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ton

2013-10-17T08:04:08+02:00

Charles Baudelaire.

Publié par osebo-moaka

Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d’automne,
Je respire l’odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone;
Une île paresseuse ou la nature donne
des arbres singuliers et des fruits savoureux;
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
Et des femmes dont l’oeil par sa franchise étonne.
Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
Je vois un port rempli de voiles et de mâts
Encor tout fatigués par la vague marine,
Pendant que le parfum des verts tamariniers,
Qui circulent dans l’air et m’enfle la narine,
se mêle dans mon âme au chant des mariniers.
Les fleurs du mal.Charles Baudelaire. dans poesie img_2364-300x225

photo de josé.

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2013-10-13T14:43:38+02:00

Abou-Bakr at-thourtousi ( XIIe siècle).

Publié par osebo-moaka

Je scrute du regard le ciel sans discontinuer, dans l’espoir que je verrai l’étoile que, toi-même, tu regardes. Je vais à la rencontre des voyageurs, de tous côtés; peut-être trouverais-je celui qui a flairé ton parfum.Je fais face au vent quand il souffle, peut-être lui as-tu confié des nouvelles de toi. Je marche sans but sur le chemin, il se pourrait qu’une chanson me rappelât ton nom. Je dévisage les femmes que je rencontre sans intention directe; peut-être un trait de la beauté de ton visage m’apparaîtra sur le leur. »
( Ah! merveilleuse passion, non!)

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2013-10-02T16:22:32+02:00

Khalil Gibran.

Publié par osebo-moaka

Loue la vie de t’accorder le don de la soif.
Car, sans soif, ton coeur n’est que le rivage
d’une mer stérile, privée de chant et de marée.
Bois ton vin seul et fais-le avec enthousiasme.
Lève ta coupe bien haut au-dessus de ta tête,
et vide-la jusqu’à la lie, à la santé de ceux qui,
eux aussi, boivent seuls.
( 1883/1931.) Le jardin du prophète.
avec modération.

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2013-09-25T13:09:05+02:00

le fou qui voulait devenir grand.

Publié par osebo-moaka

Un jeune homme de bonne famille se croyait au dessus de tout et le faisait savoir. En grandissant il s’aperçut que d’amis il n’avait point.  » Pourquoi donc ce manque d’amis, qu’est ce que j’ai bien pu faire pour en arriver là? » Sa mère toujours aussi fière de son petit lui dit:  » Mon enfant à l’âge ou tu était encore à l’école, puis à la fac, tu as oublié de voir que les autres étaient différent de toi. Oh bien sur, tu le leur faisait sentir, mais pour eux ta grande intelligence ne les impressionner pas du tout. Mais celui qui jouais au foot lui était bien plus intéressant que toi, comprends tu?-  » Non brailla t-il…Qu’est- ce  donc que ces fadaises mère!  » Jean , tu dois apprendre à te taire à écouter les autres, à les valoriser et ainsi tu auras un petit cercle d’amis. -Basé sur le mensonge mère?- Oui mon fils c’est ainsi qu’à fait ton père et vois tu cela fonctionne très bien pour lui. – Ah je vois ce que tu veux dire… Dois-je aussi avoir la passion d’une pratique sportive?- Voila! mon fils a enfin compris comment fonctionne ce monde. Plus tu es vantard, arriviste et plus tu as de change de gravir les escaliers du monde. Et depuis ce temps là, la grandeur de ce Jean n’a fait que de croître. Est-il heureux? Il aime à le croire. Ne sommes nous pas tous comme cela!!!emoticone

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2013-08-27T08:51:41+02:00

Lettre d’Amour.

Publié par osebo-moaka

 A mon bien-aimé.
Que le souvenir de notre amour te suive et te console
pendant notre séparation. Si tu savais combien je t’aime,
combien tu es nécessaire à la vie,
Tu n’oserais pas t’absenter un seul moment, tu resterais
toujours auprès de moi, ton coeur contre mon coeur.
ton âme contre mon âme.
Il est onze heures du soir. Je ne t’ai pas vu.
Je t’attends avec bien de l’impatience.
Je t’attends toujours. Il me semble qu’il y a un siècle
que je ne t’ai vu, que je n’ai contemplé tes traits,
que je ne me suis enivrée de ton regard.
Pauvre fille que je suis,
je ne te verrai probablement pas ce soir.
Cette nuit me rend folle et impatiente de bonheur.
Combien je désire m’enivrer de ton haleine
et de tes baisers que je savoure en extase sur ta bouche!
Mon Victor, pardonne moi toute mes folies,
c’est encore de l’amour. Aime moi.
J’ai bien besoin de ton amour pour me sentir exister.
C’est le soleil qui ranime ma vie.
Je vais me coucher. Je m’endormirai en priant pour toi.
Le besoin que j’ai de ton bonheur me donne la foi.
A toi ma dernière pensée, à toi tous mes rêves.
Juliette Drouet A Victor Hugo, Mars 1833.

