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2015-02-03T11:57:50+01:00

Je Grattouille.

Publié par osebo-moaka

Je grattouille sur la feuille blanche, le bruit furtif de mes errances. Mots après mots, j'ordonne au crayon de noircir la page blanche.

J'affabule, mes doigts s'enroulent autour de lui, le tiennent, le maintiennent et gribouillent farouchement.

 

Je regrette parfois le fait que mes pauvres errances, utilisent des feuilles blanches et je pense aux arbres verts perdus pour l'inutilité  de ces mots grattouillés sur ce doux papier.

Pourtant, j'aime mes errances, je les trouve à ma taille et consciente de ma décadence, pauvre esprit vide de sens, je grattouille sur la feuille blanche.

Je Grattouille.

Y -L

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2015-02-03T11:47:27+01:00

Pauvre petit poète.

Publié par osebo-moaka

Pauvre petit poète, ou donc se trouve ta muse!  Celle qui chaque jour ou nuit, t'apporte sur un plateau les mots qui te feront vivre!
Ceux que tu écrits d'une main fébrile, avant que de les oubliés pour d'autres plus parfait!
Ou donc est-elle passer celle qui avec amour, te donne cette impression d'exister!
A force de croire en ta propre pensées tu as sous estimé celle qui avec allégresse te permettait de chanté tes prouesses.

Pauvre petit poète, comme tu aimais lui avoué ta propre cruauté, tes incertitudes, tes platitudes la laisseront de marbre.  

Donne lui ce qu'elle veut à partir de tes propres mots. Sublime tes aveux, muse céleste te redonnera alors la joie qui est en toi et sur le papier, de nouveau jaillira la flamme limpide des mots, ceux qui offrent à l'âme la douceur.

Alors, petit poète ne sera plus pauvre, ni avare de mots.

Pauvre petit poète.

Y-L

image prise chez mamititine, dont le blog est inscrit parmi mes ami(es).

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2015-02-03T11:32:43+01:00

Je ne connais...

Publié par osebo-moaka

Je ne connais rien d'aussi beau que ce bruit qui lentement laisse sur la page blanche tant de mots qui pour certains ne diront rien, mais pour d'autres comme moi, ressentiront ce bonheur et feront leur ces mots griffonnés sur le cahier.

Le crayon court et le bruit qui l'accompagne offre à mon esprit cette douce musique, cette danse filante qui permet à mon être de s'envoler.

Crayon magique! Papier fantastique!, Que non pas, simple musique que j'écoute tous bas. A mes pieds, mon chat fait sa toilette, il écoute lui aussi ce son qui un instant le perturbe;puis, satisfait de la danse sur le cahier, il retourne à sa toilette.

Ces quelques mots écrits pour moi, souvenir d'un soir qui s'écoule lentement, il est temps à présent de laisser la page blanche rester en l'état... juste ce qu'elle est, une page de cahier.

Je ne connais presque rien d'aussi beau que le son d'un crayon qui griffonne la nuit, étrange cette mélodie. Mon chat s'est couché là à mes pieds, je vais le laisser à ses douces pensées.

Je ne connais...

Y-L

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2015-02-03T11:11:08+01:00

Jasper et Elim. Le secret des Enfants.

Publié par osebo-moaka

Jasper et Elim étaient tous deux enfants du grand froid. Avec leurs parents, ils allaient souvent à la chasse au loup de mer ou le plus souvent à la pêche. Le froid cette année était beaucoup plus doux, la preuve... les lacs et les rivières n'étaient pas tous gelés comme l'an passé.  

Les parents de Jasper et Elim devaient faire pour leur survit une dernière chasse et cueillette car l'hiver n'était pas finit. Pour cela ils demandèrent à leurs fils de se préparer pour le lendemain. Jasper et Elim avaient eux le désir de faire plaisir à leur  maman; alors, ils lui dirent qu'ils préféraient aller à la pêche à la rivière sans nom.

Le père et la mère se mirent à rire et accordèrent à leurs fils la permission d'y aller, à la condition de ramener quelques petits poissons qui seraient sûrement pris au piège ...les enfants étaient d'accord et ils emmenèrent avec eux un petit filet fait avec des bouts de fils et de vieille laines.

