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2015-04-09T23:50:38+02:00

Héleven Le Sceau et la Pierre

Publié par osebo-moaka
Combien de temps, combien de jours! Je ne peux  dire avec certitude le nombre de jours- d'heures- ou je suis rester profondément endormie- mais, à mon réveil , mon petit frère n'était plus là.

La louve  était resté à mes côtés, autour de moi, il y avait des fruits, des oeufs et du pain; n'en croyant pas mes yeux, je ne voulus pas y toucher...mais, mon nez me fit sentir les arômes délicats et très attrayant de ce qui étaient autour de moi. D'un signe de tête la louve me fit comprendre que cela était pour moi, alors, je m'emparais du pain et m'enfournais un gros morceau au point que je faillis m'étouffée.


Un rire ténu se fit entendre. Levant et tournant la tête tout en m'efforçant d'avaler, je vis un petit garçon d'environ quatre à cinq ans qui me dévisageait de ses yeux de feu. Interdite, affolée, je me levais d'un bon. Un étourdissement faillit me jeter à terre.


Aussitôt une grande main blanche me soutint, éclatante de beauté- une fée se trouvait à mes côtés. Elle me souriait, me fit comprendre que je devais mangé doucement et avec douceur, elle me tendit une poire jaune, odorante et fondante. La faim me tenaillait le ventre et j'engloutie je l'avoue, les fruits, les oeufs et le pain.


La coupe d'eau douce et fraîche me fit du bien, ainsi que le linge humide qui me permit d'essuyer ma figure et mes mains poisseuses du jus des fruits. Le ventre rond, je sentis de nouveau le sommeil me gagnait et je ne pu y résisté. Là encore, je m'éveillais et près de moi louve semblait monté la garde.


Des fruits et du pain attendaient et sans façon je mangeais mais, avec moins de rapidité. Scrutant les  lieux , je cherchais Aimergin et la fée; consciente que celle-ci devait être avec lui, à peine avais-je penser cela que mon frère fut devant moi. Un arc en main et des flèches dans un carquois.


Il me toisa du haut de ses cinq ans. J'étais sûre que c'était lui...boucles brunes, yeux de feu, noir et brillant, peau mate gorgé de soleil, son pagne en peau de serpent me fit frémir-mais, je sens qu'il ne peut rien contre moi, une lumière douce se tenait derrière lui, clignant des yeux je m'aperçus qu'en fait c'était la fée qui veillait sur lui.

En un instant je connus tout ce qui  était arrivé depuis que j'avais franchis le Mégalithe. Elle m'enseigna son savoir et la Nature fit de même. Aucune plante ne m'était inconnue et toutes les fonctions de celle-ci se bousculaient dans ma tête et...soudain, ce fut le calme.


Cela faisait presque cinq ans que nous étions ici Aimergin et moi. Nous n'avions presque pas changé, du moins pas comme on aurai pu le penser, cinq années à être ici et pourtant on n'avait presque pas vieillit.

Aimergin avait grandit et cela m'inquiéta car lors du départ mon fardeau serait difficile, j'attendrais pour comprendre tout ce que cela pouvait comporter comme inconvénients, le temps me guidera. Il avait suivi un enseignement mais, sa farouche détermination à vouloir le pouvoir absolu, n'avait pas permis à l'enseignement d'être efficace.Mon corps avait lui aussi subi des changements.

 J'avais presque douze ans, l'âge d'être une femme dans certains villages. Mes pouvoirs étaient plus grands et il me fallait suivre la fée, me rendre à la montagne, car je devais y prendre un symbole souvenir de mon passage. La journée passa ainsi dans l'instruction, les animaux venaient les uns après les autres et certains déposaient des fruits, des oeufs, des baies et une ourse d'une grandeur effarante, nous offrit des rayons de miel, un délice...je vous l'avoue.


Elle resta avec nous et ses yeux ne quittaient pas Aimergin et, Celui-ci semblait mal à l'aise. Louve vint contre moi et elle m' expliqua d'esprit à esprit ce que ce petit fourbe avait fait à son jeune ourson- alors, que celui-ci chassait un poisson au bord de la grande rivière, il avait bandé son arc et décoché une flèche dans le but de lui faire très mal.

Grâce à la corneille, la flèche effleura seulement la patte de l'ourson qui se mit à geindre de peur et d'un peu de douleur. L'Ourse  lui fonça dessus, mais, la fée avait sauvé l'enfant, depuis, l'Ourse lui vouait une haine farouche et le jeune ourson s'en méfier comme de la piqûre d'une abeille.

Je remerciais louve pour son explication et avec douceur, je m'avançais vers Ourse du miel plein les doigts. Lui parlant doucement...je lui demandais de ne pas être en haine pour un être qui partirait bientôt, de garder en son coeur l'esprit d'amour du lieu ou elle vivait.

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2015-03-15T15:19:52+01:00

Le Guerrier Noir...

Publié par osebo-moaka

Le Félon.
Pour toi peut être, mais pas pour moi, je ne contrôle pas mon état de guerrier.
- Mais si! Tu le contrôle, la preuve...ton frère, tu as éviter de le tuer ou de lui faire du mal si tu préfère ( mon coeur fit un bond dans ma poitrine,elle se souvenait de ça!) grâce à son odeur non!


_ Oui, bien sûr...mais j'étais en colère à ce moment là, ici... ce n'est pas la même chose.
- Eh bien, tu ne vas pas tarder à te mettre en colère là, tu peux me croire. Vois, derrière les fourrés, il est là, il écoute, prends garde. D'un bond puissant Erguel fut là. Il contempla la carcasse du poisson et avec voracité s'en empara.

je voulus la lui reprendre,mais Myaelle me fit comprendre de la lui laisser et de manger devant lui les morceaux gras ce qu'elle fit tout en le regardant et en grondant, futée.

Alors, je fit comme elle et tout en avalant ma viande je le fixais d'un regard féroce. Ma couleur changea, mes yeux devinrent noir et je sentis monter en moi la fureur. Il broncha, regarda la carcasse et nous regarda.

Fixant ses yeux sur les morceaux bien gras déposés auprès de nous sur la pierre- ceux de sa soeur bien sanglants et les miens en train de cuire doucement sur le feu. Il gronda et s'approcha à pas lent, babines retroussées, langue fourchue filant dans le vent, yeux fous.

Les poils gris noirâtre de son échine étaient dressés jusqu'au bout de sa première queue. Alors... d'une voix grave, rauque, je lui dit:" Si tu t'approches  Erguel, tu le fais à tes risques et périls, n'oublis pas que je suis le plus fort, je suis ton maître".