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2013-08-26T16:52:14+02:00

Je ne pourrais plus jamais…

Publié par osebo-moaka

 voir le soleil se lever à l’Est  ; voir avec toi le coucher du soleil à l’Ouest. Je ne pourrais plus jamais te lire de tendre poèmes. Plus jamais tu ne viendras te blottir contre moi. Cette  sensation d’ivresse dans tes bras cette folle envie d’y rester pour toujours . Je dois l’oublier,  je dois te fuir… je dois te fuir et pour toujours.Ô mon aimé, comme je regrette ce que je t’ai fait. Si tu savais comme je me languis de toi, comme la musique de ta voix me manque. Comme ton tendre toucher me manque. Tu m’avais prévenue, tu m’avais dis que ce n’était pas pour moi, que je ne devais pas y aller. Pourquoi? Ô pourquoi ne t’ai-je pas écouter! Mon coeur pleure, il sèche, il me dévore, et pourtant je ne pourrais plus jamais être à tes côtés. Te souviens-tu de ce délicieux soir  de mai! Moi, je m’en souviens, comme si c’était hier. L’attraction battait son plein, le frisson était là, tendrement tu m’as emmener pour me soustraire à cette idée folle qui prenait déjà son chemin en moi. La fête était si belle. Cette musique si douce, ce ballet si beau. Les êtres si mouvent si plein de vie.Avec délicatesse tu m’as avertie, tu m’as appris tant et tant de chose mon tendre amour. Pourtant le mal déjà était tapie autour de moi, insidieux et si beau à la fois. Lui était là me fixant de son regard de velours et mon être vibra jusqu’à la souffrance. Tu m’as laisser, croyant que mon coeur était tient, empli de toi, de ton odeur, de ta vie. Mais la nuit à peine venue, il fut là près de moi, si beau, si irréel, si étrange dans la clarté lunaire.Il m’a sourit si tendrement, il m’a tendu sa main, si fine si douce. Sans un mot, rien qu’avec son  regard. Là, tu vois; il est trop tard… Maintenant je vis là ou toi tu ne pourras jamais me rejoindre.  Dans ce monde ou la vie est si sombre. Est-ce que je pense encore à toi? Oui mon tendre amour, mais plus de la même façon… c’est pourquoi je pars.  Je pars ce soir, au crépuscule… Ne cherche pas à me revoir. Ne cherche pas mon regard… car plus jamais je ne pourrais venir vers toi ni  me blottir contre toi ; ni goûté  à la saveur de ta peau, au sang si chaud. miseensituationapresmoonlitnightbypygar.jpg
Y-L

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2013-07-19T00:25:13+02:00

Je dessine.

Publié par osebo-moaka

Je dessine à l'encre de chine,
ton visage immobile.

Etrange mirage,
la chaleur semble faire autour de toi
comme un lac d'eau noire.
Je reproduis cette image
et chose étrange, tu nages
et ce n'est pas un mirage.
Comment comprendre cette double page.
Ton front n'est que songe profond,
ta bouche lisse laisse deviner un sourire taquin.
Tes paupières fermées sur l'ombre profonde
signe de ta fatigue attire mon regard.
Je dessine à l'encre de chine
tout l'espoir que m'offre ce
miroir.
Y-L

Je dessine.

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2013-07-16T16:14:01+02:00

On s'est croisé...

Publié par osebo-moaka

On s'est croisé ce matin,
toi regard fuyant, perdu dans le lointain.
Tu n'as pas vu, que je te tendais la main,
je passe alors mon chemin.
Je reviendrais dès demain, et de nouveau
je te tendrais la main, simple goutte d'eau
dans ton chagrin.
On s'est croisé de bon matin...
toi, regard fuyant perdu dans le lointain.
Petite étincelle ... tu croise mon regard.
Ma  main qui se tend vers toi ne reste pas
vide,tu es près de moi et nos mains restent
soudés.
Ton coeur vibre encore de douleur,
mais je reste près de toi.
demain, oui, demain.
..
Y-L

On s'est croisé...

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2013-07-08T17:36:51+02:00

Muse cruelle.

Publié par osebo-moaka

Ma muse m'a quitté,
sans un regret,
elle m'a jeté aux oubliettes
du passé.
Trop dur de te visité, m'a -t'elle rétorqué.
Comment!
de quoi donc te plains-tu?
-de rien dit-elle, ton esprit est trop tordu,
rend-le plus libre, et, de nouveau
je viendrais te visité.
Muse cruelle, tu as bien peu de cervelle.
sans moi, tu n'existes pas...
et moi, sans toi...
je baisse les bras.
Y-L

Muse cruelle.

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2013-07-03T10:23:12+02:00

Pivoine.

Publié par osebo-moaka

Pivoine, ma rose première,
reine printanière-
de ton coeur doublement ombré
se dégage de petites notes sucrés.
demoiselle se gardant
de sa pureté
au soir en un point serré.
Au levé du jour, tu dévoiles
toute ta tendresse et ton charme,
bourdonnants ne s'y trompent pas
et
c'est avec hardiesse et émoi
qu'ils viennent et festoies,
puisant  en toi
la chaleur et l'amour de ton coeur de velours.
Pivoine, ma rose première
tu restes ma rose
printanière.
Y-L

Pivoine.
photo de josé.

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