• Ma triste histoire.

    Mon histoire ne commence pas , par...il était une fois. Non, loin de là. J'ai commencé à travailler juste après mes longues études.

    Là ou je travaillais, je dois le dire, ce n'était pas la panacée. Mais j'étais heureuse de pouvoir enfin sortir de chez papa,maman, et d'être enfin autonome. Le logement que je finis par négocier dans un coin de Paris, n'était pas rutilant, mais j'avais un toit et cela irait le temps que mes économies deviennent plus conséquente.

    Le quartier très sombre m'occasionna  bien des peurs, surtout l'hiver. J'y restais néanmoins pendant trois longues années. Ayant suffisamment d'argent pour me permettre de trouver un logement décent , je fus surprise de voir à quel point le marché de l'immobilier parisien était hors de portée de ma bourse.

    J'avais idéalisé cet endroit et je redescendis vivement d'un cran. Ayant le droit et l'envie de changer de quartier, je focalisais mes recherches sur l'extérieur de Paris. Mon employeur me faisant comprendre depuis plusieurs semaines que si je le voulais, je pouvais compté sur son aide, mais, son regard concupiscent   m'inquiéta.

    Il avait bien changé, je me souviens du jour ou j'ai poussé sa porte cochère et  ou avec embarras je déposais sur le bureau de la secrétaire mon modeste CV. à ce moment même,il sortit de son bureau, accompagnant un client, avec des mots de sympathies.  Son regard croisa le mien, il me fit signe d'attendre et sa secrétaire pinça du bec.
    Confiante, j'attendis donc.

    il revint vers moi dix bonnes minutes plus tard.
    _Ah mademoiselle! vous avez déposer un CV?

    - Oui Monsieur, ma voix de crécelle m'inquiéta, mais je vis un soupçon de rire sur ses lèvres et haussant mes épaules je recommençai plus fort, oui Monsieur et j'allai partir.

    - Bien, venez donc dans mon bureau. Mademoiselle Diestre, apportez moi ce CV  je vous prie et deux tasses de café. Sucre, lait, noir?

    - Oh euh, noir et sans sucre, merci.

    - Tiens comme moi, c'est bon ça, dites Mademoiselle Diestre, vous en prendrez bien un vous aussi, non!

    - Avec plaisir Monsieur. Son bureau était très grand, des tapis épais étaient épars sur le parquet lustré. Des tableaux de chasses, de landes et de couchés de soleil étaient accrochés avec goût. Son bureau ressemblait à celui d'un ministre, long, marqueté, emplies de documents, un énorme  livre de droits trônait sur le côté gauche du fauteuil.

    Deux énormes fauteuils faisaient face à ce bureau,  ceux qui y prenaient place , devaient s'y sentir bien petit . Évidement, je goûtais  moi aussi à la joie d'y prendre place pour y boire mon café, fort.
    Mademoiselle Diestre assise à mes côté se tourna vers moi et d'un signe de tête me fit comprendre que son patron savourait lui aussi de nous y voir installer.

    Moi, pantalon de toile et pull beige, je ne craignais rien, mais elle, petit tailleur chaussure à talons et bas, laissait entrevoir plus qu'il ne fallait, rosissant à  cela, tous deux éclatèrent soudain de rire.

    - Bien Mademoiselle Hertisan, je serais ravi de vous compter parmi nous, que diriez-vous d'un essais sur deux semaines, rémunérée  bien entendu.

    - J'en serais honoré Monsieur F.
    - Bien, vous commencez demain matin à neuf heures trente. Tailleur de rigueur, désolé pour vous jeune fille. Et là il partit d'un rire énorme rejoint par la délicieuse Mademoiselle Diestre. Devant mon air pour le moins ahurie, elle consentit à me sourire elle m'expliqua ce trait d'humour.

    - N'y voyait pas malice Mademoiselle, Monsieur F. aime rire de tout, il faut vous y faire et vous vous y ferez, croyez moi. Le tailleur nous rabaisse un peu, il est vrai, mais pas de sa part à lui. Monsieur F. Côtoie  des hommes de tout bords, certains n'aiment pas les femmes, alors Monsieur F, a eu l'idée de ce modeste tailleur, talons aiguille et léger maquillage, afin de démontrer à ces hommes, que nous faibles femmes avons notre place dans cet univers qui est plus que masculin.

    Si vous vous focalisez sur ce détaille inique, vous ne pourrez travailler avec nous, mais, si vous y voyez comme nous un trait d'humour facile, alors votre place est avec nous, vous comprenez la différence?.

    J'avoue que non, mais je fis un signe de tête qui pouvais dire oui, elle en fut satisfaite et me donna un petit trousseau de clefs et m'en expliqua l'utilité. Mon traitement me fis soupirer d'aise et à cela elle réagit avec grâce.

    - Cela n'est que le début, cette modique somme sera réévaluée après votre période d'essais. Cela vous convient-il? Elle savait bien que oui.

    Mais la regardant en face , je lui répondis en souriant...
    _Tout à fait Mademoiselle Diestre, tout à fait.

