• Au couché du soleil.

     Ah! Enfin…
    Il est là ce magique et féérique couché de soleil.
    Enfin, je vais pouvoir m’étendre et regarder ces magnifiques constellations, ces étoiles si lointaines.

    Tout cela me fait rêver, j’ai alors l’impression de vivre une étrange et irréelle histoire.
    Tous les soirs, j’attends, je lève mon long museau , je hume l’air y cherchant les douces odeurs de mon amie.
    Je guette, je suis aussi sur mes gardes, car ici je ne suis à l’abri de rien. Aucun endroit pour me réfugier en cas de rencontre.
    Il y a deux lunes de cela, mon amie était ici
    elle aussi aime lever son museau et regarder  ces points qui brillent dans ce ciel immense.

    Puis un jour entre la nuit et le nouveau jour, elle n’est pas revenue.
    L’ancien alors a dit:
    -Nous pleurons notre soeur, notre amie, notre future épouse. et la meute a pleuré.
    Moi aussi, j’ai levé mon cou pour chanté la chanson de l’adieu.
    Pourtant mon coeur de loup me dit qu’elle est vivante,
    un peu comme ces étranges points lumineux dans l’immensité.

    Je regarde, je hume, j’écoute.
    Un son, ténu, léger comme un vent d’été.
    Un son, un être qui respire, qui se cache, qui a peur.
    je la sens cette peur,
    je sens aussi la faim, je sens l’odeur d’un être blesser.


    Je scrute, j’écoute, de nouveau ce son ténu, je le laisse me guider.
    Je respire, enfin, je la sens.
    enfin je la trouve.
    Blessée elle git au fond d’une ravine, une patte cassée?
    Une patte rongée? une patte qui ne sent pas bon.
    Je la rejoint, je la respire.


    Heureuse de me voir elle respire mieux, frétille des oreilles,
    seule et blessée elle a crus que j’allais l’oublier.

    Mais comment oublier celle que l’on aime?

    Je lève ma tête, je pointe mon museau et je chante de toute mes forces le chant de vie.
    Ils sont tous là, ils sont venus, pour elle, pour moi.
    Ils regardent, ils sentent, ils réagissent, et l’ancien parle. :
    -" Soeur de la meute, ta blessure n’est pas si grave, il
    te faut manger et après nous t’aiderons à revenir là ou nous vivons ».

    De joie mon coeur explose.
    nous chassons pour elle, le gibier et heureusement  présent dans cet endroit.
    nous évitons de chassés là, mais c’est une question de survie.
    Notre soeur mange et enfin son poil se hérisse, elle se sent mieux.
    Dans  une lune elle sera guérie.
    Si belle dans la lueur rouge de la nouvelle lune,

    elle lève son beau et long museau,
    puis elle chante et tous nous l’accompagnons.
    Ce chant est dédier à une amie

    , j’espère qu’elle l'entendra.
    Y-L

     

    Au couché du soleil.

     

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