• Erguel

     Première et douloureuse  leçon.

    Comme de fait, il était en train de manger de façon gloutonne et il empêchait ses soeurs et sa mère de manger. De colère, je saisis une autre carcasse et je la jetais au pieds du goinfre. Il fit un bond emmena sa proie, puis, de nouveau  et sans me quitter des yeux il se rua sur sa  carcasse, plus vieille, plus goûtue.

    Je m'avançais sans cesser de le regarder, ma boule ronronna ,les autres aussi et ma mémère en fit autant. Erguel gronda de façon doucereuse, remuant doucement son énorme queue à trois fourche. Il battit l'air de celle-ci plusieurs fois,mais, je continuais à avancé. Alors, la voix de mon amie me parvint:


    " laisse le faire, en règle général les nôtres savent quand il faut arrêter de mangé. Il a des lacunes, car je ne lui ai pas appris la chasse, alors, il croît qu'en tant que mâle...il peut tout faire. Ce sera une grave erreur, regarde bien.


    C'est ce que je fis et je ne fus pas le seul à regarder. La plupart des hommes en faisaient autant, fascinés par le spectacle de ce goinfre sans cervelle. Un léger sourire retroussait leur lèvres. Un bruit sonore, et notre jeune compagnon s'éloigna de sa carcasse avec dégoût...puis, il vomit plusieurs fois de façon désordonnés du moins pour nous les hommes.

    La mère et les filles regardaient et je compris que la mère Ertgard donnait une leçon de vie à ses enfants. Alors, fasciné, je fis comme tout le monde, j'admirai le spectacle. Après un dernier haut le coeur, ce petit monstre sans cervelle revint vers sa mère pour se faire dorloté.

    elle attendit qu'il baisse sa nuque et vive comme l'éclair, elle le saisit au cou et y enfonça sa puissante mâchoire. Des couinements de colère,puis, des gémissements de douleurs se firent entendre. Pour ne pas vexer ce futur monstre, je fis signe et tous le monde repartit à ses travaux laissant l'Ertgard faire la loi chez elle, ce qui était normal.

     

    Elle se devait de remettre les choses en ordre pour se faire respecter par tous le monde  y compris ses propres enfants, surtout de son fils. Celui-ci grandissait vite et prenait de jour en jour de la force, dans peu de temps, il serait plus grand que sa mère, ses dents seront plus large,plus grandes aussi, son poids dépassera celui de sa mère et il le savait.


    La lueur qui traversait ses prunelles sombres faisaient frémir plus d'un homme. L'ombre de la colère luisait en elles. Cet Ertgard là, serait redoutable.

    Une mise au point.Quand plus tard l'heure du repas sonna, tous les hommes s'attroupèrent comme à l'ordinaire pour se servir les uns après les autres et cela en ordre. Etais-ce  encore une façon de montrer l'ordre à ses rejetons! L'Ertgard était là et ses petits aussi. Erguel boitait et il baissait la tête, on fit comme si de rien n'était, puis, chacun trouva sa place pour manger et pour raconter des histoires.


    Après un bon moment de bonnes rigolades; j'entendis dans ma tête mon amie qui demandait à parler. Je fis un signe aux hommes et je saluais l'Ertgard-Notre amie Ertgard veut nous parler. Voulez-vous écouté son récit! Des oui enthousiaste se firent entendre de partout, mon frère vint aux nouvelles et resta pour écouté ce que l'Ertgard avait à dire.

    Je lui trouvais la mine pâle, et son corps me sembla sans force.Il me fixa de ses yeux éteints, et j'eus mal pour lui, il me sourit, me fit un léger signe t se pencha pour écouter. Bien lui en prit . Je parlerai pour elle, car je l'entends, mais pas vous...êtes vous d'accords? Les oui se firent de nouveau entendre, mon frère hocha la tête.

    -Markpial ici présente veut vous expliquez quelque chose, alors, écoutez bien car c'est important." J'ai vu chez vous hommes, que notre façon de vivre vous intéresse et que vous êtes bon car vous nous donnez à manger et un toit pour dormir comme vous dites, nous pas pareil que vous. Vous méfiez Ertgard quand lui ronronné comme ça vous dites ronronné? Nous ronronné fâchés, très dangereux quand nous faire ça, pas bon pour les autres quand nous ronron.

    Quand nous calme, remué queue à trois pointes et oreilles droites alors nous très heureux. Quand poils retroussés sur nous et crocs découverts veut dire joué, vous peur quand nous faire ça, donc plus faire, nous plus joués non plus, nous s'ennuie, nous aime jouer beaucoup, à courir, à se battre doucement, à lécher,à rouler terre, enfin, nous voulons jouer avec hommes bons. Hommes nous vous vouloir?

    Des expressions singulières se firent, je regardais moi-même ma boule de poil et ses yeux brillaient, je lui dit:" pourquoi ronronne tu alors? -Toi, aimes ça, toi heureux, quand ronron...alors moi, aime faire plaisir toi. Change pour toi frère." J'en fus abasourdi, elle avait changée son mode de fonctionnement animal, un instinct de génération en génération acquis depuis la nuit des temps , pour un homme; pour moi!


    Je regardais enfin les hommes qui assis bouche bée, sans voix épiés les Ertgards, se montrant soudain inquiets, puis, un jeune ...Markon je crois se roula par terre et éclata de rire en faisant des signes  vers les jeunes et ceux-ci se ruèrent sur lui, lui mordillant les mains, le nez, les jambes, le léchant partout ou ils  pouvaient l'atteindre, un autre, Krastien se roula à son tour par terre en faisant des signes, puis, se fut tout les Helkians.

     

    Les jeunes Ertgards ne savaient plus ou donner de la voix. Ma boule de poil se joignit alors à eux, un véritable tourbillon, des jappements de rire, de poil, d'hommes, un régal pour ces hommes sans enfants. Ne sachant comment ils devaient se comportés, ils restreignaient leurs mouvements, quand Markpial d'une voix forte leur dit :" Faites comme pour vos petits et comme pour vos animaux de maison, bon pour eux, bon pour nous."


    Pendant trois jours entiers ce fut un réel plaisir, pas un instant n'était perdu. Dès les tâches accomplis, c'était à qui commencerait. Les rires fusaient de partout. Le troisième soir, c'était plus calme, les tensions s'étaient comme envolés, les hommes et les bêtes faisaient comme une trêve amicale, chacun se regardant un sourire fugace aux lèvres.


    Puis, autour du feu, chacun revivait ces jours extraordinaires et les rêves éveillés continuaient rien qu'en regardant les jeunes allongés par terre non loin d'eux.Les visages de ces hommes rudes, vieillit par la guerre et l'horreur s'éclairaient d'un doux sourire.

    <<La fin de la trêve.>>

    Puis, un bruit, celui d'une toile de tente, d'un rabat relevé avec brusquerie. Markpial se dressa et elle regarda l'homme debout qui s'appuyait contre mon frère.

    Elle le reconnu et me disant dans ma tête à toute vitesse et pourtant d'une façon si légère que je crus avoir rêver, mais elle insista plus fort, alors je l'écoutait:" prends Myaelle et part vite sans te retourné, ne réponds pas à l'homme, il t'écoute depuis longtemps.

    Lui pas bon comme toi, lui  te vouloir du mal...poison encore en lui. Il veut te tuer, toi parts maintenant, revenir quand je dirais et pas avant, vite toi partir Neschel, vite. Elle dit mon nom pour la première fois et c'est sans doute pour ça que je l'écoutais sans trop réfléchir. Je ramassais vivement mon sac, ma boule de poil me colla aux talons, puis je dis à Markon:

    " je parts chassé le poisson, dis le à mon frère et surveille mon frère pour moi. Sorts d'ici ce soir, va dans ta tente Markon j'ai besoin de ton aide. Il hocha la tête et partit vers sa tente sans se retourné. Alors la voix forte d'Artas se fit entendre, mordante, pleine de rancoeur, le venin qui coulait encore dans ses veines le faisant rugir. Son état était pourtant bien meilleur que la dernière fois ou je l'avais vu. Pourquoi cette haine après moi! Je l'entendis en moi et cela me glaça le sang.

    -Oui, oh oui je peux te parlé comme tu parles avec tes fauves. Ces sales vermines qui contamines mes hommes par leurs façon de se conduire, comme des chiens sans maître. Oui, oh oui! Je sais qu'elle m'entend, mais qu'importe, que m'importe et un rire froid fusa de ses lèvres à peine ouverte.

    C'est avec toi que je veux me battre. Viens donc bâtard de chien enragé...guerrier noir...je te lance un défi
    -quoi! tu fuis! Lâche, lâche que tu es, n'as tu pas d'orgueil, chien monstrueux, viens donc te mesurer à moi. Viens! Je te l'ordonne.

    sa voix rauque le fit toussé et ainsi je pu fuir; avec en tête un bourdonnement sanguinaire un besoin de faire du mal, de lui arracher ses tripailles, de le vider de sa vie. Un son long et fort puissant se fit entendre au loin, puis, j'entendis le bruit d'un corps qui tombe et d'un autre qui essai de le relevé.

    J'entrevis des hommes debout, effarés, dressés, dépassés par ce qu'ils venaient de voir et du peu qu'ils avaient entendu, puis, ce fut le calme alors j'entendis les ronronnements puissants et cela me calma l'esprit. Mon corps en feu se calma et je retrouvais enfin une température normale.

    <<Une légende>>

    Encore quelques foulées et je serais auprès de mes rieurs, de mes marrants. Ils voudront joués eux aussi , puis, ce sera la nuit dans le terrier vide, à l'abri. Mais soudain dans ma tête la voix rauque fut de retour. Cette fois je faillis tomber tellement j'étais surpris. Il parvenait à me narguer dans mon esprit.


    Inquiet de cette étrange nouveauté, je cherchais à comprendre ce qu'il disait, j'aurai mieux fait d'évité.
    -" Chien galeux je vais te détruire, je suis l'homme noir. Mon destin c'est de mettre fin à ta misérable vie. Ton frère va m'y aider, je te retrouverais, partout ou tu iras, j'y arriverais et un jour, tu seras à ma merci.


    Un rire monstrueux résonna dans ma tête, puis, quelque chose d'autre y vint, un son léger d'abord, puis plus fort chassa cette voix haineuse, ma boule de poil me parlait et là je m'arrêtais éberlué.


    -Que! Qui!...Quoi! C'est bien toi? Tu essaie  de me parlé? Depuis quand?
    - Enfin! j'ai réussis à te faire réagir.
    _ Mais depuis quand!
    - Oh! c'est la première fois.

    _ Alors pourquoi aujourd'hui?