- Ah! pas pour longtemps homme sauvage, pas pour longtemps, tu n'as pas bus de sang, je briserai ton échine d'un coup de mâchoire, je sentirai tes os broyés sous mes dents et ton sang riche et chaud dégoulinera dans ma bouche, ta chair, hum! je la mangerai avec délice".

Alors...je me mis à rire, un rire de dément certes mais à rire quand même et c'est cela qui lui fit peur. Il ne m'avait jamais vu ainsi, mon aspect avait vraiment changé et là...il se recroquevilla, se fit tout petit et reculant il retourna à sa carcasse; vaincu pour l'instant.

Un jeu.


Je restais assis à le regarder le plus longtemps possible et il baissa ses yeux. se mit à manger et fit mine de m'ignoré, c'était un bon début. L'apprentissage. Les jours suivant furent laborieux, épuisant, apprendre à chasser à un animal borné, sûr de sa force et ne voulant pas écouté était fatiguant, j'endurais cela par amitié pour ma mémère.

Au fils des jours, cela s'améliora, bien entendu il essaya par tous les moyens et ruses possibles pour m'abattre, sachant que si je tombais, j'étais foutu. Myaelle restait à l'écart les yeux flamboyant de rage, lorsque cet entêté rusant me chargeait attrapant un bout de mon pantalon, dès ce jour je compris et je me ficeler les jambes avec des algues.

Me faisant ainsi un protection et j'étais sûr qu'il ne pourrais me faire tomber en attrapant dans sa large gueule des morceaux d'algues, un point pour moi. J'avais toujours une longueur d'avance.

 Je laissais Myaelle au terrier car Erguel cherchait à lui faire du mal, elle n'était pas de taille pour lutter contre lui, du moins, pas encore, bien que feulant, mordant, griffant ,lacérant de ses puissantes mâchoire le buste ou les pattes de son frère , la force de celui-ci était largement au-dessus de la sienne.

Je voulais que ma douce Myaelle garde pour elle sa douceur un moment encore, viendrait le temps ou pour elle aussi , il faudrait faire un choix. Après plusieurs semaines, à nous battre, à chasser, à tuer aussi  vint le moment de le confortait à une vieille menace.

Au petit matin après une nuit difficile, je l'emmenais vers la plaine d'Elman. Plaine fertile, plaine dangereuse pour un Ertgard. Les hautes herbes cachaient...les serpents ennemis des Ertgards ( ils sont petits,ils se collent à vous, vous suce le sang et vous vide en un rien de temps, leurs dents pointues vous mordent! vous êtes fichus...sauf si vous connaissez la parade.).


Il me regarda les yeux emplit de fureur, la peur s'y mettait aussi.

-" Que veux tu que je fasse ici Neschel? Que dois-je t'apporter que tu ne puisse le prendre toi-même? Aurais tu peur Neschel de traverser cette plaine?"

- Non Erguel, c'est à toi de traverser cette plaine, ceci est ton ultime combat contre toi-même, contre ta propre peur, contre la force de ceux qui vivent là. Tu dois trouver un adversaire, le combattre, le tuer et revenir avec ta proie au terrier. Tu as deux jours, je t'attends au terrier. Va Erguel et je le laisse là, stupide devant l'entrée de la plaine d'Elman.


Soit sa peur serait la plus forte et il ferait demi tour pour me rejoindre, ou encore, fuirait pour se cacher dans la forêt.Ou...ferait-il preuve de courage, de chance, de bravoure et reviendrait au terrier avec une belle proie, ce qui confirmerai le fait qu'il était à présent assez fort pour vivre seul, d'ailleurs ses trois énormes cornes étaient un rappel constant de sa maturité, mâle...il l'était et il  le faisait sentir chaque jour.

Notre environnement puait d'une façon qu'il n'est pas possible de décrie à moins que vous ne viviez près d'un champ ou des boucs géants se soient installés. Un feulement de rage se fit entendre, puis plus rien et c'est avec l'angoisse au coeur que je rentrais au terrier.


Myaelle me regarda elle se  lécha les pattes  de devant sans rien dire, mes ses yeux parlaient pour elle. Elle me trouvait bien nigaud de m'inquiété pour Erguel , vu sa taille et la robustesse de sa peau bien nourris, peu d'animaux pouvaient lui faire du mal, fussent-ils des serpents des plaines.

C'est un Erguel tout fier qui nous revins le lendemain dans l'après midi avec dans sa puissante gueule, un broquor brun, belle bête de 700 kg, féroce avec des épines le long de sa colonne vertébrale, une queue double pouvant assommer le plus gros de ses prédateurs, des dents longues de 8 à 12 centimètres à double rangées et voila ...Erguel ...traînant sa carcasse, tout fier, ne se doutant pas que ce 
trophée là était sa porte de sortie.

 

Le signe évident de son prochain exil. On lui fit la fête, on le félicita, on le regarda et les signes évidents de sa lutte se voyait sur son corps, des traces de morsures, les égratignures montraient la violence de ce combat, sa proie lui appartenait et il avait bien l'intention de la manger et seul.Quitte à régurgiter plus d'une fois et à mettre de côté son vomissement, signe de bonne santé de la part d'un gros mâle Ertgard.


Ce que nous lui laissions de bon coeur, car pour être une belle proie s'en était bien  une  et de taille, mais pour sa chair...là, c'était autre chose, un goût de moisie dans la bouche pour des jours et des jours, très peu pour nous. Le poisson était bien meilleur et nous le laissâmes manger tout son saoul. Il ne nous quitta pas des yeux et, je compris qu'il était temps de le chasser.

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2015-02-24T11:21:46+01:00

Le Guerrier Noir ( L'explication,)

Publié par osebo-moaka

C'est mon livre, vous en pensez-quoi?)2=

Retour au Terrier.
_ Oui, oui, mon frère, penses-tu, que tu pourrais retourné voir ton Ertgard et prendre auprès de son terrier quelques herbes; car elles ne poussent que là-bas et aussi quelques gouttes du sang des poches s'il en reste? Sais-tu si elle les a manger, comme le font les vaches, le sais-tu Neschel?

- Euh! J'ai pas vue faire ça, mais après  je suis parti à la pêche pour les nourrirent, alors j'ai pas tout vue, je sais qu'elle leur a donner une plante duveteuse à manger, la mienne en a eu aussi...ça leur fait du bien, mais je sais pas ce que ça leur apporte, ni ce que ça leur donne. Mais,ils deviennent plus fort, c'est peut-être une espèce de fortifiant!

