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2015-02-24T10:34:00+01:00

Guillaume Colletet.

Publié par osebo-moaka

Claudine, avec le temps tes grâces passeront,
Ton jeune teint perdra sa pourpre et son ivoire,

Le ciel qui te fit blonde un jour te verra noire,

Et, comme je languis, tes beaux yeux languiront.

Ceux que tu traites mal te persécuteront,

Ils riront de l'orgueil qui t'en fait accroire,
Ils n'auront plus d'amour, tu n'auras plus de gloire,

Tu mourras, et mes vers jamais ne périront.

O cruelle à mes voeux ou plutôt à toi-même,
Veux-tu forcer des ans la puissance suprême,
Et te survivre encore au-delà du tombeau?

Que ta douceur m'oblige à faire ton image
Et les ans douteront qui parut le plus beau,
ou mon esprit ou ton visage.
Amours de Claudine.

Guillaume Colletet.

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2015-02-24T10:22:28+01:00

Alfred de Musset.

Publié par osebo-moaka

( 1810-1857).

Poésie.
J'ai dit à mon coeur, à mon faible coeur;

N'est-ce point assez d'aimer sa maîtresse?

Et ne vois-tu pas que changer sans cesse,
C'est perdre en désirs le temps du bonheur?

Il m'a répondu: Ce n'est point assez,
Ce n'est point assez d'aimer sa maîtresse;

Et ne vois-tu pas que changer sans cesse

Nous rend doux et chers les plaisirs passés?
J'ai dit à mon coeur, à mon faible coeur:

N'est-ce point assez de tant de tristesse?

Et ne vois-tu pas que changer sans cesse,

C'est à chaque pas trouver la douleur?
Il m'a répondu: Ce n'est point assez

Ce n'est point assez de tant de tristesse;
Et ne vois-tu pas que changer sans cesse
Nous rend doux et chers les chagrins passés?

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2015-02-24T10:13:57+01:00

Claude Adrien Helvétius.

Publié par osebo-moaka

La supériorité de l'esprit est toujours proportionnée à la finesse des sens et à l'étendue de la mémoire.

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2015-02-23T14:50:57+01:00

Le Guerrier Noir ( suite).

Publié par osebo-moaka

Mes nouveaux sens.
Je levais les yeux vers mon frère, car, visiblement j'étais à terre et il y avait quelque chose sous moi. Me relevant, je ne pus supporter l'odeur douceâtre et j'allais vomir quand Arniel me dit d'une voix très sèche
:" emportes le avec toi, va vers la rivière, j'arrive...ne te fais pas voir des hommes, c'était un  bon voleur; il ne méritait pas cela, ce n'était pas un ennemi il va falloir que tu le comprennes Neschel!

Perdu, perdu, j'allais vers le petit ruisseau plutôt que la rivière des hommes s'y tenaient faisant une toilette sommaire, je me lavais et j'allais lavé l'espèce de peau que je tenais quand soudain, j'eus un haut le coeur, c'était une peau d'homme vide,oui,vide, rien que de la peau. Qui avait bien pu faire une chose aussi horrible!

J'allais hurler, quand je vis Arniel et son Norg, venir vers moi...ils parlaient doucement afin que je ne comprenne pas, s'ils savaient- d'ailleurs, j'allais leur en parler. Cela devenait urgent pour tout le camp.

_" Arniel! Viens,il faut que je te parle et tout de suite.Ma voix était rauque, forte, une voix de commandement. Toutes les têtes se levèrent, au moins ils étaient plus ou moins réveillés, c'était déjà ça. - Neschel, le Norg Artas est notre chef, nous lui devons obéissance, tu comprends cela? Je ne suis plus ton frère ici mais un simple soldat qui va combattre pour sa survie.

J'ai raconté au Norg ce qui t'était arrivé, il a conscience du danger, mais il veut bien que tu restes à la condition que jamais tu n'enlèves ton collier. - Ah! Mon collier! Il ne sert plus à rien, non, il ne sert plus à grand chose, tu sais...un simple compagnon, tu m'as dis de réfléchir...je l'ai fais et ce que j'ai vue me glace la moelle . Je dois aussi vous dire que je vous entends tous et tout.

