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2015-02-20T10:05:42+01:00

Victor Hugo.

Publié par osebo-moaka

Je vis un Ange Blanc qui passait sur ma tête;
Son vol éblouissant apaisait la tempête.

Victor Hugo.

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2015-02-17T11:29:57+01:00

Le Guerrier Noir.

Publié par osebo-moaka

'C'est mon livre, vous en pensez-quoi?)1)

Je suis de partout et de nul part. Je me balade tel le Guerrier Noir. Je vis depuis bien longtemps, j'ai vu passé les années les unes après les autres.

J'ai vu mourir mon père, mourir ma mère, mon frère et mon peuple. Je regarde de loin les lignées qui vivent et tel est mon chagrin que, je les voies vivre et mourir. Femme de mon coeur, Femme de mon destin, comme tu es loin.

Ma compagne et mon amie vit avec moi sans bruit. Je suis le Guerrier Noir et à chaque combat je suis avec vous, je guette le jour de mon trépas.J'avance lentement sur cette terre cruelle, ou, les hommes se battent depuis si longtemps, qu'ils en ont oubliés le pourquoi.

Ils suivent comme un troupeau qu'on mène à l'abattoir , sans révolte aucune. Je connais ces regards, je  le reconnais et je perçois leurs hébétudes, leurs fatigues, leurs rages de vaincre... celle de suivre un homme qui jusqu'à présent leur a assuré des victoires faciles.


Mais, depuis quelque temps, ces victoires sont loin derrière eux. La faim au ventre, le froid mordant , glacial de l'hiver, les porte à vouloir rentrer chez eux. Mais, ils n'ont pas encore compris, que jamais, ils ne rentreront chez eux.

L'ennemi, celui qui hier encore était considéré comme un ami, l'ennemi, à tout détruit, tout dévasté sur son passage, plus de clan, plus de territoire, plus de village, plus de maison...plus rien, rien que le vide, le néant.

Moi, moi, je sais cela...je l'ai déjà vécu Il y a bien longtemps. En croisant  certains d'entre ces hommes, qui avancent simplement vêtu d'un manteau de vieille laine, usée, trouée, trempée, les yeux enfoncés dans leur orbite...l'appétit monte en moi, eh oui! que voulez-vous... chacun survit comme il le peut.

<<Mon Histoire>>

Mon histoire commence ici! Dans mon village natal perché dans les montagnes de l'Abyrée au nord est du Pays des Elienez, peuple sage qui s'adonne à  se remplir l'esprit d'un message apparu dans les cieux il y a cent décennies de cela.

Le message, leur appartient...ils en sont les dépositaires pour celui ou celle qui devra venir. Quand! Là, ils ne savent pas. Facile je trouve...Mon père me disait souvent que j'avais tort de me moqué de ces gens, car leur sagesse était un trésor pour tous les peuples.

Alors, pour lui faire plaisir, je n'ennuyais plus les jeunes qui parfois venaient nous voir au village. Notre village était grand. ( je parle d'après mes vagues souvenirs, c'est si loin tous ça).

six basses maisons faites de pierre de moitié, le sol creusé profond, avec une fosse à feu au milieu. Les toits étaient faits de troncs d'arbres et de feuilles épaisses d'Anacarta,  elles sont issus d'arbres qui poussent à profusion au sud de notre territoire, ces feuilles, sont bleu de nuit, mais une fois coupés, elles deviennent d'un rouge sang, qui se ternit rapidement.

Ces feuilles dégagent une odeur fort désagréable pour tous ce qui est nuisible. Ces petits insectes volants qui s'accrochent à vous et qui vous mordent, se faufilant à travers votre peau, pour mieux infecté votre corps. Si vous ne prenez pas la potion du guérisseur rapidement, c'est la mort pour vous.

<< Mauvaise décision>>

Une fois, rien qu'une fois, j'ai désobéi et je suis allé seul dans la petite forêt. Je voulais ramené pour le repas un Vlanquir ...animal doté de quatre pattes, d'un long museau et de poils énorme ( qui nous servent pour de multiples tâches) ses dents sont petites et très fines ( bien pour la pêche)

si vous ne faîtes pas attention, elle vous attrape, vous plante ses dents dans la jambe et c'est la mort à petit feu. C'est ce qui m'est arriver, alors, je peux vous en parler.Mais, là, ou j'aurai du mourir, eh bien rien ne se passa.

Alors, mon père me traita de grande Vioule ( menteur) devant tous le village. Je rougis furieusement et j'étais prêt à faire une très vilaine chose... me battre contre mon père. Mon grand-frère se mit alors à se tapé sur les cuisses en riant à gorge que veux tu et à  me regarder fixement et ses yeux, me disaient...

"fais comme moi, ri garçon, fais croire que tu as voulu jouer au plus fort, mais, que tu as eu très peur".

<<Mensonge>>

Le sang ne fit qu'un tour en moi, mais le visage des autres, me fit comprendre l'urgence, alors, plus rouge encore, mais de colère...je me roulais par terre et je ris à en pleurer de détresse, sachant que ce qui m'était arrivé , était vrai.

La mort dans l'âme, je me tordis  sur le sol boueux et les autres se ruèrent sur moi pour me battre... c'était la tradition. Le menteur, recevait des coups par les jeunes de la tribu, pour leur éviter de devenir à leurs tour des menteurs.

Ce fut plus facile que je le pensait, je n'eus pas mal du tout, mais, je fis semblant. Mon frère qui riait toujours, me regardait avec ses yeux froid, mais, lui, il ne disait rien. J'avais compris.

<<La Punition>>

Dans quelques heures, je devrais partir pour ne pas mettre la honte sur mon village .Je ris, je pleurais, je bus et on fis la fête car Analita, venait de maître au monde son premier enfant.

Sa maison était prête, elle pourra y vivre avec sa famille et son mari et la famille de son mari. Une petite fille ( elle venait de me sauver la vie) une petite fille qui passa ce soir là de mains en mains, du plus vieux aux plus jeunes.

Tout le monde prit le bébé dans ses bras, car, il faisait parti du cercle de notre vie et il deviendrait un homme du clan... oui, mais, sauf que là...pour un homme, c'était pas ça, non. Une fille, le premier enfant à naître dans notre tout nouveau clan, était une petite fille!

Il faudra une semaine au moins pour lui trouvé un nom.

<<Bannissement>>

Le découragement se lit sur le visage de la famille et ainsi  je passe au second plan. Brave petite Teckténia. Un jour, elle apprendrait qu'elle m'avait sauvé la vie en venant ce soir là au monde.

Quand nous re-ganiames nos maisons ou huttes pour ceux qui n'avaient pas encore construit en dur...je m'engageais dans le trou de la hutte pour me mettre au chaud, quand, une grosse patte se posa sur mon épaule et manqua me l'écrasé; sans rien dire, je vis mon père et mon frère et c'était lui qui me tenait ainsi.

<< La dispute>>

 

Ils se disputaient à grands cris, mais tous bas, visage contre visage, jamais mon frère n'avait eu ce geste contre notre père.

Cela me fit peur et je restai juste à l'entrée essayant d'écouté leurs paroles. Ce qui revenait souvent : c'était; Buveur de sang...Fichu, il l'a dit.

-Oui, oui! tu l'as sauvé, mais nous on doit se sauver de lui et il doit s'en aller et vite. Cela fait presque trois jours déjà, les choses vont bientôt commencer, tu le sais Fergem, tu le sais hein!

- Oui, père, je le sais, je vais l'emmener avec moi dans mon armée...là, il n'y aura pas de problème. Puis, il ira à Rome pour combattre dans les arènes, il y vivra comme un roi. Après l'entrainement qu'il va subir, ne t'inquiète pas. Je ne l'abandonne pas et si je venais à mourir au combat, lui prendrait ma place... car sa soif sera notre meilleur alliée. Tu le sais, c'est un fin limier, il trouve toujours les bons endroits, la forêt ne lui a jamais fait peur, les trous d'eau non plus, ni même les verysters.