    - Bien parce que cet homme est mauvais, tu ne dois pas écouté sa voix, il n'est pas l'homme noir. Dans quelques jours il ira mieux, c'est à cause du poison qui est en lui, c'est ça qui le fait déliré, il ira mieux bientôt et il oubliera ce qu'il ta dit, il ne pourra plus s'adressé à toi de cette façon, son esprit sera libre,oui, il oubliera,mais ton frère lui n'oubliera pas et les hommes non plus...mais ce n'est pas grave dans le sens qu'ils verront que cet homme là, bien que mauvais ne pourra jamais se mesuré à toi."



    - Alors, l'homme noir existe vraiment!
    -Oui, d'après la légende, il existe bien un homme noir, mais pas un guerrier noir, cet homme noir vient à la vie à cause du guerrier noir pour le combattre et le tuer. Dans la même légende, il y a une guerrière noire, avec son Ertgard noir, un mâle et un jour on se rencontrera; mais, il n'est pas temps de penser à cela, tu as d'autres choses à faire pour l'instant.

    -Eh! Attends un peu, depuis quand comprends tu ma langue?
    -Oh! ça...depuis le début, mais il m'a fallut du temps pour comprendre ce que tu disais et ce que les autres disaient et puis, tant que tu étais là-bas, il n'y avait pas besoin que je te parle. Là ça change tout, puisque je dois t'expliqué beaucoup de chose...sais tu que ton adversaire,oui, pour l'instant il l'est, sais tu donc, que tu aurais pu le détruire!
    -Quoi! Mais comment?


    - Eh bien...quand il te parlait dans ta tête, tu aurais pu si la colère ne t'avait pas fait bouillir le sang, ou si ta peur de faire du mal à ton frère ne t'avait pas empêcher de réfléchir, tu pouvais le détruire, lui prendre sa misérable vie. Quoi que je crois que tu le sais, et que c'est pour ça que tu as fuis si vite...te croyant à l'abri de sa parole, non!

    - Hum! oui tu as raison je pouvais le détruire,lui et tous les autres, mais alors, ma haine l'aurait emporter. Bon donc tu dois m'expliquer des choses! Alors je vais t'écouté, quoi que...un moment ma boule de poil, ta mère me parle depuis longtemps, dans ma tête. C'était la première fois qu'elle parlait aux autres l'autre soir, mais moi, je l'entendais depuis le début,j'en suis sûr.


    -Oui, oui! elle te parlait dans ta tête, mais elle est plus sage que moi qui suis encore toute jeune. Elle a grandit pas loin des hommes sages qui vivent non loin de ton ancien village. Puis, il a fallut qu'elle quitte l'endroit car les hommes prenaient beaucoup de territoire, cela devenait dangereux pour eux.


    Elle ne voulait pas leur faire du mal, elle a préféré partir. Quand tu l'as découverte dans le terrier, ce n'était pas son antre, sa grotte si tu préfère...mais prise par le temps, elle n'a pu rejoindre son antre, alors, elle a fait du terrier l'endroit ou logiquement ses deux petits devaient venir au monde. Quand tu l'as trouvé, elle allait abandonnée la lutte, c'était trop dur, elle était trop fatiguée.


    Tu nous as sauvé la vie et la mienne doublement, même si je devais naître pour toi.
    - Hein!
    - Ne fais pas l'idiot, tu crois qu'elle t'aurai laissé l'approcher de son trou, si elle avait pu se lever!
    - Non, bien sûr que non, je ne connaissais pas votre espèce avant et j'aurai sans doute passé mon chemin sans m'arrêter...mais, les gémissements de douleurs étaient trop dur pour moi, je ne pouvais pas ne pas voir ce qui se passais pour l'animal en détresse.

    Alors je me suis approché doucement puis, elle m'a regarder, j'allais faire demi-tour, j'avoue j'ai eu peur...mais la plainte suivante m'a fait comprendre qu'elle avait un gros problème. Je pouvais l'aider, je lui ai dit. Elle a gronder, retroussées ses babines, hérissées ses poils.

    Imposante elle l'était ah oui alors, mais elle a gémit doucement pendant que je m'approchais d'elle. Alors,  j'ai eu confiance et j'ai fait ce que je devais faire, sans plus me poser de questions. La  suite tu l'as connais. Quand je pense à ce que j'ai du faire pour e nourrir toi boule de poil!


    -Arrête, arrête de m'appeler comme ça!
    -Quoi!

    - J'ai un nom important, tu dois m'appelé par mon nom. Boule de poil ça veut rien dire pour les Ertgards, donne moi mon nom...

     

    << Un nom>>

    Interloqué, je la fixais, mais elle était bien en colère. Ses yeux si doux d'habitude, devinrent noir et c'est sans ménagement qu'elle me fit tombé
    .-" Donne moi mon nom Neschel!"
    - C'est la première fois que toi, tu me donne mon nom.
    - Réfléchis, c'est la première fois que je te parle.
    - Ahhh oui! c'est vrai, tu attaches de l'importance à ton nom?
    - Oui, comme toi tu attaches de l'importance au tiens, non!
    - Oui, bien sûr que oui, mais là...
    -Quoi! tu l'as oublié? Tu as oublié mon nom?
    -Euhh oui, Myaelle! un léger rire et c'est à grand coups de léchouilles que je reçu ma récompense.
    - Je croyais que tu l'avais oublié, que cela n'était pas important pour toi.

     

    - Vois tu Myaelle, moi, j'aimais t'appelé boule de poil, car ainsi, tu restais petite. Là, en te donnant ton nom, tu es plus grande et je dois maintenant te parler comme je le fais avec les autres et mon coeur se serre car tu es la lumière de mon coeur.

    - Non, Neschel, je suis encore petite, mais je connais plus de chose que toi et c'est pour cela que je veux que tu me donne mon nom, comme tu viens de le dire, cela te force à voir en moi une adulte et c'est très bien et puis tu vois, tu n'as pas fait attention à ta voix.

    - Oh! c'est vrai ça, tu es futée Myaelle, oui très futée, alors dis moi ce que je vais devoir faire..
    .-D'abord tu vas chassé pour nous, un bon gros poisson, on partage et on dors. Demain mon frère ne sera pas loin du terrier, il vient pour se mesurer à toi, le pauvre, il sait que tu dois lui apprendre la chasse...mais, il pense tout connaître et il est très fier.


    -Eh! attends, tu vas trop vite pour moi là. Pourquoi dois-je apprendre la chasse  à ton frère?
    - Parce que mère ne le peut pas et que ce bêta d'Erguel se croit très fort, mère à prit peur, alors elle te l'a envoyer, sachant que tu en prendrais soin. C'est bien les mères hein Neschel! Je bougonnais, car là  je me sentis pris au piège. La petite terreur voulait me faire mordre la poussière, alors là...j'allais bien m'amuser , quoi que!


    Bon, aller on chasse, on mange et tu m'explique; je crois que c'est la meilleure tactique.
    - Oui mon frère de vie.

    Bouche bée, je regarde Myaelle puis je soupire vaincu encore une fois par une Ertgard. La chasse fut bonne et après le repas on s'installa le mieux possible et là elle m'expliqua ce que je devais faire pour sa famille.

    Je poussais un énorme soupir, puis comprenant enfin je souris. Le lendemain elle me dit:" On va aller chasser, nous prendrons une très grosse part, il arrive, il sera là lorsque nous mangerons...il aura les restes.

    cela lui fera comprendre que pour la nourriture c'est toi le chef et il se tiendra sur ses gardes...mais, méfies toi de lui, il apprend très vite et quand ses cornes pousseront, il faudra le chassé d'ici alors, mes soeurs viendront et tu leurs apprendra la chasse en groupe.

    << Mauvaise nouvelle>>

    -Les cornes Myaelle? Quelles cornes? d'ou les cornes?
    - Euh,oui, les mâles Ertgards ont trois grosses cornes qui leurs poussent une  sur  front et deux sur les joues . Suivant l'âge du mâle, elles sont soit petites, soit grandes. Ah! tu dois aussi penser à l'envers.
    - Penser à l'envers! comment veux tu que je fasse cela?
    - eh bien...quand tu es le guerrier , tu penses différemment, alors fais le en te battant contre lui, ainsi il ne lira pas tes pensées. Il ne pourra pas te battre s'il ne sait pas ce que tu vas faire, c'est simple non!
    (y-l)

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    votre commentaire
  • La visite...
     Elle cligna des yeux et poussa un gros soupir, avec difficulté elle se leva...je n'avais pas prévu cela et de la voir se traîner ainsi, cela me fit mal; mais je ne pouvais l'aider et elle le savait bien , d'ou le soupir je suppose.

    Avec lourdeur, elle sortit du terrier les petits derrière nous suivant le mouvement. Arrivé à la butte, elle monta avec grande difficulté puis, se laissant tombée elle appela ses petits, ma boule blanche resta avec moi. De son regard elle l'invita à venir , ce qu'elle fit en courant .

    Un délice de les voir tous là ensemble, ils mangèrent les herbes et les baies, puis, ils se levèrent et se dirigèrent vers le terrier. Alors, elle me dit:" Prends tout ce qu'il reste et va soigner l'homme vie de ton frère, emporte la petite avec toi car elle est ta soeur de vie. reste en vie et un jour nous nous reverrons homme noir."


    Je fis ce qu'elle me dit et après avoir dit au revoir, je repris le chemin  inverse. Après trois jours, j'arrivais enfin. Mon frère m'attendait avec grande impatience. J'étais à peine arrivé qu'il me sauta presque dessus - Alors! Alors! tu les as avec toi? Dis moi...tu as les herbes et les baies?

    Elle a bien voulu que tu en prenne! - Oui, j'ai ce que tu m'as demander, mais, crois moi, c'était dur pour moi; car maintenant, ils n'ont plus rien...elle a donner tous ce qui restait d'herbes et de baies. Ton ami lui devra la vie et toi aussi  mon frère, ne l'oublis pas, ne l'oublis jamais.

    M'arrachant le sac des mains, il couru à la tente ou les hommes qui soignent l'attendait. Ils s'emparèrent à leur tour du sac et fermèrent la toile devant lui, il resta debout devant la toile alors, je le rejoignis, le prenant dans mes bras je l'emmenais afin qu'il boive une boisson chaude auprès du feu et qu'il mange un morceau.

    I
    Il le fit mais sans grand appétit et il but mais sans joie aucune. Assis auprès du feu nous attendîmes. Le soir doucement tomba et la nuit étala son noir manteau sur nous. Le repas fut servi et chacun en profita pour se reposer. Alors, les langues se délièrent, les victoires des jours passaient se refaisaient et tous reprenait le récit de l'autre ajoutant ou rétractant une anecdote.

