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2013-10-02T16:30:31+02:00

Une incroyable rencontre.

Publié par osebo-moaka

Et Là, derrière la vieille bâtisse complètement écroulée, nous suivîmes un passage étroit et nos regards se portèrent sur une petite maisonnette que nous n’avions pas vue. La porte était ouverte, le feu semblait allumé, car de la fumée sortait de la cheminée. Nous avancions certain de découvrir quelque vieille femme; habitant là depuis des lustres. Quand nous franchîmes le seuil, une lueur vive nous éblouis, puis seul le feu de la cheminée donna de la luminosité. Assise dans un vieux fauteuil, une femme sans âge nous fixait de ses yeux verts fanées. Elle nous invita à entrer et nous fit asseoir sur un très vieux banc près de la cheminée. Elle nous fixait toujours et nous étions vraiment mal à l’aise. Enfin, elle nous parla, le son de sa voix était rugueux les mots anciens, mais on la comprenais  très bien. Elle nous conta sa vie, femme de service dans la haute demeure de riches anglais venus vivre en Normandie et ayant connu beaucoup de malheurs dans leur vie. Le père fondateur d’une grande entreprise de bière était mort de la tuberculose. Deux de ses fils trouvèrent la mort dans un grave accident de chemin de fer. Son dernier fils, perdit sa femme alors qu’elle venait d’accouchée d’une petite fille prénommée  Elisabeth. Quand à vingt ans celle-ci se maria avec un propriétaire terrien de la vieille Angleterre: Madame Legros se trouva sans situation, mais elle resta à la maison pour s’occuper du vieux lord qui vécu jusqu’à l’âge de 90 ans. Entretemps Elisabeth revint avec un petit garçon de trois ans et enceinte d’un autre, elle le mit au monde trois mois plus tard. Le vieux lord connu ses petits fils. Puis il ferma les yeux. Quand les enfants eurent six ans et huit ans et-demi un drame atroce se produisit. Les enfants disparurent et plus jamais on ne les retrouva. Madame Legros promit à Elisabeth qu’elle retrouverai ses enfants avant de s’endormir pour le long voyage. Elisabeth mourut à l’âge de quarante huit ans sans avoir revu ses fils et ce malgré la somme colossale  pour l’époque qui fut promise à tous ceux qui pourraient donnés des informations. Petit à petit on oublia la grande famille, la grande maison passa à l’oublie comme si un voile la recouvrer. De temps en temps des gens viennent voir Madame Legros, mais personne n’a de nouvelles à lui donnait. Alors elle nous posa la question, celle qu’elle posait à tous ceux qui venaient la voir.-  Messieurs! avez-vous vus les petits de ma maitresse? A notre réponse elle tomba à genoux devant nous, mais elle ne nous toucha pas. Des larmes d’émeraudes, un sourire éclatant, la fit paraître bien plus jeune que nous ne le pensions Pierre-Alain et moi. Puis d’un bond souple elle se releva et nous questionna à vive allure comme si le temps  soudain était devenu rare. - » Ou les avez-vous vu et quand les avez-vous vu? Que vous ont-ils dit, ou sont-ils? Je levais les bras pour la faire taire, chose qu’elle n’apprécia pas, son visage se durcit et Pierre-Alain se mit a trembler. Je n’en menais pas large moi non plus je vous le dis.-  » Madame, deux enfants nous ont conduit ici même, c’est en les suivant que nous vous avons trouvé. Ce sont deux jeunes garçons de l’âge que vous nous avez donner, l’un est blond et l’autre est brun, l’un porte une écharpe jaune et l’autre une écharpe bleue. A ces mots Madame Legros poussa un énorme soupir, « ce sont mes deux petits si longtemps cherchés! Ou sont-Ils maintenant? – Devant le puits madame, c’est là qu’ils sont. – Ah malheur de malheur! Je l’avais dit à Madame que ce puits devait être fermé ou bouché; mais elle ne l’a jamais voulue. Quelle tristesse, mes deux petits sont tombés dans le puits, merci à vous messieurs pour ce que vous venez d’accomplir, mon rêve et mon attente s’achève avec le retour de mes petits, nous allons pouvoir partir d’ici, et pour vous messieurs il est temps de partir.  Juste une dernière chose messieurs, allez sous le vieux chêne il y a en son pied une cachette, vous y trouverez  un coffret. Prenez-le et soyez remercier pour votre courage  soudain, elle blanchie,    elle nous montra la porte. Nous fuyames Pierre-Alain et moi aussi vite que nous le pûmes et la maison disparue, nous retournant notre stupeur fut grande Madame Legros et les deux enfants Charles et Henri Dequerre étaient réunis et leurs visages étaient baignés d’une lumière si douce que c’était plaisir à voir. Et puis, plus rien… Il ne restait plus que le gros et vieux chêne. Sans nous presser et surtout sans rien dire; nous avançâmes vers l’arbre ,et en effet, on y découvrit un coffret, très vieux et en piteux états. A l’intérieur? ce qu’il y avait à l’intérieur? Vous êtes bien curieux! Notre aventure nous nous la racontons souvent Pierre-Alain et moi. Nous avons au fil du temps compulsés plusieurs ouvrages et écrit quelque livre, mais cette aventure là!  Elle fut  sans doute la plus belle de toute nos aventures.  Mais notre rencontre avec un fantôme écossais vaut le détour. Pierre-Alain et Henri . Une autre de nos aventures? une prochaine fois… Si vous le voulez…
Y-L