- Oui, fils! Oui, mais je vous perds tout les deux, voila ce que je voie moi! Qui va nous aider pour les champs , le bétail? Qui va nous aider pour la moisson, le ramassage, la chasse et faire les selles, qui?

_ Tu prendras mes deux fils et ma femme qui est enceinte avec vous et vous serez une famille, que nous revenons ou pas, tu as compris ,père! Et jamais, tu ne dois parlé de l'histoire de ton jeune fils, dis à tout le monde que l'on est parti pour faire la guerre tous les deux.

Que toi, le père de deux fils courageux, tu aurai honte, qu'un seul parte alors que l'autre est plus fort que le premier.

<<Le rejet de ma famille>>

Alors, les yeux de mon père s'emplirent de larmes amères et le chagrin que j'y vit me vrilla le coeur. Je voulus m'avancer vers lui, pour lui dire à quel point j'étais désolé, que j'aimerai resté avec eux pour les travaux...mais, la main de mon frère se fit plus dur sur mon épaule et mon père eut un geste de recul que je ne compris pas.

Puis,  ces paroles sortirent de sa bouche, sèches, froides:" Il ne peut dormir ici ce soir avec nous, il doit rester dehors, c'est trop dangereux". Mon frère me regarda et en lui il y avait de l'amour et de la détresse, moi je ne comprenais pas. Qui ne pouvais dormir à la maison? Quelle importance pour moi, je commençais à avoir froid, alors, je fis un pas plus grand, mon frère s'arcqueboutat contre moi et me dit:

" Neschel, tu dois sortir , maintenant! Ne discute pas ici...tu vas venir avec moi et je t'apprendrais la raison de père. Ouvrant grand mes yeux, je fixais ceux de mon père.

_ Père! Pourquoi? Qu'est-je fais de mal? Pourquoi me chasses tu de chez toi? Je ne suis que ton plus jeune fils, encore un petit garçon au yeux de nos lois! Père! Ou est mère? Mère criais-je, mère! ". Elle apparut derrière mon père, le visage de marbre et me regardant,moi, son fils...elle dit:

" Tu n'es plus mon petit, tu n'es plus mon fils, vil créature, va combattre et ne reviens jamais dans le village ( en cela, elle ne se trompais pas...car ce village n'existe plus) je reculais frappé de plein fouet par ses paroles et je fondis en larmes. Mon frère m'emmena à l'écart et me dit tout bas:

" Neschel, nous allons dormir dans la vieille hutte des parents, puis, nous partirons au lever du jour. Viens avec moi.".

_" Mais Fergen, que se passe t-il donc! Pourquoi les parents réagissent ainsi, ils m'envoient à la guerre, à la mort, moi, je ne connais pas l'art du combat, je ne suis pas toi! Tu as dix huit ans, j'en ai quatorze

Qui voudra de moi à ses côtés, dis moi Fergen, qui voudra du petit avec lui?

_ Ecoutes moi, à partir de maintenant tu m'appelleras Arniel, c'est mon nom, là ou on va, les hommes m'appellent ainsi, ne l'oublis pas, compris?
- Oui, Arniel, si tel est ton  plaisir.
_ Plaisir!
plaisir rugit mon frère, il ne s'agit pas de plaisir, mais d'un nom de guerre et plus tard tu auras sûrement le tien, un grand guerrier tu vas devenir et la peur sera à tes côtés comme une vieille compagne.

Les hommes te craindront et te haïront, mais, ils voudront de toi au combat sache le. Et pour te répondre...Moi,moi, je te prendrais et je vais te formé à l'art de la guerre , de tout les combats des, Picitis, Ramayeurs et des Zéléenithes et toi, tu m'apprendras peut être quelque chose qui, un jour me sauvera la vie.

Je regardais mon frère et j'éclatais de rire, moi! moi, t'apprendre quelque chose! Tu te souviens de qui je suis!
-Bien sûr Neschel, je ne suis pas sénile.
- A voir!
_  Bon, maintenant tu vas m'écouté et nous partirons demain. Le sujet pour moi est clos.
-Demain le voyage risque d'être très long et très pénible.

_ Ben alors! encore quelque chose que je dois apprendre? - Oui, encore et toujours plus...mais viens, il est l'heure maintenant.
_ Dis voir Arniel... tu n'as pas peur toi de moi!  Un regard de haine vrilla mes pupilles et je me rétracté dans l'ombre de la hutte, ne pouvant supporter le regard de mon frère.
- Si, me dit-il dans un souffle, si j'ai peur et j'ai honte de cela et je ressens de la haine pour ce que j'éprouve envers toi, mais...tu n'y es pour rien, alors allons dormir.

Les jours à venir seront les plus durs tu verras, ce soir, il n'y a rien à craindre. Poussant un énorme soupir, il s'enfonça dans la vieille hutte et bientôt une lumière se fit. Il avait allumé la fosse. Jamais on ne faisait ça pour la nuit, on avait bien mangé, donc, ce n'était pas pour remangé.


J'entrais à l'intérieur pour voir Arniel faire le tour de la fosse et mettre soudain des branches de feulys  ( herbes calmantes et endormantes) je levais les sourcils...Il me dit:
-" Ce soir, tu dois être calme, tu dors à droite et moi à gauche" . Tiens me dis-je près de la porte, c'est bizarre ça! Il se coucha et me lança un regard appuyer; j'en fis autant et je me tournai face à la fosse pour voir mon frère me faire face.

Mise au point et  Métamorphose.

_ C'est drôle, non?
- Pas tant que ça!
_ Tu ne devrais pas être avec ta femme ce soir?-Si, mais vu ce qui vient de ce passer! _ oui, je comprends, écoutes, vas la retrouvé,moi je  vais rester ici à dormir, retourne donc auprès de ta femme pour ta dernière nuit.
- Non! Je ne peux te laisser, alors dors.

Un silence de plomb s'installa entre nous et de colère je lui tournais le dos, sentant monter en moi une rage sans pareil. Je brûlais de l'intérieur et j'étais tellement en colère que je me mis à trembler. Mon frère rajouta un bout de bois dans la fosse sans rien dire, puis, les herbes virent me chatouillées le nez et cela m'apaisa, je m'endormis d'un sommeil de plomb...pour me lever le lendemain à l'aube.

Sauf que, j'étais nu, honteux je m'enroulais dans ma couverture de bête. Puis, j'entendis un cri. Je levais les yeux pour voir mon frère me regardait, il était blanc comme la neige et il tremblait de tous son corps.
_ Ecoutes, je ne sais pas ce que j'ai fais, mais je sais que je suis nu sous ma couverture. Reprenant un semblant de courage Arniel me dit:" Va te laver tout de suite et tu reviens, ne parles à personne et fais vite".

Sans comprendre, j'allais à la rivière pour me laver et là en me penchant, je vis mon visage... écoeuré je regardais mes mains,mon corps, j'étais rouge, rouge partout du rouge et cette odeur douceâtre me donna envie de vomir. Je saute dans la rivière, pris des herbes et je me lavais avec vigueur malgré l'eau froide, d'ailleurs je ne sentais presque pas le froid et j'en fus content.

Un bruit de pas me fit bondir, deux vieux sages me regardaient et il y avait beaucoup de tristesse dans leur regard.
_ Comment vas-tu ce matin Neschel?
- Eh bien grand sage...un peu nerveux et puis j'ai du faire quelque chose de grave, car j'ai du sang partout sur moi.
_ Oh! Ne t'inquiète pas de  cela Neschel et sorts donc de l'eau, vite sort de là. Je m'approchais timidement de la berge et j'allais prendre ma fourrure quand le sage Maxitime me dit:" Ne portes pas la main sur cette peau, revêts plutôt cette toge de laine.


Ebahie, je vis qu'il avait un habit de gros lainage vert, heureux je sortis de l'eau et je l'enfilais aussitôt. Une douce chaleur m'envahit et je fus heureux.

