2022-11-09T20:07:00+01:00
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Danton blague jusqu'au pied de la guillotine, s'adressant à ses condisciples:" Nous deviendrons tous poètes, nous allons tous faire des vers."
2022-11-09T19:54:38+01:00
Jean-Paul Sartre
Autrui, disait Jean-Paul Sartre, c'est l'autre, c'est à dire le moi qui n'est pas moi.
2022-10-18T10:43:45+02:00
Ania et Ena.
Je me souviens d'une chose.
Un soir dans la grotte ou nous, nous reposions pour la nuit , le voyage de demain d'après les hommes serait très long .Dans ma petite tête, je me demandais...
Pourquoi avoir quitter la muraille d'épines?
De cela je ne m'en souviens plus sauf, que Derk qui menait la troupe ne m'aimait pas...je crois pourtant qu'il faisait parti des miens. L'odeur de ma mama était partout sur lui même sur son entre-jambe.
Les autres n'avaient pas cette odeur. Mama n'était pas avec nous. J'étais petite mais assez grande pour comprendre que quelque chose de très grave allait arriver. Je restais comme me l'avait appris mama ... sur mes gardes .Pourtant, je ne me méfiais pas de Derk. J'aurai du? Oui.
Il me surprit en me prenant dans ses gros bras. Il avait dans sa main une tasse et dedans, un liquide qui sentait mauvais. Il fit semblant d'en boire un peu puis, me força à en boire à mon tour. Une voix forte résonna dans ma tête:/Non/ Je donnais un coup de tête dans la tasse et celle-ci chuta. Mélia la sournoise s'approcha de nous.
Derk me tenait très fort au point que mes os, ma chair se comprimèrent, qu'un son très mauvais sortit de moi. Derk me tint encore plus fort, Mélia me pinça le nez. Je la fixais avec haine. Mama n'était plus, Mélia lui avait fait quelque chose. Derk le savait lui aussi ainsi que les quatre autres qui se terraient contre la paroi de la grotte. Du moins je le pensais à cet instant.
Le nez bouché par cette main horrible, ma bouche s'ouvrit. Elle versa le liquide qui coula le long de ma bouche , pour respiré j'en avalais une bonne quantité. Elle recommença trois fois. Derk me tenait toujours, mon regard ne lâchait pas Mélia.
A son dernier versement, ma mâchoire se referma sur sa main qu'elle avait approché afin d'essuyer le liquide autour de ma bouche. Je refermais ma bouche, la tenant serrée contre cette main infame. Ses hurlements emplirent mon esprit de joie, son sang se mélangeant à la boisson de mort.
J'avalais sans lâcher, je coupais encore plus, broyais la chair, insérais le poison dans cette chair mise à nue. Derk chercha à ouvrir ma mâchoire, je le laissais faire, il sourit, mes dents agrippèrent sa main et là...je sectionnais celle-ci crachant en même temps de la potion sur sa plaie .Il ouvrit grand ses yeux larmoyant, branla de la tête et murmura <:Ania, je ne te voulais aucun mal>
Je répondis dans ma tête > Mélia l'a décider pour toi, tout comme elle a décider pour ma Mama, je vous retrouverais, allez pourrir , vous êtes fait l'un pour l'autre.<
Mes yeux se fermèrent. Le froid mordit ma chair, mes poumons se re- serrèrent sur un dernier souffle. Derk cria :Ce n'est pas ce que j'avais dit! Mélia qu'as tu fait?
_Ce que je devais pour nous protégés contre cette nature.
-Qu'as tu fais à ma compagne Mélia?
_Ta compagne Derk! c'est moi et tu le sais, tu aurai fais une autre bêtise en la mettant à nouveau enceinte.
_Ou est ma compagne Mélia?
_Elle a subie le même sort que sa fille, elles se rejoindront sur les vastes prairies herbeuses. Elles sont avec leur espèce, si tu me tue, tu mourras toi aussi car, je suis ton âme de vie...même si nous ne sommes pas liés.
_Il faut rentrer, elle nous a mordue, déchirées nos chairs, le poison circule en nous. Que les hommes fabriquent deux litières, vite Derk.