    - Bon, nous nous voyons demain, donc!
    -Oui, demain à neuf heures trente.
    - Bien, excusez -moi, j'ai du travail, lisez votre contrat et apportez-le demain matin signé.  Sans un regard de plus elle me fit signe de prendre la porte.

    Sortant de l'immeuble, je souris devant ma chance du jour. J'en ai vue des vertes et des pas mure tout le long de mon parcours, mais jamais je ne fus en danger. Chaque jours apportaient son lots de bonnes ou mauvaises choses. Des contrats plus ou moins louches furent signés, des changements de dernières minutes furent apportés.

    Et lorsqu'un défunt avait décidé de déshériter l'un de ses enfants voir tous ses enfants, il n'était pas rare qu' un ancien document signer par ailleurs par ledit défunt, faisait sa réapparition, sauvant ainsi les héritiers.

    Je recevai souvent des cadeaux à l'étude, que Monsieur F, me conseillait de garder ou pas. Quand il s'agissait de parfums ou de fleurs c'était acceptable, mais lorsqu'il s'agissait de bijoux de valeurs, il se chargeait alors de renvoyer ceux-ci avec une petite note de sa part, et j'étais tranquille.  

    Nos rapports  avec Mademoiselle Diestre étaient souvent tendues, car elle s'imaginait que je courais après Monsieur F. Ce n'était pas du tout mon genre d'homme. Un jour ou elle me faisait grise mine, et que mon travail me prenait la tête, je lui dit sans façon ce que je pensais de Monsieur F. Dès ce jour, je fus considéré comme une potentielle amie.


    Bref, nos rapports furent plus courtois à défauts d'autres choses.  

    Un jour que je lui contais mon besoin de changé d'appartement, Monsieur F. me fit signe de venir dans son bureau, il m'invita à m'asseoir et avec délicatesse me dit: " Pour un nouvel appartement en région, ce sera difficile, mais je peux vous aider, je possède divers locaux, l'un d'entre eux ferait certainement votre bonheur, le loyer ne serait pas exorbitant, juste un petit service de votre part de temps en temps, réfléchissez à ma proposition et on en reparlera plus tard."

    Son sourire me fit froid dans le dos, Monsieur F avait changé. Je ne repris jamais la discussion avec lui et pour cause.

    Trois belles années, je le sais maintenant. Quand l'étude ferma pour cause de décès, mon coeur fut lourd. Je restai cloîtrée  pendant un mois, puis je repris le dessus. Je me remis en quête d'un travail.

    Mais la conjoncture faisait que le travail ne courait pas les rues. Deux années durant je fis des petits boulots pour me maintenir en vie, et ce qui devait arriver, arriva. Plus les moyens de payer mon logement, sans plus de façon on me mis dehors. Je dormis à la belle étoile les jours d'été.

    Puis mon véhicule me servit de logement, jusqu'au jour ou une dépanneuse me l'emporta pour stationnement gênant. Dès lors tout alla très vite. Je devins une clocharde. Quelques amis me reconnaissant un jour au détour d'un restaurant eurent en me voyant un haut le coeur qui me glaça.

    Une belle rencontre.

    Que fais tu ainsi habillée me demanda Félicité M.

    - Que crois tu qu'elle fasse habillée ainsi, répondit pour moi Dominique B. Elle fait les poubelles pour manger, regarde là...
    - Oui, je fais les poubelles, je n'ai plus rien , je pensais que mes amis seraient là pour m'aider, mes je n'ai trouvé que porte closes.

    - Oh , dis voir toi, si tu le veux, j'ai un pied à terre en Espagne, je te le laisse le temps de te retourner ,de te trouver un travail, je te donne même de quoi y aller. Et si  tu le veux, tu peux même venir chez moi, prendre une douche,manger, dormir,te ressourcer quoi!-
    -
    _Oh Etienne, tu ferais ça pour moi!
    - Bien sur petite idiote, tu sais bien que je t'adore...
    - Mais que dira Thomas, s'il me voit chez vous?
    - Thomas, que veux tu qu'il te dise; à part fais comme chez toi et bonjour, bonne nuit, c'est tout ce que tu auras de lui, ne te fais pas d'illusion petite.


    - Etienne, il y a bien longtemps que je ne me fais plus d'illusion comme tu dis. Mon coeur n'est pas pour lui, ni pour toi, et avec un clin d'oeil complice je tendis ma main crasseuse vers lui.

    Sans broncher, il me tendit ses clés,  avec désinvolture me dit:" à ce soir petite, garde moi de l'eau chaude".  C'est ainsi qu'au détour d'un restaurant je redécouvris l'amitié vrai. Thomas et Etienne deux amis fidèle, deux âmes soeurs, deux coeur parfait, m'ont ouvert leur foyer sans rien me demander en échange.

    J'y vécu deux mois, le temps de reprendre des forces et de me remettre dans le bain si j'ose dire. Avec ces deux là, mon retour à la vie fut un réel plaisir, le soir, au coin d'un faux feu de bois, nous savourions un chocolat chaud, ils me racontèrent leur journée, leurs anecdotes étaient toujours savoureuses à entendre.