Un Talisman

Le deuxième sage s'approcha à son tour et il me dit:" Tiens Neschel, je t'ai fais un collier, tu ne devras jamais l'enlever, j'ai ta promesse? - Oui, oh sage Ongsou, je te le promets , je n'enlèverais pas ce beau bijou, je le garderais sur moi avec grande joie, je n'ai jamais reçu un tel présent. Alors il me contourna doucement et je sentis le fin lien autour de ma gorge  cela me fit un drôle d'effet, mais, j'avais confiance.

Puis, j'entendis un crac, comme si une branche venait d'être cassée net, puis, le sage Ongsou s'approcha de moi. Me regardant dans les yeux, il me dit:" Cela ne sera pas suffisant, tu es trop fort, trop de colère en toi, mais tu seras loin quand il cassera pour de bon. Fais le trajet le plus long possible mon enfant et ne te retourne pas, va combattre, partez maintenant, il est temps.

Mon frère arriva avec des coursiers malingres, on n'étais pas riche, alors Ongsou dit à Arniel...-Passes à la hutte sud et prends deux coursiers et partez très vite, le sort ne durera pas longtemps. Arniel opina et avec un sourire amère me dit:" vite Neschel, nous partons. Les pauvres bêtes ne pouvaient aller très vite et la mienne tremblait de peur. Nous les poussâmes malgré tout Arniel était vraiment très pressé.

Arrivé à la hutte sud, deux magnifiques bêtes nous attendaient, personne, nous hésitâmes,puis Arniel me dit:
" enfourche et partons, nous devons être le plus loin possible.
-Pourquoi! Arniel, dis moi pourquoi?
_ réfléchit un peu Neschel!
Interloqué et troublé, je le suivis il allait à grande allure et je continuais de réfléchir. Je n'aimais pas cela, des images me revenaient, elles envahissaient mon esprit et la colère commença à gronder en moi. Mon cheval fit un faux pas ce qui alerta Arniel, il se retourna,puis criant

"_ arête Neschel, arrête de réfléchir,on en parlera plus tard, calme toi mon frère on arrive bientôt au camp...tiens le coup jusque là mon frère et tout ira bien, tu verras! Pourquoi, pourquoi donc, mon frère était-il si inquiet voir terroriser! Encore et toujours des questions sans réponses cela commençait vraiment à me taper sur les nerfs. Au loin, une fumée épaisse, signe d'un campement. Au dire de mon frère, la nuit, il y a la trêve...aucuns des camps n'attaquent l'autre afin de ne pas déplaire à nos dieux.

Le Campement.
Une sentinelle presque endormie sursauta quand Arniel lui jeta son pied dans le ventre. Le garde brailla qu'il ne dormait pas, la preuve, le coup il ne l'avait pas reçu...mais, mon poing à moi se détendit instinctivement et là; il ne pu l'éviter. Un grand rire salua cela, un autre vint prendre la place de celui que j'avais endormis pour de bon.

Un sourire aux lèvres, je rejoignis mon frère qui parlait avec un homme de très haute taille. Les yeux creux, noirs, épais sourcils, nez épaté, il n'était pas gras non, il cachait son corps sous un long manteau de drap épais, gris terne, il se tenait légèrement plié, signe d'une grande souffrance. Blessé?

Une odeur vint chatouillé mon nez et je le retroussé, ça puait, ce n'était pas bon du tout. Je descendis de cheval et rejoignis les deux hommes, l'odeur ne venait pas de là! J'en fus heureux malgré moi, car Arniel avait l'air d'apprécier cet homme froid. Je les regardais , pris dans leur discussion...quand soudain, j'entendis un clac assez fort, puis tout alla très vite.


Une forme monstrueuse se dressa, avançant vers le voleur, Arniel cria au voleur" Argon remet le collier autour de son cou, vite argon, dépêche toi voleur, remets lui son collier. L'homme s'approcha de moi, il fit le tour et j'entendis de nouveau un crac, crac, j'aurai du entendre un clac, puis, une odeur douceâtre emplie mes narines et...le trou noir, le clac était revenu.

Mes nouveaux sens.

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2015-02-16T11:36:04+01:00

La Lionne et l'Ours. ( Jean de la Fontaine).

Publié par osebo-moaka

Mère lionne avait perdu son faon:
Un chasseur l'avait pris.

La pauvre infortunée
Poussait un tel rugissement,

Que toute la forêt était importunée.

La nuit ni son obscurité,
Son silence et ses autres charmes,
De la reine des bois n'arrêtaient les vacarmes:
Nul animal n'était du sommeil visité.
L'ourse enfin lui dit:
ma commère,
Un mot sans plus:
Tous les enfants
Qui sont passés entre vos dents
N'avaient-ils ni père ni mère?

Ils en avaient.
S'il est ainsi,

Et qu'aucun de leur mort n'ait nos têtes rompus,
Si tant de mères se sont tues,
Que vous taisez-vous aussi?
Moi, me taire! moi, malheureuse! A
h! j'ai perdu mon fils! Il me faudra traîner
Une vieillesse douloureuse!
Dites-moi, qui vous force à vous y condamner?
Hélas! C'est le Destin qui me hait.
Ces paroles
Ont été de tout temps en la bouche de tous.


( Misérables humains, ceci s'adresse à vous! Je n'entends résonner que des plaintes frivoles. Quiconque, en pareil cas, se croit haï des cieux, Qu'il considère Hécube, il rendra grâce aux dieux.).

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2015-02-16T11:24:05+01:00

L'Enfouisseur et son compère.( Jean de la Fontaine).

Publié par osebo-moaka

Un pince-maille avait tant amassé
Qu'il ne savait ou loger sa finance.
L'Avarice, compagne et soeur de l'ignorance,
Le rendait fort embarrassé
Dans le choix d'un dépositaire;
Car il en voulait un, et voici sa raison:
L'objet tente;
il faudra que ce morceau s'altère
Si je le laisse à la maison:
Moi-même de mon bien je serai le larron.
Le larron?
Quoi! Jouir, c'est se voler soi-même?
Mon ami, j'ai pitié de ton erreur extrême.
Apprends de moi cette leçon:
le bien n'est bien qu'en tant que l'on s'en peut défaire; Sans cela c'est un mal.
Veux tu le réserver Pour un âge et des temps qui n'en ont plus que faire?
La peine d'acquérir, le soin de conserver otent le prix à l'or, qu'on croit si nécessaire.
Pour se décharger d'un tel soin,
Notre homme eût pu trouver des gens sûrs au besoin.
Il aima mieux la terre; et prenant son compère,
Celui-ci l'aide.
Il vont enfouir le trésor.
Au bout de quelque temps l'homme va voir son or;

Il ne retrouva que le gîte.
Soupçonnant à bon droit le compère,
il va vite lui dire:
Apprêtez-vous; car il me reste encor
Quelques deniers:
je veux les joindre à l'autre masse.
Le compère aussitôt va remettre en  sa place
L'argent volé;
prétendant bien tout reprendre à la fois, sans qu'il y manquât rien.
Mais ,pour ce coup, l'autre fut sage:
Il retint tout chez lui, résolu de jouir,
Plus n'entasser, plus n'enfouir;
Et le pauvre voleur,
ne trouvant plus son gage,
Pensa tomber de sa hauteur.
( Il n'est pas malaisé de tromper un trompeur).

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2015-02-16T10:32:34+01:00

Les Effarés. A. Rimbaud.

Publié par osebo-moaka

Noirs dans la neige et dans la brume,
Au grand soupirail qui s'allume,
Leurs culs en rond,
A genoux, cinq petits,

misère!
Regardent le boulanger faire
Le lourd pain blond.
Ils voient le fort bras blanc
qui tourne la pâte grise,
et qui l'enfourne
Dans un trou clair.

Ils écoutent le bon pain cuire.
Le boulanger au gras sourire
Chante un vieil air.