Oublieux du temps, les deux garçons coururent aussi longtemps qu'ils le purent la joie au coeur. Ils rirent de très bon coeur, ils virent quelques baies un peu rabougries et surtout bien gelées,mais ils passèrent leur chemin se disant en riant qu'ils les prendraient u retour.

Heureux d'être des enfants libre, de pouvoir regarder comme ils le voulaient tous ce qu'ils aimaient, ils avancèrent sans trop se rendre compte du chemin parcouru. Arrivé à l'embouchure du fleuve Anarkan, ils regardèrent un peu inquiet autour d'eux, le ciel devenait rose orangé, un peu de vent venant leur soufflé son haleine fraîche de l'hiver.

Ils virent plusieurs petits animaux peu farouche et ils s'émerveillèrent de leur chance. Ils commencèrent alors à se dire qu'il serait bon de chercher en lisière de la forêt un abri, car normalement les voyageurs laissaient toujours bien à l'abri de quoi faire un genre de tipi et surtout du bois flottés bien sec... qui faisaient en brûlant de jolies flammes bleus, rosé, ou rouge. Avec un peu de chance, ils trouveraient aussi de quoi manger.

Sans plus attendre ils se dirigèrent vers l'orée du bois gelé, ils y découvrirent un amoncellement de bois bien sec et joie de quoi faire un bel abri.  Ils dressèrent leur petit campement, fier d'eux-même.  Ils allumèrent un petit feu qui bientôt devint grand protéger par des pierres plates, offrant ainsi à leurs yeux d'enfants des couleurs brûlantes et brillantes.


Ils vidèrent leurs poches et trouvèrent de quoi se restaurer, avide de repos, ils se couchèrent serrer l'un contre l'autre regardant avec bonheur le feu qui leur dispensait sa chaleur. Fatiguaient ,ils s'endormirent. Ils avaient bien chaud et cherchèrent dans leur sommeil un peu de fraîcheur, mais, ils ne le purent et c'est ce qui les éveilla.


Les étoiles brillaient au dessus de leurs têtes, il n'y avait plus de tipi, pourtant il faisait toujours aussi chaud. Se tournant l'un vers l'autre, ils comprirent pourquoi...ils avaient si chaud malgré qu'ils soient à ciel ouvert. Trois ours blanc dormaient à leurs côtés.

Que devaient-ils faire pour se sortir de là ? Comment ne pas éveillés les ours? Qui viendraient leur apporter de l'aide? N'étant que des enfants au coeur léger, ils se recouchèrent contre les ours et se rendormirent heureux de cette futur histoire à raconter au village au coin d'un bon feu.

 Au petit matin, le froid mordant les incitèrent à ouvrir les yeux. Ils étaient seuls et vivant. Un rêve? Non... des poils blancs restaient attachés sur leurs manteaux de peaux de phoques. Quelques baies gelées à leurs pieds ainsi que des petits poissons tout frais, ils ne perdirent pas de temps. Ils se repérèrent grâce aux grands blocs de glace, ils coururent aussi vite que possible ne s'arrêtant que pour reprendre leurs souffles.

Ils arrivèrent à l'endroit choisit par leurs parents pour les retrouvailles, se regardèrent et poussèrent des cris de joie. Très fatigués, ils se couchèrent et s'endormirent l'un contre l'autre. Ne voulant pas  expliquer à leurs parents   ce qu'il s'était passer, ils s'ombrèrent dans un sommeil si profond que quand leurs parents les trouvèrent ils ne purent les éveillés.


Ceux-ci furent ébahis par la cueillette que les enfants avait faite, trois gros sacs pleins à craquer de baies attendaient aux pieds des enfants endormis et de nombreux poissons frétillants  attachaient au filet. Ne pouvant tous prendre, les parents se séparèrent et la mère alla chercher au camp de l'aide. Après trois jours de sommeil, les enfants s'éveillèrent.

Avec beaucoup de douceur le chef leur demanda une explication: Dites-nous les enfants ou donc avez-vous eu ces baies sauvages, un régal pour tous. Dites-nous les enfants ou devons-nous aller pour en récoltés d'autres!