Tout ce que vous dîtes, vos pensées je les entends! j'ai réfléchis Arniel et avec ce que vous m'avez appris...je sais maintenant qui je suis...une espèce d'immortel assoiffé de sang, Un Guerrier Noir.

La Peur.
Je suis Un Guerrier Noir, mais pas la couleur noire, non, mais plutôt noir de sang, les vautours et les corbeaux seront plus mes amis que les hommes. Vous avez très peur de moi, je le sens à un point que vous ne pouvez imaginer et cela va devoir cesser, sinon...vous allez me rendre fou.

Cette peur qui suinte de vous me glace mais en même temps elle excite mon appétit, ma rage s'éveille grâce à la peur, le sang qui circule plus vite dans vos veines me fait frémir de délice, cesser cela!
_Ah! je dois aussi vous dire, que le clan adverse nous attaque, ils seront là vers l'aurore à dix pas de nous, la trêve est rompue.
Cela vous sauve... 
Ils ont décider de ne plus croire aux mêmes dieux que nous, ainsi, leurs nouveaux dieux leur permettent de tuer pendant la nuit et sans faire de bruit. Bien sûr, ils en sont encore à leur début avec ces nouveaux dieux. Donc, ils attaquent à l'aurore, on ne sait jamais.


Si vous écoutez bien, vous pourrez vous les pisteurs ( ils s'étaient approchés de leur chef lentement tenant Neschel bien en vue) les entendre avancer, ils frôlent les herbes grasses, mais, ce faisant ils font taire les petits insectes de la nuit. Ecoutez tous! Préparez-vous, la bataille arrive à votre porte.
_ Tais toi Neschel! Tais toi hurla le Norg, tu fous la trouille à tous mes hommes espèce de sac à poux miteux plein de...

-Plein de quoi! Ma voix froide, mes yeux brillant, ma démarche chaloupé, j'avançais doucement vers lui, son odeur me titiller doucement les narines, mais tous comprirent le danger, Arniel me prit par le bras, ne fusse sont odeur particulière... il serait mort et ce soir là, il le comprit.

_ Bien mon frère, je retiens la leçon, pardonne moi mais nous ne pouvons rester ensemble.

_ ça c'est faux Arniel, je n'irai nul part sans toi, que tu le veuilles ou non, ton odeur est un frein à ma folie, tu fais partie de l'amulette.

- Mais alors! Si celle-ci ...ou moi je venais à être tuer, ou l'amulette arracher?
_ La mort pour ceux qui seraient devant moi, je sais qui je suis.

Terrible constat.

Alors m'adressant au camp tout entier sans rien demander au Norg je leur dit:" Ce jour est pour vous , soit un bon jour, soit un très mauvais jour, mais, d'une manière ou d'une autre, ne vous trouvez jamais devant moi dans la bataille, derrière, sur les côtés hum! peut-être... mais surtout pas, devant moi.

_ Ben  alors le freluquet...il se prend pour un costaud, pour le plus fort du camp? Hé! les copains venez voir la mascotte du camp, le petit frère de l'ami du Norg.- Cette voix insultante vrilla mes oreilles, d'un bond je fus sur lui et l'instant d'après, il n'était plus là...juste un petit tas de peau vide par terre et là un vent glacial passa dans le campement et les hommes me regardèrent avec des yeux nouveaux.


Pour beaucoup, de la peur, pour d'autres de la haine et pour certains un espoir, oui, un espoir d'ailleurs ceux là vinrent se ranger derrière moi avec respect. Ils attendirent les ordres, L'ordre vint du Norg, qui décida subitement de me croire et les hommes se ruèrent sur l'ennemi.

Ils n'avaient pas une chance et ce qui se passa fut horrible. Je poursuivis néanmoins quelques soldats car mon esprit était trop embrumé pour arrêter et personne n'essaya. Quand je me réveillais, j'étais loin bien loin du campement.

L'Ertgard.