Ils sont blottis, pas un ne bouge,
Au souffle du soupirail rouge,
Chaud comme un sein.
Et quand, pendant que minuit sonne,
Façonné, pétillant et jaune,
On sort le pain,

Quand, sous les poutres enfumées,
Chantent les croûtes parfumées,
Et les grillons,
Quand ce trou chaud souffle la vie
Ils ont leur âme si ravie
Sous leurs haillons,

Ils se ressentent si bien vivre,
Les pauvres petits plein de givre!
Qu'ils son là, tous,
Collant leurs petits museaux roses
Au grillage, chantant des choses,
entre les trous,

Mais bien bas, 
comme une prière...
Repliés vers cette lumière
Du ciel ouvert,
Si fort,
qu'ils crèvent leur culotte,
Et que leur lange blanc
tremblote

Au vent d'hiver...
( 1870)

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2015-02-16T10:18:47+01:00

Le châtiment de Tartufe. A .Rimbaud.

Publié par osebo-moaka

Tisonnant, tisonnant son coeur amoureux sous sa chaste robe noire, heureux, la main gantée, un jour qu'il s'en allait, effroyablement doux, jaune, bavant la foi de sa bouche édentée,

Un jour qu'il s'en allait, <<Oremus>> Un méchant le prit rudement par son oreille benoîte Et lui jeta des mots affreux, en arrachant

Sa chaste robe noire autour de sa peau moite! Châtiment!... ses habits étaient déboutonnés, Et le long chapelet des péchés pardonnés s'égrenant dans son coeur, Saint Tartufe était pâle!

Donc, il se confessait, priait, avec un râle! L'homme se contenta d'emporter ses rabats... Peuh! Tartufe était nu du haut jusques en bas!

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2015-02-16T10:10:33+01:00

Sensation ( A Rimbau).

Publié par osebo-moaka

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers, Picoté par les blés, fouler l'herbe menue: Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma tête nue. Je ne parlerai pas, je ne penserai rien: Mais l'amour infini me montera dans l'âme, Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien, Par la Nature, heureux comme avec une femme. ( 1870). Arthur Rimbau

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2015-02-15T14:19:53+01:00

Je me lamente...

Publié par osebo-moaka

Je me lamente sur le sable fin,
Poudre blonde qui coule
lentement de mes mains.
Froide saison et pourtant
mes pas incertains me
conduisent toujours vers

ton sombre chemin.

Je me fustige dans ma douleur,
Je ne perçois pourtant rien qui 
pourrait comblé mon  pauvre coeur.
Je lève mes mains si fines ,
si fragile et j'attends.
J'attends ce lendemain que certains

chantent de leurs si belles voix.


Vantant le renouveau du corps ,
du coeur, et  de l'esprit.
Espièglerie du destin, rien ne vient...
Mon désir de vide se fait immense
et je lève mon visage baignée de
larmes amères et je scrute l
es doux nuages,

qui laissent entrevoir un fond de ciel bleu

et ce bleu de ciel, hante mon regard,
sublimant  le tout  et chassant
le noir du désespoir.

Coule sable fin... lentement entre mes mains...

Je reviendrais un jour ou l'autre,
quand mes pas incertains,
me mèneront de nouveau
vers ton havre pour me donner
de nouveau la force de
vaincre mes propres démons.
Chante, sable fin,
toi qui coule lentement
entre mes mains.

Y-L

Je me lamente...

 

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2015-02-12T10:52:15+01:00

Ma triste histoire.

Publié par osebo-moaka

Mon histoire ne commence pas , par...il était une fois. Non, loin de là. J'ai commencé à travailler juste après mes longues études.

Là ou je travaillais, je dois le dire, ce n'était pas la panacée. Mais j'étais heureuse de pouvoir enfin sortir de chez papa,maman, et d'être enfin autonome. Le logement que je finis par négocier dans un coin de Paris, n'était pas rutilant, mais j'avais un toit et cela irait le temps que mes économies deviennent plus conséquente.

Le quartier très sombre m'occasionna  bien des peurs, surtout l'hiver. J'y restais néanmoins pendant trois longues années. Ayant suffisamment d'argent pour me permettre de trouver un logement décent , je fus surprise de voir à quel point le marché de l'immobilier parisien était hors de portée de ma bourse.

J'avais idéalisé cet endroit et je redescendis vivement d'un cran. Ayant le droit et l'envie de changer de quartier, je focalisais mes recherches sur l'extérieur de Paris. Mon employeur me faisant comprendre depuis plusieurs semaines que si je le voulais, je pouvais compté sur son aide, mais, son regard concupiscent   m'inquiéta.

Il avait bien changé, je me souviens du jour ou j'ai poussé sa porte cochère et  ou avec embarras je déposais sur le bureau de la secrétaire mon modeste CV. à ce moment même,il sortit de son bureau, accompagnant un client, avec des mots de sympathies.  Son regard croisa le mien, il me fit signe d'attendre et sa secrétaire pinça du bec.
Confiante, j'attendis donc.

il revint vers moi dix bonnes minutes plus tard.
_Ah mademoiselle! vous avez déposer un CV?

- Oui Monsieur, ma voix de crécelle m'inquiéta, mais je vis un soupçon de rire sur ses lèvres et haussant mes épaules je recommençai plus fort, oui Monsieur et j'allai partir.

- Bien, venez donc dans mon bureau. Mademoiselle Diestre, apportez moi ce CV  je vous prie et deux tasses de café. Sucre, lait, noir?

- Oh euh, noir et sans sucre, merci.

- Tiens comme moi, c'est bon ça, dites Mademoiselle Diestre, vous en prendrez bien un vous aussi, non!

- Avec plaisir Monsieur. Son bureau était très grand, des tapis épais étaient épars sur le parquet lustré. Des tableaux de chasses, de landes et de couchés de soleil étaient accrochés avec goût. Son bureau ressemblait à celui d'un ministre, long, marqueté, emplies de documents, un énorme  livre de droits trônait sur le côté gauche du fauteuil.

Deux énormes fauteuils faisaient face à ce bureau,  ceux qui y prenaient place , devaient s'y sentir bien petit . Évidement, je goûtais  moi aussi à la joie d'y prendre place pour y boire mon café, fort.
Mademoiselle Diestre assise à mes côté se tourna vers moi et d'un signe de tête me fit comprendre que son patron savourait lui aussi de nous y voir installer.

Moi, pantalon de toile et pull beige, je ne craignais rien, mais elle, petit tailleur chaussure à talons et bas, laissait entrevoir plus qu'il ne fallait, rosissant à  cela, tous deux éclatèrent soudain de rire.

- Bien Mademoiselle Hertisan, je serais ravi de vous compter parmi nous, que diriez-vous d'un essais sur deux semaines, rémunérée  bien entendu.

- J'en serais honoré Monsieur F.
- Bien, vous commencez demain matin à neuf heures trente. Tailleur de rigueur, désolé pour vous jeune fille. Et là il partit d'un rire énorme rejoint par la délicieuse Mademoiselle Diestre. Devant mon air pour le moins ahurie, elle consentit à me sourire elle m'expliqua ce trait d'humour.

- N'y voyait pas malice Mademoiselle, Monsieur F. aime rire de tout, il faut vous y faire et vous vous y ferez, croyez moi. Le tailleur nous rabaisse un peu, il est vrai, mais pas de sa part à lui. Monsieur F. Côtoie  des hommes de tout bords, certains n'aiment pas les femmes, alors Monsieur F, a eu l'idée de ce modeste tailleur, talons aiguille et léger maquillage, afin de démontrer à ces hommes, que nous faibles femmes avons notre place dans cet univers qui est plus que masculin.

Si vous vous focalisez sur ce détaille inique, vous ne pourrez travailler avec nous, mais, si vous y voyez comme nous un trait d'humour facile, alors votre place est avec nous, vous comprenez la différence?.

J'avoue que non, mais je fis un signe de tête qui pouvais dire oui, elle en fut satisfaite et me donna un petit trousseau de clefs et m'en expliqua l'utilité. Mon traitement me fis soupirer d'aise et à cela elle réagit avec grâce.

- Cela n'est que le début, cette modique somme sera réévaluée après votre période d'essais. Cela vous convient-il? Elle savait bien que oui.

Mais la regardant en face , je lui répondis en souriant...
_Tout à fait Mademoiselle Diestre, tout à fait.

