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jeune

2022-03-25T08:41:27+01:00

André Pieyre de Mandiargues.

Publié par osebo-moaka
1909_1991.
Jeune sorcière.
Tel jeune corps pervers et parfumé
Qu'elle offrait hier à un rayon de lune
Ou au feu froid émané de Saturne
Fut-il en rêve ou vraiment caressé?

Les prétendants ont-ils subi le joug
Arqué sur eux par des cuisses polies?
Agenouillés en pose de victimes
Ont-ils humilié leurs lèvres là?

La sorcière est seule à le savoir
Elle qui rit et se tait dans le noir.

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2015-07-06T07:46:24+02:00

La Giroflée.

Publié par osebo-moaka
La giroflée est devenue le symbole de la fidélité depuis qu'une jeune fille, voulant s'enfuir du donjon ou l'avait enfermé son père, tomba morte aux pieds de son amant. La jeune amoureuse se transforma en giroflée.

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2015-03-11T13:52:11+01:00

Perceval et Galaad.

Publié par osebo-moaka

Les aventuriers de l'âme sont peut être  plus près de la légende que du grand mythe. Pourtant le récit de leurs aventures est d'une dimension symbolique et littéraire telle qu'ils peuvent sans rougir se joindre au cortège des grands personnages mythiques classiques.

Perceval est l'un des plus jeunes chevaliers de la cour du roi Arthur, mais aussi l'un des plus célèbres. Son père et ses frères sont morts au combat, et sa mère l'élève dans l'ignorance de la chevalerie, au plus profond d'une forêt. Malgré toutes ces précautions, Perceval se trouve un jour en présence de deux chevaliers magnifiques.

Aussitôt enthousiasmé, il quitte sa mère en pleurs et part se faire adouber par le roi Arthur. Cet épisode n'est pas sans une grande signification symbolique. Très souvent, le héros, avant de pouvoir devenir un homme, doit laisser, voire abandonner sa mère derrière lui. Image de l'enfance, de l'attachement au passé, aux anciennes valeurs, il doit la quitter pour s'avancer seul vers son destin et son avenir.

a la cour du roi Arthur, Perceval apprend le métier des armes et découvre l'amour. Plusieurs tournois et batailles vont lui donner l'occasion de montrer son courage et sa vaillance. Les années passent et Perceval se souvient avec nostalgie de sa mère qu'il n'a pas encore revue.

Aussi se met-il en chemin pour revenir au pays de son enfance. Sur sa route, il rencontre un homme étrange. Le roi Pêcheur est un vieil homme malade qui règne sur un pays rendu stérile. Perceval est invité à passer la nuit au château et à participer au banquet du soir. Au milieu du repas, une impressionnante procession s'avance dans le plus grand silence.

de splendides jeunes gens portent une lance au bout de laquelle perlent des gouttes de sang, suivis par une jeune vierge qui tient entre ses mains un vase étincelant. Perceval est dévoré de curiosité, mais il vient juste d'apprendre qu'un jeune chevalier, invité de surcroît, ne doit pas poser de question.

Sa jeunesse et son inexpérience lui font manquer la grande découverte de sa vie. Il reprend sa route et apprend en chemin que sa mère est déjà morte, épuisée par le chagrin de son absence. Cinq années durant, Perceval tente de percer le secret du Graal. Un ermite lui fait prendre conscience de la nuit spirituelle dans laquelle il est encore plongé, et du chemin intérieur qu'il lui reste à parcourir.

C'est Galaad, le chevalier prédestiné à cette oeuvre de toute éternité, qui va reconnaître dans le Graal le calice qui a recueilli le sang du Christ au Calvaire, et dans la lance qui saigne celle qui avait percé son côté. Galaad peut alors, grâce à sa pureté, guérir le roi et redonner fertilité à sa terre et prospérité à son royaume. Chrétien de Troyes Le Conte du Graal.

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2015-03-11T11:39:42+01:00

Charites ( mythologie).