Je me trouvais au bord d'un grand lac, du moins c'est ce que je pensais,mais, l'eau était salé très salé. Je titubais et remontais vers la forêt sachant que par là il y aurai de l'eau et c'est ainsi que cela se passa. Quand enfin je trouvais de l'eau, un petit ruisseau pour être plus précis, j'étais heureux.

 

Je me penchais pour y constaté que mon visage, comme mes mains, bref, mon corps entier était noir, couvert de sang sécher., J'étais le guerrier noir. Alors, tant bien que mal, je pris des herbes et je me frictionnais  du mieux que je pu et là, j'entendis un bruit étrange, un feulement...mais aussi comme un ronronnement, puis, de nouveau un feulement aigu.Je m'avançais vers la source de ce bruit. 

J'entraperçu un terrier, le son provenait de là. J'avançais, me tenant sur mes gardes, tous mes sens en alerte, un rayon de lumière me fit voir une masse énorme, étendue, la bête avait l'air de souffrir. De nouveau le feulement, puis, le ronronnement, puis, le feulement plus aigu, je compris. J'allais assisté à une mise bas.

Mais, quelque chose n'allait pas; la bête ne bougeait pas, elle souffrait, elle était épuisé, depuis combien de temps était -elle ainsi? D'ou venait-elle?  Ce lieu n'était pas à proprement parlé un terrier pour ce genre de bête. Si je ne faisais rien, elle mourrait avec ses petits coincés en elle, une mort atroce. Alors, je m'avançais ...murmurant des paroles sans aucun sens, elle me regarda et dans ses yeux, je vis une lueur de folie meurtrière ( étais-je ainsi quand je devenais l'autre!) Elle me fixa,puis, elle se calma et l'espoir revint en elle.

Alors prenant mon courage à deux mains, j'y allais sans réfléchir plus avant. ça puait ça je vous le dis... mettant mes mains sur son ventre énorme, je compris le problème, alors, je lui parlais, là ma belle, on va travaillé ensemble, ton petit est mal placé, je vais le tourné, ne bouges pas, ça va te faire mal, alors ne me bouffe pas, après tout ira mieux, tu vas voir ça. Se sera une belle réussite, aller on y va hein! Calme, là, calme.

Drôle de surprise.

Je tournais le petit puis après une poussée plus forte je vis ses pattes, pas bon ça. Un petit par les pattes, mon père disait que c'était pas bon du tout. Alors, je décidais que j'écouterai mon coeur plutôt que les paroles de mon père. Je tirais doucement sur les pattes accompagnant la bête à chaque contraction, enfin, il vint, ou plutôt elle vint au monde.

Une chose gluante qui gigota rapidement pour aller à la mamelle. Je nus pas le temps de chercher ce que c'était comme animal, un deuxième se préparait, moins gros, enfin moins grosse...encore une, ouf, c'était fini. Mais, elle était encore grosse elle bougea un peu puis elle gronda fortement, je me posais des questions puis, elle poussa me faisant comprendre ainsi que non, ce n'était pas fini.


Elle poussa ,poussa, puis, un truc énorme tout gluant, il pointa son long museau, elle...elle n'avait plus de force alors de bon coeur je tirais sur le museau  ,elle gémit, je ne voulais pas baissés les bras, je devais l'aider encore plus. Alors me fixant de ses yeux fous, elle poussa une dernière fois, oui ma belle vas y, encore ( euh belle, faut le dire vite) je t'aide vas y, ne t'inquiète pas, je vais le sortir, j'y vais hein! ne gronde pas, ça va faire mal, allons y tous les deux aller ma belle, et c'est ce que l'on fit tous les deux, un superbe mâle sortit enfin et poussant ses soeurs il s'attaqua aux mamelles gonflées de lait. A ce train là, les filles n'auraient rien à manger.

 

Que faire? Je regardais ce goinfre, ce goulu se gorgeait de lait et de voir les petites gémir doucement cela me fit mal, puis, je me dis que peut-être de la viande ce serait mieux que rien...Je partis à la chasse sans me poser de questions du genre: voudra t-elle me laisser entrer? Cherchera t-elle à me tuer dès que j'essayerais d'entrer?Non, tout à ma chasse je ne penser pas plus que ça.