    Puis les discours changèrent et les regards se tournèrent vers moi ,là encore, tous voulaient savoir, connaître mon histoire, comment j'avais fait...L'histoire leur plut tellement qu'ils me demandèrent de la leur racontait une deuxième fois et même mon frère y prit du plaisir. Les marrants les fascinés, ils voulaient tous se rendre là-bas afin de les voir au moins une fois.

    Les rires fusèrent puis peu-à-peu, chacun alla se couché des rêves pleins la tête avec des marrants dedans. J'en étais sûr. Deux jours plus tard, la médecine était prête et la les hommes sages vinrent nous chercher. C'est mon frère qui fit boire la médecine à son ami et moi j'étais là pour tenir celui-ci, car la réaction allait être violente et elle le fut.

    J'étais fort et c'est heureux, car personne n'aurai pu le tenir comme je le fis, d'ailleurs dans la tente, il n'y avait que mon frère, son ami, ma boule de poil blanche et l'être que je suis. Tous les autres avaient fuit emplit d'épouvante à ma vue. Après quelques heures de lutte, il se calma enfin.

    Un léger sourire flottait sur ses lèvres sèches et c'est confiant que mon frère me dit:" Ah! comme il est heureux que tu sois là avec ta force!
    - Oui! Tu crois!
    -Oh! Neschel mon frère! Tu sais ce que je veux dire. Si je connaissais un remède pour toi, je remuerais le ciel et la terre pour le trouvé, tu me crois dit?
    - Oui soupirais-je, je te crois et j'ai confiance en ton affection n'en doute pas. Laisse moi, il faut que je garde mon calme.


    Il retourna auprès de son ami de vie, moi, il fallait que je trouve la force pour redevenir Humain. C'est Myaelle qui m'y aida, comment? Cela je ne le sais pas encore, mais un jour je le saurai. Soudain, des hurlements, des cris, des bousculades, des appels,un nom on hurlait mon nom.

    Neschel! Viens! Viens vite! On a besoin de toi,vite! Bougonnant car j'étais fatigué, je sortis pour voir à l'entré du camp...ma mémère et ses petits, me voyant, ils vinrent vers moi tout doucement.

    Un bon dénouement.

    Les autres n'existaient pas pour eux, seul mon visage, mon odeur leurs étaient nécessaire. Je m'accroupis et j'attendis de voir ce que voulaient mes étranges amis. Avec douleur , elle vint ses petits derrière elle. Et, posant sa grosse tête sur mes genoux elle me dit:" Je suis venue car je ne peux les nourrir sans toi, je te l'ai dit, j'ai besoin de quelques jours comme tu dis. On a suivit ton odeur, j'ai mal."

    -Ou! dis moi ou?
    -J'ai besoin de dormir.
    - Ah! viens avec moi, tu vas voir, on va te faire un terrier pour toi et tes petits et vous serez bien. Je sifflais et plusieurs hommes vinrent d'eux mêmes, pas besoin d'explications, car ils firent ce qu'il fallait et l'Ertgard eut bientôt un terrier de grosses branches entrelacées, de la bouse et des pierres mélangées tout autour du terrier en forme de butte, de l'herbe sèche déposée à l'intérieure en guise de couche, herbes odorantes et sèches.

    Elle entra, s'installa, grogna un peu, ronronna beaucoup et les petits entrèrent à leur tour. Une nouvelle vie. Un concert de ronronnement s'ensuivit, c'était un délice. Les hommes écoutaient et riaient ( la peur envolée pour l'instant) heureux pour un moment, c'était bon. Puis, un des petits sorti, alla directement vers l'animal pendu,puis sans vergogne le croqua à belles dents. Les autres suivirent évidemment!
    Que faire?

    Le chef de cuisine, un gros paysan bien trapu du nom de Gradel Baquedard dit aux hommes présent:"Allez les gars on prend celui qui reste et on va le pendre près de la tente des cuisines, ainsi, ils sauront qu'on partage,une pour eux une pour nous."Un concert de ronron vigoureux vint clore le débat et de nouveau les hommes se mirent à rire de bon coeur.

    Prenant mon couteau, je taillais un gros morceau du gibier et je l'apportais à ma mémère, je reçu un formidable coup de langue à me faire tomber sur le derrière. Elle le mangea et elle s'assoupit heureuse d'être avec moi. Mon frère vint me trouver et ses yeux étaient rieur.
    - Elle t'a eu on dirait non!
    - Ben je crois que oui, j'avais pas compris ce qu'elle m'avait dit...>> j'ai besoin de quelques jours! >>Hum! et bien nous voila ensemble. Comment va ton ami?


    -Mieux, bien mieux, dans quelques jours il sera capable de diriger le camp, en attendant...on va rester ici l'ennemi se tient tranquille profitons en. Il faudra chasser plus on a d'autres bouches à nourrir...après tout on leur doit bien ça, hein mon frère!

    -Oui Arniel, les petits seront utiles, ils traqueront les rongeurs qui pullulent dans le coin et nous , nous chasserons le gros gibier; les grands  Sgonl aux longues cornes...il nous en faudrait trois pour quatre jours, ce  serait bien. La rivière abonde en poisson, ce qui nous changera de la viande.


    Il est trop tôt pour les racines, alors, on pourrai peut être prendre de la ronce rose pour la bouillir avec la viande, cela corsera le bouillon.
    - Ah oui! et qui ira cueillir cette cochonnerie de ronce rose, dis voir Neschel, qui ira? Qui aura la folie en lui pour aller la cueillir, cette fichu plante mordante, meurtrière, toi peut être?



    -Eh bien oui Arniel, je ne la craint pas, tu le sais très bien. pour moi, elle n'est que ronce et pas poison, laisse moi faire on a tous besoin de vitamines et tu le sais. Il n'y a pas de fruits, plus aucunes baies, pas de pousses de joncs, ou d'éldrek, alors la ronce sera la bienvenue et ses vertus sont appréciables. Laisse moi faire mon frère, je ne crains plus rien maintenant et c'est pour le bien de tous.

    Le danger de la rivière.


    -Bien, va pour ça, mais la petite va avec toi.
    _ Riant avec force je rétorquais, ça c'est sûr mon frère et même si je ne le voulais pas; elle viendrait quand même et puis elle est ma racine de vie alors...elle vient avec moi. Tournant le dos à un frère ahuri, je partis en courant et en riant de plus belle.

    La petite ronronna de joie, mon sac de dos devenait plus petit au fil des jours, ma boule de poil grandissait vite maintenant qu'elle avait à manger tous les jours en une part raisonnable et sans doute que la proximité des siens y jouait un rôle! là j'avoue ne pas en savoir plus, puisqu'elle ne me quittait jamais.


    Je lui fit comprendre qu'elle devrait bientôt courir à mes côtés , que je ne pourrais plus la portée...elle fit un léger cri ou grincement des dents, je ne sus puis, je continuais ma route. Arriver au bord de la rivière, je voulus la traverser mais des griffes s'accrochèrent à mes épaules.


    - Oui! Qui a t-il? Je regardais à droite puis à gauche, ne voyant rien j'allais continué, mais de nouveau les griffes furent sur mes épaules, plus insistantes. Bon...il y avait quelque chose qui n'allais pas, et je devais deviner quoi.

    Scrutant, écoutant, humant, je ne découvris rien alors, je prends un bout de mon pain et je le jette dans l'eau. Un gros remous, un bouillonnement, une multitudes de poissons voraces se dispute les miettes, pfuits,

    Heureusement que tu es venue avec moi ma belle-encore un peu et j'étais de la bouillis pour poissons, un bel appât que voila. Bon, comment allons nous faire!

    -" Un gros bout de bois qui flotte ferait peut être l'affaire!" le son dans ma tête était délicat, je caressais ma boule de poil en la remerciant de son idée.


    - Oui! Tu as raison là regarde j'en vois un, allons-y. Je prends le morceau de bois, je le jette à l'eau...pas de bouillonnement donc pas de poissons en vu. Restant sur mes gardes, je me mets sur le morceau de bois et à l'aide d'une grosse branche on traverse la rivière.


    J'ôtais  le bout de bois pour pouvoir repartir ce serai bien qu'il soit là et de nouveau je courus vers la forêt qui n'était pas si loin. Je pouvais presque la touchée et des bruits, des murmures se firent entendre.

    Mon amie ronronna de plus belle alors, je m'avance hardiment puis, je récolte les baies restantes et je tire sur les racines apparentes facile , mais, pour prendre des branches épineuses ... c'est  plus délicat.


    Comment, comment faire? D'un coup plusieurs branches tombèrent et prirent la couleur rouge ce qui voulait dire qu'elles étaient sans danger. N'y comprenant rien, remerciant à tout hasard la forêt, je m'empare de mon butin, je remercie le buisson et il frémit ( le dites pas à mon frère d'accord!)

    étourdi par le ronronnement, puis par le bruissement de la forêt,par l'odeur des baies et des lieux aussi, j'allais pour me posé...quand...je sentis une douleur -pas forte non, mais assez pour me faire protesté.


    -Eh! que fais tu? Tu n'as pas le droit de me mordre, arrête ça tu veux! Elle continue à me mordillé et je comprit enfin, alors, j'avance mollement mais j'avance et quand je ralentis, elle me mordille. En arrivant près de la rivière, elle me mordit un peu plus fort.

    Un nouveau danger...


    Ce qui voulait sans doute dire...avance plus vite et c'est en ricanant que je montais sur mon bout de bois. La traversée se passa bien, de nouveau je sortis mon bout de bois de l'eau, on ne sait jamais!

    Puis je me mis à courir afin de rentrer rapidement au campement. J'étais ivre de fatigue et affamé. Je pris quelques baies et j'allais les avalées quand la morsure se fit sentir, là, elle avait bel et bien plantés ses crocs.


    De colère j'allais l'attrapée-quand je croisais son regard inquiet, aux aguets, elle avait peur pour moi, pourquoi! Je repartis aussi vite ne laissant pas ma faim et ma fatigue me distraire. Quelque chose n'allais pas et je devais très vite trouver ce qui cloché.


    A la nuit tombée, nous étions de retour, les hommes avaient bien travaillés, ainsi que les jeunes si j'en jugeais le tas de viande à l'étal. Mon ami le cuistot était jovial et j'entendis craqué les os, les petits se régalaient.Me jetant un regard en biais, il me dit:
    " tu as tes herbes et tes baies?"

    - Oui, j'en ai un bon paquet.-Ah! d'accord, tu veux bien en mettre dans la grande bassine celle qui est sur le feu, cela va corsé le bouillon et il sera meilleur hein! Tu l'as dit toi même!
    - Oui, oui tu vas voir ça, ce sera un régal et vous aurez tous plus de force, viens avec moi que je te montre comment faire.