-Pourquoi donc Mélia?
Je sombrais pour m'éveillais couchée contre l'épaule chaude d'un ourson qui mordillait ma couverture. Deux corps gisaient non loin de là.
Derk et Mélia, plus un corps que je reconnus comme étant celui de l'homme de main de Mélia, je ricanais mon ventre cria famine. L'ourson me fixa puis, de sa grosse patte, il m'envoya un gros rayon de miel. Il y avait encore des abeilles noires accrochaient à celui-ci. Je fis attention afin de ne pas les détachées.
J'avalais ce que je pouvais puis, prenant un plus gros morceaux sans que l'ourson ne s'en offusque, je disparue avec mon butin. Après une très longue marche, le soleil décliné, la nuit s'approchait de moi. Je trouvais un vieil arbre au tronc évidé à bonne hauteur, tout autour de lui ,il y avait des fleurs blanches, roses, bleues, elles seraient bien ici pour refaire le plein d'énergie.
Je déposais mon rayon gluant, appétissant, je me léchais les doigts, salivant puis, partis à la recherche d'un point d'eau fraîche. Un trou dans la végétation m'attira, j'ouvris les ronces et les lianes, une petite grotte fraîche me tendait les bras. J'y entrais car un clapotis m'attirait.
Quant enfin je trouvais une petite cuvette naturelle avec de l'eau très clair, coulant le long du mur, je me penchais afin de boire mais...je me retins, méfiante, je humais autour de moi, aucunes odeurs de pouritures dans l'air...
J'allais pour trempé mon doigt afin de limité les dégâts quand la voix forte en moi résonna à nouveau. :Bois, lave notre sang, notre corps, bois cette eau limpide, elle nous fera du bien, puis cache-nous la lune n'est pas loin...il est trop tôt pour nous. Restons à l'abri, manges les baies qu'il y a autour de toi...demain, nous chasserons". Ce que je fis.
Un soir dans la grotte ou nous, nous reposions pour la nuit , le voyage de demain d'après les hommes serait très long .Dans ma petite tête, je me demandais...
Pourquoi avoir quitter la muraille d'épines?
De cela je ne m'en souviens plus sauf, que Derk qui menait la troupe ne m'aimait pas...je crois pourtant qu'il faisait parti des miens. L'odeur de ma mama était partout sur lui même sur son entre-jambe.
Les autres n'avaient pas cette odeur. Mama n'était pas avec nous. J'étais petite mais assez grande pour comprendre que quelque chose de très grave allait arriver. Je restais comme me l'avait appris mama ... sur mes gardes .Pourtant, je ne me méfiais pas de Derk. J'aurai du? Oui.
Il me surprit en me prenant dans ses gros bras. Il avait dans sa main une tasse et dedans, un liquide qui sentait mauvais. Il fit semblant d'en boire un peu puis, me força à en boire à mon tour. Une voix forte résonna dans ma tête:/Non/ Je donnais un coup de tête dans la tasse et celle-ci chuta. Mélia la sournoise s'approcha de nous.
Derk me tenait très fort au point que mes os, ma chair se comprimèrent, qu'un son très mauvais sortit de moi. Derk me tint encore plus fort, Mélia me pinça le nez. Je la fixais avec haine. Mama n'était plus, Mélia lui avait fait quelque chose. Derk le savait lui aussi ainsi que les quatre autres qui se terraient contre la paroi de la grotte. Du moins je le pensais à cet instant.
Le nez bouché par cette main horrible, ma bouche s'ouvrit. Elle versa le liquide qui coula le long de ma bouche , pour respiré j'en avalais une bonne quantité. Elle recommença trois fois. Derk me tenait toujours, mon regard ne lâchait pas Mélia.
A son dernier versement, ma mâchoire se referma sur sa main qu'elle avait approché afin d'essuyer le liquide autour de ma bouche. Je refermais ma bouche, la tenant serrée contre cette main infame. Ses hurlements emplirent mon esprit de joie, son sang se mélangeant à la boisson de mort.