- Tu n'as pas tord Neschel, en fait on pense que cela active le sang et qu'il circule plus vite en eux. Renforçant leurs muscles et aussi qu'avec les baies qu'ils mangent, cela les fait grandir.

_ Ah c'est pour ça que ma boule est rester petite! Elle n'a pas eut de baies...bien! Je vais le faire et j'en r'ammenerais! Cela va prendre une dizaine de jours,même ,un peu plus...Pourra t-il vivre jusque là?

-On fera tout pour cela, mais hâte toi Neschel et si tu le veux, je garde ta boule de poil!  je fis semblant de la lui donné et des crocs aigus comme des lames de couteaux se mirent à luire quand j'ouvris ma chemise.
_ Bon, je pense qu'elle n'est pas d'accord avec toi Arniel!

_ Hum! Oui, je le pense moi aussi, bien alors...viens, tu vas voir notre ami et après tu partiras pour chercher les plantes, viens vite...

L'homme bleu.

_ Dis Arniel, on l'a déjà vue , cela ne sert à rien de le revoir encore une fois. son odeur me soulève le coeur, me donne envie de vomir et mon sens de prédateur ne m'incite pas à lui faire une visite, tu comprends mon frère? Bon, d'accord ,une visite rapide alors. les yeux de mon frère avaient virés à la colère et je ne voulais aucun mal à mon frère, ma tendresse était toujours vivace, il était mon tout, alors contre fortune bon coeur, j'allais avec lui.

Deux jours,
Déjà deux jours et plus on avançait plus l'odeur était
écœurante. Mon envie de vomir me titilla l'estomac, l'homme allongé sur la table était bleu, décomposé par la douleur, les yeux injectés de sang, globuleux, la voix rauque, des poils poussaient sur ses bras et ses jambes misent à nues car il ne supportait pas le contact du linge.


Me voyant arriver, un rictus de dégoût lui déforma la bouche.
_ Ah! Le voici enfin le grand guerrier noir, ou étais tu toi en qui j'avais mis mon espoir, ou traînais tu ta carcasse de videur d'hommes?

-_ J'ai fait comme toi, j'ai poursuivis des soldats, ils sont morts et les autres ont traversés l'eau salé dans des barques longues et plates. Je ne connaissais pas ce moyen pour traversé l'eau et toi?

_ Arhg suffit moitié d'homme! Que peux tu faire pour moi! as tu trouver un remède à tes maux! as tu vu quelque chose qui pourrait t'aider dans ta quête pour redevenir comme avant?

_ Ah Artas! Je dois t'avouer que je n'en ai pas eu le temps, je dois repartir, Arniel va te mettre au courant. Garde ta force, je vais bientôt revenir avec ce qu'Arniel m'a demander.

Et, sur ces paroles je sortis vite fait, fuyant l'odeur abject et le corps de celui qui est l'ami de mon frère.
Heureux de retrouver l'air frais .Je vois les visages des hommes inquiets, désirant connaître enfin la vérité. Je leur dis ce que je savais être vrai et leur confièrent  la tache de tenir le camp.

Qu'ils pouvaient être sans crainte, il n'y avait aucun ennemi à plus de cent lieux à la ronde, qu'ils continuent les rondes de gardes et que je serais de retour dans 15 jours au plus.

Qu'ils préparent un grand banquet pour mon retour de bonne viande fraîche car j'aurai très faim . je me mis à courir comme un Orprix que je suis à moitié. Serrant contre ma poitrine ma petite compagne de poil blanc, douce chaleur et confiance absolue en moi, elle dormait; mais, bientôt, elle aurai faim.

Que dira l'Ertgard en me voyant revenir? Me donnera t-elle la permission de prendre de ses herbes et de ses baies, surtout si elles sont importantes pour sa petite famille.
Des questions qui me trottaient dans la tête. Après deux jours environ et deux nuits à courir, je ralentis, je piégeais un lapereau des neige et je le partageais avec ma boule de poil blanche.

Bientôt je serais obligé de lui donner un nom. Après quelques heures de repos, je me remis en route, suivant mon instinct. Deux jours de plus je refis la même chose, puis j'arrivais au bord de l'étendue d'eau salé. Je n'étais plus très loin du Terrier, je décidais de pêcher histoire de manger et surtout de ne pas arriver les mains vide.

Nous fîmes bombance ma petite boule et moi, puis après un long repos bien mériter, je pris le chemin qui m'amènerais près du Terrier.

Un spectacle désolant.

C'est avec espoir et crainte que j'approchais, faisant du bruit, laissant mon odeur flottée, parlant afin qu'ils reconnaissent le son de ma voix. Mon odeur , assez forte je le reconnais avait eu le temps d'imprégner l'entrée de la grotte. Un ronronnement vigoureux se fit entendre, alors fou de joie, j'entrais; mais un triste spectacle me sauta aux yeux.

Mon Ertgard se laissait mourir de faim, afin que ses petits puissent manger. Elle était d'une maigreur...c'était affolant. Je fis la fête avec les petits, puis je vint vers elle- avec son regard très doux, elle me parla , me fit voir sa faim , sa faiblesse, sa souffrance.

Mon coeur fondit dans ma poitrine et c'est d'une voix dure que je lui dit:_ je vais aller pêcher, vous gardez ma boule de poil blanche, ne lui faite pas de mal  sinon...je serais capable de vous faire moi aussi du mal.

Alors, dans ma tête j'entendis ces mots...elle s'appelle Myaelle et nous ne lui ferons aucun mal, car, elle est ton cadeau de vie; laisse là avec nous, nous lui donnerons des herbes et des baies pour calmer sa faim en attendant que tu reviennes.


Tu nous as fait confiance, alors continu. Je les regardais tous puis fronçant les sourcils et plissant mes paupières je partis en trombe. Plus vite partis, plus vite arrivé, plus vite revenu.
Quand l'eau salé entra par mes narines, je toussais et crachais tous ce que je pouvais, c'était vraiment pas bon ( c'est là que je compris que je ne savais pas nager et que je n'étais pas fait pour vivre dans l'eau) puis, je sentis une grosse douleur à la jambe.

Je plongeais tant bien que mal et j'écartais d'un coup sec la mâchoire de cet énorme Vracasse, ses dents, sa mâchoire voulurent se refermer sur mes bras, mais ma prise était correct.
Je le sortis de l'eau, puis, je lui assénais  un vigoureux coup de pierre sur la tête, le traînais  sur le sable et je revins pour une deuxième prise. Il fallait au moins ça pour ma femelle affamée.