    Il me suivit avec sa machette en main. Un grondement, je souris, un sourire de travers, il me regarde et hoche la tête l'air de dire:" je vais pas faire le malin avec toi."
    -Dis voir Gradel, il ne s'est rien passé au camp?


    -Oh! Si tu veux tous savoir, il y a bien un soucis, mais, je sais pas comment te l'expliquer,le mieux c'est que tu vois par toi même, bon tu m'explique.

    - Ouais, bon tu prends des gros morceaux de tissus et ce faisant il m'accompagne  jusqu'à la grande marmite qui bouillonnée déjà. Je sortis du sac une grosse poignée de baies que je jetais dans la marmite, dans l'autre sac, il y avait les branches rose épineuses, alors je lui dit :
    " tu vois ici, il faut faire très attention Gradel;

    mets tes morceaux de chiffons de façon à ce que les épines ne traversent pas tes mains, puis, tu les jette dans la marmite ( dis voir gradel,avec tes deux mains ce serait mieux, crois moi, c'est dangereux,pose ta tranchette).

    Comme ça et je lui montrais, un fumet s'échappa de la marmite et cela attira le regard des hommes
    .-Oh!  dit - Gradel...ça va se corsé là aussi mon vieux.

    -Hein! Pourquoi?

    -Tu voulais savoir eh bien tu vas comprendre Neschel, le chef va sortir demain ou après demain, le jeune Eldrack a fait des sienne et vois, il re-commence.
     S'il ne se calme pas, tu vas avoir de gros soucis, tu en es responsable que tu le veuille on non mon ami, vois.
    Erguel.

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    votre commentaire
  • C'est mon livre, vous en pensez-quoi?)2=

    Retour au Terrier.
    _ Oui, oui, mon frère, penses-tu, que tu pourrais retourné voir ton Ertgard et prendre auprès de son terrier quelques herbes; car elles ne poussent que là-bas et aussi quelques gouttes du sang des poches s'il en reste? Sais-tu si elle les a manger, comme le font les vaches, le sais-tu Neschel?

    - Euh! J'ai pas vue faire ça, mais après  je suis parti à la pêche pour les nourrirent, alors j'ai pas tout vue, je sais qu'elle leur a donner une plante duveteuse à manger, la mienne en a eu aussi...ça leur fait du bien, mais je sais pas ce que ça leur apporte, ni ce que ça leur donne. Mais,ils deviennent plus fort, c'est peut-être une espèce de fortifiant!

    - Tu n'as pas tord Neschel, en fait on pense que cela active le sang et qu'il circule plus vite en eux. Renforçant leurs muscles et aussi qu'avec les baies qu'ils mangent, cela les fait grandir.

    _ Ah c'est pour ça que ma boule est rester petite! Elle n'a pas eut de baies...bien! Je vais le faire et j'en r'ammenerais! Cela va prendre une dizaine de jours,même ,un peu plus...Pourra t-il vivre jusque là?

    -On fera tout pour cela, mais hâte toi Neschel et si tu le veux, je garde ta boule de poil!  je fis semblant de la lui donné et des crocs aigus comme des lames de couteaux se mirent à luire quand j'ouvris ma chemise.
    _ Bon, je pense qu'elle n'est pas d'accord avec toi Arniel!

    _ Hum! Oui, je le pense moi aussi, bien alors...viens, tu vas voir notre ami et après tu partiras pour chercher les plantes, viens vite...

    L'homme bleu.

    _ Dis Arniel, on l'a déjà vue , cela ne sert à rien de le revoir encore une fois. son odeur me soulève le coeur, me donne envie de vomir et mon sens de prédateur ne m'incite pas à lui faire une visite, tu comprends mon frère? Bon, d'accord,une visite rapide alors. les yeux de mon frère avaient virés à la colère et je ne voulais aucun mal à mon frère, ma tendresse état toujours vivace, il était mon tout, alors contre fortune bon coeur, j'allais avec lui.

    Deux jours, déjà deux jours et plus on avançait plus l'odeur était écoeurante. Mon envie de vomir me titilla l'estomac, l'homme allongé sur la table était bleu, décomposé par la douleur, les yeux injectés de sang, globuleux, la voix rauque, des poils poussaient sur ses bras et ses jambes misent à nues car il ne supportait pas le contact du linge.

    Me voyant arriver, un rictus de dégoût lui déforma la bouche. _ Ah! Le voici enfin le grand guerrier noir, ou étais tu toi en qui j'avais mis mon espoir, ou traînais tu ta carcasse de videur d'hommes?

    - J'ai fait comme toi, j'ai poursuivis des soldats, ils sont morts et les autres ont traversés l'eau salé dans des barques longues et plates. Je ne connaissais pas ce moyen pour traversé l'eau et toi?

    _ Arhg suffit moitié d'homme! Que peux tu faire pour moi! as tu trouver un remède à tes maux! as tu vu quelque chose qui pourrait t'aider dans ta quête pour redevenir comme avant?

    _ Ah Artas! Je dois t'avouer que je n'en ai pas eu le temps, je dois repartir, Arniel va te mettre au courant. Garde ta force, je vais bientôt revenir avec ce qu'Arniel m'a demander.Et, sur ces paroles je sortis vite fait, fuyant l'odeur abject et le corps de celui qui est l'ami de mon frère.
    Heureux de retrouver l'air frais.Je vis les visages des hommes inquiets, désirant connaître enfin la vérité. Je leur dis ce que je savais être vrai et leur confièrent  la tache de tenir le camp. Qu'ils pouvaient être sans crainte, il n'y avait aucun ennemi à plus de cent lieux à la ronde, qu'ils continuent les rondes de gardes et que je serai de retour dans 15 jours au plus.

    Qu'ils préparent un grand banquet pour mon retour de bonne viande fraîche car j'aurai très faim et je me mis à courir comme un Orprix que je suis à moitié. Serrant contre ma poitrine ma petite compagne de poil blanc, douce chaleur et confiance absolue en moi, elle dormait; mais, bientôt, elle aurai faim.

    Que dira l'Ertgard en me voyant revenir? Me donnera t-elle la permission de prendre de ses herbes et de ses baies, surtout si elles sont importantes pour sa petite famille. Des questions qui me trottaient dans la tête. Après deux jours environ et deux nuits à courir, je ralentis, je piégeais un lapereau des neige et je le partageais avec ma boule de poil blanche.

    Bientôt je serais obligé de lui donner un nom. Après quelques heures de repos, je me remis en route, suivant mon instinct. Deux jours de plus je refis la même chose, puis j'arrivais au bord de l'étendue d'eau salé. Je n'étais plus très loin du Terrier, je décidais de pêcher histoire de manger et surtout de ne pas arriver les mains vide.

    Nous fîmes bombance ma petite boule et moi, puis après un long repos bien mériter, je pris le chemin qui m'amènerais près du Terrier.

    Un spectacle désolant.

    C'est avec espoir et crainte que j'approchais, faisant du bruit, laissant mon odeur flottée, parlant afin qu'ils reconnaissent le son de ma voix. Mon odeur , assez forte je le reconnais avait eu le temps d'imprégner l'entrée de la grotte. Un ronronnement vigoureux se fit entendre, alors fou de joie, j'entrais; mais un triste spectacle me sauta aux yeux.

    Mon Ertgard se laissait mourir de faim, afin que ses petits puissant manger. Elle était d'une maigreur...c'était affolant. Je fis la fête avec les petits, puis je vint vers elle- avec son regard très doux, elle me parla , me fit voir sa faim , sa faiblesse, sa souffrance.

    Mon coeur fondit dans ma poitrine et c'est d'une voix dure que je lui dit:_ je vais aller pêcher, vous gardez ma boule de poil blanche, ne lui faite pas de mal  sinon...je serais capable de vous faire moi aussi du mal.

    Alors, dans ma tête j'entendis ces mots...elle s'appelle Myaelle et nous ne lui ferons aucun mal, car, elle est ton cadeau de vie; laisse là avec nous, nous lui donnerons des herbes et des baies pour calmer sa faim en attendant que tu reviennes.


    Tu nous as fait confiance, alors continu. Je les regardais tous puis fronçant les sourcils et plissant mes paupières je partis en trombe. Plus vite partis, plus vite arrivé, plus vite revenu. Quand l'eau salé entra par mes narines, je toussais et crachais tous ce que je pouvais, c'était vraiment pas bon ( c'est là que je compris que je ne savais pas nager et que je n'étais pas fait pour vivre dans l'eau) puis, je sentis une grosse douleur à la jambe.

    Je plongeais tant bien que mal et j'écartais d'un coup sec la mâchoire de cet énorme Vracasse, ses dents, sa mâchoire voulurent se refermer sur mes bras, mais ma prise était correct. Je le sortis de l'eau, puis, je lui assénais  un vigoureux coup de pierre sur la tête, le traînais  sur le sable et je revins pour une deuxième prise. Il fallait au moins ça pour ma femelle affamée.

    La deuxième fut plus difficile à prendre car les marrants étaient de retour, voulant m'aider, ils faisaient plutôt le contraire et comme je ne voulais pas leur faire de  mal, ce n'était pas facile. J'en attrapais un gros et je lui  dit:" vous m'empêchez de pêcher, laissez moi faire, on parlera après! d'accord?

    je le lâchais et il fila avec les siens, voir plus loin... et j'arrivais enfin à sortir ma deuxième pièce. J'étais crevé, puis, mes marrants revinrent avec dans leur bouche plein de poissons juste assez gros pour moi et ma boule de poil ou plutôt Myaelle,( joli ce nom: je trouve).Une petite tête vint se coller contre moi et elle m'offrit un caillou aux mille reflets, je lui fit un gratte, gratte sur le nez et elle s'en alla en cliquant des paroles que je ne comprenais pas.


    Je halais mes gros poissons tout en portant sur mon dos les petits que j'avais enveloppés dans des feuilles aussi grande que moi, entortillés des algues, puis noués sur mon dos, facile. Plus dur le fait de halais les poissons, ils étaient très lourd, j'arrivais à la nuit au terrier, inquiet pour ma boule de poil; quand, soudain une déferlante de poils se rua sur moi, ou plutôt mes proies.

    Les sachant pris pour un moment, j'entrais afin de donner à manger à la mère qui trop  épuisée ne pouvait presque plus se lever. Elle dévora trente poissons, j'en gardais cinq pour ma boule et pour moi que je ne vis d'ailleurs pas, plus inquiet encore j'allais dehors pour la voir...mangée avec sa famille, là, j'étais heureux et chose bizarre, elle semblait avoir grandit en si peu de temps, possible ça! Quand je retournais au fond de la grotte ou terrier pour y cuire mes poissons, il ne m'en restait plus que trois et la grosse gourmande faisait semblant de dormir et puis, quoi encore!