- Bon, nous nous voyons demain, donc!
-Oui, demain à neuf heures trente.
- Bien, excusez -moi, j'ai du travail, lisez votre contrat et apportez-le demain matin signé.  Sans un regard de plus elle me fit signe de prendre la porte.

Sortant de l'immeuble, je souris devant ma chance du jour. J'en ai vue des vertes et des pas mure tout le long de mon parcours, mais jamais je ne fus en danger. Chaque jours apportaient son lots de bonnes ou mauvaises choses. Des contrats plus ou moins louches furent signés, des changements de dernières minutes furent apportés.

Et lorsqu'un défunt avait décidé de déshériter l'un de ses enfants voir tous ses enfants, il n'était pas rare qu' un ancien document signer par ailleurs par ledit défunt, faisait sa réapparition, sauvant ainsi les héritiers.

Je recevai souvent des cadeaux à l'étude, que Monsieur F, me conseillait de garder ou pas. Quand il s'agissait de parfums ou de fleurs c'était acceptable, mais lorsqu'il s'agissait de bijoux de valeurs, il se chargeait alors de renvoyer ceux-ci avec une petite note de sa part, et j'étais tranquille.  

Nos rapports  avec Mademoiselle Diestre étaient souvent tendues, car elle s'imaginait que je courais après Monsieur F. Ce n'était pas du tout mon genre d'homme. Un jour ou elle me faisait grise mine, et que mon travail me prenait la tête, je lui dit sans façon ce que je pensais de Monsieur F. Dès ce jour, je fus considéré comme une potentielle amie.


Bref, nos rapports furent plus courtois à défauts d'autres choses.  

Un jour que je lui contais mon besoin de changé d'appartement, Monsieur F. me fit signe de venir dans son bureau, il m'invita à m'asseoir et avec délicatesse me dit: " Pour un nouvel appartement en région, ce sera difficile, mais je peux vous aider, je possède divers locaux, l'un d'entre eux ferait certainement votre bonheur, le loyer ne serait pas exorbitant, juste un petit service de votre part de temps en temps, réfléchissez à ma proposition et on en reparlera plus tard."

Son sourire me fit froid dans le dos, Monsieur F avait changé. Je ne repris jamais la discussion avec lui et pour cause.

Trois belles années, je le sais maintenant. Quand l'étude ferma pour cause de décès, mon coeur fut lourd. Je restai cloîtrée  pendant un mois, puis je repris le dessus. Je me remis en quête d'un travail.

Mais la conjoncture faisait que le travail ne courait pas les rues. Deux années durant je fis des petits boulots pour me maintenir en vie, et ce qui devait arriver, arriva. Plus les moyens de payer mon logement, sans plus de façon on me mis dehors. Je dormis à la belle étoile les jours d'été.

Puis mon véhicule me servit de logement, jusqu'au jour ou une dépanneuse me l'emporta pour stationnement gênant. Dès lors tout alla très vite. Je devins une clocharde. Quelques amis me reconnaissant un jour au détour d'un restaurant eurent en me voyant un haut le coeur qui me glaça.

Une belle rencontre.

Que fais tu ainsi habillée me demanda Félicité M.

- Que crois tu qu'elle fasse habillée ainsi, répondit pour moi Dominique B. Elle fait les poubelles pour manger, regarde là...
- Oui, je fais les poubelles, je n'ai plus rien , je pensais que mes amis seraient là pour m'aider, mes je n'ai trouvé que porte closes.

- Oh , dis voir toi, si tu le veux, j'ai un pied à terre en Espagne, je te le laisse le temps de te retourner ,de te trouver un travail, je te donne même de quoi y aller. Et si  tu le veux, tu peux même venir chez moi, prendre une douche,manger, dormir,te ressourcer quoi!-
-
_Oh Etienne, tu ferais ça pour moi!
- Bien sur petite idiote, tu sais bien que je t'adore...
- Mais que dira Thomas, s'il me voit chez vous?
- Thomas, que veux tu qu'il te dise; à part fais comme chez toi et bonjour, bonne nuit, c'est tout ce que tu auras de lui, ne te fais pas d'illusion petite.


- Etienne, il y a bien longtemps que je ne me fais plus d'illusion comme tu dis. Mon coeur n'est pas pour lui, ni pour toi, et avec un clin d'oeil complice je tendis ma main crasseuse vers lui.

Sans broncher, il me tendit ses clés,  avec désinvolture me dit:" à ce soir petite, garde moi de l'eau chaude".  C'est ainsi qu'au détour d'un restaurant je redécouvris l'amitié vrai. Thomas et Etienne deux amis fidèle, deux âmes soeurs, deux coeur parfait, m'ont ouvert leur foyer sans rien me demander en échange.

J'y vécu deux mois, le temps de reprendre des forces et de me remettre dans le bain si j'ose dire. Avec ces deux là, mon retour à la vie fut un réel plaisir, le soir, au coin d'un faux feu de bois, nous savourions un chocolat chaud, ils me racontèrent leur journée, leurs anecdotes étaient toujours savoureuses à entendre.

Lorsqu'ils étaient couchés, jamais ils n’eurent la pensée que je pouvais les volés. Quand enfin remise de mes émotions, je rappelais à Etienne sa proposition, je vis bien qu'ils étaient triste et mon coeur se gonfla d'amour pour eux. Ils m'accompagnèrent à la gare et billets en poche, valise bien remplit, petit pécule offert en prime par Thomas avec un clin d'oeil d'Etienne, je fus prête.

Le long du quai, ils me firent de grands signes qui me firent sourire d'aise. Deux amis, oui, c'était ça des amis. Le voyage dura longtemps. Je dormis la plupart du temps. je n'ai pas garder un bon souvenir de ce voyage. Quand j'arrivais en taxi devant le pied à terre d'Etienne, mon coeur eut un raté.

Il sauta de deux bons dans ma poitrine, le chauffeur me demanda dans son français incertain:" Dites m'demoiselle, z'êtes sûr que c'est bien l'endroit ou vous devez aller?"

- Oui, Monsieur, j'en suis sûre, merci pour votre aide. A bientôt, je lui fit un signe de la main qu'il me rendit avec un léger sourire. La maison était spacieuse, un vrai nid d'amour.

Les tons ocre, couleur de terre et jaune paille, faisait que l'oeil n'était pas agressé  par la lumière vive du soleil. De large baies vitrées, des doubles rideaux couleur souris, un lit immense me fit rire aux éclats. Vous me direz que vue comme ça, ma vie n'était pas si mal.

Mais le pire arrive.

Me promenant le longs des rues et savourant la douceur de vivre dans ce coin retirer d'Espagne, pas trop de touristes, un plaisir sans égal. Mes journées étaient faites de recherche d'un travail n'importe lequel,je prenais ce qui venait.

Plusieurs missions me permirent d'avoir de l'argent, ce qui me facilita la vie. Puis, un soir rentrant plus tard que d'habitude, je croisais sur ma route un homme , un clochard, j'eus je ne sais pourquoi une peur bleue. Plusieurs soirs de suite je revis cet homme, et, chaque fois mon coeur tremblait dans ma poitrine.

Lorsque l'hiver arriva, j'eus des nouvelles de mes deux amis. Ils venaient me voir pour la noël, j'étais si heureuse que j'en pleurais au téléphone. Heureusement que Thomas avait les nerfs solide parce qu'Etienne se mit lui aussi à pleuré comme une Madelaine.

Avec ce bonheur en tête je parcourus le chemin pour rentrer à la maison. Une main épaisse, froide et crasseuse se posa sur ma bouche. un coup derrière la tête me mis cahot , j'entrevois l'homme, il m'agresse d'une façon horrible, puis il s'enfuit me laissant sanglante sur le chemin.

Je suis vivante, c'est ce que je me répète sans cesse. Je file chez moi et je barricade la porte d'entrée, je ferme les volets et je mets les doubles rideaux. tremblante de peur, je soulève ma jupe droite. Du sang coule le long de mes jambes. Avec horreur je file sous la douche et je la laisse coulée sur mon corps meurtrie.