Ce que je ramenais au terrier était plutôt maigre, les deux petites se jetèrent sur la viande sans faire les fines bouches. Mais, ce n'était pas assez, alors je retournais  vers l'eau salé, j'avais vu de grosses bestioles dedans. J'aurai peut-être de la chance et oui, j'en eu. C'est avec un énorme poisson pleins de dents pointues que je revins vers le terrier. Là, mon cadeau fut vraiment le bienvenu et une surprise m'y attendait. L'ertgard gémissait .

Un cadeau pour moi.

Elle avait encore des contractions elle poussait et là j'étais très inquiet. Quand je mis ma main dans son ventre, je sentis des dents, la chose me mordit la main et, c'est ainsi que je la sortit du ventre de sa mère. Pauvre petite chose toute blanche! Je voulais la mettre aux mamelles, mais, la mère gronda fortement.

Je l'avais vue mordre l'oreille de ses petits, alors, je l'approchais de sa gueule et l'enlevas promptement elle l'aurait bouffé. Me voici bien! Que faire de ce petit tas tout blanc! Mes problèmes étaient déjà très grands, mon coeur fit un bond dans ma poitrine; car, mes yeux s'étaient posés sur l'animal et son regard avait croisé le mien, trop tard.

J'étais pris. Poussant un gros soupir, j'allais pour partir quand un autre gémissement plus puissant que le mien ce fit entendre. L'Ertgard me regardait, ses yeux presque jaune fixaient sur les miens, puis, sur ses petits qui avaient déjà bouffé l'énorme poisson.

Prisonnier d'une mère.

 Je compris. De nouveau je partis à la pêche une surprise m'y attendait, plusieurs poissons effilés à longs museaux aux yeux rieurs, à la bouche fendue en un grand sourire, étaient là et pleins de beaux poissons étaient sur le sable, morts.Je compris en voyant certaines blessures que ceux-là me remerciaient de les avoir débarrassé d'un monstre. J

e leur fis un signe et ils disparurent dans l'eau salé. Amusé de les voir sauter au dessus de l'eau, je m'exclafais...ils sont drôle! Puis, avec des tiges trouvées sur place, je fis un espèce de panier, puis, j'y mis les poissons sans oublier de nourrir mon petit compagnon, d'abord, puis de lui mordre l'oreille, il gronda  puis accepta le poisson avec voracité. J

'apportais le reste à la meute dans le terrier, mon odeur devait me protégeait car aucun ne gronda à mon approche. Ma Meute. je mis devant gueule de l'Ertgard un gros poisson, elle le dévora avec dans ses yeux qui ne me quittait pas, une réelle affection, alors, je lui caressais la tête...puis sa gueule et je lui dis:" je dois partir, je vous ramène un autre gros poissons et après je part et c'est ce que je fis.

Mes amis les marrants vinrent eux aussi après que j'eus pêcher un plus gros poisson que celui que j'avais déjà pris. Ils étaient heureux et une pluie de petits poissons et d'objets divers s'abatis sur la plage. Je les remercier et ramassant les poissons je vis une pierre magnifique, elle attira mon regard, ronde, verte, pleine d'éclat à la lumière du jour. Je la pris et un concert de clic retentit, les marrants étaient content . I


ls partirent et moi je retournais au terrier avec une belle prise. Un concert de ronronnement m'accueillit, les petits étaient déjà bien gros par rapport au mien qui était très petit, mais tellement beau, je caressais toutes les têtes et je pris le chemin du retour. Après plusieurs jours, je retrouvais enfin le camp.

Mon retour.

Des hommes me fixèrent, ils étaient ébahis, heureux de me revoir, un tonnerre de voix se fit entendre...il est vivant! Arniel viens voir! Neschel est vivant viens voir! La toile fut soulevée et mon frère apparut, il était très pâle. Il s'avança vers moi et des larmes perlaient aux coins de ses yeux, il se jeta dans mes bras. Le choc fut rude et un grondement sortit non pas de ma poitrine, mais, de la gorge de mon petit tas de poil blanc.