    Je mis mes poissons à cuire sur un petit feu que je fis à l'entrée du terrier et patiemment  j'attendis, ils grésillèrent bientôt. Les petits jouèrent aux plus fort, j'allais donc voir et là j'aperçu le reste du deuxième poisson. Les  petits avaient laissés sur celui-ci presque un quart de viande, j'en coupais un bon morceau pour ma mémère car elle avait vraiment très faim, et qu'elle devait pour ses petits reprendre des forces, sinon, elle ne pourrait les défendre.


    Le ventre plein les petits rentrèrent pour dormir, c'était le bon moment pour moi de manger; chacun pris sa place, Myaelle vint vers moi et se glissa  sous ma chemise, mais là...elle  était trop grande.J'enlevais ma chemise ou ce qu'il en restait et j'en fis un lit qu'elle accepta de mauvaise grâce puis, je bus tranquillement  mon infusion. Tous le monde dormait alors j'en fis autant. Deux jours après, je fis la demande, j'avais pêché la veille et tous le monde avait le ventre plein cela aide en général.

    L'explication.

    Je vous ai nourris du mieux que j'ai pu, je sais que de la viande rouge serait mieux pour vous tous, mais, par ici, il n'y  a pas beaucoup de gros gibier. Ton Terrier est bien, mais pour ce qui est de la chasse, c'est pas vraiment ça, hein! Alors dans ma tête je l'entendis: Mon Terrier est bien, mais, je ne devais pas avoir autant de petits, dans deux saisons, je serais de nouveau en quête d'un mâle et ce sera ma dernière portée, après je serais seule jusqu'au bout... c'est pour ça que j'ai choisis ce terrier, l'eau salé s'avère être un grand garde manger et le poisson ce n'est pas si mauvais! je sais que tu désire me parler, quelque chose en toi me montre que tu es inquiet, ce n'est pas pour la petite puisqu'elle est là avec nous et merci elle va bien...alors! que veux tu?

    - Ah! Oui, c'est vrai, je veux quelque chose...mais tu en as besoin et tu en as si peu...que je ne sais plus si je dois, ce que je dois faire! Si tu me disais ce que tu veux ce serait plus facile pour moi aussi de te dire oui ou non tu ne crois pas!

    _ Oui, Tu as raison, tu as raison, mais... bon voila, tu possède des herbes et des baies qui seraient d'un grand secours pour un homme qui comme moi a été mordu par les buissons d'épines, mais moi, je vais bien, pas lui...il est en train de  pourrir de l'intérieur et mon frère est très malheureux car c'est un lien de vie...lui sera très malheureux si son compagnon de vie venait à mourir.

     

    Quand il a su que je te connaissais et que tu avais confiance en moi, il m'a envoyé pour voir si tu voudrais bien nous donner quelques herbes et quelques baies, mais là... c'est difficile; tu vois ce que je veux dire. Toi aussi tu en as besoin et les petits aussi, je ne peux rester avec vous, je l'aurai fait  tu sais! Je serai resté avec vous pour que vous ayez à manger tous les jours...mais la-bas,il y a la guerre et mon frère compte sur moi pour livrer bataille._


    L'homme noir! c'est de toi dont il est question?
    - Ah! Tu en as entendu parler!
    _ Oui, oui... il y a bien longtemps, des hommes forts d'un village très loin parlaient d'un guerrier noir qui viendrait un jour remettre les choses en ordre et ce serait de toi qu'ils parlaient?
    - Ecoutes d'après mon père, le sage, mon frère et mon clan...je suis un guerrier noir, pour le reste...je ne sais pas. _ Que comptes tu faire maintenant?

    - Eh bien, je vais repartir vers le campement et dire que ce n'est pas possible de prendre des herbes et des baies, que vous en avez besoin pour survivre.
    _ Ahhh! je vois... et si je... oui, si je te dis que tu peux en prendre autant que tu veux! Serais tu heureux?
    - Heureux! Oui, très heureux! Mais, pour toi et tes petits? _ Ne t'inquiète pas, j'ai un plan, j'ai besoin d'une petite poignées de jours comme tu dis. J'étais perplexe et ce la du se voir.
    _ Nous allons dormir et demain, tu partiras avec les herbes et les baies...nous en garderons quelques branches et prendrons quelques baies et le reste... le reste tu le prendras.
    - Hum! Je ne sais pas pourquoi,mais je te trouve hum comment dire...très...très...très, enfin il y a quelque chose qui m'échappe.

     

    Une  belle histoire auprès du feu.La nuit fut paisible,mon sommeil aussi, au petit matin, je me levais et étirais mes membres engourdis. Elle me suivait de ses yeux ne me lâchant pas. Je lui rendit son regard. Elle cligna des yeux et poussa un gros soupir avec difficulté elle se leva. Je n'avais pas prévu ( y-l)

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    votre commentaire
  • Mes nouveaux sens.
    Je levais les yeux vers mon frère, car, visiblement j'étais à terre et il y avait quelque chose sous moi. Me relevant, je ne pus supporter l'odeur douceâtre et j'allais vomir quand Arniel me dit d'une voix très sèche
    :" emportes le avec toi, va vers la rivière, j'arrive...ne te fais pas voir des hommes, c'était un  bon voleur; il ne méritait pas cela, ce n'était pas un ennemi il va falloir que tu le comprennes Neschel!

    Perdu, perdu, j'allais vers le petit ruisseau plutôt que la rivière des hommes s'y tenaient faisant une toilette sommaire, je me lavais et j'allais lavé l'espèce de peau que je tenais quand soudain, j'eus un haut le coeur, c'était une peau d'homme vide,oui,vide, rien que de la peau. Qui avait bien pu faire une chose aussi horrible!

    J'allais hurler, quand je vis Arniel et son Norg, venir vers moi...ils parlaient doucement afin que je ne comprenne pas, s'ils savaient- d'ailleurs, j'allais leur en parler. Cela devenait urgent pour tout le camp.

    _" Arniel! Viens,il faut que je te parle et tout de suite.Ma voix était rauque, forte, une voix de commandement. Toutes les têtes se levèrent, au moins ils étaient plus ou moins réveillés, c'était déjà ça. - Neschel, le Norg Artas est notre chef, nous lui devons obéissance, tu comprends cela? Je ne suis plus ton frère ici mais un simple soldat qui va combattre pour sa survie.

    J'ai raconté au Norg ce qui t'était arrivé, il a conscience du danger, mais il veut bien que tu restes à la condition que jamais tu n'enlèves ton collier. - Ah! Mon collier! Il ne sert plus à rien, non, il ne sert plus à grand chose, tu sais...un simple compagnon, tu m'as dis de réfléchir...je l'ai fais et ce que j'ai vue me glace la moelle . Je dois aussi vous dire que je vous entends tous et tout.

    Tout ce que vous dîtes, vos pensées je les entends! j'ai réfléchis Arniel et avec ce que vous m'avez appris...je sais maintenant qui je suis...une espèce d'immortel assoiffé de sang, Un Guerrier Noir.

    La Peur.
    Je suis Un Guerrier Noir, mais pas la couleur noire, non, mais plutôt noir de sang, les vautours et les corbeaux seront plus mes amis que les hommes. Vous avez très peur de moi, je le sens à un point que vous ne pouvez imaginer et cela va devoir cesser, sinon...vous allez me rendre fou.

    Cette peur qui suinte de vous me glace mais en même temps elle excite mon appétit, ma rage s'éveille grâce à la peur, le sang qui circule plus vite dans vos veines me fait frémir de délice, cesser cela!
    _Ah! je dois aussi vous dire, que le clan adverse nous attaque, ils seront là vers l'aurore à dix pas de nous, la trêve est rompue.
    Cela vous sauve... 
    Ils ont décider de ne plus croire aux mêmes dieux que nous, ainsi, leurs nouveaux dieux leur permettent de tuer pendant la nuit et sans faire de bruit. Bien sûr, ils en sont encore à leur début avec ces nouveaux dieux. Donc, ils attaquent à l'aurore, on ne sait jamais.


    Si vous écoutez bien, vous pourrez vous les pisteurs ( ils s'étaient approchés de leur chef lentement tenant Neschel bien en vue) les entendre avancer, ils frôlent les herbes grasses, mais, ce faisant ils font taire les petits insectes de la nuit. Ecoutez tous! Préparez-vous, la bataille arrive à votre porte.
    _ Tais toi Neschel! Tais toi hurla le Norg, tu fous la trouille à tous mes hommes espèce de sac à poux miteux plein de...

    -Plein de quoi! Ma voix froide, mes yeux brillant, ma démarche chaloupé, j'avançais doucement vers lui, son odeur me titiller doucement les narines, mais tous comprirent le danger, Arniel me prit par le bras, ne fusse sont odeur particulière... il serait mort et ce soir là, il le comprit.

    _ Bien mon frère, je retiens la leçon, pardonne moi mais nous ne pouvons rester ensemble.

    _ ça c'est faux Arniel, je n'irai nul part sans toi, que tu le veuilles ou non, ton odeur est un frein à ma folie, tu fais partie de l'amulette.

    - Mais alors! Si celle-ci ...ou moi je venais à être tuer, ou l'amulette arracher?
    _ La mort pour ceux qui seraient devant moi, je sais qui je suis.

    Terrible constat.

    Alors m'adressant au camp tout entier sans rien demander au Norg je leur dit:" Ce jour est pour vous , soit un bon jour, soit un très mauvais jour, mais, d'une manière ou d'une autre, ne vous trouvez jamais devant moi dans la bataille, derrière, sur les côtés hum! peut-être... mais surtout pas, devant moi.

    _ Ben  alors le freluquet...il se prend pour un costaud, pour le plus fort du camp? Hé! les copains venez voir la mascotte du camp, le petit frère de l'ami du Norg.- Cette voix insultante vrilla mes oreilles, d'un bond je fus sur lui et l'instant d'après, il n'était plus là...juste un petit tas de peau vide par terre et là un vent glacial passa dans le campement et les hommes me regardèrent avec des yeux nouveaux.


    Pour beaucoup, de la peur, pour d'autres de la haine et pour certains un espoir, oui, un espoir d'ailleurs ceux là vinrent se ranger derrière moi avec respect. Ils attendirent les ordres, L'ordre vint du Norg, qui décida subitement de me croire et les hommes se ruèrent sur l'ennemi.

    Ils n'avaient pas une chance et ce qui se passa fut horrible. Je poursuivis néanmoins quelques soldats car mon esprit était trop embrumé pour arrêter et personne n'essaya. Quand je me réveillais, j'étais loin bien loin du campement.

    L'Ertgard.