J'avalais sans lâcher, je coupais encore plus, broyais la chair, insérais le poison dans cette chair mise à nue. Derk chercha à ouvrir ma mâchoire, je le laissais faire, il sourit, mes dents agrippèrent sa main et là...je sectionnais celle-ci crachant en même temps de la potion sur sa plaie .Il ouvrit grand ses yeux larmoyant, branla de la tête et murmura <:Ania, je ne te voulais aucun mal>
Je répondis dans ma tête > Mélia l'a décider pour toi, tout comme elle a décider pour ma Mama, je vous retrouverais, allez pourrir , vous êtes fait l'un pour l'autre.<
Mes yeux se fermèrent. Le froid mordit ma chair, mes poumons se re- serrèrent sur un dernier souffle. Derk cria :Ce n'est pas ce que j'avais dit! Mélia qu'as tu fait?
_Ce que je devais pour nous protégés contre cette nature.
-Qu'as tu fais à ma compagne Mélia?
_Ta compagne Derk! c'est moi et tu le sais, tu aurai fais une autre bêtise en la mettant à nouveau enceinte.
_Ou est ma compagne Mélia?
_Elle a subie le même sort que sa fille, elles se rejoindront sur les vastes prairies herbeuses. Elles sont avec leur espèce, si tu me tue, tu mourras toi aussi car, je suis ton âme de vie...même si nous ne sommes pas liés.
_Il faut rentrer, elle nous a mordue, déchirées nos chairs, le poison circule en nous. Que les hommes fabriquent deux litières, vite Derk.
-Pourquoi donc Mélia?
Je sombrais pour m'éveillais couchée contre l'épaule chaude d'un ourson qui mordillait ma couverture. Deux corps gisaient non loin de là.
Derk et Mélia, plus un corps que je reconnus comme étant celui de l'homme de main de Mélia, je ricanais mon ventre cria famine. L'ourson me fixa puis, de sa grosse patte, il m'envoya un gros rayon de miel. Il y avait encore des abeilles noires accrochaient à celui-ci. Je fis attention afin de ne pas les détachées.
J'avalais ce que je pouvais puis, prenant un plus gros morceaux sans que l'ourson ne s'en offusque, je disparue avec mon butin. Après une très longue marche, le soleil décliné, la nuit s'approchait de moi. Je trouvais un vieil arbre au tronc évidé à bonne hauteur, tout autour de lui ,il y avait des fleurs blanches, roses, bleues, elles seraient bien ici pour refaire le plein d'énergie.
Je déposais mon rayon gluant, appétissant, je me léchais les doigts, salivant puis, partis à la recherche d'un point d'eau fraîche. Un trou dans la végétation m'attira, j'ouvris les ronces et les lianes, une petite grotte fraîche me tendait les bras. J'y entrais car un clapotis m'attirait.
Quant enfin je trouvais une petite cuvette naturelle avec de l'eau très clair, coulant le long du mur, je me penchais afin de boire mais...je me retins, méfiante, je humais autour de moi, aucunes odeurs de pouritures dans l'air...
J'allais pour trempé mon doigt afin de limité les dégâts quand la voix forte en moi résonna à nouveau. :Bois, lave notre sang, notre corps, bois cette eau limpide, elle nous fera du bien, puis cache-nous la lune n'est pas loin...il est trop tôt pour nous. Restons à l'abri, manges les baies qu'il y a autour de toi...demain, nous chasserons". Ce que je fis.
2022-06-28T10:18:21+02:00
O Infente.
Deus quer, o homem sonha, à obra nasce.
Deus quiz que terra fosse toda uma,
Que o mar unisse j a nao separasse,
Sagrou-te, e foste desvendando a espuma,
Et a orla branca foi de iha em continente
Clareou, correndo, até fim do mundo,
E vieu-se a terra inteira de repente
Surgir, redonda, do azul profundo.
quem te sagrou creou-te portuguez.
Do mar e nos em ti nos deu signal,
Compriu-se o Mar, e o imperio se desfez.
Senhor, falta cumprir-se Portugal!
Fernando Pessoa.
2022-06-28T10:07:33+02:00
La Guitare.
Commence le pleur de la Guitare,
De la prime aube ,
les coupes se brisent,
Commence le pleur
De la guitare.
