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noir

2024-09-24T13:30:48+02:00

Musset.1835-1837, Les Nuits.

Publié par osebo-moaka
Du temps que j'étais écolier,
Je restais un soir à veiller
Dans notre salle solitaire,
Devant ma table vint s'asseoir
Un pauvre enfant vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Son visage était triste et beau,
A la lueur de mon flambeau,
Dans mon livre ouvert il vint lire,
Il pencha son front sur ma main,
Et resta jusqu'au lendemain,
Pensif, avec un doux sourire.

Comme j'allais avoir quinze ans,
Je marchais un jour, à pas lents,
dans un bois, sur une bruyère,
Au pied d'un arbre vint s'asseoir,
Un jeune homme vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Je lui demandai mon chemin;
Il tenait un luth d'une main,
De l'autre un bouquet d'églantine,
Il me fit un salut d'ami,
Et, se détournant à demi,
Me montra du doigt la colline.

A l'âge ou l'on croit à l'amour,
J'étais seul dans ma chambre un jour,
Pleurant ma première misère,
Au coin de mon feu vint  s 'asseoir
Un étranger vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Il était morne et soucieux;
D'une main il montrait les cieux,
Et de l'autre il tenait un glaive,
De ma peine il semblait souffrir,
Mais il ne poussa qu'un soupir,
Et s'évanouit comme un rêve.

A l'âge ou l'on est libertin,
Pour boire un toast en un festin,
Un jour je soulevai mon verre,
En face de moi vint s'asseoir,
Un convive vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Il secouait sous son manteau
Un haillon de pourpre en lambeau,
Sur sa tête un myrte stérile,
Son bras maigre cherchait le mien,
Et mon verre, en touchant le sien,
Se brisa dans ma main débile.

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2019-06-11T12:28:09+02:00

Le Fils de son père.

Publié par osebo-moaka
_Quoi! Mais non, arrêtes-toi là! C'est pas possible de voir ça. Lâches-moi. J'ai envi de lui en baffer une mais bon c'est qu'une fille et les filles c'est fragiles... du moins c'est toujours ce que l'on m'a dit. " Bats une femme avec une rose, mais fais attention à ses épines" pas vraiment compris le concept bref. Là en l’occurrence, c'est pas une femme, juste une fille.

Je la connais depuis trois ans maintenant et si nos débuts furent très difficile, au bout d'un an, elle devint comme une petite soeur ( une vraie pot de colle). Petite, un peu boulotte, jolie avec son visage en triangle et sa bouche tendre en forme de coeur... des yeux presque noir avec juste une pointe d'or sur le côté droit...un nez en trompette et de long cheveux noirs aux reflets bleuté.
 
 
Environ un mètre soixante pour à peine seize ans, un brin foldingue et passablement invasive comme certaine plante. Il y a encore six mois, nous étions inséparable ou presque puis mes potes m'ont fait comprendre qu'il fallait qu'elle dégage...qu'elle était genre poisse et source d'emmerde. Elle faisait fuir les filles en rigolant et en braillant telle une hyène féroce.


Mes potes, Frank Suez dix sept ans, noir de poil, yeux bleu lavande, bardés de muscles, un poil irascible sur les bords.
Karl Manil , dix sept ans , blond genre surfeur des plages, yeux noirs, bouche trop pulpeuse (suivant les dire des filles) pour un mec ( à mon humble avis aussi), un mètre soixante douze, un peu grassouillet, débrouillard, vaniteux, avide, peu scrupuleux, bref pas vraiment mon pote, plus celui de Frank.

Johan Selier, le plus timide, simple, souriant ( genre à s'attirer des ennuis de part sa spontanéité à sourire à tous le monde, surtout aux mecs). Un mètre soixante quinze au bas mot, yeux noisette caramel, bouche lisse, nez aquilin, figure de pâtre grec s'il en est, marathonien du tonnerre, aimant la vie.


Colin Fralinouz, petit un mètre soixante, râblé, teigneux comme pas deux, grincheux, haut en couleur avec sa tignasse rousse, ses yeux azur, sa bouche sèche, pincée, des dents blanche, cherchant toujours à mordre. Fidèle en amitié malgré les coups tordus qu'on peut lui faire, n'aime pas les filles qui gloussent comme des dindes, paresseuses, n'apprécie pas qu'on se moque de sa mère ( grande bouche, très boulotte, s'habille façon hippies, se mêle de tout, un vrai poison quoi!).


Et puis, il y a moi ...Fabio, Admonide-Zeus-Kergle. (moitié Grec par ma mère, moitié Breton par mon père, un drôle de mélange, d’où les prénoms, galère). Je vais avoir dix  huit  ans à la fin de cette année . Je suis né un 31 décembre, un mètre soixante dix sept ( trop grand pour mon âge) pour environ 65 kg, je suis féru de langues anciennes et j'ai une passion pour la voile, la natation, le cheval d'Arçon pour la force bref... j'ai les yeux pers un noir,un bleu -vert pâle, un nez droit, un visage un peu brute,
 
des lèvres trop charnues pour mon goût mais bon d'après les filles,( je suis un bon morceau, un quatre heures plus qu'agréable, pourquoi mon pote n'a pas les mêmes appréciations? mystère.)...mais avec mon boulet,, je ne suis pas prêt à faire un essai. Pourquoi s'accroche t'elle donc à moi avec cette force qui me déroute?

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2013-05-21T23:49:30+02:00

Petit livre qui sert à l'écriture.

Publié par osebo-moaka
Petit livre qui sert à l'écriture,
sent de nouveau l'aventure,
quand la main qui empoigne
d'un geste sage,
d'un geste rageur;
le crayon qui sert à noircir
les pages du Petit livre noir.
Quand cette main laisse aller l'esprit vagabond
vers sa propre destiné,
elle trace alors
les histoires de son passé,
de son avenir,
de son futur aussi.
La haine n'est pas de mise,
ni la couardise, non,
juste de la douceur, de la chaleur,
du rêve et du bonheur.
Pages noircis, sur le
Petit livre noir...
Blanc, Rouge,ou Noir...
à fleurs ou simplement de couleur.
La main griffonne ses propres mots,
laisse s'envoler les mots.
Et ceux-ci, lui reviennent calmer,
prêt à recommencer, l'histoire de
leurs propres destinés,
les pages ne sont plus noires,
elles brillent de l'éclat de l'amitié.
Y-L.Petit livre qui sert à l'écriture.

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