    Je me trouvais au bord d'un grand lac, du moins c'est ce que je pensais,mais, l'eau était salé très salé. Je titubais et remontais vers la forêt sachant que par là il y aurai de l'eau et c'est ainsi que cela se passa. Quand enfin je trouvais de l'eau, un petit ruisseau pour être plus précis, j'étais heureux.

     

    Je me penchais pour y constaté que mon visage, comme mes mains, bref, mon corps entier était noir, couvert de sang sécher., J'étais le guerrier noir. Alors, tant bien que mal, je pris des herbes et je me frictionnais  du mieux que je pu et là, j'entendis un bruit étrange, un feulement...mais aussi comme un ronronnement, puis, de nouveau un feulement aigu.Je m'avançais vers la source de ce bruit. 

    J'entraperçu un terrier, le son provenait de là. J'avançais, me tenant sur mes gardes, tous mes sens en alerte, un rayon de lumière me fit voir une masse énorme, étendue, la bête avait l'air de souffrir. De nouveau le feulement, puis, le ronronnement, puis, le feulement plus aigu, je compris. J'allais assisté à une mise bas.

    Mais, quelque chose n'allait pas; la bête ne bougeait pas, elle souffrait, elle était épuisé, depuis combien de temps était -elle ainsi? D'ou venait-elle?  Ce lieu n'était pas à proprement parlé un terrier pour ce genre de bête. Si je ne faisais rien, elle mourrait avec ses petits coincés en elle, une mort atroce. Alors, je m'avançais ...murmurant des paroles sans aucun sens, elle me regarda et dans ses yeux, je vis une lueur de folie meurtrière ( étais-je ainsi quand je devenais l'autre!) Elle me fixa,puis, elle se calma et l'espoir revint en elle.

    Alors prenant mon courage à deux mains, j'y allais sans réfléchir plus avant. ça puait ça je vous le dis... mettant mes mains sur son ventre énorme, je compris le problème, alors, je lui parlais, là ma belle, on va travaillé ensemble, ton petit est mal placé, je vais le tourné, ne bouges pas, ça va te faire mal, alors ne me bouffe pas, après tout ira mieux, tu vas voir ça. Se sera une belle réussite, aller on y va hein! Calme, là, calme.

    Drôle de surprise.

    Je tournais le petit puis après une poussée plus forte je vis ses pattes, pas bon ça. Un petit par les pattes, mon père disait que c'était pas bon du tout. Alors, je décidais que j'écouterai mon coeur plutôt que les paroles de mon père. Je tirais doucement sur les pattes accompagnant la bête à chaque contraction, enfin, il vint, ou plutôt elle vint au monde.

    Une chose gluante qui gigota rapidement pour aller à la mamelle. Je nus pas le temps de chercher ce que c'était comme animal, un deuxième se préparait, moins gros, enfin moins grosse...encore une, ouf, c'était fini. Mais, elle était encore grosse elle bougea un peu puis elle gronda fortement, je me posais des questions puis, elle poussa me faisant comprendre ainsi que non, ce n'était pas fini.


    Elle poussa ,poussa, puis, un truc énorme tout gluant, il pointa son long museau, elle...elle n'avait plus de force alors de bon coeur je tirais sur le museau  ,elle gémit, je ne voulais pas baissés les bras, je devais l'aider encore plus. Alors me fixant de ses yeux fous, elle poussa une dernière fois, oui ma belle vas y, encore ( euh belle, faut le dire vite) je t'aide vas y, ne t'inquiète pas, je vais le sortir, j'y vais hein! ne gronde pas, ça va faire mal, allons y tous les deux aller ma belle, et c'est ce que l'on fit tous les deux, un superbe mâle sortit enfin et poussant ses soeurs il s'attaqua aux mamelles gonflées de lait. A ce train là, les filles n'auraient rien à manger.

     

    Que faire? Je regardais ce goinfre, ce goulu se gorgeait de lait et de voir les petites gémir doucement cela me fit mal, puis, je me dis que peut-être de la viande ce serait mieux que rien...Je partis à la chasse sans me poser de questions du genre: voudra t-elle me laisser entrer? Cherchera t-elle à me tuer dès que j'essayerais d'entrer?Non, tout à ma chasse je ne penser pas plus que ça.

    Ce que je ramenais au terrier était plutôt maigre, les deux petites se jetèrent sur la viande sans faire les fines bouches. Mais, ce n'était pas assez, alors je retournais  vers l'eau salé, j'avais vu de grosses bestioles dedans. J'aurai peut-être de la chance et oui, j'en eu. C'est avec un énorme poisson pleins de dents pointues que je revins vers le terrier. Là, mon cadeau fut vraiment le bienvenu et une surprise m'y attendait. L'ertgard gémissait .

    Un cadeau pour moi.

    Elle avait encore des contractions elle poussait et là j'étais très inquiet. Quand je mis ma main dans son ventre, je sentis des dents, la chose me mordit la main et, c'est ainsi que je la sortit du ventre de sa mère. Pauvre petite chose toute blanche! Je voulais la mettre aux mamelles, mais, la mère gronda fortement.

    Je l'avais vue mordre l'oreille de ses petits, alors, je l'approchais de sa gueule et l'enlevas promptement elle l'aurait bouffé. Me voici bien! Que faire de ce petit tas tout blanc! Mes problèmes étaient déjà très grands, mon coeur fit un bond dans ma poitrine; car, mes yeux s'étaient posés sur l'animal et son regard avait croisé le mien, trop tard.

    J'étais pris. Poussant un gros soupir, j'allais pour partir quand un autre gémissement plus puissant que le mien ce fit entendre. L'Ertgard me regardait, ses yeux presque jaune fixaient sur les miens, puis, sur ses petits qui avaient déjà bouffé l'énorme poisson.

    Prisonnier d'une mère.

     Je compris. De nouveau je partis à la pêche une surprise m'y attendait, plusieurs poissons effilés à longs museaux aux yeux rieurs, à la bouche fendue en un grand sourire, étaient là et pleins de beaux poissons étaient sur le sable, morts.Je compris en voyant certaines blessures que ceux-là me remerciaient de les avoir débarrassé d'un monstre. J

    e leur fis un signe et ils disparurent dans l'eau salé. Amusé de les voir sauter au dessus de l'eau, je m'exclafais...ils sont drôle! Puis, avec des tiges trouvées sur place, je fis un espèce de panier, puis, j'y mis les poissons sans oublier de nourrir mon petit compagnon, d'abord, puis de lui mordre l'oreille, il gronda  puis accepta le poisson avec voracité. J

    'apportais le reste à la meute dans le terrier, mon odeur devait me protégeait car aucun ne gronda à mon approche. Ma Meute. je mis devant gueule de l'Ertgard un gros poisson, elle le dévora avec dans ses yeux qui ne me quittait pas, une réelle affection, alors, je lui caressais la tête...puis sa gueule et je lui dis:" je dois partir, je vous ramène un autre gros poissons et après je part et c'est ce que je fis.

    Mes amis les marrants vinrent eux aussi après que j'eus pêcher un plus gros poisson que celui que j'avais déjà pris. Ils étaient heureux et une pluie de petits poissons et d'objets divers s'abatis sur la plage. Je les remercier et ramassant les poissons je vis une pierre magnifique, elle attira mon regard, ronde, verte, pleine d'éclat à la lumière du jour. Je la pris et un concert de clic retentit, les marrants étaient content . I


    ls partirent et moi je retournais au terrier avec une belle prise. Un concert de ronronnement m'accueillit, les petits étaient déjà bien gros par rapport au mien qui était très petit, mais tellement beau, je caressais toutes les têtes et je pris le chemin du retour. Après plusieurs jours, je retrouvais enfin le camp.

    Mon retour.

    Des hommes me fixèrent, ils étaient ébahis, heureux de me revoir, un tonnerre de voix se fit entendre...il est vivant! Arniel viens voir! Neschel est vivant viens voir! La toile fut soulevée et mon frère apparut, il était très pâle. Il s'avança vers moi et des larmes perlaient aux coins de ses yeux, il se jeta dans mes bras. Le choc fut rude et un grondement sortit non pas de ma poitrine, mais, de la gorge de mon petit tas de poil blanc.

    Arniel me regarda puis comprenant que cela ne venait pas de moi, il chercha d'ou venait ce son, ce grondement. Alors écartant ma chemise, je lui fit voir mon petit Ertgard blanc.

    Des cris de terreur, des hommes courant de droite et de gauche, complètement paniqués, cela me fit sourire. Alors, de ma voix puissante je leur dit:" Stop, ça suffit, vous lui faite peur et cela suffit pour que ces hommes que la guerre n'effrayait pas, se mirent à hurler que je devais tuer cette chose abominable.

    Je me campais sur mes deux jambes, le regard noir et je dis:" Que celui qui veut le tuer s'avance, je l'attend!... Je sortis ma boule blanche de ma chemise et je le tint à bout de bras. Minuscule chose, adorable qui regarde ces espèces de troncs bougeaient et venir vers elle avec beaucoup de crainte.

    Alors, elle se met à ronronner de plus belle et cela fit craqué ces hommes rudes et je compris que personne ne ferait jamais de mal à ma boule de poil blanche et elle le comprit aussi car elle ronronna de plus belle. Arniel s'avança avec prudence quand même. Alors je posais dans ses mains tremblante ma petite ertgard.

    Comment! Comment as tu eu cette petite chose mon frère?Je vous raconterais  toute l'histoire ce soir auprès du feu si vous le voulez. Des cris de joie et mon frère toujours aussi pâle me dit:" Oui, tu as raison, viens prendre un peu de repos, tu en as besoin.

    C'est tous sourire que je suivis mon frère, heureux d'être rentrer et de le voir en vie. Il souleva la toile d'entrée, une odeur nauséabonde nous saisit à la gorge, j'eus un mouvement de recul. Mais qu'est ce qui sent comme ça?

     

    _ Ah mon frère! tu n'étais pas là c'est vrai, tu dois savoir que certains des soldats qui ont pu se sauver eh bien...nous les avons pris en chasse, un peu comme toi, mais, Artas, le Norg comme tu l'appelle est tomber sur des épines...

    - tu veux dire, sur les mêmes que moi!
    -Oui, sur les mêmes, mais contrairement à toi, son organisme, n'a pas réagit de la même façon. Il se meurt. Ses plaies sont purulentes, ça suinte de partout, la fièvre le fait déliré, voir le rend très agressif. Les Strongs ne savent quoi faire. Leur médecine est inefficace face à ce genre d'attaque par les épines. Je n'ai pas voulu leur parler de toi.
    _ Pourquoi?