Jasper et Elim se regardèrent et souriant ils répondirent au vieux Chef:" Chef, l'esprit Ours nous a protégé tout au long de notre périple, il a dormi avec nous, nous protégeant du froid, il nous a nourri et il réclame le droit à la vie. Nous ne pouvons vous dire ou se trouve le sol de l'Esprit Ours.

Le vieux chef les considéra un instant puis son vieux visage se cribla de petites rides de plaisir. - Les enfants, vous avez raison, nous laisserons l'esprit Ours et son territoire, nous n'irons pas au-delà de la forêt. C'est avec un grand bonheur Qu'Elim et Jasper contèrent pendant de nombreuses années leur périple  .

Aujourd'hui ils sont grand et leurs propres enfants désirent à leur tour faire la grande cueillette.

Jasper et Elim les accompagnent jusqu'au lieu de rendez-vous et les laissent vivre leur propre aventure.

Au loin Jasper et Elim voient l'esprit ours qui levant une patte semble les saluer, Alors les deux hommes redeviennent pour un cours instant deux jeunes enfants libre et levant à leurs tour la main, ils saluent l'Esprit Ours et lui recommandant la vie de leur propres enfants.


L'esprit Ours veille toujours sur la descendance D'Elim et de Jasper. Car leur famille à toujours garder le secret.

Jasper et  Elim.

Y-L 

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2015-01-26T11:37:04+01:00

Le Coche et la Mouche.

Publié par osebo-moaka
Dans un chemin, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un coche.
Femmes, moines, vieillards, tout était descendu:
L'attelage suait, soufflait, était rendu.
Une mouche survient, et des chevaux s'approche,
Prétend les animer par son bourdonnement,
Pique l'un, pique l'autre,
et pense à tout moment
Qu'elle fait aller la machine,
S'assied sur le timon, sur le nez du cocher.
Aussitôt que le char chemine,
Et qu'elle voit les gens marcher,
Elle s'en attribue uniquement la gloire,
Va, vient, fait l'empressée: il semble que ce soit
Un sergent de bataille allant en chaque endroit
Faire avancer ses gens et hâter la victoire.
La mouche, en ce commun besoin,
Se plaint qu'elle agit seule, et qu'elle a tout le soin
Qu'aucun n'aide aux chevaux à se tirer d'affaire.
Le moine disait son bréviaire:
Il prenait bien son temps! Une femme chantait:
C'était bien de chansons qu'alors il s'agissait!
Dame mouche s'en va chanter à leurs oreilles,
Et fait cent sottises pareilles
Après bien du travail, le coche arrive au haut.
Respirons maintenant, dit la mouche aussitôt:
J'ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.
ça, Messieurs les chevaux, payez-moi de ma peine.

Jean de la Fontaine.

Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S'introduisent dans les affaires:
Ils font partout les nécessaires.
Et , partout importuns, devraient d'être chassés.

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2015-01-26T11:01:50+01:00

L'Ane et ses Maîtres.

Publié par osebo-moaka
L'âne d'un jardinier se plaignait au Destin
De ce qu'on le faisait lever devant l'aurore.
Les coqs, lui disait-il, ont beau chanter matin,
Je suis plus matineux encore.
Et pourquoi? pour porter des herbes au marché.
Belle nécessité d'interrompre mon somme!
Le Sort, de sa plainte touché,
Lui donne un autre maître; et l'animal de somme
Passe du jardinier aux mains d'un corroyeur.
La pesanteur des peaux et leur mauvaise odeur
Eurent bientôt choqué l'impertinente bête.
J'ai regret, disait-il, à mon premier seigneur.
Encor, quand il tournait la tête,
 J'attrapais, s'il m'en souvient bien,
Quelque morceau de chou qui ne me coûtait rien:
Mais ici point d'aubaine, ou, si j'en ai quelqu'une,
C'est de coups. Il obtint changement de fortune;
Et sur l'état d'un charbonnier
Il fut couché tout le dernier.
Autre plainte. Quoi donc! Dit le Sort en colère,
Ce baudet-ci m'occupe autant
Que cent monarques pourraient faire!
Croit-il être le seul qui ne soit pas content?
N'ai-je en l'esprit que son affaire?