Publié par osebo-moaka

Les Charites sont des déesses grecques personnifiant la grâce et la beauté, la vie dans toute sa plénitude, et plus spécifiquement la séduction, la nature, la fécondité et la créativité humaine.

Aussi accompagnent-elles les Muses. Selon le poète grec Hésiode, elles sont les filles de Zeus et d'Eurynomé. Certaines traditions tardives en font plutôt les filles d'Hélios ( le Soleil) et d'Eglé, ou Dionysos et de Coronis.

Elles étaient généralement trois: euphrosyné, thalia, Aglia. On les représentes souvent se tenant par les épaules. Euphrosyné est l'allégresse, la joie de vivre. Thalia est l'abondance, le trop-plein de vie.

Aglia est la beauté dans ce qu'elle a de plus éblouissant. Aglia, la plus jeune passe selon Hésiode pour être l'épouse d'Héphaïstos à la place d'Aphrodite.

Elle est aussi la messagère d'Aphrodite. Comme tous les dieux et déesses, les Charites sont éternellement jeunes et belles.

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2014-12-03T08:54:02+01:00

L'Homme de toutes les couleurs"

Publié par osebo-moaka

Un vieux bûcheron décida un jour de partager son pauvre avoir entre ses sept fils. Aux six premiers, il donna une pièce d'or; mais au plus jeune, il légua simplement un vêtement rapiécé de toutes les couleurs.
Le jeune homme à son tour partit du domicile familial. A la tombée de la nuit, il s'arrêta au pied d'un chêne. Entendant soudain du bruit, il vit un serpent qui montait le long du chêne à l'assaut d'un nid, et il le coupa en deux avec son bâton.

Le lendemain, après s'être renseigné sur la route à suivre et s'être rassasié dans une auberge, il entra dans le pays de la faim et de la soif, ou il n'y  a ni puits ni fontaine, ni rivière, ni ruisseau; la terre y est sèche et tout être vivant y meurt, cuit et rôti par le soleil.

Il marcha dans ce désert pendant trois jours et trois nuits et découvrit alors un mort tenant dans la main " une barre de fer forgé, du poids de neuf quintaux". Ayant pris la barre de fer, il enterra le mort et reprit sa marche. Au lever du jour, il arriva au pied d'une montagne, devant la maison du corps sans âme.

Après avoir mangé et bu, il s'endormit et ne fut réveillé qu'à minuit par l'arrivée du corps sans âme, auquel il livra un combat " qui dura trois heures d'horloge". Enfin, le jeune homme réussit à porter à terre le corps sans âme qui lui dit :" Homme de toutes  couleurs, ne me fais pas souffrir d'avantage.

Jamais tu ne pourras me tuer. Il est dit que je ne dois mourir qu'à la fin du monde, mais ne pas ressusciter." Alors les deux protagonistes commencèrent à gravir la montagne faite de grandes roches noires. Au cours de l'ascension, ils rencontrèrent un grand loup que le jeune homme abattit. Blessé à mort, le loup demanda à ce dernier qu'il mange sa chair et boive son sang. Ayant ainsi fait, " il se sentit aussitôt pris d'une grande force".

Poursuivant sa route, il arriva au sommet de la montagne, au bas de laquelle était une rivière " large d'une demi-lieue".Il rencontra beaucoup de gens qui étaient parvenus jusque-là mais ne savaient comment franchir la rivière. Sans écouter les conseils de ces derniers, il partit hardiment dans l'eau et parvint à la franchir.

" Une heure après, il s'habillait sur l'autre  bord de la rivière". Etant donc parvenu dans un pays magnifique, il rencontra un nain qui l' amena sous terre jusqu'à ce qu'ils vissent une petite lumière. La lumière grandissant peu à peu, ils arrivèrent devant un grand château, que le nain donna à notre héros.

Dans ce château, il n'y avait ni homme ni femme, uniquement des mains qui s'occupaient de tous es travaux. Les seuls habitants en étaient un aigle dévorant de la viande crue et trois juments portant les couleurs de l'oeuvre puisque l'une était" blanche comme la neige, l'autre noire comme un corbeau, la dernière rouge comme le sang".