Arniel me regarda puis comprenant que cela ne venait pas de moi, il chercha d'ou venait ce son, ce grondement. Alors écartant ma chemise, je lui fit voir mon petit Ertgard blanc.

Des cris de terreur, des hommes courant de droite et de gauche, complètement paniqués, cela me fit sourire. Alors, de ma voix puissante je leur dit:" Stop, ça suffit, vous lui faite peur et cela suffit pour que ces hommes que la guerre n'effrayait pas, se mirent à hurler que je devais tuer cette chose abominable.

Je me campais sur mes deux jambes, le regard noir et je dis:" Que celui qui veut le tuer s'avance, je l'attend!... Je sortis ma boule blanche de ma chemise et je le tint à bout de bras. Minuscule chose, adorable qui regarde ces espèces de troncs bougeaient et venir vers elle avec beaucoup de crainte.

Alors, elle se met à ronronner de plus belle et cela fit craqué ces hommes rudes et je compris que personne ne ferait jamais de mal à ma boule de poil blanche et elle le comprit aussi car elle ronronna de plus belle. Arniel s'avança avec prudence quand même. Alors je posais dans ses mains tremblante ma petite ertgard.

Comment! Comment as tu eu cette petite chose mon frère?Je vous raconterais  toute l'histoire ce soir auprès du feu si vous le voulez. Des cris de joie et mon frère toujours aussi pâle me dit:" Oui, tu as raison, viens prendre un peu de repos, tu en as besoin.

C'est tous sourire que je suivis mon frère, heureux d'être rentrer et de le voir en vie. Il souleva la toile d'entrée, une odeur nauséabonde nous saisit à la gorge, j'eus un mouvement de recul. Mais qu'est ce qui sent comme ça?

 

_ Ah mon frère! tu n'étais pas là c'est vrai, tu dois savoir que certains des soldats qui ont pu se sauver eh bien...nous les avons pris en chasse, un peu comme toi, mais, Artas, le Norg comme tu l'appelle est tomber sur des épines...

- tu veux dire, sur les mêmes que moi!
-Oui, sur les mêmes, mais contrairement à toi, son organisme, n'a pas réagit de la même façon. Il se meurt. Ses plaies sont purulentes, ça suinte de partout, la fièvre le fait déliré, voir le rend très agressif. Les Strongs ne savent quoi faire. Leur médecine est inefficace face à ce genre d'attaque par les épines. Je n'ai pas voulu leur parler de toi.
_ Pourquoi?

_ Parce qu'ils t'auraient mis en pièce pour connaître ton secret et que tu ne te serai pas laisser faire. Un autre carnage se serait dérouler devant mes yeux! Tu peux me croire Neschel, j'en ai assez, pour l'instant j'aimerais pouvoir fermer mes yeux et ne pas voir le cauchemar qu'il y a derrière mes paupières, quand je les ferme.

Un Remède...

_ Arniel il n'y a vraiment rien à faire pour lui? Tu en es sûr? - Oh! Il y aurai bien quelque chose, mais c'est tellement dangereux qu'il n'est pas utile d'en parler. Personne ne serait assez fou pour...

oui, qui y a t-il Arniel?
- Toi...toi mon frère, toi tu pourrais le faire, oui, c'est possible que toi et toi seul tu puisses  trouver le remède à la démence d'Artas.
_ En faisans quoi Arniel! En faisans quoi! Arrête de regarder dans le vide comme tu le fais, montre moi Artas,vite et après tu m'expliqueras ce que je pourrais faire, d'accord! C'est les yeux fous qu'Arniel m'emmena voir son ami d'enfance, son meilleur ami, celui que l'on choisit chez nous, quand on est enfant et cet ami là, le reste jusqu'à sa mort.

Rien ne vient ternir l'amitié, c'est comme un fer chauffé au rouge qui coule dans nos veines, notre esprit, notre coeur. Pas même une femme ne nous séparerais, ni même nos parents, rien ne l'a jamais pu, de toute une vie d'ami et nous en connaissons beaucoup. Le pire de ces cas, c'est celui qui vit dans le camp opposé au notre .