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2013-10-02T15:55:09+02:00

Francis Blanche.

Publié par osebo-moaka

Pour moi, une journée sans canular, c’est un gruyère sans trou. »emoticone

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2013-09-01T14:11:26+02:00

Paris sans voitures...

Publié par osebo-moaka

Paris sans voitures est silencieux comme un jardin de pierre. La bicyclette est la reine du pavé, et la G7, convertie aux moeurs indochinoises, appelle ses pousse-pousse " vélos-taxis". Mais , pour beaucoup, la marche à pied et de rigueur jusqu'à l'heure du couvre-feu, sous la lumières bleutée des lampadaires.
Maurice Chevalier nous dit comment, sur une musique de Vincent Scotto, Elle avait des semelles en bois qui faisaient cli-clac-clic-clac: l'ouragan de la pénurie a emporté les matières premières. Les menuisiers font des chaussures.
Laine, soie et cuir ne sont que des souvenirs. La  Parisienne, pour rester coquette, taille dans la fibrenna, le crin viscose et autres ersatz d'éphémère tenues qui rétyrécissent à la moindre averse et ne la protègent pas du froid.
elle entretient l'illusion du luxe disparu en passant, faute de bas, ses jambes nues au "teint doré" de chez Payot ou au " 260 fin" d'Elisabeth Arden, de vulgaires teintures.
Dans les assiettes, ce n'est guère mieux: pâtés d'abats, mou de mouton, bouillies de millet, blettes, topinambours et autres rutabagas.
Bref, les Français se serrent la ceintures qui, désormais, faute de cuir, est en peau de dindon.
Au restaurant, les jours " sans" succèdent aux jours " avec", mais l'on y mange en général mieux chez soi.
Gaston Denys, de l'académie des gastronomes, conseille aux Parisiens de consommer des huîtres, que l'on trouve en abondance, car l'occupant n'est guère friand de ce coquillage.
Mais, pour en déguster une douzaine, il faut se livrer à un tou de passe-passe, en changeant de place après la sixième, car les ordonnances de la restauration interdisent d'en déguster d'avantage.
Puis, un jour, les approvisionnements cessent. Place de l'Opéra, un nouveau panneau indicateur s'ajoute à la forêt de pancartes qui a poussé, depuis 1940, devant les chaises d'osier du Café de la Paix: " Zur Normandie Front."
Vendredi 25 août 1944, deux heures de l'après-midi au même endroit. La place est vide, écrasée par une chaleur accablante. Plus loin, vers la Seine, de noires fumées assombrissent le grand ciel bleu qui nimbe Paris.
Par moment, des explosions, des crépitements de mitrailleuse, de sèches fusillades retentissent.
On se bat rue de Castiglione et dans les rues adjacentes. Près de l'hôtel Meurice, une colonne de véhicules allemands, transformée en un énorme amas de tôles convulsées, se consume.
Soudain, à l'angle de la place de l'Opéra, surgit un convoi: trois Jeep, un camion Dodge, un halftrack et un char portant, sur l'éclat mat de sa tourelle, une croix de Lorraine.
Des Français! La division Leclerc! Le détachement est envoyé par le colonel Billotte pour investir l'immeuble à coupole de la Kommandantur.
