèbre pour son carillon de 48 cloches et bourdons.
 
 

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