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trois

2020-03-19T17:25:16+01:00

Dans mes rêves,la peur.

Publié par osebo-moaka
Je me souviens très bien de mon enfance. Reconnue comme étant une enfant ..."fragile" j'étais souvent mise à l'écart des autres. Il n'était d'ailleurs pas rare, d'être la souffre douleur de mes camarades. Oh certains diront que ... ce n'était que petits jeux d'enfants turbulents...Pour moi, ce n'était vraiment mais alors vraiment pas ça!


 Oh que non! Qu'avais-je pour être mise de côté, pas de sports, pas de jeux en groupe pas de bagarre, bref rien qui ne soit facile pour un enfant lors des récréations. Un jour pourtant, j'osais bravé l'interdit.

 
Le ciel nuageux,menaçant, se mit soudainement à grondé, qu'importe, le jeu était plus important qu'une petite pluie fut-elle forte. J'étais ce jour là l'élue du groupe d'Elanie, Coraline, Framboise, Magalie,Martine et Elénor, le groupe qu'il fallait à tout pris intégré.


Je me trouvais au centre du groupe et Elanie me disait de sa voix forte:"Allez,plus vite, tu n'y arriveras pas si tu flemmarde comme ça, encore trois tours, vas y donne -toi à fond!" Les autres restaient muettes mais attentive, j'y arrivais quand soudain... Le ciel explosa.


La foudre venait de me frappé alors que je bougeais en force, mon houlahoupe virevoltait autour de mon corps, j'étais heureuse, encore un demi-tour et je gagnais le droit d'intégré le club des filles les plus extra du lycée.


Mon souvenir? Un choc, brutal, une frappe mordante, une envie de hurlée poignante, j'urinais et hurlais de douleurs, pourtant, j'étais vivante. Les filles étaient resté sur place tétanisée, pleurant à grosses larmes, réconfortées par les profs venues en toute hate dès les hurlements. Moi! Moi j'étais seule positionnée contre le mur Est le visage sanguinolent, les yeux hors de leurs orbites, les cheveux tout électrique.


Je poussais de petits cris plaintifs, personne ne vint me voir de plus près sauf le prof de math Guillaume Franc, mon prof préféré. Il s'approcha de moi doucement. Il me parla mais, je n'entendais rien, des larmes coulées sur ses joues havre ... Un petit sourire essayait de prendre forme mais ses lèvres et son menton tremblaient de trop.


 Il finit par me prendre dans ses bras. Le choc reçu alors nous éloigna l'un de l'autre. Je gémis de plus belle et lui cria quelque chose que je n'entendis pas. Il resta avec moi jusqu'à ce qu'un médecin et deux infirmiers plus les pompiers me prennent en charge.


Je reçue de bons soins pour mes diverses brûlures , pour mes maux de têtes, il n'y avait que le temps qui dirait s'il fallait prendre cela en compte ou si cela finirait par disparaître. Un mois d’hospitalisation plus tard, je repris mes cours. Devinez...Le groupe n'existait plus, trois des six filles étaient partis et les trois autres se détestaient...quelle chose étrange!


J'aimais les maths, je passais donc mon temps libre avec Monsieur Franc, il n'aimait pas vraiment les filles  mais mon amour des maths lui fit voir que les filles n'étaient pas que des dindonnes gloussantes pour un oui ou un non. Grâce à lui, j'eus mon bac avec félicitation . De fil en aiguille et malgré mes petits soucis, je parvins à être admise à la fac pour le plus grand plaisir de mes grands-parents.


Après bien des indécisions, je finis par m'inscrire au cours pour être infirmière, je voulais rendre ce que l'on m'avais offert le jour ou la foudre fit de ma vie d'enfant, de jeune adulte un petit enfer? Mes rêves n'étaient pas des plus jolis,jolis oh que non, un secret! Un souvenir! Un défi! Bref quelque chose d'on vous ne vouliez pas que sa ce sache et moi,moi j'en rêvais et ainsi je connaissais les pires ou meilleures choses de tout un chacun une belle "merde".


Après quatre années bien difficiles, j’eus mes diplômes, je pouvais postulé . Le premier hôpital me renvoya vers d'autres études en bref pas de place. Le deuxième me fit poireauté un petit mois. Le troisième m’orienta vers une clinique et là...on m'envoya vers les "Médecins sans frontière" qui eux, m'accueillir à bras ouvert.