L'eau est froide et pourtant elle coule encore sur moi, mes larmes son taries , mes doigts sont gourds quand ils ferment avec difficultés le robinet d'eau chaude. Les paroles de l'homme me trotte dans la tête:" Pardonnes moi mounette, pardonnes moi" ,il sanglote,et  reprend sa litanie.

Mon esprit  est vide, que dois-je faire? Deux jours durant je reste enfermée dans la maison quand le téléphone se mit à sonner je sursautais  de peur. Ma main trembla si fort quand je décrochais le téléphone que je m'en mis un coup à l'oreille, la douleur me réveilla pour moitié.

une voix me demanda si je cherchais toujours du travail, je reconnus cette voix douce, c'était la secrétaire de la boite d'inte-rime  ou j'avais déposée mon vieux CV. Chevrotante ma voix l'inquiéta, mais je lui dis que je venais d'avoir une mauvaise nouvelle.

Elle compathie mais voulus savoir si j'étais intéresser par un emploi dans ma branche pour une durée illimitée. C'est avec joie que je lui répondit que cela me convenait tout à fait. -Venez me voir dès demain, nous verrons ensemble les conditions . Au petit matin j'osais enfin ouvrir les doubles rideaux, je pris mon petit déjeuné et forte de la lumière du jour, je m'habillais pour mon rendez-vous. Rien ne se produisit, j'étais si stressée que mon interlocutrice me demanda si j'allais bien.

Je lui répondit que oui, après avoir prit connaissance du lieu et des conditions de travail, je signais pour un contrat satisfaisant.
( C'est une partie d'un autre livre, vous en pensez-quoi?) Y-L.

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2015-02-11T17:26:16+01:00

L'assassin au coeur de sang.>

Publié par osebo-moaka

Il est revenu me voir le soir même, nous allions passer à table nath et moi, quand, le carillon à sonné, toutes les deux on s'est dit que cela devait être sérieux.

L'homme se tenait gauchement devant la porte, je le fis entrer et lui proposait de manger avec nous. Il déclina l'offre en disant:<<Non, mais merci Madame, j'ai mangé avant de venir.>>

- Un café alors!
- oui, avec vous s'il vous plaît.
on a mangé et on l'a écouté, nath avait les yeux grands ouverts et plus d'une fois, je lui  ai donné des petits coups sous la table. Car l' homme ne savait plus s' il devait continué ou s'enfuir devant  cette vieille dame, qui semblait le croire plus que  fou.

- Nath, veux tu cesser !soupirais-je une énième fois.

- Pardon, pardon, mais j'ai l'impression en entendant monsieur de vivre l'une de tes histoires Adélaïde, tu comprends!

- Oui Nath, mais tu mets cet homme très mal à l'aise.

_ Vous savez Medsames, j'ai l'impression d'être fou, j'ai éloignée ma femme et mes enfants car c'était intolérable, j'ai parlé aux copains, ceux qui étaient avec moi à la Chante Claire.

- Chante Claire ,ou donc est ce lieu? demanda Nath d'une petite voie douce.2)

Je lui répondis: " La Chante Claire fait partie de mes terres, nous y étions quand ces sept hommes se sont permis d'entrer sans mon consentement, en y abîmant mes cadenas et la grille.

Tout est refermé depuis, mais je vais devoir faire faire un constat par l'assurance et cela me désole grandement, mais qu'avait donc en tête ce grand dadais de Lernon, il connaît bien cet endroit et il sait que j'attache beaucoup de soin à le garder intact.

Ah ces hommes! Une petite toux m'interrompis et j'eu la réponse à ma question.

_ Madame c'est à cause de moi, on est venu jusque chez vous, mais vous n'y étiez pas. On allait tous reparti quand Jean nous a dit dans un soupir qu'il était presque sûr de vous trouvez au Chante Claire et là les autres ont voulu venir avec nous à la base on ne devait venir que nous deux Jean et moi, puisque c'est pour moi que Jean a voulu, enfin... vous voyez ce que je veux dire Madame.

Lui, il a confiance en vous et il me l'a dit, la dame, elle va t'aider...il suffit que tu lui raconte la vérité toute l'histoire, sans rien enlevée, sans rien rajouter. Allez on y va qu'il a dit, mais on était au Cabestan, alors les autres, ils ont dit à Jean: " On vient avec vous les gars, on vient avec." Et le grand, il a rougit, puis il a marmonné dans ses moustaches qu'il ne voulait pas d'eux, mais ils ont rigolé.

C'est pour ça Madame, c'est pour ça.
- Bien Jeune homme, je viendrais demain matin  avec mon ami
(3)
Max!

_ Oh chouette cria Nath.

- Hé hé hé arrête toi là ma chérie, ce n'est pas avec toi que j'irais, non, non, non. Toi, tu resteras ici avec les chats et tu ne peux pas venir pour ce genre d'affaire, désolée Nath, vraiment, mais tu sais pourquoi!

Et je t'en prie ne boude pas. J'ai besoin de  toute ma concentration et si je te sais furieuse, cela n'ira pas. Là... il te faut m'aider Nath! Tu comprends n'est-ce pas?

- Oh! Oui, je te comprends, oui, je sais pour t'avoir écouté plusieurs fois, je connais, je connais, mais bon... j'en ai envie et avec un gros soupir elle murmura... bon ça va Nath restera sage et on entendit un petit rire cristalin dans l'air soudain plus chaud. Merci Nath.

- Pfuttt pas de quoi Laïde. Julien nous fixa longtemps puis je repris... voila, demain matin je vous suivrais avec mon ami, ne m'interrompez pas, je ne peux venir seule, vous avez confiance en Jean n'est ce pas? Hochement affirmatif de sa tête, bon c'est pareil pour moi avec Max.  

Vous allez dormir dans la petite bergerie, ne me regardez pas ainsi jeune homme. La petite bergerie n'est autre qu'une maisonnette d'été, vous y trouverez tous le confort, salle de bain, w-c, chambre, télé-téléphone et petite cuisine, bref pour dormir ce sera amplement suffisant. Un café, un thé, une tisane? et cela dit sur le ton de  la conversation courante. Nath réagit aussitôt.


Une tisane pour moi et tu devrais  en faire une spéciale pour lui Laïde, il  en a  besoin, et tout de suite  tu peux me croire , oui da. Bon pas tout de suite,on va d'abord faire le lit et aéré un peu puisque le soleil est encore là. On va en profiter, venez.

Et tous les trois nous voila partit pour une très courte marche puisque la petite bergerie se situe dans le fond du jardin
(4)  Découverte.
aux fleurs et c'est en papotant que nous aperçûmes du coin de l'oeil une belle buse posée à même la vieille  souche qui fait office de banc.

Elle nous regarda de ses yeux perçant ne cherchant pas à fuir, alors, sans plus de façon Adelaïde lui dit: " Bon tu fais partie de la maison, mais, nous on y entre, alors, tu fais comme tu veux..." La buse nous tourna le dos et replia son cou sous son aile.

haussant les épaules, Adelaïde se dirigea d'un pas ferme vers la porte qu'elle ouvrit  puis, elle ouvrit la fenêtre et nous invita du geste à entrer.

- En voila un bon accueil nous cria t-elle! Vous serez protéger par notre amie la buse, c'est bien la première fois que je vois cela. Bon, c'est petit mais très confort, comme disent certains que je connais et Julien poussa un petit soupir d'aise. Oui, d'aise, ce soir il n'aurait pas peur.

Son corps tremblota un peu, puis ses muscles se détendirent. Avec Adelaïde je fis le lit, julien fit les poussières il y en avait un peu...Il vérifia puis il ouvrit le frigidaire et fut satisfait d'y voir, du beurre, du lait, du fromage, des oeufs frais,  des yaourts et des fruits et légumes.

Ou donc Adelaïde avait-elle trouver le temps de faire emplir ce frigo? Mystère pour moi! Dans le placard, il y avait du café, du thé, du sucre, du miel et un pot de confiture, des biscuits, de la farine, sel, poivre, pâte, riz, thon et autres boîtes de conserves...un vrai petit nid.