Abaèl et Arkaniel, frères de vie, se trouve séparer par la guerre. un accord a été conclut pour ces deux hommes. Ils restent chacun en son village, afin qu'ils ne puissent se tuer et rompre une très vieille tradition. De nos jours, cette tradition demeure. J'entrais sous la toile blanche, celle qui protège le dormeur.

La puanteur fit gronder ma boule de poil. Chutttt tiens toi, ce ne sera pas long je te le promets, mais, je dois le voir c'est important, calme ma belle, calme...
_ Elle sent la mort? et c'est à cet instant que je sus qu'elle était elle et non il.
_ Oui Arniel, l'odeur de pourriture est très forte, ne perdons pas de temps.
_ Je crois qu'il est trop tard mon frère. On entendit un beuglement, des paroles grossières sortirent de la bouche d'un homme qui ne disait jamais de grossiertées... C'était comme ci un bébé se mettait à dire d'immenses âneries dès sa plus tendre enfance, c'était choquant.


_ Ecoutes Neschel, je vois que tu as pu approcher une Ertgard qui allait mettre bas! oui?

_ Oui mon frère, c'est cela, si je ne l'avais pas aider, elle et ses petits seraient morts d'une mort affreuse. Ils étaient coincés dans son ventre. Alors, j'ai fait comme le fait père avec les boeufs cornus. Quand la mise bas se passe mal, là, c'était pareil...à part l'odeur pouac, mais pas pire que celle que je respire ici.(Y-L)


Un retour au Terrier.
( C'est mon livre, vous en pensez-quoi?)

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2015-02-23T11:02:22+01:00

Rémy Belleau .( poème).

Publié par osebo-moaka

Celui n'est pas heureux qui n'a ce qu'il désire,
Mais bienheureux celui qui ne désire pas
Ce qu'il n'a point: l'un sert de gracieux appas
Pour le contentement et l'autre est un martyre.

Désirer est tourment qui brûlant nous altère
Et met en passion; donc ne désirer rien
Hors de notre pouvoir, Vivre content du sien
Ores qu'il fut petit, c'est fortune prospère.

Le désir d'en avoir pousse la nef en proie

Du corsaire, des flots, des roches et des vents
Le désir importun aux petits d'être grands,
Hors du commun sentier bien souvent les dévoie.
L'un poussé de l'honneur par flatteuse industrie

Désire ambitieux sa fortune avancer;

L'autre se voyant pauvre à fin d'en amasser
Trahit son Dieu, son Roi, son sang et sa patrie.
L'un pipé du Désir, seulement pour l'envie

Qu'il a de se gorger de quelque faux plaisir,
Enfin ne gagne rien qu'un fâcheux déplaisir,
Perdant son heur, son temps, et bien souvent la vie.

L'un pour se faire grand et redorer l'image
A sa triste fortune, époint de cette ardeur,
Soupire après un vent qui le plonge en erreur,
Car le désir n'est rien qu'un périlleux orage.

L'autre esclave d'Amour,désirant l'avantage
Qu'on espère en tire, n'embrassant que le vent,
Loyer de ses travaux, est payé bien souvent
D'un refus, d'un dédain et d'un mauvais visage.

L'un plein d'ambition, désireux de paraître
 Favori de son Roi, recherchant son bonheur,
Avançant sa fortune, avance son malheur,
Pour avoir trop sondé le secret de son maistre.

Désirer est un mal, qui vain nous ensorcelle;
C'est l'heur que de jouir, et non pas d'espérer:
Embrasser l'incertain, et toujours désirer
Est une passion qui nous met en cervelle.

Bref le Désir n'est rien qu'ombre et que pur mensonge,

Qui travaille nos sens d'un charme ambitieux,
Nous déguisant le faux pour le vrai, qui nos yeux
Va trompant tout ainsi que l'image d'un songe.
( Les pierres Précieuses 1756).

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2015-02-23T10:42:12+01:00

Victor Hugo.( poème).