Trois ans à bosser avec une équipe du tonnerre. On se plaint, ben que ceux qui se plaignent aillent faire un tour en Afrique et là,on en reparle ok! Ce fut sur le chemin du retour que mes rêves tordus commencèrent, j'en eus sur place mais pas comme ceux qui me hantés maintenant et ce n'était que le commencement. A bord de l'avion qui me ramenait en France, un rêve poignant envahi mon sommeil.



Mes cris finirent par alertés les autres voyageurs. Les hôtesses m'empêchèrent de dormir le reste du voyage, ce qui soit dit en passant, me donna à la descente de l'avion une mine de papier fortement mâché. Mon aspect maladif en inquiéta plus d'un. Ce que je retins de ce voyage, c'est qu'encore un peu et j'étais persona non gratta sur les vols. Quelle chienlit! 

Deux...

Après quatre semaines passés à me remettre de tous ce que j'avais pu vivre en Afrique, l’installation de mon petit trois pièces, les visites et dépos de CV auprès des personnes compétentes...Je décidais de mettre une annonce afin de trouver une colocataire. Deux jours plus tard et six personnes éconduites apparue celle qui deviendrais ma meilleure amie et confidente. 


Une brunette pimpante, souriante, mâchouillant un chewing-gum avec vigueur me donna un chèque correspondant à six mois de loyers. Alors là, je dis oui aussitôt. Elle emménagea trois jours plus tard toujours aussi souriante. La vivacité faite femme. Une tornade était entrée chez moi.


 
Elle m'apporta son amour de la vie, je lui expliquais mes soucis, il rigola tant et tant qu elle ne me prit pas au sérieux, sauf que...je lui narrais mon dernier rêve et là, elle me zieuta avec une drôle d'expression, la peur dans ses yeux marron clair en disait long sur ce qu'elle pensait de moi à cet instant. 


_Tu veux que je te rende ton chèque?
_Et puis quoi encore! T'es zarbie pour sûre, t'en fais pas commerce hein! Tu vends pas non plus ce que tu apprends des autres? 


_Tu me diras tout, du moins ce qui me concerne même si je pousse ma gueulante hein!
_Si c'est ce que tu veux Moniqua, je te dirais tout c'est ok pour moi.



Nôtre vie commença ainsi, j’eus un poste et Monia aussi, ah oui Moniqua n'aime pas son prénom,elle préfère qu'on l'appelle Monia, moi ça me gène pas du tout chacun son truc!
 

Il nous restait quelques jours avant de prendre notre poste, Monia rentra chez elle pour trois jours afin de voir ses parents. J'en fis autant, un retour dans l'Orne me ferait le plus grand bien, faire un peu d'équitation chez mes grands-parents, un retour à la ferme quoi, le bien boire et manger en prime.


Ils furent heureux de me voir en aussi bonne forme, leurs questions étaient un peu crus sur certains points mais bon...Mes trois jours furent extrêmement bien remplis, je rentrais sur Paris dopé à bloc, des vivres pleins le coffre, du cidre, du pommeaux, quelques bouteilles de pétillant de sureaux un vrai délice l'été.
 


Monia et moi nous passâmes la soirée à bien mangé et à goûter à presque tout, bon au petit matin, ce n'était pas l'osmose parfaite, me grattant la tête avec force tant j'avais des kangourous boxeur à l'intérieure de celle-ci, Monia éclata de rire et ce rire strident déclencha une telle migraine que je perdis connaissance mettant ainsi une Monia au pied du mur...


Lorsque j'ouvris les yeux, Monia me fusilla de son regard.
_Pourquoi tu m'as pas dit que l'alcool te faisait cet effet là?
_Euuu j'ai pas eut le temps mmmm! J'ai juste besoin de calme et ça ira mieux promis.
_Promis t'en mettrais moi des "promis moi"!
 


Le sommeil me prit et l'horreur commença...mais je dois vous narrez ce qui m'arriva,ok!
Le jour vint enfin ou Monia et moi,nous,nous présentâmes à Broussais la Charité et là, une femme revêche se présenta comme l'infirmière en chef. Elle nous entraîna dans un dédale de couloirs...puis enfin au poste des infirmières qui pour l'heure était vide.


L'infirmière en chef "Madame Faliche" me prit en grippe,pas zen ça! J'eus droit au chambres 11o à 115. Monia se vit en charge des chambres 116 à 12O. Bref nous avions toutes les deux cinq chambres à charge, fastoche oui mais... Monia avait des enfants en passe de sortir dans la semaine à venir, des petits pétillants de joie. J'étais heureuse pour elle.