Il est inutile de la faire taire,
il est impossible
De la faire taire.
C'est un pleur monotone,
Comme le pleur de l'eau,
comme le pleur du vent
Sur la neige tombée.
Il est impossible
De la faire taire,
elle pleure sur des choses
Lointaines.
Sables du Sud brûlant
Qui veut de blancs camélias,
Elle pleure la flèche sans but,
Le soir sans lendemain
Et le premier oiseau mort
Sur la branche.
ô guitare!
ô coeur à mort blessé
par cinq épée.
Federico Garcia Lorca.
Poète Espagnol, 1898-1936.
De la prime aube ,
les coupes se brisent,
Commence le pleur
De la guitare.
Il est inutile de la faire taire,
il est impossible
De la faire taire.
C'est un pleur monotone,
Comme le pleur de l'eau,
comme le pleur du vent
Sur la neige tombée.
Il est impossible
De la faire taire,
elle pleure sur des choses
Lointaines.
Sables du Sud brûlant
Qui veut de blancs camélias,
Elle pleure la flèche sans but,
Le soir sans lendemain
Et le premier oiseau mort
Sur la branche.
ô guitare!
ô coeur à mort blessé
par cinq épée.
Federico Garcia Lorca.
Poète Espagnol, 1898-1936.
2022-06-28T09:57:06+02:00
Ce soir si tu veux.
Ce soir, si tu veux,
Nous irons à la mer
pour compter les étoiles.
Ce soir,
Si l'odeur de la mer nous enivre,
Nous monterons vers cet horizon
Nous jouerons comme des enfants avec l'eau
Et si la Lune se dévoile,
Nous irons cueillir un à un
Ses reflets colorés,
Nous irons les laver,
Puis d'un seul coup les libérer.
Et s'il n'est pas trop tard,
Si le soleil n'est pas encore levé
Tu pourras, si tu veux
poser ta tête sur mon corps
Et je te prendrais dans mes bras,
Et ma poitrine mouillera tes cheveux,
Et je te bercerai sur l'eau,
Si tu veux.
Adrian Grima
Poète Maltais
né en 1968.
Nous irons à la mer
pour compter les étoiles.
Ce soir,
Si l'odeur de la mer nous enivre,
Nous monterons vers cet horizon
Nous jouerons comme des enfants avec l'eau
Et si la Lune se dévoile,
Nous irons cueillir un à un
Ses reflets colorés,
Nous irons les laver,
Puis d'un seul coup les libérer.
Et s'il n'est pas trop tard,
Si le soleil n'est pas encore levé
Tu pourras, si tu veux
poser ta tête sur mon corps
Et je te prendrais dans mes bras,
Et ma poitrine mouillera tes cheveux,
Et je te bercerai sur l'eau,
Si tu veux.
Adrian Grima
Poète Maltais
né en 1968.
2022-06-28T09:42:05+02:00
Abbé delille." l'homme des champs".
O toi,
Dont La Fontaine eût tant vanté les attraits,
qui, fière avec douceur, et fine avec bonté
Ignoras l'égoïsme à ta race imputé.
la, je voudrais te voir telle que je t'ai vue,
De ta molle fourrure élégamment vêtue,
Affectant l'air distrait, jouant l'air endormi
Epier une mouche ou un rat ennemi,
ou telle que tu viens, minaudant avec art,
De mon sobre dîner solliciter ta part;
Ou bien, le dos en voûte et la queue ondoyante
Offrir ta douce hermine à ma main caressante,
Ou déranger gaiement par mille bons divers
Et la plume et la main qui t'adressa ces vers...
Dont La Fontaine eût tant vanté les attraits,
qui, fière avec douceur, et fine avec bonté
Ignoras l'égoïsme à ta race imputé.
la, je voudrais te voir telle que je t'ai vue,
De ta molle fourrure élégamment vêtue,
Affectant l'air distrait, jouant l'air endormi
Epier une mouche ou un rat ennemi,
ou telle que tu viens, minaudant avec art,
De mon sobre dîner solliciter ta part;
Ou bien, le dos en voûte et la queue ondoyante
Offrir ta douce hermine à ma main caressante,
Ou déranger gaiement par mille bons divers
Et la plume et la main qui t'adressa ces vers...