La deuxième fut plus difficile à prendre car les marrants étaient de retour, voulant m'aider, ils faisaient plutôt le contraire et comme je ne voulais pas leur faire de  mal, ce n'était pas facile. J'en attrapais un gros et je lui  dit:" vous m'empêchez de pêcher, laissez moi faire, on parlera après! d'accord?

je le lâchais et il fila avec les siens, voir plus loin...  j'arrivais enfin à sortir ma deuxième pièce. J'étais crevé, puis, mes marrants revinrent avec dans leur bouche plein de poissons juste assez gros pour moi et ma boule de poil ou plutôt Myaelle,( joli ce nom: je trouve).

 

Une petite tête vint se coller contre moi et elle m'offrit un caillou aux mille reflets, je lui fit un gratte, gratte sur le nez , elle s'en alla en cliquant des paroles que je ne comprenais pas.


Je halais mes gros poissons tout en portant sur mon dos les petits que j'avais enveloppés dans des feuilles aussi grande que moi, entortillés des algues, puis noués sur mon dos, facile.
Plus dur le fait de halais les poissons, ils étaient très lourd, j'arrivais à la nuit au terrier, inquiet pour ma boule de poil; quand, soudain une déferlante de poils se rua sur moi, ou plutôt mes proies.

Les sachant pris pour un moment, j'entrais afin de donner à manger à la mère qui trop  épuisée ne pouvait presque plus se lever. Elle dévora trente poissons,
j'en gardais cinq pour ma boule et pour moi que je ne vis d'ailleurs pas, plus inquiet encore j'allais dehors pour la voir...mangée avec sa famille, là, j'étais heureux et chose bizarre, elle semblait avoir grandit en si peu de temps, possible ça!

Quand je retournais au fond de la grotte ou terrier pour y cuire mes poissons, il ne m'en restait plus que trois et la grosse gourmande faisait semblant de dormir et puis, quoi encore!


Je mis mes poissons à cuire sur un petit feu que je fis à l'entrée du terrier et patiemment  j'attendis, ils grésillèrent bientôt. Les petits jouèrent aux plus fort, j'allais donc voir et là j'aperçu le reste du deuxième poisson.

Les  petits avaient laissés sur celui-ci presque un quart de viande, j'en coupais un bon morceau pour ma mémère car elle avait vraiment très faim, et elle devait pour ses petits reprendre des forces, sinon, elle ne pourrait les défendre.


Le ventre plein les petits rentrèrent pour dormir, c'était le bon moment pour moi de manger; chacun pris sa place, Myaelle vint vers moi et se glissa  sous ma chemise, mais là...elle  était trop grande.

J'enlevais ma chemise ou ce qu'il en restait et j'en fis un lit qu'elle accepta de mauvaise grâce puis, je bus tranquillement  mon infusion. Tous le monde dormait alors j'en fis autant. Deux jours après, je fis la demande, j'avais pêché la veille et tous le monde avait le ventre plein cela aide en général.

L'explication.

Je vous ai nourris du mieux que j'ai pu, je sais que de la viande rouge serait mieux pour vous tous, mais, par ici, il n'y  a pas beaucoup de gros gibier. Ton Terrier est bien, mais pour ce qui est de la chasse, c'est pas vraiment ça, hein!
Alors dans ma tête je l'entendis: Mon Terrier est bien, mais  je ne devais pas avoir autant de petits, dans deux saisons, je serais de nouveau en quête d'un mâle  ce sera ma dernière portée, après je serais seule jusqu'au bout...

c'est pour ça que j'ai choisis ce terrier, l'eau salé s'avère être un grand garde manger et le poisson ce n'est pas si mauvais! je sais que tu désire me parler, quelque chose en toi me montre que tu es inquiet, ce n'est pas pour la petite puisqu'elle est là avec nous et merci elle va bien...alors! que veux tu?

- Ah! Oui, c'est vrai, je veux quelque chose...mais tu en as besoin et tu en as si peu...que je ne sais plus si je dois, ce que je dois faire!


_Si tu me disais ce que tu veux ce serait plus facile pour moi aussi de te dire oui ou non tu ne crois pas!

_ Oui, Tu as raison, tu as raison, mais... bon voila, tu possède des herbes et des baies qui seraient d'un grand secours pour un homme qui comme moi a été mordu par les buissons d'épines, mais moi, je vais bien, pas lui...
il est en train de  pourrir de l'intérieur et mon frère est très malheureux car c'est un lien de vie...lui sera très malheureux si son compagnon de vie venait à mourir.

 

Quand il a su que je te connaissais et que tu avais confiance en moi, il m'a envoyé pour voir si tu voudrais bien nous donner quelques herbes et quelques baies, mais là... c'est difficile; tu vois ce que je veux dire.

Toi aussi tu en as besoin et les petits aussi, je ne peux rester avec vous, je l'aurai fait  tu sais! Je serai resté avec vous pour que vous ayez à manger tous les jours...mais la-bas,il y a la guerre et mon frère compte sur moi pour livrer bataille.


_L'homme noir! c'est de toi dont il est question?
- Ah! Tu en as entendu parler!
_ Oui, oui... il y a bien longtemps, des hommes forts d'un village très loin parlaient d'un guerrier noir qui viendrait un jour remettre les choses en ordre et ce serait de toi qu'ils parlaient?

_ Ecoutes d'après mon père, le sage, mon frère et mon clan...je suis un guerrier noir, pour le reste...je ne sais pas.
_ Que comptes tu faire maintenant?

_ Eh bien, je vais repartir vers le campement et dire que ce n'est pas possible de prendre des herbes et des baies, que vous en avez besoin pour survivre.
_ Ahhh! je vois... et si je... oui, si je te dis que tu peux en prendre autant que tu veux! Serais tu heureux?
_ Heureux! Oui, très heureux! Mais, pour toi et tes petits?
_ Ne t'inquiète pas, j'ai un plan, j'ai besoin d'une petite poignées de jours comme tu dis.

J'étais perplexe et ce la du se voir.


_ Nous allons dormir et demain, tu partiras avec les herbes et les baies...nous en garderons quelques branches et prendrons quelques baies et le reste... le reste tu le prendras.
_ Hum! Je ne sais pas pourquoi, mais je te trouve hum comment dire...très...très...très, enfin il y a quelque chose qui m'échappe.