Vint mon tour et là, je déchantais rapidement, des personnes âgées acariâtres, veule, râleuse,puante à souhait. Pourquoi moi! Farliche souriait béatement, quoi! pourquoi? Elle jubilait réellement pourtant je ne la connaissais pas.


Trois....
 

Elle m'expliqua d'une voix grinçante que ces personnes avaient au sein de l'hôpital des appuis très à cheval sur le bien-être de ces personnes, ben voyons! Les traitements étaient assez explicatif, ils étaient très très malades. Bon pour autant je n'étais pas une bonne hein faut pas trop poussais,des grands malades, j'en ai connues plusieurs en Afrique alors!
 

Voila en gros mon nouveau travail, bien entendu, il y avait autre chose à faire en plus...


Le train train se fit sentir rapidement et les rêves revinrent avec plus de férocités et douleurs, mes jours étaient fait de plat bassin, de fesses sales , de lits souillés, de bavants,  de récalcitrants et j'en passe, Monia elle allait très bien elle avait même eut le temps de tomber amoureuse et d'avoir trois amis, pas moi, le vide sidéral s’installa confortablement pour moi....


Et voila le petit matin qui fit explosait Monia.y.l. à suivre. 1575 mots, juillet 2019.

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2015-01-21T15:21:35+01:00

Le grand voyage ( suite). Fleur du temps.

Publié par osebo-moaka
Lorsque le capitaine commença à poser trop de questions aux sujets des enfants et de l'endroit ou l'on devait rejoindre les autres, je regardais à travers son esprit et là, je compris qu'il fallait que je fasse quelque chose et vite.

Mon accompagnateur me fixa et je lui fis un léger signe de tête, il comprit et aussitôt, il s'empara de l'esprit du capitaine et l'investit pour ne faire qu'un avec lui avant que les hommes qui mine de rien étaient en train de nous encercler.

Le corps du capitaine tressaillit légèrement et d'un mouvement plutôt pesant, il se tourna vers ses hommes. Il appela son second Arlof, celui-ci se déplaça en faisant la grimace.

-" Bon écoute Arlof, je vais accompagné cette jeune fille au camp suivant, il parait qu'il y a eu une embuscade et des enfants sont blessés. Tu connais les ordres que nous avons reçu au sujet de ces enfants!

- Ben oui capitaine, mais faut pas y aller tout seul, prenez quelques hommes avec vous, tenez, l'équipe de l'Erne; ils sont cinq, ce serait pas mal!

- Non Arlof, vous serez utile ici. Imagine que ces enfants soient eux aussi attaqués, comment feraient ceux qui sont ici avec cinq hommes en moins, hein! Aller soyez sur vos gardes, il nous faudra trois jours au plus, alors  ne soyez pas impatient. Ah oui... un autre groupe d'enfants soit arriver alors vous les accueillez, vous les nourrissez et surtout vous leurs dites de rester ici. Dès que j'aurai des nouvelles de l'autre camp, je vous ferez parvenir un message par oiseau. N'aller pas me le tuer comme l'autre fois.

-Ah non capitaine!  vous inquiétez pas, on a compris la leçon.
 
Suivit d'un salut, le second parti rejoindre ses compagnons afin de les mettre au courant. Le corps du capitaine tourna de nouveau et me regarda fixement.

-" Bravo, Berneck, je vois que je peux compté sur toi, il va falloir sondé l'esprit de ces vingt soldats. Je sais, cela ne se fait pas, mais là...je t'assure que je n'ai pas le choix. je dois le faire et vite, le temps presse.

-Bien...tu commandes et nous obéissons, j'appel combien d'aiglons?

- Autant que tu en auras besoin, n'oublis pas qu'il en faut pour l'autre camp.
- Tu ne seras pas là-bas?

- Non Berneck, je dois aller voir dans la montagne interdite, je dois y aller et ce très vite, mes parents berneck, tu comprends. Je dois être sûre qu'ils vont bien et dans le cas contraire, j'aurai beaucoup à faire.

- Qui va t'emmener là-bas?

- J'y vais par mes propres moyens et sur place j'aurai toute l'aide nécessaire tu le sais!

- Mais, tu vas devoir utilisé ton champ de force et te découvrir, tu y as penser?