2022-06-28T09:33:46+02:00
Le Chat. Charles Baudelaire.
De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu'un soirJ'en fus embaumé, pour l'avoir
Caressée une fois, rien qu'une.
C'est l'esprit familier du lieu:
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire;
Peut'être est'il fée, est'il dieu?
Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant,
Se retournent docilementEt que je regarde en moi-même,
Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clair fanaux, vivantes opales,
Qui me contemple fixement.
C.Baudelaire.
Sort un parfum si doux, qu'un soirJ'en fus embaumé, pour l'avoir
Caressée une fois, rien qu'une.
C'est l'esprit familier du lieu:
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire;
Peut'être est'il fée, est'il dieu?
Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant,
Se retournent docilementEt que je regarde en moi-même,
Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clair fanaux, vivantes opales,
Qui me contemple fixement.
C.Baudelaire.
2022-06-28T09:24:18+02:00
Sonnet a Menine.
Ménine aux yeux dorés, au poil doux, gris et fin,
La charmante Ménine, unique en son espèce;
Ménine, les amours d'une illustre Duchesse
Et dont plus d'un mortel enviait le destin.
Ménine, qui jamais ne connut de Menin,
Et qui fut de son temps des chattes la Lucrèce
Chatte pour tout le monde, et pour les chats, tigresse;
Au milieu de ses jours, en a trouvé la fin.
Que lui sert, maintenant, que dédaigneuse et fière
Jamais d'aucu Matou, sur aucune gouttière,
Elle n'ait écouté les amoureux regrets!
La Parque étend ses droits sur tout ce qui respire
Et de ne rien aimer tout le fruit qu'on retire,
C'est une triste vie, et puis la mort après.
Joachim Du Bellay.
La charmante Ménine, unique en son espèce;
Ménine, les amours d'une illustre Duchesse
Et dont plus d'un mortel enviait le destin.
Ménine, qui jamais ne connut de Menin,
Et qui fut de son temps des chattes la Lucrèce
Chatte pour tout le monde, et pour les chats, tigresse;
Au milieu de ses jours, en a trouvé la fin.
Que lui sert, maintenant, que dédaigneuse et fière
Jamais d'aucu Matou, sur aucune gouttière,
Elle n'ait écouté les amoureux regrets!
La Parque étend ses droits sur tout ce qui respire
Et de ne rien aimer tout le fruit qu'on retire,
C'est une triste vie, et puis la mort après.
Joachim Du Bellay.
2022-03-25T08:56:05+01:00
Yves Bonnefoy.
Aux arbres.
Vous qui êtes effacés sur son passage
Qui avez refermé sur elle vos chemins,
Impassibles garants que Douve même morte
Sera lumière encore n'étant rien.
Vous fibreuse matière et densité,
Arbres, proches de moi quand elle s'est jetée
Dans la barque des morts et la bouche
serrée
Sur l'obole de faim, de froid et de silence.J'entends à travers vous quel dialogueelle tente.
Avec les chiens, avec l'informe nautonier,
Et je vous appartiens par son cheminement
A travers tant de nuits et malgré tout
Ce fleuve.
Le tonnerre profond qui roule sur vos branches,
Les fêtes qu'il enflamme au sommet de l'été
Signifient qu'elle lie sa fortune à la mienne
Dans la médiation de votre austérité.
Vous qui êtes effacés sur son passage
Qui avez refermé sur elle vos chemins,
Impassibles garants que Douve même morte
Sera lumière encore n'étant rien.
Vous fibreuse matière et densité,
Arbres, proches de moi quand elle s'est jetée
Dans la barque des morts et la bouche
serrée
Sur l'obole de faim, de froid et de silence.J'entends à travers vous quel dialogueelle tente.
Avec les chiens, avec l'informe nautonier,
Et je vous appartiens par son cheminement
A travers tant de nuits et malgré tout
Ce fleuve.
Le tonnerre profond qui roule sur vos branches,
Les fêtes qu'il enflamme au sommet de l'été
Signifient qu'elle lie sa fortune à la mienne
Dans la médiation de votre austérité.