 

Une  belle histoire auprès du feu. La nuit fut paisible, mon sommeil aussi, au petit matin, je me levais et étirais mes membres engourdis. Elle me suivait de ses yeux ne me lâchant pas.
Je lui rendit son regard. Elle cligna des yeux et poussa un gros soupir avec difficulté elle se leva. Je n'avais pas prévu ( y-l)

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2015-02-17T11:29:57+01:00

Le Guerrier Noir.

Publié par osebo-moaka

'C'est mon livre, vous en pensez-quoi?)1)

Je suis de partout et de nul part. Je me balade tel le Guerrier Noir. Je vis depuis bien longtemps, j'ai vu passé les années les unes après les autres.

J'ai vu mourir mon père, mourir ma mère, mon frère et mon peuple. Je regarde de loin les lignées qui vivent et tel est mon chagrin que, je les voies vivre et mourir. Femme de mon coeur, Femme de mon destin, comme tu es loin.

Ma compagne et mon amie vit avec moi sans bruit. Je suis le Guerrier Noir et à chaque combat je suis avec vous, je guette le jour de mon trépas.J'avance lentement sur cette terre cruelle, ou, les hommes se battent depuis si longtemps, qu'ils en ont oubliés le pourquoi.

Ils suivent comme un troupeau qu'on mène à l'abattoir , sans révolte aucune. Je connais ces regards, je  le reconnais et je perçois leurs hébétudes, leurs fatigues, leurs rages de vaincre... celle de suivre un homme qui jusqu'à présent leur a assuré des victoires faciles.


Mais, depuis quelque temps, ces victoires sont loin derrière eux. La faim au ventre, le froid mordant , glacial de l'hiver, les porte à vouloir rentrer chez eux. Mais, ils n'ont pas encore compris, que jamais, ils ne rentreront chez eux.

L'ennemi, celui qui hier encore était considéré comme un ami, l'ennemi, à tout détruit, tout dévasté sur son passage, plus de clan, plus de territoire, plus de village, plus de maison...plus rien, rien que le vide, le néant.

Moi, moi, je sais cela...je l'ai déjà vécu Il y a bien longtemps. En croisant  certains d'entre ces hommes, qui avancent simplement vêtu d'un manteau de vieille laine, usée, trouée, trempée, les yeux enfoncés dans leur orbite...l'appétit monte en moi, eh oui! que voulez-vous... chacun survit comme il le peut.

<<Mon Histoire>>

Mon histoire commence ici! Dans mon village natal perché dans les montagnes de l'Abyrée au nord est du Pays des Elienez, peuple sage qui s'adonne à  se remplir l'esprit d'un message apparu dans les cieux il y a cent décennies de cela.

Le message, leur appartient...ils en sont les dépositaires pour celui ou celle qui devra venir. Quand! Là, ils ne savent pas. Facile je trouve...Mon père me disait souvent que j'avais tort de me moqué de ces gens, car leur sagesse était un trésor pour tous les peuples.

Alors, pour lui faire plaisir, je n'ennuyais plus les jeunes qui parfois venaient nous voir au village. Notre village était grand. ( je parle d'après mes vagues souvenirs, c'est si loin tous ça).

six basses maisons faites de pierre de moitié, le sol creusé profond, avec une fosse à feu au milieu. Les toits étaient faits de troncs d'arbres et de feuilles épaisses d'Anacarta,  elles sont issus d'arbres qui poussent à profusion au sud de notre territoire, ces feuilles, sont bleu de nuit, mais une fois coupés, elles deviennent d'un rouge sang, qui se ternit rapidement.

Ces feuilles dégagent une odeur fort désagréable pour tous ce qui est nuisible. Ces petits insectes volants qui s'accrochent à vous et qui vous mordent, se faufilant à travers votre peau, pour mieux infecté votre corps. Si vous ne prenez pas la potion du guérisseur rapidement, c'est la mort pour vous.

<< Mauvaise décision>>

Une fois, rien qu'une fois, j'ai désobéi et je suis allé seul dans la petite forêt. Je voulais ramené pour le repas un Vlanquir ...animal doté de quatre pattes, d'un long museau et de poils énorme ( qui nous servent pour de multiples tâches) ses dents sont petites et très fines ( bien pour la pêche)

si vous ne faîtes pas attention, elle vous attrape, vous plante ses dents dans la jambe et c'est la mort à petit feu. C'est ce qui m'est arriver, alors, je peux vous en parler.Mais, là, ou j'aurai du mourir, eh bien rien ne se passa.

Alors, mon père me traita de grande Vioule ( menteur) devant tous le village. Je rougis furieusement et j'étais prêt à faire une très vilaine chose... me battre contre mon père. Mon grand-frère se mit alors à se tapé sur les cuisses en riant à gorge que veux tu et à  me regarder fixement et ses yeux, me disaient...

"fais comme moi, ri garçon, fais croire que tu as voulu jouer au plus fort, mais, que tu as eu très peur".

<<Mensonge>>

Le sang ne fit qu'un tour en moi, mais le visage des autres, me fit comprendre l'urgence, alors, plus rouge encore, mais de colère...je me roulais par terre et je ris à en pleurer de détresse, sachant que ce qui m'était arrivé , était vrai.

La mort dans l'âme, je me tordis  sur le sol boueux et les autres se ruèrent sur moi pour me battre... c'était la tradition. Le menteur, recevait des coups par les jeunes de la tribu, pour leur éviter de devenir à leurs tour des menteurs.

Ce fut plus facile que je le pensait, je n'eus pas mal du tout, mais, je fis semblant. Mon frère qui riait toujours, me regardait avec ses yeux froid, mais, lui, il ne disait rien. J'avais compris.

<<La Punition>>

Dans quelques heures, je devrais partir pour ne pas mettre la honte sur mon village .Je ris, je pleurais, je bus et on fis la fête car Analita, venait de maître au monde son premier enfant.

Sa maison était prête, elle pourra y vivre avec sa famille et son mari et la famille de son mari. Une petite fille ( elle venait de me sauver la vie) une petite fille qui passa ce soir là de mains en mains, du plus vieux aux plus jeunes.

Tout le monde prit le bébé dans ses bras, car, il faisait parti du cercle de notre vie et il deviendrait un homme du clan... oui, mais, sauf que là...pour un homme, c'était pas ça, non. Une fille, le premier enfant à naître dans notre tout nouveau clan, était une petite fille!

Il faudra une semaine au moins pour lui trouvé un nom.

