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voix

2024-10-11T08:09:06+02:00

Charles-Ferdinand Ramuz.

Publié par osebo-moaka
Poète Suisse 1878-1947.
 Le Pays.
C'est un petit pays qui se cache
parmi ses bois et ses collines;
Il est paisible , il vit sa vie sans
se presser sous ses noyers;

Il a de beaux vergers et
de beaux champs de blé,
des champs de trèfle et de luzerne
,roses et jaunes dans les prés,
par grand carrés mal arrangés;
il monte vers les bois,

il s'abandonne aux pentes
vers les vallons étroits ou
coulent des ruisseaux et,
la nuit leurs musiques d'eau
semblent agrandir encore le silence.


Son ciel est dans les yeux de ses femmes,
la voix des fontaines dans leur voix;
on garde de sa terre aux gros souliers
qu'on a pour s'en aller dans la campagne;
on s'égare aux sentiers qui ne vont nulle part
et d'où le lac paraît, la montagne, les neiges
et le miroitement des vagues;


et quand on s'en revient, le village
est blotti autour de son église,
parmi l'espace d'ombre ou hésite
et retombe la cloche inquiète
du couvre- feu.

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2013-10-21T16:25:40+02:00

Un endroit de légende.

Publié par osebo-moaka

Il est un endroit de légende ou le monde aime à s’y arrêter. La belle forêt qui enjambe le lac des curiosités est a elle seule une vraie légende. Les animaux qui y vivent vous le diront sûrement, si vous les voyez.
Un jour , oui, un jour sans se méfier, un jeune garçon à l’âge tendre passa sans le vouloir, ou alors le fit-il exprès allez savoir! Passa donc sans le vouloir par le chemin qu’un animal m’a foi de bonne taille laissa entre apercevoir.

L’animal en question n’étant plus dans le sillon qu’il traça, le jeune étourdit s’y engouffra. A peine eut-il mis le pied de l’autre côté que le sillon se referma. Bien en peine de rebrousser chemin et voyant la nuit lentement tombée, le jeune garnement sentit monter en lui la peur du soir.
- »  Me voila bien se dit-il en lui même. Pourquoi donc laisser mon imagination en faire qu’à sa tête? Ou vais-je dormir ce soir? Et surtout comment revenir vers les miens? A peine cette phrase eut-elle franchit sa conscience qu’une voix étonnante,vibrante, affolante, le fit sursauter.


*****

Transit de peur, ne sachant que faire, il s’allongea dans l’herbe haute ou la rosée du soir trempa ses vêtements. Les larmes jaillir et le souffle rauque, il se mit doucement à gémir. De nouveau la voix se fit entendre, elle se voulu douce, elle se fit tendre, se fit murmure, et doucement le coeur du jeune garçon se calma. Il écouta le son, dirigea son oreille afin de mieux percevoir les notes si fines qu’il avait bien du mal à les  percevoir.
-Qui êtes-vous?
- Que me voulez-vous?
- Ah!  Je ne suis que l’arbre de la forêt, je ne te veux aucun mal, j’ai attendu si longtemps que toi enfant tu viennes me voir.
- Moi? Et pourquoi donc?

*****

Un endroit de légende.


- Pourquoi! tonna la voix. Mais parce qu’il le faut! j’ai besoin de ton aide…
- De mon aide, en êtes vous si sûr? La voix de l’enfant chevrota sur les dernier mot.
- Oui, j’en suis sûr, très sûr même, il m’a fallut une bonne dizaine de ta vie et plus pour apprendre tes mots…

-à suivre.

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2013-05-24T21:53:33+02:00

André Suarès.

Publié par osebo-moaka
La voix ne trompe point,
même si les paroles trompent.
écrivain français
.

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2013-05-08T15:03:48+02:00

Georges rodenbach.

Publié par osebo-moaka

Ecrivain symboliste belge, Georges Rodenbach ( 1855-1898), est l'auteur du fameux Bruges-la-Morte publiée en 1892 et consacré comme le chef-d'oeuvre du symbolisme.Ce poème, extrait du recueil Le Règne du Silence ( 1891), représente bien l'état d'esprit des symbolistes et rassemble leurs motifs préférés:
Les rêves sont les clés pour sortir de nous-mêmes,
Pour déjà se  créer une autre vie, un autre ciel
Ou l'âme n'ait plus rien retenu du réel
Que les choses selon sa nuance ce qu'elle aime:
Des cloches effeuillant leurs lourds pétales noirs
Dans l'âme qui s'allonge en canaux de silence,
 Et des cygnes parés comme des reposoirs,
Ah! toute cette vie, en moi, qui recommence,
Une vie idéale en des décors élus
Ou tous les jours pareils ont des airs de dimanches,
Une vie extatique ou ne cheminent plus
Que des rêves, vêtus de mousselines blanches...
Or ces rêves triés ont de câlines voix,
Voix de cygnes, voix des cloches, voix de la lune,
Qui chantonnent ensemble et n'en forme  plus qu'une
 En qui l'âme s'exalte et s'apaise à la fois,
De même La Nature a fait comme notre âme

Et choisi, elle aussi, des bruits qu'elle amalgame,
Se berçant aux frissons des arbres en rideaux,
Lotionnant sa plaie aux rumeurs des écluses...
Voix chorale qui sait, pour ses peines confuses,
Unifier des bruits de feuillage et d'eau!Georges rodenbach.

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