L'aigle qui s'ennuyait demanda à l'homme de toutes les couleurs de le libérer, faisant la promesse de revenir chaque soir au château. Ainsi, le jeune homme permit à l'aigle de voler tous les jours. Un jour , l'aigle rapporta à l'homme de toutes les couleurs qu'un roi possédant quatre filles ( mais dont trois d'entre elles avaient été enlevées par un nain) donneraient sa quatrième fille en mariage à celui qui gagnerait trois courses de chevaux- une chaque dimanche- dans la ville de Babylone.


Voyant que le jeune homme se désolait, la jument rouge accepta de le prendre sur son dos et de l'emmener par un chemin qu'elle ne pouvait emprunter qu'une fois, aller-retour, jusqu'à la course de chevaux, à la condition expresse qu'il reviendrait avec elle au château. Il y consentit, et grâce à la jument rouge gagna la course.

Une semaine plus tard, la jument noire accepta à son tour d'emmener le jeune homme dans les mêmes conditions et gagna elle aussi la course. Le dimanche suivant, ce fut le tour de la jument blanche, qui remporta, elle aussi, la course et ramena au château l'homme de toutes les couleurs.Mais le jeune homme, conformément aux promesses faites aux trois juments, était obligé de rester dans son château et ne pouvait de ce fait, épouser la princesse.


Alors l'aigle accepta de l'emmener sur son dos par le souterrain qu'il avait suivi avec le nain, demandant seulement que son maître le nourrisse sans cesse de viande crue. Ainsi firent-ils, mais, en cours de route, la provision de viande étant terminée, l'homme de toutes les couleurs fut obligé de trancher avec son couteau un morceau de sa propre cuisse afin de nourrir l'aigle.


Notre héros put épouser la princesse alors que le nain, enfin retrouver et vaincu, faisait réapparaître les trois soeur qui avaient été changées en bêtes ( les trois juments) Leur mariage-car les trois autres se marièrent avec trois frères du jeune homme.L'aigle établit son nid sur la plus haute tour de Babylone et dévora le nain. On nous dit encore que les noces durèrent un mois entier.

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2014-11-14T04:56:05+01:00

Jean de la Fontaine.( le Vieux Chat et la Jeune Souris).

Publié par osebo-moaka
Une jeune souris de peu d'expérience
Crut fléchir un vieux chat, implorant sa clémence,
Et payant de raisons le Raminagrobis:
Laissez-moi vivre; une souris de ma taille et de ma dépense
Est-elle à charge en ce logis?
Affamerais-je, à votre avis,
L'hôte, l'hôtesse, et tout leur monde?
D'un grain de blé je me nourris:
Une noix me rend toute ronde.
A présent je suis maigre: attendez quelque temps;
Réservez ce repas à messieurs vos enfants.
Ainsi parlait au chat la souris attrapée. L'autre lui dit:
Tu t'es trompée:
Est-ce à moi que l'on tient de semblable Discours?
Tu gagneras autant de parler à des sourds.
Chat, et vieux, pardonner!
Cela n'arrive guères.
Selon ces lois, descends là-bas,
Meurs, et va-t-en, tout de ce pas,
Haranguer les soeurs flandrières:
Mes enfants trouveront assez d'autres repas.
il tint parole.
Et pour ma fable Voici le sens moral qui peut y convenir:
La jeunesse se flatte, et croit tout obtenir:
La vieillesse est impitoyable.

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2013-12-22T10:37:29+01:00

Un coup de pub, pour une p'tite société.

Publié par osebo-moaka

www.chapelier-fou.com
Petit coup de pub pour ces jeunes qui débutent leur affaire.
qui sont-ils? Ils expliquent:
Nous sommes une jeune marque sans prétention qui a choisi de mettre de la bonne humeur dans votre thé!
Amoureux du thé bio et gourmand
...à vos clics.
bonne journée.( moi, j'ai celui -ci, thé noir Assam,Inde du Sud,morceaux de pommes, écorces d'orange, morceaux de cannelle, pétales de rose, arôme naturel, cardamone entière. * issu de l'agriculture biologique*.