<<Bannissement>>

Le découragement se lit sur le visage de la famille et ainsi  je passe au second plan. Brave petite Teckténia. Un jour, elle apprendrait qu'elle m'avait sauvé la vie en venant ce soir là au monde.

Quand nous re-ganiames nos maisons ou huttes pour ceux qui n'avaient pas encore construit en dur...je m'engageais dans le trou de la hutte pour me mettre au chaud, quand, une grosse patte se posa sur mon épaule et manqua me l'écrasé; sans rien dire, je vis mon père et mon frère et c'était lui qui me tenait ainsi.

<< La dispute>>

 

Ils se disputaient à grands cris, mais tous bas, visage contre visage, jamais mon frère n'avait eu ce geste contre notre père.

Cela me fit peur et je restai juste à l'entrée essayant d'écouté leurs paroles. Ce qui revenait souvent : c'était; Buveur de sang...Fichu, il l'a dit.

-Oui, oui! tu l'as sauvé, mais nous on doit se sauver de lui et il doit s'en aller et vite. Cela fait presque trois jours déjà, les choses vont bientôt commencer, tu le sais Fergem, tu le sais hein!

- Oui, père, je le sais, je vais l'emmener avec moi dans mon armée...là, il n'y aura pas de problème. Puis, il ira à Rome pour combattre dans les arènes, il y vivra comme un roi. Après l'entrainement qu'il va subir, ne t'inquiète pas. Je ne l'abandonne pas et si je venais à mourir au combat, lui prendrait ma place... car sa soif sera notre meilleur alliée. Tu le sais, c'est un fin limier, il trouve toujours les bons endroits, la forêt ne lui a jamais fait peur, les trous d'eau non plus, ni même les verysters.

- Oui, fils! Oui, mais je vous perds tout les deux, voila ce que je voie moi! Qui va nous aider pour les champs , le bétail? Qui va nous aider pour la moisson, le ramassage, la chasse et faire les selles, qui?

_ Tu prendras mes deux fils et ma femme qui est enceinte avec vous et vous serez une famille, que nous revenons ou pas, tu as compris ,père! Et jamais, tu ne dois parlé de l'histoire de ton jeune fils, dis à tout le monde que l'on est parti pour faire la guerre tous les deux.

Que toi, le père de deux fils courageux, tu aurai honte, qu'un seul parte alors que l'autre est plus fort que le premier.

<<Le rejet de ma famille>>

Alors, les yeux de mon père s'emplirent de larmes amères et le chagrin que j'y vit me vrilla le coeur. Je voulus m'avancer vers lui, pour lui dire à quel point j'étais désolé, que j'aimerai resté avec eux pour les travaux...mais, la main de mon frère se fit plus dur sur mon épaule et mon père eut un geste de recul que je ne compris pas.

Puis,  ces paroles sortirent de sa bouche, sèches, froides:" Il ne peut dormir ici ce soir avec nous, il doit rester dehors, c'est trop dangereux". Mon frère me regarda et en lui il y avait de l'amour et de la détresse, moi je ne comprenais pas. Qui ne pouvais dormir à la maison? Quelle importance pour moi, je commençais à avoir froid, alors, je fis un pas plus grand, mon frère s'arcqueboutat contre moi et me dit:

" Neschel, tu dois sortir , maintenant! Ne discute pas ici...tu vas venir avec moi et je t'apprendrais la raison de père. Ouvrant grand mes yeux, je fixais ceux de mon père.

_ Père! Pourquoi? Qu'est-je fais de mal? Pourquoi me chasses tu de chez toi? Je ne suis que ton plus jeune fils, encore un petit garçon au yeux de nos lois! Père! Ou est mère? Mère criais-je, mère! ". Elle apparut derrière mon père, le visage de marbre et me regardant,moi, son fils...elle dit:

" Tu n'es plus mon petit, tu n'es plus mon fils, vil créature, va combattre et ne reviens jamais dans le village ( en cela, elle ne se trompais pas...car ce village n'existe plus) je reculais frappé de plein fouet par ses paroles et je fondis en larmes. Mon frère m'emmena à l'écart et me dit tout bas:

" Neschel, nous allons dormir dans la vieille hutte des parents, puis, nous partirons au lever du jour. Viens avec moi.".

_" Mais Fergen, que se passe t-il donc! Pourquoi les parents réagissent ainsi, ils m'envoient à la guerre, à la mort, moi, je ne connais pas l'art du combat, je ne suis pas toi! Tu as dix huit ans, j'en ai quatorze

Qui voudra de moi à ses côtés, dis moi Fergen, qui voudra du petit avec lui?

_ Ecoutes moi, à partir de maintenant tu m'appelleras Arniel, c'est mon nom, là ou on va, les hommes m'appellent ainsi, ne l'oublis pas, compris?
- Oui, Arniel, si tel est ton  plaisir.
_ Plaisir!
plaisir rugit mon frère, il ne s'agit pas de plaisir, mais d'un nom de guerre et plus tard tu auras sûrement le tien, un grand guerrier tu vas devenir et la peur sera à tes côtés comme une vieille compagne.

Les hommes te craindront et te haïront, mais, ils voudront de toi au combat sache le. Et pour te répondre...Moi,moi, je te prendrais et je vais te formé à l'art de la guerre , de tout les combats des, Picitis, Ramayeurs et des Zéléenithes et toi, tu m'apprendras peut être quelque chose qui, un jour me sauvera la vie.

Je regardais mon frère et j'éclatais de rire, moi! moi, t'apprendre quelque chose! Tu te souviens de qui je suis!
-Bien sûr Neschel, je ne suis pas sénile.
- A voir!
_  Bon, maintenant tu vas m'écouté et nous partirons demain. Le sujet pour moi est clos.
-Demain le voyage risque d'être très long et très pénible.

_ Ben alors! encore quelque chose que je dois apprendre? - Oui, encore et toujours plus...mais viens, il est l'heure maintenant.
_ Dis voir Arniel... tu n'as pas peur toi de moi!  Un regard de haine vrilla mes pupilles et je me rétracté dans l'ombre de la hutte, ne pouvant supporter le regard de mon frère.
- Si, me dit-il dans un souffle, si j'ai peur et j'ai honte de cela et je ressens de la haine pour ce que j'éprouve envers toi, mais...tu n'y es pour rien, alors allons dormir.

Les jours à venir seront les plus durs tu verras, ce soir, il n'y a rien à craindre. Poussant un énorme soupir, il s'enfonça dans la vieille hutte et bientôt une lumière se fit. Il avait allumé la fosse. Jamais on ne faisait ça pour la nuit, on avait bien mangé, donc, ce n'était pas pour remangé.