Publié par osebo-moaka

J'accepte l'âpre exil, n'eût-il ni fin ni terme,
Sans chercher à savoir et sans considérer

Si quelqu'un a plié qu'on aurait cru plus ferme,
Et si plusieurs s'en vont qui devraient demeurer.

Si l'on n'est plus que mille, eh bien, j'en suis!
Si même ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla;
S'il en demeurer dix, je serai le dixième;
Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là!

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2015-02-21T09:41:04+01:00

Ronsard.

Publié par osebo-moaka

" Vous serez au foyer une vieille accroupie
Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si vous m'en croyez, n'attendez à demain

Ronsard.

Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie."

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2015-02-20T14:18:51+01:00

Pontage...

Publié par osebo-moaka

Réunion de deux vaisseaux sanguins par une greffe vasculaire ou par un tube plastique afin de restaurer une circulation normale de court-circuiter  un rétrécissement ou une obstruction artériels.

 

Les premiers pontages ont été effectués dans la seconde moitié des années 1960: on pratiquait alors principalement des pontages aortocoronariens, entre l'aorte et une artère coronaire ( artère irriguant le coeur). Les progrès réalisés dans ce domaine ont été considérables.

Même si ces interventions restent des actes de chirurgie lourde, leur technique est aujourd'hui parfaitement maîtrisés et leur  pronostic est bon. Jusqu'en 1980, les veines qui servaient de greffons étaient les veines saphènes.

Puis on a également employé des greffons provenant d'artères, en raison de leur durée de vie plus longue, et cela malgré la plus grande difficulté du geste chirurgical. On utilise aussi des matériaux synthétiques pour les artères de gros calibre.

Indications:
Une artère rétrécie par l'athérome ( dépôt graisseux sur la paroi artérielle interne) voit son débit sanguin diminuer au point que le fonctionnement normal des organes qu'elle irrigue est parfois gêné, particulièrement pendant les efforts physiques, qui accroissent leurs besoins en apport sanguin.

Le pontage permet d'éviter une détérioration de ces organes. Selon les artères touchées, on effectue diverses sortes de pontage.

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2015-02-20T10:26:58+01:00

Victor Hugo...

Publié par osebo-moaka

Morceau tiré des rayons et des Ombres. C'était l'été. Vers l'heure ou la lune se lève, Par un de ces beaux soirs qui ressemblent au jour Avec moins de clarté, mais avec plus d'amour,

C'est dans ces moments - là que le jardin paisible, La broussaille ou remue un insecte invisible, Le scarabée ami des feuilles, le lézard Courant au clair de lune au fond du vieux puisard. La faïence à fleur bleue ou vit la plante grasse,

C'est dans ces moments-là, comme je vous le dis, Que tout ce beau jardin, radieux paradis, Tous ces vieux murs croulants, toutes ces jeunes roses, Tous ces objets pensifs, toutes ces douces choses, Parlèrent à ma mère avec l'onde et le vent, Et lui dirent tout bas:" laisse nous cet enfant!

" Laisse nous cet enfant, pauvre mère troublée! Cette prunelle ardente, ingénue, étoilée, Cette tête au front pur qu'aucun deuil ne voila, Cette âme neuve encor, mère, laisse-nous-la!

Laissez-nous cet enfant! nous lui ferons un coeur Qui comprendra la femme; un esprit non moqueur, Ou naîtront aisément le songe et la chimère, Qui prendra Dieu pour livre et les champs pour grammaire,

Ainsi parlaient, à l'heure ou la ville se tait, L'astre, la plante et l'arbre, et ma mère écoutait.

Enfants! Aimez les champs, les vallons, les fontaines, Les chemins que le soir emplit de voix lointaines, Et l'onde et le sillon, flanc jamais assoupi, Ou germe la pensée à côté de l'épis. Prenez-vous par la main et marchez dans les herbes; Regardez ceux, qui vont liant les blondes gerbes;

Epelez dans le ciel plein de lettres de feu, Et, quand un oiseau chante, écoutez parler Dieu.

Victor Hugo...

 

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