    Lorsqu'ils étaient couchés, jamais ils n’eurent la pensée que je pouvais les volés. Quand enfin remise de mes émotions, je rappelais à Etienne sa proposition, je vis bien qu'ils étaient triste et mon coeur se gonfla d'amour pour eux. Ils m'accompagnèrent à la gare et billets en poche, valise bien remplit, petit pécule offert en prime par Thomas avec un clin d'oeil d'Etienne, je fus prête.

    Le long du quai, ils me firent de grands signes qui me firent sourire d'aise. Deux amis, oui, c'était ça des amis. Le voyage dura longtemps. Je dormis la plupart du temps. je n'ai pas garder un bon souvenir de ce voyage. Quand j'arrivais en taxi devant le pied à terre d'Etienne, mon coeur eut un raté.

    Il sauta de deux bons dans ma poitrine, le chauffeur me demanda dans son français incertain:" Dites m'demoiselle, z'êtes sûr que c'est bien l'endroit ou vous devez aller?"

    - Oui, Monsieur, j'en suis sûre, merci pour votre aide. A bientôt, je lui fit un signe de la main qu'il me rendit avec un léger sourire. La maison était spacieuse, un vrai nid d'amour.

    Les tons ocre, couleur de terre et jaune paille, faisait que l'oeil n'était pas agressé  par la lumière vive du soleil. De large baies vitrées, des doubles rideaux couleur souris, un lit immense me fit rire aux éclats. Vous me direz que vue comme ça, ma vie n'était pas si mal.

    Mais le pire arrive.

    Me promenant le longs des rues et savourant la douceur de vivre dans ce coin retirer d'Espagne, pas trop de touristes, un plaisir sans égal. Mes journées étaient faites de recherche d'un travail n'importe lequel,je prenais ce qui venait.

    Plusieurs missions me permirent d'avoir de l'argent, ce qui me facilita la vie. Puis, un soir rentrant plus tard que d'habitude, je croisais sur ma route un homme , un clochard, j'eus je ne sais pourquoi une peur bleue. Plusieurs soirs de suite je revis cet homme, et, chaque fois mon coeur tremblait dans ma poitrine.

    Lorsque l'hiver arriva, j'eus des nouvelles de mes deux amis. Ils venaient me voir pour la noël, j'étais si heureuse que j'en pleurais au téléphone. Heureusement que Thomas avait les nerfs solide parce qu'Etienne se mit lui aussi à pleuré comme une Madelaine.

    Avec ce bonheur en tête je parcourus le chemin pour rentrer à la maison. Une main épaisse, froide et crasseuse se posa sur ma bouche. un coup derrière la tête me mis cahot , j'entrevois l'homme, il m'agresse d'une façon horrible, puis il s'enfuit me laissant sanglante sur le chemin.

    Je suis vivante, c'est ce que je me répète sans cesse. Je file chez moi et je barricade la porte d'entrée, je ferme les volets et je mets les doubles rideaux. tremblante de peur, je soulève ma jupe droite. Du sang coule le long de mes jambes. Avec horreur je file sous la douche et je la laisse coulée sur mon corps meurtrie.

    L'eau est froide et pourtant elle coule encore sur moi, mes larmes son taries , mes doigts sont gourds quand ils ferment avec difficultés le robinet d'eau chaude. Les paroles de l'homme me trotte dans la tête:" Pardonnes moi mounette, pardonnes moi" ,il sanglote,et  reprend sa litanie.

    Mon esprit  est vide, que dois-je faire? Deux jours durant je reste enfermée dans la maison quand le téléphone se mit à sonner je sursautais  de peur. Ma main trembla si fort quand je décrochais le téléphone que je m'en mis un coup à l'oreille, la douleur me réveilla pour moitié.

    une voix me demanda si je cherchais toujours du travail, je reconnus cette voix douce, c'était la secrétaire de la boite d'inte-rime  ou j'avais déposée mon vieux CV. Chevrotante ma voix l'inquiéta, mais je lui dis que je venais d'avoir une mauvaise nouvelle.

    Elle compathie mais voulus savoir si j'étais intéresser par un emploi dans ma branche pour une durée illimitée. C'est avec joie que je lui répondit que cela me convenait tout à fait. -Venez me voir dès demain, nous verrons ensemble les conditions . Au petit matin j'osais enfin ouvrir les doubles rideaux, je pris mon petit déjeuné et forte de la lumière du jour, je m'habillais pour mon rendez-vous. Rien ne se produisit, j'étais si stressée que mon interlocutrice me demanda si j'allais bien.

    Je lui répondit que oui, après avoir prit connaissance du lieu et des conditions de travail, je signais pour un contrat satisfaisant.
    ( C'est une partie d'un autre livre, vous en pensez-quoi?) Y-L.

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 15 Février 2015 à 16:48

    Bon, je vais le continuer quand même.yes

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