Un coup de pub, pour une p'tite société.

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2013-10-21T16:25:40+02:00

Un endroit de légende.

Publié par osebo-moaka

Il est un endroit de légende ou le monde aime à s’y arrêter. La belle forêt qui enjambe le lac des curiosités est a elle seule une vraie légende. Les animaux qui y vivent vous le diront sûrement, si vous les voyez.
Un jour , oui, un jour sans se méfier, un jeune garçon à l’âge tendre passa sans le vouloir, ou alors le fit-il exprès allez savoir! Passa donc sans le vouloir par le chemin qu’un animal m’a foi de bonne taille laissa entre apercevoir.

L’animal en question n’étant plus dans le sillon qu’il traça, le jeune étourdit s’y engouffra. A peine eut-il mis le pied de l’autre côté que le sillon se referma. Bien en peine de rebrousser chemin et voyant la nuit lentement tombée, le jeune garnement sentit monter en lui la peur du soir.
- »  Me voila bien se dit-il en lui même. Pourquoi donc laisser mon imagination en faire qu’à sa tête? Ou vais-je dormir ce soir? Et surtout comment revenir vers les miens? A peine cette phrase eut-elle franchit sa conscience qu’une voix étonnante,vibrante, affolante, le fit sursauter.


*****

Transit de peur, ne sachant que faire, il s’allongea dans l’herbe haute ou la rosée du soir trempa ses vêtements. Les larmes jaillir et le souffle rauque, il se mit doucement à gémir. De nouveau la voix se fit entendre, elle se voulu douce, elle se fit tendre, se fit murmure, et doucement le coeur du jeune garçon se calma. Il écouta le son, dirigea son oreille afin de mieux percevoir les notes si fines qu’il avait bien du mal à les  percevoir.
-Qui êtes-vous?
- Que me voulez-vous?
- Ah!  Je ne suis que l’arbre de la forêt, je ne te veux aucun mal, j’ai attendu si longtemps que toi enfant tu viennes me voir.
- Moi? Et pourquoi donc?

*****

Un endroit de légende.


- Pourquoi! tonna la voix. Mais parce qu’il le faut! j’ai besoin de ton aide…
- De mon aide, en êtes vous si sûr? La voix de l’enfant chevrota sur les dernier mot.
- Oui, j’en suis sûr, très sûr même, il m’a fallut une bonne dizaine de ta vie et plus pour apprendre tes mots…

-à suivre.

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2013-10-14T18:31:26+02:00

Courageux Malakoff.

Publié par osebo-moaka

Malakoff était le chien d’un bijoutier de la rue Chapon, qui, fort occupé au travail, ne surveillait pas son animal. Celui-ci très joueur, partait souvent à l’aventure, se rendant près du pont Louis-Philippe pour s’amuser avec les enfants du voisinage et piquer une tête dans la Seine. Il revint un jour d’une de ces escapades, blessé à la tête et aux oreilles. Sans appétit, il se coucha en grondant et en montrant les crocs. Son maître fit venir un vétérinaire qui, peu courageux, jugea l’état de l’animal de loi, sans le toucher. Le docte personnage diagnostiqua la rage, puis se retira, indiquant qu’il fallait tuer Malakoff. Deux apprentis furent désignés par le bijoutier pour exécuter cet arrêt, et les jeunes gens partirent noyer le soi-disant enragé. Parvenu au milieu du pont Louis-Philippe, ils l’attachèrent à l’aide de cordes solides, puis jetèrent le chien lesté de deux pierres par-dessus le parapet. Mais le vigoureux cabot, d’un coup de reins ,envoya l’un des deux apprentis vers le milieu du pont, tandis qu’il entraînait l’autre dans la Seine! Le garçon ne savait pas nager et se débattait. Les curieux virent alors la tête du chien réapparaître à la surface de l’eau. Débarrassé de ses liens, il nagea vers le désespéré, puis l’attrapa par les cheveux. Epuisé, il rejoignit la berge et le jeune homme fut hissé, sain et sauf. Ce jour-là, un jeune homme fut sauvé par le chien qu’il voulait noyer!
R.T

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2013-10-02T15:53:20+02:00

Le vieil homme et son rêve.