Le Sort avait raison. Tous gens sont ainsi faits:
Notre condition jamais ne nous contente:
La pire est toujours la présente.
Nous fatiguons le Ciel à force de placets.
Qu'à chacun Jupiter accorde sa requête,
Nous lui romprons encor la tête!

Jean de la Fontaine.

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2015-01-26T10:38:09+01:00

Jupiter et le Métayer.

Publié par osebo-moaka
Jupiter eut jadis une ferme à donner.
Mercure en fit l'annonce, et gens se présentèrent,
Firent des offres, écoutèrent:
Ce ne fut pas sans bien tourner;
L'un alléguait que l'héritage
Etait frayant et rude, et l'autre un autre si.
Pendant qu'ils marchandaient ainsi,
Un deux, le plus hardi, mais non pas le plus sage,
Promit d'en rendre tant, pourvu que Jupiter
Le laissât disposer de l'air,
Lui donnât raison à sa guise,
Qu'il eût du chaud, du froid, du beau temps, de la bise,
Enfin du sec et du mouillé,
Aussitôt qu'il aurait baillé.
Jupiter y consent. Contrat passé, notre homme
Tranche du roi des airs, pleut, vente, et fait en somme
Un climat pour lui seul: Ses plus proches voisins
Ne s'en sentaient non plus que les Américains.
Ce fut leur avantage: Ils eurent bonne année,
Pleine moisson, pleine vignée( Vendange) .
Monsieur le receveur fut très mal partagé.
L'an suivant, voilà tout changé:
Il ajuste d'une  autre sorte
La température des cieux.
Son champ ne s'en trouve pas mieux;
Celui de ses voisins fructifie et rapporte.
Que fait-il? Il recours au monarque des dieux;
Il confesse son imprudence.
Jupiter en usa comme un maître fort doux.
Jean de la Fontaine.
Concluons que la Providence Sait ce qu'il nous faut mieux que nous.

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2015-01-26T10:19:13+01:00

Marcel Proust.

Publié par osebo-moaka
Ma vie a désormais perdu son seul but, sa seule douceur, son seul amour, sa seule consolation.

J'ai perdu celle dont la vigilance incessante m'apportait en paix, en tendresse,

le seul miel de ma vie que je goûte encore par moment avec horreur dans ce silence qu'elle savait faire régner

si profond toute la journée autour de mon sommeil...

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2015-01-26T10:06:48+01:00

Victor Hugo.

Publié par osebo-moaka
Un ange est là, qui vous regarde,
qui vous apprend à parler,

qui vous apprend à lire,
qui vous apprend à aimer!

Qui réchauffe vos doigts dans ses mains,
votre corps dans ses genoux,

votre âme dans son coeur;
qui vous donne son lait quand vous êtes petit,

son pain quand vous êtes grand,
sa vie toujours!

A qui vous dites:
" Ma Mère!"
Et qui vous dit:
" Mon Enfant!"

d'une manière si douce que
ces deux mots-là réjouissent Dieu.

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2015-01-26T10:01:47+01:00

Honoré de Balzac.

Publié par osebo-moaka
Mon coeur, mon âme, mon être, un moi inconnu a été réveillé dans sa coque souffrante et grise jusque-là, comme une fleur s'élance de sa graine au brillant appel du soleil.

Le petit monstre a pris mon sein et a tété: voilà le " fiat lux"! J'ai soudain été mère. Voilà le bonheur, la joie, une joie ineffable, quoiqu'elle n'aille pas sans quelques douleurs.

Cette adorable sensation de son premier cri, qui fut pour moi ce que le premier rayon du soleil a été pour la terre, je l'ai retrouvée en sentant mon lait lui emplir la bouche;

je l'ai retrouvée en recevant son premier regard, je viens de la retrouver en savourant dans son premier sourire sa première pensée. Il a ri, ma chère.

Ce rire, ce regard, cette morsure, ce cri, ces quatre jouissances sont infinies: elles vont jusqu'au fond du coeur, elles  y remuent des cordes qu'elles seules peuvent remuer!

Je suis de moment en moment plus heureuse. Chaque heure apporte un nouveau lien entre une mère et son enfant.

Ce que je sens en moi me prouve que ce sentiment est impérissable, naturel, de tous les instants.

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