Quelques minutes plus tard, hagards comme des somnambules que le soleil aveugle, les mains collées à la nuque, des soldats de la Wehrmacht sortent en file indienne. En face, sous les lourdes frondaisons du boulevard des Capucines, une pluies de verre s'abat avec fracas sur le trottoir.
Les vitres du Café de la Paix viennent d'exploser. Des Allemands, pris de panique, ont , avant de s'enfuir, jeté de grenades incendiaires. A coup de siphons, les maîtres d'hôtel parviennent tant bien que mal à éteindre les flammes. Hélas! le plafond peint du grand salon est irrémédiablement détruit.
Les semaines suivantes, les GI en tenue kaki affluent. Un cordon de troupes, carabine Us M1 en bandoulière, encercle jour et nuit le pâté d'immeuble du Grand -Hôtel. Dans les rues voisines, des MP à casque blanc vérifient systématiquement l'identité des civils et des militaires qui se présentent.
Pendant ce temps, un impressionnant dispositif de défense: cheveaux de frise, fils de fer barbelés, armes lourdes, troupes spéciales... est déployé autour du Commandement suprême des forces alliés, à Versailles, ou le général Eisenhower se retrouve, pour ainsi dire, assigné à résidence.
Un comble pour un libérateur! La cause de ce brale-bas sera révélée après-guerre par Time Life: une opération d'"intox" allemande avait fait croire aux Alliés que " Ike" allait être assassiné au Café de la Paix par un commando spécial, dirigé par celui que l'Intelligence Service surnomme " L"homme le plus dangereux d'Europe": le colonel SS Otto Skorzeny, déjà célèbre pour avoir exfiltré Mussolini de sa prison des cimes du Gran Sasso, à la faveur d'une opération commando rocambolesque.
Classé pendant quatre ans résidence pour Oberoffiziere, le Grand-H$otel devient l'Allied Expeditionary Forces Club N°1.
Des hôtesses, malicieusement surnommées " Tender girls" car elles sont commandées par Lady Arthur Tender, épouse de l'Air Chief Marshal du même nom.

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2013-08-09T13:35:17+02:00

Amadeus.

Publié par osebo-moaka

Amadeus,  » l’aimé de Dieu », c’est aussi le nom d’une pièce de théâtre écrite en 1979 par l’anglais Peter Shaffer et adaptée au cinéma par Milos Forman. Cette pièce essaie d’aborder et de comprendre ce phénomène exceptionnel et miraculeux qui s’appelle le génie, en nous montrant la rivalité qui oppose Salieri, le compositeur officiel de la cour de Vienne, à Mozart. Salieri avait un certain talent, mais il était besogneux, et l’histoire a presque oublié son nom. Mozart avait du génie. La musique semblait jaillir de lui sans effort et sans travail; on sait que ce ne fut pas sans douleur. Il est peu probable que Mozart ait eu cette surexcitation et ce rire un peu hystérique qu’affecte son personnage dans le film. Mais les conventions du théâtre et du cinéma, cherchant à extérioriser des aspects profonds d’une personnalité, doivent parfois en exagérer les traits.

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2013-07-25T10:09:19+02:00

Fry, Arthur.