    _ Parce qu'ils t'auraient mis en pièce pour connaître ton secret et que tu ne te serai pas laisser faire. Un autre carnage se serait dérouler devant mes yeux! Tu peux me croire Neschel, j'en ai assez, pour l'instant j'aimerais pouvoir fermer mes yeux et ne pas voir le cauchemar qu'il y a derrière mes paupières, quand je les ferme.

    Un Remède...

    _ Arniel il n'y a vraiment rien à faire pour lui? Tu en es sûr? - Oh! Il y aurai bien quelque chose, mais c'est tellement dangereux qu'il n'est pas utile d'en parler. Personne ne serait assez fou pour...

    oui, qui y a t-il Arniel?
    - Toi...toi mon frère, toi tu pourrais le faire, oui, c'est possible que toi et toi seul tu puisses  trouver le remède à la démence d'Artas.
    _ En faisans quoi Arniel! En faisans quoi! Arrête de regarder dans le vide comme tu le fais, montre moi Artas,vite et après tu m'expliqueras ce que je pourrais faire, d'accord! C'est les yeux fous qu'Arniel m'emmena voir son ami d'enfance, son meilleur ami, celui que l'on choisit chez nous, quand on est enfant et cet ami là, le reste jusqu'à sa mort.

    Rien ne vient ternir l'amitié, c'est comme un fer chauffé au rouge qui coule dans nos veines, notre esprit, notre coeur. Pas même une femme ne nous séparerais, ni même nos parents, rien ne l'a jamais pu, de toute une vie d'ami et nous en connaissons beaucoup. Le pire de ces cas, c'est celui qui vit dans le camp opposé au notre .

    Abaèl et Arkaniel, frères de vie, se trouve séparer par la guerre. un accord a été conclut pour ces deux hommes. Ils restent chacun en son village, afin qu'ils ne puissent se tuer et rompre une très vieille tradition. De nos jours, cette tradition demeure. J'entrais sous la toile blanche, celle qui protège le dormeur.

    La puanteur fit gronder ma boule de poil. Chutttt tiens toi, ce ne sera pas long je te le promets, mais, je dois le voir c'est important, calme ma belle, calme...
    _ Elle sent la mort? et c'est à cet instant que je sus qu'elle était elle et non il.
    _ Oui Arniel, l'odeur de pourriture est très forte, ne perdons pas de temps.
    _ Je crois qu'il est trop tard mon frère. On entendit un beuglement, des paroles grossières sortirent de la bouche d'un homme qui ne disait jamais de grossiertées... C'était comme ci un bébé se mettait à dire d'immenses âneries dès sa plus tendre enfance, c'était choquant.


    _ Ecoutes Neschel, je vois que tu as pu approcher une Ertgard qui allait mettre bas! oui?

    _ Oui mon frère, c'est cela, si je ne l'avais pas aider, elle et ses petits seraient morts d'une mort affreuse. Ils étaient coincés dans son ventre. Alors, j'ai fait comme le fait père avec les boeufs cornus. Quand la mise bas se passe mal, là, c'était pareil...à part l'odeur pouac, mais pas pire que celle que je respire ici.(Y-L)


    Un retour au Terrier.
    ( C'est mon livre, vous en pensez-quoi?)

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    votre commentaire
  • 'C'est mon livre, vous en pensez-quoi?)1)

    Je suis de partout et de nul part. Je me balade tel le Guerrier Noir. Je vis depuis bien longtemps, j'ai vu passé les années les unes après les autres.

    J'ai vu mourir mon père, mourir ma mère, mon frère et mon peuple. Je regarde de loin les lignées qui vivent et tel est mon chagrin que, je les voies vivre et mourir. Femme de mon coeur, Femme de mon destin, comme tu es loin.

    Ma compagne et mon amie vit avec moi sans bruit. Je suis le Guerrier Noir et à chaque combat je suis avec vous, je guette le jour de mon trépas.J'avance lentement sur cette terre cruelle, ou, les hommes se battent depuis si longtemps, qu'ils en ont oubliés le pourquoi.

    Ils suivent comme un troupeau qu'on mène à l'abattoir , sans révolte aucune. Je connais ces regards, je  le reconnais et je perçois leurs hébétudes, leurs fatigues, leurs rages de vaincre... celle de suivre un homme qui jusqu'à présent leur a assuré des victoires faciles.


    Mais, depuis quelque temps, ces victoires sont loin derrière eux. La faim au ventre, le froid mordant , glacial de l'hiver, les porte à vouloir rentrer chez eux. Mais, ils n'ont pas encore compris, que jamais, ils ne rentreront chez eux.

    L'ennemi, celui qui hier encore était considéré comme un ami, l'ennemi, à tout détruit, tout dévasté sur son passage, plus de clan, plus de territoire, plus de village, plus de maison...plus rien, rien que le vide, le néant.

    Moi, moi, je sais cela...je l'ai déjà vécu Il y a bien longtemps. En croisant  certains d'entre ces hommes, qui avancent simplement vêtu d'un manteau de vieille laine, usée, trouée, trempée, les yeux enfoncés dans leur orbite...l'appétit monte en moi, eh oui! que voulez-vous... chacun survit comme il le peut.

    <<Mon Histoire>>

    Mon histoire commence ici! Dans mon village natal perché dans les montagnes de l'Abyrée au nord est du Pays des Elienez, peuple sage qui s'adonne à  se remplir l'esprit d'un message apparu dans les cieux il y a cent décennies de cela.

    Le message, leur appartient...ils en sont les dépositaires pour celui ou celle qui devra venir. Quand! Là, ils ne savent pas. Facile je trouve...Mon père me disait souvent que j'avais tort de me moqué de ces gens, car leur sagesse était un trésor pour tous les peuples.

    Alors, pour lui faire plaisir, je n'ennuyais plus les jeunes qui parfois venaient nous voir au village. Notre village était grand. ( je parle d'après mes vagues souvenirs, c'est si loin tous ça).

    six basses maisons faites de pierre de moitié, le sol creusé profond, avec une fosse à feu au milieu. Les toits étaient faits de troncs d'arbres et de feuilles épaisses d'Anacarta,  elles sont issus d'arbres qui poussent à profusion au sud de notre territoire, ces feuilles, sont bleu de nuit, mais une fois coupés, elles deviennent d'un rouge sang, qui se ternit rapidement.

    Ces feuilles dégagent une odeur fort désagréable pour tous ce qui est nuisible. Ces petits insectes volants qui s'accrochent à vous et qui vous mordent, se faufilant à travers votre peau, pour mieux infecté votre corps. Si vous ne prenez pas la potion du guérisseur rapidement, c'est la mort pour vous.

    << Mauvaise décision>>

    Une fois, rien qu'une fois, j'ai désobéi et je suis allé seul dans la petite forêt. Je voulais ramené pour le repas un Vlanquir ...animal doté de quatre pattes, d'un long museau et de poils énorme ( qui nous servent pour de multiples tâches) ses dents sont petites et très fines ( bien pour la pêche)

    si vous ne faîtes pas attention, elle vous attrape, vous plante ses dents dans la jambe et c'est la mort à petit feu. C'est ce qui m'est arriver, alors, je peux vous en parler.Mais, là, ou j'aurai du mourir, eh bien rien ne se passa.

    Alors, mon père me traita de grande Vioule ( menteur) devant tous le village. Je rougis furieusement et j'étais prêt à faire une très vilaine chose... me battre contre mon père. Mon grand-frère se mit alors à se tapé sur les cuisses en riant à gorge que veux tu et à  me regarder fixement et ses yeux, me disaient...

    "fais comme moi, ri garçon, fais croire que tu as voulu jouer au plus fort, mais, que tu as eu très peur".

    <<Mensonge>>

    Le sang ne fit qu'un tour en moi, mais le visage des autres, me fit comprendre l'urgence, alors, plus rouge encore, mais de colère...je me roulais par terre et je ris à en pleurer de détresse, sachant que ce qui m'était arrivé , était vrai.

    La mort dans l'âme, je me tordis  sur le sol boueux et les autres se ruèrent sur moi pour me battre... c'était la tradition. Le menteur, recevait des coups par les jeunes de la tribu, pour leur éviter de devenir à leurs tour des menteurs.

    Ce fut plus facile que je le pensait, je n'eus pas mal du tout, mais, je fis semblant. Mon frère qui riait toujours, me regardait avec ses yeux froid, mais, lui, il ne disait rien. J'avais compris.

    <<La Punition>>

    Dans quelques heures, je devrais partir pour ne pas mettre la honte sur mon village .Je ris, je pleurais, je bus et on fis la fête car Analita, venait de maître au monde son premier enfant.

    Sa maison était prête, elle pourra y vivre avec sa famille et son mari et la famille de son mari. Une petite fille ( elle venait de me sauver la vie) une petite fille qui passa ce soir là de mains en mains, du plus vieux aux plus jeunes.

    Tout le monde prit le bébé dans ses bras, car, il faisait parti du cercle de notre vie et il deviendrait un homme du clan... oui, mais, sauf que là...pour un homme, c'était pas ça, non. Une fille, le premier enfant à naître dans notre tout nouveau clan, était une petite fille!

    Il faudra une semaine au moins pour lui trouvé un nom.

    <<Bannissement>>

    Le découragement se lit sur le visage de la famille et ainsi  je passe au second plan. Brave petite Teckténia. Un jour, elle apprendrait qu'elle m'avait sauvé la vie en venant ce soir là au monde.

    Quand nous re-ganiames nos maisons ou huttes pour ceux qui n'avaient pas encore construit en dur...je m'engageais dans le trou de la hutte pour me mettre au chaud, quand, une grosse patte se posa sur mon épaule et manqua me l'écrasé; sans rien dire, je vis mon père et mon frère et c'était lui qui me tenait ainsi.

    << La dispute>>

     

    Ils se disputaient à grands cris, mais tous bas, visage contre visage, jamais mon frère n'avait eu ce geste contre notre père.

    Cela me fit peur et je restai juste à l'entrée essayant d'écouté leurs paroles. Ce qui revenait souvent : c'était; Buveur de sang...Fichu, il l'a dit.

    -Oui, oui! tu l'as sauvé, mais nous on doit se sauver de lui et il doit s'en aller et vite. Cela fait presque trois jours déjà, les choses vont bientôt commencer, tu le sais Fergem, tu le sais hein!

    - Oui, père, je le sais, je vais l'emmener avec moi dans mon armée...là, il n'y aura pas de problème. Puis, il ira à Rome pour combattre dans les arènes, il y vivra comme un roi. Après l'entrainement qu'il va subir, ne t'inquiète pas. Je ne l'abandonne pas et si je venais à mourir au combat, lui prendrait ma place... car sa soif sera notre meilleur alliée. Tu le sais, c'est un fin limier, il trouve toujours les bons endroits, la forêt ne lui a jamais fait peur, les trous d'eau non plus, ni même les verysters.