Tirant sur un petit ruban qui pendait devant la fenêtre, Laïde fit descendre une moustiquaire. Incroyable, la fenêtre restera ouverte, mais certains insectes n'entreront pas.(

(5)
La Buse.
Je me promis de revenir plus tard pour pouvoir profiter de cette charmante maisonnette. Les fleurs dégageaient leurs parfums du soir et cela sentait bon, on referma à clef et du coin de l'oeil nous vîmes la buse qui dormait ou semblait dormir.

A pas feutrés nous retournâmes chez Adelaïde un sourire aux lèvres. Pendant que je faisais le café, Laïde téléphona à son ami et jacassant et minaudant le thé lui, infusait. Quand elle raccrocha, un pli d'inquiétude barrait son front.N'osant lui posait de questions, j'attendais, nous bûmes notre café, ou thé et Adelaïde dit:
-" Julien, reprenons depuis le début."moi je filais sous la douche, le laissant seuls, enfermant la porte doucement, je perçus les pleurs de Julien et je compris ce qu'Adelaïde avait voulu faire en demandant à Julien de recommencer.

La tension qui avait pour un temps quittait le corps du jeune homme devait l'avoir quittait pour la nuit, c'était indispensable pour eux trois. Adelaïde connaissait bien son affaire. Je pris mon temps puis quand je revins Adelaïde avait fait sa tisane spéciale et trois tasses bien pleine nous attendaient...un vrai délice parfumé à point si je puis dire...

Je m'éveillais sous un petit rayon de soleil, mes rideaux étaient tirés et je sentais l'odeur du café qui avait bien pu entrer chez moi? Mes souvenirs me revinrent, j'étais chez mon amie et pas chez moi...un sourire, un soupir, on était bien chez elle. Puis, l'arôme du pain chaud titilla mes narines oumpssss. Je tirais sur moi mes draps, sentant les fleurs du jardin secret d'Adelaïde, puis, enfin je sortis de mon lit. J'ouvris ma fenêtre et voyant la aussi le petit ruban, je tirais dessus et la moustiquaire descendit lentement.

Chouette! Il y a des bestioles que je n'aime pas.

Traînant un peu des pieds, mes chaussons sont trop grands, je me dirige vers les odeurs appétissantes et sans plus de façon après un bonjour et un Bon Matin à Vous! je me servis.

J'avais juste oubliée de mettre une robe de chambre et le regard bleu violet qui me fixait me fit rougir aller savoir pourquoi... Adelaïde posa sur mes épaules une fine robe de chambre et souriant me présenta son ami, Max.

- Nath, je te présente Max, Maximilien Tornon. Pour être exacte, le fait qu'elle appuie sur le  "mon ami" me fit titiller l'oreille. Je jetais un oeil à cet homme et replongeais aussitôt mon nez dans mon bol.
( Instruction)

- Max, je te présente mon amie Nathalia Lombard, ma meilleure amie.
Bon, les présentations sont faite...alors voila, Elle me fixait du regard et le pli qui barrait son front hier soir, semblait être revenu.

_Nath, je te confie ma maison, si tu as une visite, ne fais entrer personne, ni ici, ni à la petite bergerie. Je ne veux pas que tu reste enfermée, mais, s'il te plait, enferme toi. Si tu vois venir l'un des hommes que nous avons vue l'autre jour, c'est important Nath, j'ai fermée la fenêtre de ta chambre, ne laisse pas la moustiquaire, tu as ici ( elle me montra un tableau ou des clés pendaient) toutes les clés de la maison plus celles de la petite bergerie et celles de La Chante Clair.

Personne, tu m'entends, personne ne dois venir aujourd'hui faire des travaux ou apporter quelques nourritures que ce soit. Pas de fourrage, pas de fournitures, pas de graines, de laines ou de vêtements de la laverie, pas de médicaments, je n'ai rien commandé. Si on te dit que l'on vient de ma part pour chercher un quelconque objet, là encore, ce sera faux. Si on te dit, que je  te réclame pour l'affaire en cours, là encore, ce sera faux.

Tu ne fais confiance à personne, tant que je ne suis pas rentrée, pas même à Max ou à Julien. Tu as bien compris Nathalia? Pour qu'Adelaîde m'appelle par mon prénom en entier, c'est que cela avait une grande importance à ses yeux, j'en frissonnais d'épouvante. Là, j'avoue, elle me fit vraiment peur.

Les deux autres attendaient ma réponse et hochant la tête, je répétais doucement tous ce qu'Adelaïde venait de me dire. Le pli qui barrait son front semblait pour l'instant  être parti.Ils étaient déjà prêt à partir, Max me gratifia d'un beau sourire et mon coeur fit un bond. Ade me sourit et Julien me serra la main, puis, sans un mot de plus, ils sortirent de la pièce. J'entendis la porte se refermait doucement, tremblante des pieds à la tête, j'allais fermée à clef la porte d'entrée et jetais un oeil par la fenêtre. Je vis un signe amical d'Ade.

Soupirant, je retournais à la cuisine finir mon petit déjeuner. Les chatons sortirent de je ne sais ou et miaulant fortement, me demandèrent leur part, ce que je fis tout en les câlinant.Ils sont superbe.

L'une crème aux yeux d'émeraudes, l'autre sombre comme la suie avec un oeil bleu et un autre noir, l'autre encore, bleuté aux yeux de braise ( celui-là, me donnait la chair de poule), mais ils sont d'une grande beauté. Un pelage somptueux, on percevait malgré leurs jeunes âges, qu'en vieillissant, ils deviendraient de merveilleux compagnons de vie aux poils très long et formidablement fournis.

Tout en les caressant, je me plus à chercher pour ma chatte, un nom qui lui donnerait encore plus de panache. amandine sembla lui plaire, mais déplus aux autres chatons. elle vint se coller à moi tout en étirant son petit corps et à travers le jaune pâle je crus voir la douce fourrure qui serait la sienne lorsqu'elle serait débarrassait de  de cette crasse.

Il ne faut pas oublié que ces trois chatons n'ont été récupérés par Adelaïde et moi-même que mardi et nous voila déjà à vendredi. Il ne me restait que peu de jour à passé avec mon amie. Quoi que le temps n'est plus vraiment important pour moi et que personne ne m'attend. Donc, si Ade le veut bien... je resterais bien ici quelques semaines de plus. Je nicherais dans la petite bergerie, j'adorerais y vivre un peu de temps.

Oui!  D'ailleurs Ade me doit la fin de son histoire, pas celle-ci, mais l'autre celle qui a fait d'elle un écrivain à succès. Quand j'y pense... Les chatons sont repus et ils réclament chacun des caresses. Cela me prend un certain temps, mais j'y plonge avec joie, puis, me lavant bien les mains...ils sont très sale ces minous là! Je débarrasse la cuisine, je lave la petite vaisselle, ramasse miettes et poils et je vais prendre une douche. Quand enfin je ressorts de la salle de bain, habillée ,maquillée, parfumée, je me rends compte que l'on frappe à la porte.

Du mouvement.


Je décide de faire comme-ci je n'avais pas entendue. Je me dirige vers ma chambre et là! Je vois un visage d'homme qui cherche à voir et qui colle son visage tout contre la vitre. Je sais  que je ne dois pas faire de mouvements, sinon, il me verrait avec l'ombre.


Je reste figée et j'entends alors sa voix._ Je sais que vous êtes là, c'est Madame Adelaïde qui m'envoie, elle à besoin de son sac, elle l'a oubliée ce matin. Julien ne peut venir le chercher, sinon, Madame serait seule chez lui; alors elle m'a téléphoné, vous êtes Nath hein!  C'est ça!

Il tambourine encore contre la vitre et j'ai très peur. Soudain un bruit feutré se fait entendre, un juron sonore puis des pas qui ripe sur le gravier . J'ose à peine bougée et je jette un oeil apeuré pour voir...la buse qui chasse...oui, qui chasse un homme de haute stature. Ben, je n'en reviens pas.