Publié par osebo-moaka

Le Post-it.
 C'est en travaillant sur les possibilités d'améliorer les produits de la société 3M que Spence Silver a découvert un adhésif aux propriétés uniques. Il enduit d'une nouvelle colle un morceau de papier et constate que cette substance permet l'adhérence à une surface mais peut aussi être décollée sans déchirer la feuille de papier. Cette invention n'a pas trouvé d'application immédiate. Il a fallu attendre une dizaine d'années pour qu'Arthur Fry, un autre chercheur du groupe, lui trouve un débouché. Membre d'une chorale, Fry devait fréquemment coller sur les pages de ses partitions des petits signets d'annotations qui se détachaient sans cesse. En 1970, Fry eut alors l'idée géniale d'appliquer la colle déouverte par son collègue. Est-ce ue la chorale entonna un vibrant " Euréka"? Peut être, en tout cas le Post-it était né.

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2013-07-08T17:36:51+02:00

Muse cruelle.

Publié par osebo-moaka

Ma muse m'a quitté,
sans un regret,
elle m'a jeté aux oubliettes
du passé.
Trop dur de te visité, m'a -t'elle rétorqué.
Comment!
de quoi donc te plains-tu?
-de rien dit-elle, ton esprit est trop tordu,
rend-le plus libre, et, de nouveau
je viendrais te visité.
Muse cruelle, tu as bien peu de cervelle.
sans moi, tu n'existes pas...
et moi, sans toi...
je baisse les bras.
Y-L

Muse cruelle.

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2013-06-13T06:50:52+02:00

Alphonse de Lamartine.

Publié par osebo-moaka

A Mary Anne Birch( 14 aout1819.)
J'ose vous supplier, Mademoiselle,
de ne pas juger
avec sévérité  la demarche à
laquelle la nécéssité me force à recourir,
et de lire au moins cette lettre jusqu'au bout.

Je n'ai pu vous voir sans vous aimer,
et chaque jour comme chaque parole
à contribué, depuis, à fortifier en moi ce
penchant d'abord involontaire, mais que la raison
et la volonté approuvent également aujourd'hui.
Je ne puis me résoudre à m'éloigner
sans vous l'avoir au moins découvert.

Alphonse de Lamartine.

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2013-06-03T11:24:53+02:00

La Pause.

Publié par osebo-moaka
La pose ne dure qu'un instant,
Le soleil qui darde ses rayons
Sur notre peau réchauffe gentiment.
Sans trop de hâte nous flânons
En respirant cet air enivrant de ce
jour de presque printemps.
Ravie d'être sur place
Et d'entendre sous le vent le doux
bruissement du prunus en fleur.
Quel épanouissement,
La beauté de ses fleurs,juste rosées
nous enchantent.
Ah! Le bonheur est presque
parfait.

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2013-05-22T19:01:09+02:00

Commandements de l'Employé d ' administration.

Publié par osebo-moaka

En arrivant t'installeras,
Mais sans aucun empressement,
Pendant une heure te feras
Les ongles consciencieusement,
Puis quelques journaux tu liras
Pour te bien tenir au courant.
Quelquefois tu travailleras
Sans jamais suer cependant,
Ta montre consulteras
Vingt-fois, cent-fois, à tout moment,
Enfin la sieste tu feras
Sur ton papier tranquillement,
C'est ainsi que tu gagneras
Les palmes et l'avancement!
Marcel Houjan.

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2013-04-30T16:56:15+02:00

Lettre coquine de...

Publié par osebo-moaka

George Sand et Alfred de Musset.
En 1833 et 1834,
les deux écrivains eurent une aventure amoureuse qui donna lieu à un échange de correspondance.
plusieurs lettres coquines sont arrivées jusqu'à nous
sans que l'on ait la certitude de leur
authenticité.
Canular ou non, ces textes ne manquent pas de piquant
et témoignent de la virtuosité
de leurs auteurs, à la fois pour l'amour
et pour la littérature.
Ils font d'eux des amants modernes , et de
George Sand une femme très
en avance sur son temps.
Lettre d'Alfred de Musset adressée à George Sand:
Comme l'auteur l'indique lui-même,
il s'agit ici de ne lire que le premier
mot de chaque phrase.
Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage?
Vous avez capturé les sentiments d'un coeur
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

(bien à vous, Eric Jarrigeon).
Voici la réponse de George Sand:
Cette insigne faveur que votre coeur réclame
Nuit à ma renommée et répugne mon âme.

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