- Oui ( un énorme soupir sortit de ma bouche, il était assommant, mais, il pensait bien faire) Berneck et cela m'angoisse je te l'avoue, plus que tu ne peux l'imaginé, je suis la dernière et je dois faire attention, ceux d'en bas attendent un enfant, ils ont oubliés de compter.

- Oui mais, ils ne savent pas ce que tu as dû faire pour rester aussi jeune, combien de vie!

- Trois Berneck, trois c'est pour ça que je te dis que je suis inquiète, ou est le grand?

- Ah! Lui! Il est très occupé en ce moment.

- bien, il ferait bien de remettre cela à une autre fois, à plus tard.- non, il a déjà attendu longtemps, cette fois c'est la bonne. cette petite est pour lui et il le sait. Elle! elle je ne le pense pas, mais cela viendra, elle crois que de part sa taille, il ne pourra la conquérir...mais là elle se mets la plume dans l'oeil, non!


- Oui.

et c'est avec un grand sourire que Berneck salua sa compagne pour aller chercher les aiglons. En partant ses épaules étaient secouées comme  s'il riait et en fait c'est bien ce qu'il fit.

Je m'écartais du camp par delà la rivière vers ce petit coin de broussaille, je m'assurais qu'il n'y avait personne et avec précaution, je me transformais en brume.

Avec délice je parcourus plusieurs lieux. Arrivé au lac de la vision, je repris ma forme. Là, m'attendait plusieurs aigles de la deuxième escadre. Solennel ils me saluèrent et avec emphase leur chef ( Merleg) s'adressa à moi.

- Nous sommes venus à ta demande, bien qu'il ne soit pas dans mon habitude d'obéir à une humaine, nous sommes la deuxième escadre du roi. Pourquoi, cette convocation! un cri perçant fit frémir toute l'escadre.

- Toi! C'est toi! Oh pardon! Pardon pour mon manque de discernement, comment est ce que j'ai fais pour ne pas percevoir ta force, mille pardon.

- Ne t'en fais pas chef Merlég, c'est tout à ton honneur de vouloir connaître qui te convoque et tu aurais fait preuve de bien peu d'intelligence si tu avais accepté de m'obéir sans t'interroger d'abord. Je vois que tu as suivit un très bon entrainement, je suis fière de toi et de ton escadre.

L'heure est grave et j'ai besoin de vous, vous devez vous rendre au Mont de l'Ordre, pour protégeaient les enfants que j'ai choisi. Il y a un conflit que je dois à tout prix résoudre et cela ne pourra se faire si je pense à ces enfants, mais, j'ai besoin de la force de trois d'entre vous, car je dois faire un long voyage.

j'ai épuisé mon énergie. Désigne trois aigles , qu'ils soient les plus fort, les plus valeureux, bien que je sache qu'ils le sont tous, mais ces trois là, doivent aussi être près à me donner leurs vies, car je vais puisé en eux toute la source de vie qui m'est nécessaire.

Merlég se tourna vers ses aigles et tous baissèrent la tête sauf trois d'entre eux qui firent bougés leurs ailes.

- Voici tes trois aigles, ce sont les plus puissant, moi-même je ne possède pas la force qui te sera nécessaire.

- Je sais Merlég, je vous remercie tous et je vous recommande la vigilance, la ruse et je vous autorise à usée votre force de persuasion si cela permet aux enfants de vivre.

- Bien, nous ferons comme tu nous l'ordonne.
Merlég partit, ne resta que trois puissant aigles qui me regardaient sans qu'aucunes de leurs plumes ne bougent. Leurs yeux ne cillaient pas, ils étaient confiant et cela m'encouragea à faire ce que je devais faire.
Y-L

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2014-12-03T08:54:02+01:00

L'Homme de toutes les couleurs"

Publié par osebo-moaka

Un vieux bûcheron décida un jour de partager son pauvre avoir entre ses sept fils. Aux six premiers, il donna une pièce d'or; mais au plus jeune, il légua simplement un vêtement rapiécé de toutes les couleurs.
Le jeune homme à son tour partit du domicile familial. A la tombée de la nuit, il s'arrêta au pied d'un chêne. Entendant soudain du bruit, il vit un serpent qui montait le long du chêne à l'assaut d'un nid, et il le coupa en deux avec son bâton.

Le lendemain, après s'être renseigné sur la route à suivre et s'être rassasié dans une auberge, il entra dans le pays de la faim et de la soif, ou il n'y  a ni puits ni fontaine, ni rivière, ni ruisseau; la terre y est sèche et tout être vivant y meurt, cuit et rôti par le soleil.