Publié par osebo-moaka

Dans un petit coin de campagne, au bord d’une petite rivière, vivait, dans une modeste demeure une femme et un homme qui étaient heureux.
Jeune couple d’une trentaine d’année, entourés d’animaux de tous poils, ils vivaient en harmonie avec la nature. L’homme travaillait à la ville à plus de soixante kilomètres et sa femme peignait des toiles, qu’elle allait vendre sur les marchés; au bord de plages ou quand elle le pouvait, faisait une ou plusieurs expositions. Le temps passait agréable pour eux. Ils vivaient bien et leur façon de vivre leur plaisait. L’amour qu’ils se portaient été suffisant et chaque jour était différent suivant ce qu’il, ou elle, avait à faire.
Mais les années passèrent et bientôt, ils comprirent qu’ils n’auraient pas d’enfants. Au début cela leur facilita la vie, ils étaient très pris l’un comme l’autre. Bien souvent, ils n’avaient que la fin de semaine pour se voir et s’aimer. Mais, un accident stupide mis fin aux rêves de la femme et de ce jour, elle se retrouva seule dans la maison et les journées étaient longues, très longues.
Bien sûr, elle devait être patiente, le médecin lui avait dit que tous ce passerait bien si elle suivait ses instructions. Alors, avec beaucoup de patience elle fit ce qu’il fallait; puis vint le temps de réapprendre à se servir de sa main droite et de son bras gauche. Les débuts furent difficile et la douleur fut constante.
Mais, la persévérance était la clé de son retour parmi ses amis les peintres. Alors, elle s’activait et faisait ses excercices sans faiblir. Quand après deux mois de ce dur travail de rééducation le médecin lui dit; qu’elle ne  pourrait plus peindre car ses tendons étaient trop abimés et que la force qu’elle mettait dans ses toiles les rompraient, la déception fut terrible. Elle pouvait se servir de sa main droite et de son bras gauche, mais, elle ne pouvait plus exercé ce métier qu’elle aimait tant.
Elle se laissa lentement dépérir et rien n’y fit. L’argent venant à manquer, il  fallait faire attention à tout. Alors, la dépression s’installa chez elle et elle gagnait du terrain. Ne sachant que faire son mari l’invita à l’accompagner sur les marchés, pour vendre leur produits, salades, carottes, petits poids, haricots verts et quelques fruits rouges. Elle accepta avec beaucoup de joie.
Louis alla attelé la carriole car à la campagne il ne se déplaçait qu’en carriole. Au début, les habitants du village l’avait un peu traité de péquenot, puis, au fil des jours et du temps, ils avaient compris et se disaient qu’en fait; il avait bien raison de vivre sa vie comme il le voulait. C’est son droit à lui, hein! Alors, le vieux cheval fut attelé et les légumes mis dans la carriole. Il fit tinté la petite cloche et Claire sortit doucement de la maison. Visage pâle, traits tiré, amaigrie, elle était tellement fragile que le coeur de Louis frémit dans sa poitrine.
Douleur intense mais courte, il ne l’écouta pas, aidant sa femme à monté dans la carriole; ils partirent dans la calme matinée de cette journée d’été. Heureux d’être ensemble. Tout se passa bien ce jour là, les légumes partirent rapidement et Claire acheta même un chapeau de paille pour dit-elle, se mettre sous le pommier et faire ses mots croisés. Louis sourit et il fut heureux car il se disait en lui-même : enfin elle a envie de vivre.