J'entrais à l'intérieur pour voir Arniel faire le tour de la fosse et mettre soudain des branches de feulys  ( herbes calmantes et endormantes) je levais les sourcils...Il me dit:
-" Ce soir, tu dois être calme, tu dors à droite et moi à gauche" . Tiens me dis-je près de la porte, c'est bizarre ça! Il se coucha et me lança un regard appuyer; j'en fis autant et je me tournai face à la fosse pour voir mon frère me faire face.

Mise au point et  Métamorphose.

_ C'est drôle, non?
- Pas tant que ça!
_ Tu ne devrais pas être avec ta femme ce soir?-Si, mais vu ce qui vient de ce passer! _ oui, je comprends, écoutes, vas la retrouvé,moi je  vais rester ici à dormir, retourne donc auprès de ta femme pour ta dernière nuit.
- Non! Je ne peux te laisser, alors dors.

Un silence de plomb s'installa entre nous et de colère je lui tournais le dos, sentant monter en moi une rage sans pareil. Je brûlais de l'intérieur et j'étais tellement en colère que je me mis à trembler. Mon frère rajouta un bout de bois dans la fosse sans rien dire, puis, les herbes virent me chatouillées le nez et cela m'apaisa, je m'endormis d'un sommeil de plomb...pour me lever le lendemain à l'aube.

Sauf que, j'étais nu, honteux je m'enroulais dans ma couverture de bête. Puis, j'entendis un cri. Je levais les yeux pour voir mon frère me regardait, il était blanc comme la neige et il tremblait de tous son corps.
_ Ecoutes, je ne sais pas ce que j'ai fais, mais je sais que je suis nu sous ma couverture. Reprenant un semblant de courage Arniel me dit:" Va te laver tout de suite et tu reviens, ne parles à personne et fais vite".

Sans comprendre, j'allais à la rivière pour me laver et là en me penchant, je vis mon visage... écoeuré je regardais mes mains,mon corps, j'étais rouge, rouge partout du rouge et cette odeur douceâtre me donna envie de vomir. Je saute dans la rivière, pris des herbes et je me lavais avec vigueur malgré l'eau froide, d'ailleurs je ne sentais presque pas le froid et j'en fus content.

Un bruit de pas me fit bondir, deux vieux sages me regardaient et il y avait beaucoup de tristesse dans leur regard.
_ Comment vas-tu ce matin Neschel?
- Eh bien grand sage...un peu nerveux et puis j'ai du faire quelque chose de grave, car j'ai du sang partout sur moi.
_ Oh! Ne t'inquiète pas de  cela Neschel et sorts donc de l'eau, vite sort de là. Je m'approchais timidement de la berge et j'allais prendre ma fourrure quand le sage Maxitime me dit:" Ne portes pas la main sur cette peau, revêts plutôt cette toge de laine.


Ebahie, je vis qu'il avait un habit de gros lainage vert, heureux je sortis de l'eau et je l'enfilais aussitôt. Une douce chaleur m'envahit et je fus heureux.

Un Talisman

Le deuxième sage s'approcha à son tour et il me dit:" Tiens Neschel, je t'ai fais un collier, tu ne devras jamais l'enlever, j'ai ta promesse? - Oui, oh sage Ongsou, je te le promets , je n'enlèverais pas ce beau bijou, je le garderais sur moi avec grande joie, je n'ai jamais reçu un tel présent. Alors il me contourna doucement et je sentis le fin lien autour de ma gorge  cela me fit un drôle d'effet, mais, j'avais confiance.

Puis, j'entendis un crac, comme si une branche venait d'être cassée net, puis, le sage Ongsou s'approcha de moi. Me regardant dans les yeux, il me dit:" Cela ne sera pas suffisant, tu es trop fort, trop de colère en toi, mais tu seras loin quand il cassera pour de bon. Fais le trajet le plus long possible mon enfant et ne te retourne pas, va combattre, partez maintenant, il est temps.

Mon frère arriva avec des coursiers malingres, on n'étais pas riche, alors Ongsou dit à Arniel...-Passes à la hutte sud et prends deux coursiers et partez très vite, le sort ne durera pas longtemps. Arniel opina et avec un sourire amère me dit:" vite Neschel, nous partons. Les pauvres bêtes ne pouvaient aller très vite et la mienne tremblait de peur. Nous les poussâmes malgré tout Arniel était vraiment très pressé.

Arrivé à la hutte sud, deux magnifiques bêtes nous attendaient, personne, nous hésitâmes,puis Arniel me dit:
" enfourche et partons, nous devons être le plus loin possible.
-Pourquoi! Arniel, dis moi pourquoi?
_ réfléchit un peu Neschel!
Interloqué et troublé, je le suivis il allait à grande allure et je continuais de réfléchir. Je n'aimais pas cela, des images me revenaient, elles envahissaient mon esprit et la colère commença à gronder en moi. Mon cheval fit un faux pas ce qui alerta Arniel, il se retourna,puis criant

"_ arête Neschel, arrête de réfléchir,on en parlera plus tard, calme toi mon frère on arrive bientôt au camp...tiens le coup jusque là mon frère et tout ira bien, tu verras! Pourquoi, pourquoi donc, mon frère était-il si inquiet voir terroriser! Encore et toujours des questions sans réponses cela commençait vraiment à me taper sur les nerfs. Au loin, une fumée épaisse, signe d'un campement. Au dire de mon frère, la nuit, il y a la trêve...aucuns des camps n'attaquent l'autre afin de ne pas déplaire à nos dieux.

Le Campement.
Une sentinelle presque endormie sursauta quand Arniel lui jeta son pied dans le ventre. Le garde brailla qu'il ne dormait pas, la preuve, le coup il ne l'avait pas reçu...mais, mon poing à moi se détendit instinctivement et là; il ne pu l'éviter. Un grand rire salua cela, un autre vint prendre la place de celui que j'avais endormis pour de bon.

Un sourire aux lèvres, je rejoignis mon frère qui parlait avec un homme de très haute taille. Les yeux creux, noirs, épais sourcils, nez épaté, il n'était pas gras non, il cachait son corps sous un long manteau de drap épais, gris terne, il se tenait légèrement plié, signe d'une grande souffrance. Blessé?