Il marcha dans ce désert pendant trois jours et trois nuits et découvrit alors un mort tenant dans la main " une barre de fer forgé, du poids de neuf quintaux". Ayant pris la barre de fer, il enterra le mort et reprit sa marche. Au lever du jour, il arriva au pied d'une montagne, devant la maison du corps sans âme.

Après avoir mangé et bu, il s'endormit et ne fut réveillé qu'à minuit par l'arrivée du corps sans âme, auquel il livra un combat " qui dura trois heures d'horloge". Enfin, le jeune homme réussit à porter à terre le corps sans âme qui lui dit :" Homme de toutes  couleurs, ne me fais pas souffrir d'avantage.

Jamais tu ne pourras me tuer. Il est dit que je ne dois mourir qu'à la fin du monde, mais ne pas ressusciter." Alors les deux protagonistes commencèrent à gravir la montagne faite de grandes roches noires. Au cours de l'ascension, ils rencontrèrent un grand loup que le jeune homme abattit. Blessé à mort, le loup demanda à ce dernier qu'il mange sa chair et boive son sang. Ayant ainsi fait, " il se sentit aussitôt pris d'une grande force".

Poursuivant sa route, il arriva au sommet de la montagne, au bas de laquelle était une rivière " large d'une demi-lieue".Il rencontra beaucoup de gens qui étaient parvenus jusque-là mais ne savaient comment franchir la rivière. Sans écouter les conseils de ces derniers, il partit hardiment dans l'eau et parvint à la franchir.

" Une heure après, il s'habillait sur l'autre  bord de la rivière". Etant donc parvenu dans un pays magnifique, il rencontra un nain qui l' amena sous terre jusqu'à ce qu'ils vissent une petite lumière. La lumière grandissant peu à peu, ils arrivèrent devant un grand château, que le nain donna à notre héros.

Dans ce château, il n'y avait ni homme ni femme, uniquement des mains qui s'occupaient de tous es travaux. Les seuls habitants en étaient un aigle dévorant de la viande crue et trois juments portant les couleurs de l'oeuvre puisque l'une était" blanche comme la neige, l'autre noire comme un corbeau, la dernière rouge comme le sang".

L'aigle qui s'ennuyait demanda à l'homme de toutes les couleurs de le libérer, faisant la promesse de revenir chaque soir au château. Ainsi, le jeune homme permit à l'aigle de voler tous les jours. Un jour , l'aigle rapporta à l'homme de toutes les couleurs qu'un roi possédant quatre filles ( mais dont trois d'entre elles avaient été enlevées par un nain) donneraient sa quatrième fille en mariage à celui qui gagnerait trois courses de chevaux- une chaque dimanche- dans la ville de Babylone.


Voyant que le jeune homme se désolait, la jument rouge accepta de le prendre sur son dos et de l'emmener par un chemin qu'elle ne pouvait emprunter qu'une fois, aller-retour, jusqu'à la course de chevaux, à la condition expresse qu'il reviendrait avec elle au château. Il y consentit, et grâce à la jument rouge gagna la course.

Une semaine plus tard, la jument noire accepta à son tour d'emmener le jeune homme dans les mêmes conditions et gagna elle aussi la course. Le dimanche suivant, ce fut le tour de la jument blanche, qui remporta, elle aussi, la course et ramena au château l'homme de toutes les couleurs.Mais le jeune homme, conformément aux promesses faites aux trois juments, était obligé de rester dans son château et ne pouvait de ce fait, épouser la princesse.


Alors l'aigle accepta de l'emmener sur son dos par le souterrain qu'il avait suivi avec le nain, demandant seulement que son maître le nourrisse sans cesse de viande crue. Ainsi firent-ils, mais, en cours de route, la provision de viande étant terminée, l'homme de toutes les couleurs fut obligé de trancher avec son couteau un morceau de sa propre cuisse afin de nourrir l'aigle.


Notre héros put épouser la princesse alors que le nain, enfin retrouver et vaincu, faisait réapparaître les trois soeur qui avaient été changées en bêtes ( les trois juments) Leur mariage-car les trois autres se marièrent avec trois frères du jeune homme.L'aigle établit son nid sur la plus haute tour de Babylone et dévora le nain. On nous dit encore que les noces durèrent un mois entier.

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