Ils firent cela plusieurs fois ensemble et cela se passait très bien. Tous   sur le marché les connaissaient et étaient content de les voir, leurs légumes étaient si bon . De les voir souriant tout les deux et repartir dans leur carriole leur faisaient du bien à eux aussi. C’est ça la campagne… Mais, Claire maigrissait encore et lorsqu’elle fut hospitalisé, le verdict tomba comme un couperet sur la tête de Louis.
Cancer avancé, pas d’opération possible, le coeur de Louis fit une embardée et il tomba aux pieds du médecin. Alors, il sut lui aussi que son temps était arrivé, mais, il priait, afin qu’on lui accorde le temps nécessaire pour voir sa femme fermée ses doux yeux.
Après… Après, seulement, il voulait bien s’endormir… mais pas avant seigneur, pas avant… Chaque jours Louis allait voir sa femme et chaque jour il rentrait, mangeait et faisait sa prière. Ses voisins venaient l’aider, le soutenir, lui tenir compagnie. Mais ,sur la fin, Louis, en avait assez de les voir; alors il rentra de plus en plus tard sûr que là il serait bien seul quand il rentrerait chez lui. Le cinquième jours, il trouva l’attendant devant sa porte, un jeune homme d’une vingtaine d’année.
Brun aux yeux clairs, pas grand, mais comme les jeunes d’alors. Intrigué Louis lui demanda ce qu’il  pouvait pour lui… Le jeune homme lui répondit:  » Non Louis, que puis-je moi pour toi! Tu m’appelles tous les jours, tu me demandes la même chose et tous les soirs je t’écoute. Mais hier, tu ne m’as rien demandé; alors je suis venu te voir ». De colère Louis allait le frappé, mais, quelque chose dans les yeux du jeune homme, dans son sourire le retint.  » Dis moi Louis, crois tu que cela serait bien de faire ce geste »!- Non, je ne crois pas dit-il en bougonnant.Bon moi je rentre…-  » Louis, c’est  pour ce soir, c’est pour ça que je suis là! Et dans les mains du jeune homme, il y avait un ruban rose, oh pas n’importe lequel non! Le même ruban rose à petits coeurs qu’aimait Claire et qu’elle avait perdu il y a si longtemps. Les doigts tremblants, Louis s’approcha du jeune homme en balbutiant. »Comment, comment , comment!et ses larmes si longtemps refoulées coulèrent à flots sur ses joues ridées.
Elles coulèrent sur son manteau élimé. Ses vieilles mains ridées prirent enfin le ruban et le caressant doucement  il leva les yeux sur le jeune homme. Et celui-ci lui dit: » J’ai entendu ta prière et je t’ai répondu, mais, jusqu’à ce soir, tu ne m’as jamais entendu. » A genoux Louis frotta sa joue sur la main du jeune homme et celui-ci lui dit:  » Lève toi Louis, Claire t’attend. » Alors, Louis sortit sa vieille voiture, monta, et prit la direction de l’hôpital.
Quand il arriva devant la chambre de Claire, le médecin en sortait; étonné il lui dit: Ah! Louis, j’allais vous appeler, venez vite mon ami, venez avec moi…elle n’en a plus pour longtemps et je crois qu’elle vous attendait. Alors tremblant Il suivit le médecin et entra dans la chambre de Claire le ruban à la main. Avec tendresse, il alla vers elle, lui souleva la tête et lui mit le ruban.
Elle s’éveilla et le regardant avec amour dans un souffle elle lui dit: Tu l’as retrouvé, mon ruban perdu! Louis je t’aime et elle ferma ses yeux. Calme , sereine, belle, Louis s’effondra de douleur. Le médecin lui donna un calmant et l’étendit sur le lit qui se trouvait à côté de celui de Claire.
Avant de sombrer Louis fit sa prière et c’est de joie que les larmes coulèrent quand le jeune infirmier venant le voir, le regarda de ses yeux vert avec beaucoup de tendresse.
Celui-ci lui dit: 
» Louis! j’ai entendu ta prière, dors mon frère. »
C’est ainsi que deux amours s’endormirent pour toujours.
Y-L

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