Une odeur vint chatouillé mon nez et je le retroussé, ça puait, ce n'était pas bon du tout. Je descendis de cheval et rejoignis les deux hommes, l'odeur ne venait pas de là! J'en fus heureux malgré moi, car Arniel avait l'air d'apprécier cet homme froid. Je les regardais , pris dans leur discussion...quand soudain, j'entendis un clac assez fort, puis tout alla très vite.


Une forme monstrueuse se dressa, avançant vers le voleur, Arniel cria au voleur" Argon remet le collier autour de son cou, vite argon, dépêche toi voleur, remets lui son collier. L'homme s'approcha de moi, il fit le tour et j'entendis de nouveau un crac, crac, j'aurai du entendre un clac, puis, une odeur douceâtre emplie mes narines et...le trou noir, le clac était revenu.

Mes nouveaux sens.

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2014-12-29T10:39:35+01:00

Le Pouvoir des Fables...

Publié par osebo-moaka

A M. de Bartillon.( Ambassadeur de France en Angleterre).

La qualité d'ambassadeur
Peut-elle s'abaisser à des contes vulgaires?
Vous puis-je offrir mes vers et leurs grâces légères?

S'ils osent quelquefois prendre
un air de grandeur,seront-ils point traités
par vous de téméraires?

Vous avez bien d'autres affaires
A démêler que les débats
Du Lapin et de la Belette.
Liez-les; ne les lisez pas:

Mais empêchez qu'on ne nous
mette toute l'Europe sur les bras.
Que de mille endroits de la terre
Il nous vienne des ennemis,

J'y consens; mais que l'Angleterre
Veuille que nos deux rois se lassent d'être amis,
J'ai peine à digérer la chose.
N'est-il point encor temps que Louis se repose?

Quel autre Hercule enfin ne se trouverait las
De combattre cette hydre?

Et faut-il quelle oppose

Une nouvelle tête aux efforts de son bras?

Si votre esprit plein de souplesse,

Par éloquence et par adresse,
Peut adoucir les coeurs et détourner ce coup,

Je vous sacrifierai cent moutons: c'est beaucoup
Pour un habitant du Parnasse.
Cependant faites-moi la grâce
De prendre en don ce peu d'encens.

Prenez en gré mes voeux ardents,
Et le récit en vers qu'ici je vous dédie.
Son sujet vous convient; je n'en dirai pas plus:
Sur les éloges que l'envie
Doit avouer qui vous sont dus,
Vous ne voulez pas qu'on appuie.

Dans Athène autrefois, peuple vain et léger,
Un orateur, voyant sa patrie en danger,
Courut à la tribune; et, d'un art tyrannique,

Voulant forcer les coeurs dans une république,
Il parla, fortement sur le commun salut:
On ne l'écoutait pas.
L'orateur recourut

A ces figures violentes
Qui savent exciter les âmes les plus lentes.
Il fit parler les morts, tonna, fit ce qu'il put;

Le vent emporta tout, personne ne s'émut.
L'animal aux têtes frivoles,
Etant fait à ces traits, ne daignait l'écouter;
Tous regardaient ailleurs: Il en vit s'arrêter

A des combats d'enfants, et point à ses paroles.
Que fit le harangueur?
Il prit un autre tour.
Cérès, commença -t-il, faisait voyage un jour
Avec l'anguille et l'hirondelle.
Un fleuve les arrête, et l'anguille en nageant,

Comme l'hirondelle en volant, le traversa bientôt.
L'assemblée à l'instant
Cria tout d'une voix:
Et Cérès, que fit-elle?
Ce qu'elle fit!

un prompt courroux L'anima d'abord contre vous.
Quoi! de contes d'enfant son peuple s'embarrasse;
Et du péril qui le menace
Lui seul entre les Grecs il néglige l'effet!

Que ne demandez-vous ce que Philippe fait?

A ce reproche l'assemblée,
Par l'apologue réveillé,
Se donne entière à l'orateur.
Un trait de fable en  eut l'honneur.

' Nous sommes tous d'Athène en ce point, et moi-même,
Au moment que je fais cette moralité,
Si peau-d'âne m'était conté,

j'y prendrais un plaisir extrême.
Le monde est vieux, dit-on:
je le crois;
cependant il le faut amuser encor comme un enfant.
Jean de la Fontaine.

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2013-10-21T16:25:40+02:00

Un endroit de légende.

Publié par osebo-moaka

Il est un endroit de légende ou le monde aime à s’y arrêter. La belle forêt qui enjambe le lac des curiosités est a elle seule une vraie légende. Les animaux qui y vivent vous le diront sûrement, si vous les voyez.
Un jour , oui, un jour sans se méfier, un jeune garçon à l’âge tendre passa sans le vouloir, ou alors le fit-il exprès allez savoir! Passa donc sans le vouloir par le chemin qu’un animal m’a foi de bonne taille laissa entre apercevoir.

L’animal en question n’étant plus dans le sillon qu’il traça, le jeune étourdit s’y engouffra. A peine eut-il mis le pied de l’autre côté que le sillon se referma. Bien en peine de rebrousser chemin et voyant la nuit lentement tombée, le jeune garnement sentit monter en lui la peur du soir.
- »  Me voila bien se dit-il en lui même. Pourquoi donc laisser mon imagination en faire qu’à sa tête? Ou vais-je dormir ce soir? Et surtout comment revenir vers les miens? A peine cette phrase eut-elle franchit sa conscience qu’une voix étonnante,vibrante, affolante, le fit sursauter.


*****

Transit de peur, ne sachant que faire, il s’allongea dans l’herbe haute ou la rosée du soir trempa ses vêtements. Les larmes jaillir et le souffle rauque, il se mit doucement à gémir. De nouveau la voix se fit entendre, elle se voulu douce, elle se fit tendre, se fit murmure, et doucement le coeur du jeune garçon se calma. Il écouta le son, dirigea son oreille afin de mieux percevoir les notes si fines qu’il avait bien du mal à les  percevoir.
-Qui êtes-vous?
- Que me voulez-vous?
- Ah!  Je ne suis que l’arbre de la forêt, je ne te veux aucun mal, j’ai attendu si longtemps que toi enfant tu viennes me voir.
- Moi? Et pourquoi donc?

*****

Un endroit de légende.


- Pourquoi! tonna la voix. Mais parce qu’il le faut! j’ai besoin de ton aide…
- De mon aide, en êtes vous si sûr? La voix de l’enfant chevrota sur les dernier mot.
- Oui, j’en suis sûr, très sûr même, il m’a fallut une bonne dizaine de ta vie et plus pour apprendre tes mots…

-à suivre.

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