Une petite chose si fragile, qui de ses petites pâtes, de son bec, fait fuir un gaillard pareil. Ades avait raison, je devais faire attention, je vérifiais avec soin les fermetures de portes et des fenêtres.
(8).
Je me fis du thé et regardant l'heure je me mis à préparer un repas léger, simple, fait de salade, jambon et fruits du jardin.
Je n'aurais pas à sortir,ma tasse à la main , je m'installais dans le grand fauteuil, celui qui vous enveloppe si bien que l'on a l'impression que personne n'y est assis.avec un livre d'Ade, j'y serai très bien.

Le temps s'écoula lentement. A vingt trois heures, Ade et Max revinrent, ils durent me fournirent quelques petits secrets et j'allais continué, quand Ade se fâcha...là, je sus que c'était bien elle et j'ouvris la porte devant une Adelaïde furieuse, fatiguée mais contente.  
<<Le récit de Max.
Elle me claqua gentiment la joue et me murmura: " toi tu as eu de la visite! Je hochais la tête, les larmes perlant à mes cils et Max me tapota gentiment l'épaule. Il referma machinalement la porte à clef.

-Tu nous as préparé à manger Nath!
- Oui Ade, la table est prête et le repas aussi.

Nous mangeâmes en silence, les petits coups d'oeil de Max me firent rougir plusieurs fois et j'eus l'impression qu'Ade était ravie de me voir poussée autant de fard. Elle murmura rien que pour moi...
" Alors tu minaudes on dirais une midinette de 16 ans, oh! le fard... r

Riant aux éclats je dis: _ Max, arrêter s'il vous plait, me voir rougir semble faire frémir de joie mon amie, j'ai honte de moi , Max, mais vos yeux bleus lavande me font craqué et sur ces mots, nous éclatâmes de rire et cela nous fit du bien.

Nos corps relâchèrent la tension du jour et avec une petite pirouette, je parvins à me lever et à proposer un café qui fut accueillit avec joie. Ils débarrassèrent la table, mettant à demain la vaisselle.

Un récit qui me fait froid dans le dos.

Les chatons choisirent ce moment pour réclamé leur pitances et chacun y alla de sa séance de câlin. Les petites boules de poils n'en demandaient pas plus. Une tasse fumante en main nous primes ensuite  place au salon, dégustant à petites gorgées notre café.

Le lent tic tac de la grosse pendule rythmant nos silences, Max prit alors la parole.

_ On a suivit Julien L. Jusque chez lui, je ne sais pas ce qu'il a dit à Adelaïde pour la convaincre de venir chez lui, mais, je sais qu'elle n'était pas contente du tout, et, comme elle me l'a répétée plusieurs fois... Elle était heureuse que je sois avec  elle.

Qu'en aucun cas, je ne devais parti, ni vous appeler, vous Nath, le trajet à été long, presque cinquante kilomètres et quand on est arriver, ses amis étaient là, sauf le grand. Quand Adelaïde leur a ordonné de partir, certains ont chercher à la frappée.

Julien a alors sorti de son coffre une grosse tige qui faisait des étincelles, alors, ils sont partis, pas loin mais assez pour nous permettre d'entrer et de fermer les portes et les fenêtres.
(9)
Explication.


Ade avait peur que ces hommes ne fussent eu-même pris au sens large du terme et elle chercha aussitôt les photos et écrits que Julien avait préparé, mais, il n'avait rien...aucunes photos, aucun document, juste sa mémoire. Ade était furieuse et soudain...ce ne fut plus Adelaïde, mais quelqu'un d'autre.

Julien était blême de peur.
( Je laisse Max et Nath se faire de petits sourires en coin et Nath continue de rougir...je reprends ici, car Max n'a pas tout vu.).
.
Julien m'a menti et je déteste cela, car la perte de temps est immense dans ce genre d'histoire. Julien aurai du enquêté sur la famille qui vivait ici avant lui. Il  ne l'a pas fait, incrédule ce Julien...il a voulu me mettre à l'épreuve, ou, n'a pas cru ce que les autres lui ont dit, c'est pour cela que j'ai voulu faire demi-tour.

Sans rien pour travailler; mais, la peur de Julien est réelle et sa famille compte beaucoup pour lui. Dès que Max eut fermer la porte, je ressenti la colère. Max entraîna Julien dans la salle de bain et il ferma la porte. J'entendis l'eau coulait alors, sans attendre, Nia se dégagea de moi, suivit par Charlotte, elles n'établirent aucun lien avec l'entité.
<<L'Horreur.

La douleur, la colère, la haine qui s'accrochaient à celle-ci ne parvenait pas à trouver un sens à sa survit. Elle était à la recherche de ceux qui lui avait fait subir une mort violente et des sévices horribles.

Ils étaient partis, mais rien ne l'avait accroché à eux et voila que sans crier gare...une famille venait s'installé chez elle! sans lui demandait la permission, sans lui accordait l'honneur qui lui est dû! Nia et Charlotte parvinrent au bout de cinq heures à calmer le C.R.

Le jeune garçon expliqua à Nia tout en regardant Charlotte le calvaire qui avait été le sien durant trois ans, avant que la mort ne lui offre la douceur des ses bras. Battu, Dénutri, Vi...., Brûlé, Enfermé dans la seconde cave par son beau-père, sa mère et ses deux soeurs disparues .

La peur au ventre...le calvaire dura trois longues années et personne ne s'occupa de savoir ce qu' était devenu le jeune garçon qui vivait encore au lieu-dit: Beaufort.

Tout s'était passé si vite! ( 10) Un soir ou  plus brutal que d'habitude Georges L. avait frappé C.R. sont beau-fils d'un revers de main violent C avait reçu ce coup sans qu'il s'y attende et était tombé, se cognant la tête contre le petit bureau qui servait à sa mère lorsqu'elle voulait attrapée un ustensile de cuisine dans le haut du buffet.

Eliane .R. avait criée puis , avait relevé son fils et repoussée Georges avec colère. Elle s'occupa de son fils sous l'oeil furieux de Georges, puis, avait ordonné à ses enfants d'aller se couchés...ce qu'ils firent. C. n'expliqua rien à Nia, ni à Charlotte sur le reste de cette nuit, mais, la douleur dans les yeux sombres du garçon expliqua bien plus que les mots.

Il continua en disant: << quand je suis allé à l'école le lendemain, je ne savais pas que je ne reverrais plus ma mère, ni, mes deux soeurs. Mes copains étaient atterrés car j'avais la joue gonflée et l'oeil bleu, mais, je  ne sentais rien.

Mon instituteur trouva bon de faire un rapport au directeur qui écrivit à ma mère, demandant des explications et c'est munis de cette lettre que je rentrais chez moi le soir. Il n'y avait que mon beau-père couvert de terre,ivre et furieux. Je lui tendis la lettre qu'il lu avec un rictus de dédain.

- Ta mère et tes soeurs sont partis, elles ne t'ont pas attendu, alors tu feras ce que je te dirais et sans te plaindre, sinon!

La menace était réelle et je le compris, dans la nuit, il devait être vingt trois heures environ quand avec violence il me tira du lit par la jambe, je crois que je perdis connaissance, quand je revins à moi, j'étais dans une cave que je ne connaissais pas.

Allongé sur une paillasse, une bougie allumée, un bol d'eau et du pain, dans l'ancienne gamelle du chien. Je voulus me lever, mais une horrible douleur dans le dos me fit sombré une deuxième fois. Puis, le cauchemar commença; et, cela dura, dura, je faisais des encoches dans le bois qui me servait de sommier et quand trop affaiblit je fis le compte...je sus que l'horreur avait durée trois années à quelques jours prés.

Quand il vint me voir, six jours après ma mort, je l'attendais et je sortis de la cave avec lui. Je sus enfin ou j'étais durant ces années d'horreurs.
( 11).
Je sais enfin pourquoi ma mère n'est pas revenue me chercher.Y-L
(C'est encore un de mes livres, vous en pensez-quoi?)

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