    - Oui, fils! Oui, mais je vous perds tout les deux, voila ce que je voie moi! Qui va nous aider pour les champs , le bétail? Qui va nous aider pour la moisson, le ramassage, la chasse et faire les selles, qui?

    _ Tu prendras mes deux fils et ma femme qui est enceinte avec vous et vous serez une famille, que nous revenons ou pas, tu as compris ,père! Et jamais, tu ne dois parlé de l'histoire de ton jeune fils, dis à tout le monde que l'on est parti pour faire la guerre tous les deux.

    Que toi, le père de deux fils courageux, tu aurai honte, qu'un seul parte alors que l'autre est plus fort que le premier.

    <<Le rejet de ma famille>>

    Alors, les yeux de mon père s'emplirent de larmes amères et le chagrin que j'y vit me vrilla le coeur. Je voulus m'avancer vers lui, pour lui dire à quel point j'étais désolé, que j'aimerai resté avec eux pour les travaux...mais, la main de mon frère se fit plus dur sur mon épaule et mon père eut un geste de recul que je ne compris pas.

    Puis,  ces paroles sortirent de sa bouche, sèches, froides:" Il ne peut dormir ici ce soir avec nous, il doit rester dehors, c'est trop dangereux". Mon frère me regarda et en lui il y avait de l'amour et de la détresse, moi je ne comprenais pas. Qui ne pouvais dormir à la maison? Quelle importance pour moi, je commençais à avoir froid, alors, je fis un pas plus grand, mon frère s'arcqueboutat contre moi et me dit:

    " Neschel, tu dois sortir , maintenant! Ne discute pas ici...tu vas venir avec moi et je t'apprendrais la raison de père. Ouvrant grand mes yeux, je fixais ceux de mon père.

    _ Père! Pourquoi? Qu'est-je fais de mal? Pourquoi me chasses tu de chez toi? Je ne suis que ton plus jeune fils, encore un petit garçon au yeux de nos lois! Père! Ou est mère? Mère criais-je, mère! ". Elle apparut derrière mon père, le visage de marbre et me regardant,moi, son fils...elle dit:

    " Tu n'es plus mon petit, tu n'es plus mon fils, vil créature, va combattre et ne reviens jamais dans le village ( en cela, elle ne se trompais pas...car ce village n'existe plus) je reculais frappé de plein fouet par ses paroles et je fondis en larmes. Mon frère m'emmena à l'écart et me dit tout bas:

    " Neschel, nous allons dormir dans la vieille hutte des parents, puis, nous partirons au lever du jour. Viens avec moi.".

    _" Mais Fergen, que se passe t-il donc! Pourquoi les parents réagissent ainsi, ils m'envoient à la guerre, à la mort, moi, je ne connais pas l'art du combat, je ne suis pas toi! Tu as dix huit ans, j'en ai quatorze

    Qui voudra de moi à ses côtés, dis moi Fergen, qui voudra du petit avec lui?

    _ Ecoutes moi, à partir de maintenant tu m'appelleras Arniel, c'est mon nom, là ou on va, les hommes m'appellent ainsi, ne l'oublis pas, compris?
    - Oui, Arniel, si tel est ton  plaisir.
    _ Plaisir!
    plaisir rugit mon frère, il ne s'agit pas de plaisir, mais d'un nom de guerre et plus tard tu auras sûrement le tien, un grand guerrier tu vas devenir et la peur sera à tes côtés comme une vieille compagne.

    Les hommes te craindront et te haïront, mais, ils voudront de toi au combat sache le. Et pour te répondre...Moi,moi, je te prendrais et je vais te formé à l'art de la guerre , de tout les combats des, Picitis, Ramayeurs et des Zéléenithes et toi, tu m'apprendras peut être quelque chose qui, un jour me sauvera la vie.

    Je regardais mon frère et j'éclatais de rire, moi! moi, t'apprendre quelque chose! Tu te souviens de qui je suis!
    -Bien sûr Neschel, je ne suis pas sénile.
    - A voir!
    _  Bon, maintenant tu vas m'écouté et nous partirons demain. Le sujet pour moi est clos.
    -Demain le voyage risque d'être très long et très pénible.

    _ Ben alors! encore quelque chose que je dois apprendre? - Oui, encore et toujours plus...mais viens, il est l'heure maintenant.
    _ Dis voir Arniel... tu n'as pas peur toi de moi!  Un regard de haine vrilla mes pupilles et je me rétracté dans l'ombre de la hutte, ne pouvant supporter le regard de mon frère.
    - Si, me dit-il dans un souffle, si j'ai peur et j'ai honte de cela et je ressens de la haine pour ce que j'éprouve envers toi, mais...tu n'y es pour rien, alors allons dormir.

    Les jours à venir seront les plus durs tu verras, ce soir, il n'y a rien à craindre. Poussant un énorme soupir, il s'enfonça dans la vieille hutte et bientôt une lumière se fit. Il avait allumé la fosse. Jamais on ne faisait ça pour la nuit, on avait bien mangé, donc, ce n'était pas pour remangé.


    J'entrais à l'intérieur pour voir Arniel faire le tour de la fosse et mettre soudain des branches de feulys  ( herbes calmantes et endormantes) je levais les sourcils...Il me dit:
    -" Ce soir, tu dois être calme, tu dors à droite et moi à gauche" . Tiens me dis-je près de la porte, c'est bizarre ça! Il se coucha et me lança un regard appuyer; j'en fis autant et je me tournai face à la fosse pour voir mon frère me faire face.

    Mise au point et  Métamorphose.

    _ C'est drôle, non?
    - Pas tant que ça!
    _ Tu ne devrais pas être avec ta femme ce soir?-Si, mais vu ce qui vient de ce passer! _ oui, je comprends, écoutes, vas la retrouvé,moi je  vais rester ici à dormir, retourne donc auprès de ta femme pour ta dernière nuit.
    - Non! Je ne peux te laisser, alors dors.

    Un silence de plomb s'installa entre nous et de colère je lui tournais le dos, sentant monter en moi une rage sans pareil. Je brûlais de l'intérieur et j'étais tellement en colère que je me mis à trembler. Mon frère rajouta un bout de bois dans la fosse sans rien dire, puis, les herbes virent me chatouillées le nez et cela m'apaisa, je m'endormis d'un sommeil de plomb...pour me lever le lendemain à l'aube.

    Sauf que, j'étais nu, honteux je m'enroulais dans ma couverture de bête. Puis, j'entendis un cri. Je levais les yeux pour voir mon frère me regardait, il était blanc comme la neige et il tremblait de tous son corps.
    _ Ecoutes, je ne sais pas ce que j'ai fais, mais je sais que je suis nu sous ma couverture. Reprenant un semblant de courage Arniel me dit:" Va te laver tout de suite et tu reviens, ne parles à personne et fais vite".

    Sans comprendre, j'allais à la rivière pour me laver et là en me penchant, je vis mon visage... écoeuré je regardais mes mains,mon corps, j'étais rouge, rouge partout du rouge et cette odeur douceâtre me donna envie de vomir. Je saute dans la rivière, pris des herbes et je me lavais avec vigueur malgré l'eau froide, d'ailleurs je ne sentais presque pas le froid et j'en fus content.

    Un bruit de pas me fit bondir, deux vieux sages me regardaient et il y avait beaucoup de tristesse dans leur regard.
    _ Comment vas-tu ce matin Neschel?
    - Eh bien grand sage...un peu nerveux et puis j'ai du faire quelque chose de grave, car j'ai du sang partout sur moi.
    _ Oh! Ne t'inquiète pas de  cela Neschel et sorts donc de l'eau, vite sort de là. Je m'approchais timidement de la berge et j'allais prendre ma fourrure quand le sage Maxitime me dit:" Ne portes pas la main sur cette peau, revêts plutôt cette toge de laine.


    Ebahie, je vis qu'il avait un habit de gros lainage vert, heureux je sortis de l'eau et je l'enfilais aussitôt. Une douce chaleur m'envahit et je fus heureux.

    Un Talisman

    Le deuxième sage s'approcha à son tour et il me dit:" Tiens Neschel, je t'ai fais un collier, tu ne devras jamais l'enlever, j'ai ta promesse? - Oui, oh sage Ongsou, je te le promets , je n'enlèverais pas ce beau bijou, je le garderais sur moi avec grande joie, je n'ai jamais reçu un tel présent. Alors il me contourna doucement et je sentis le fin lien autour de ma gorge  cela me fit un drôle d'effet, mais, j'avais confiance.

    Puis, j'entendis un crac, comme si une branche venait d'être cassée net, puis, le sage Ongsou s'approcha de moi. Me regardant dans les yeux, il me dit:" Cela ne sera pas suffisant, tu es trop fort, trop de colère en toi, mais tu seras loin quand il cassera pour de bon. Fais le trajet le plus long possible mon enfant et ne te retourne pas, va combattre, partez maintenant, il est temps.

    Mon frère arriva avec des coursiers malingres, on n'étais pas riche, alors Ongsou dit à Arniel...-Passes à la hutte sud et prends deux coursiers et partez très vite, le sort ne durera pas longtemps. Arniel opina et avec un sourire amère me dit:" vite Neschel, nous partons. Les pauvres bêtes ne pouvaient aller très vite et la mienne tremblait de peur. Nous les poussâmes malgré tout Arniel était vraiment très pressé.

    Arrivé à la hutte sud, deux magnifiques bêtes nous attendaient, personne, nous hésitâmes,puis Arniel me dit:
    " enfourche et partons, nous devons être le plus loin possible.
    -Pourquoi! Arniel, dis moi pourquoi?
    _ réfléchit un peu Neschel!
    Interloqué et troublé, je le suivis il allait à grande allure et je continuais de réfléchir. Je n'aimais pas cela, des images me revenaient, elles envahissaient mon esprit et la colère commença à gronder en moi. Mon cheval fit un faux pas ce qui alerta Arniel, il se retourna,puis criant

    "_ arête Neschel, arrête de réfléchir,on en parlera plus tard, calme toi mon frère on arrive bientôt au camp...tiens le coup jusque là mon frère et tout ira bien, tu verras! Pourquoi, pourquoi donc, mon frère était-il si inquiet voir terroriser! Encore et toujours des questions sans réponses cela commençait vraiment à me taper sur les nerfs. Au loin, une fumée épaisse, signe d'un campement. Au dire de mon frère, la nuit, il y a la trêve...aucuns des camps n'attaquent l'autre afin de ne pas déplaire à nos dieux.

    Le Campement.
    Une sentinelle presque endormie sursauta quand Arniel lui jeta son pied dans le ventre. Le garde brailla qu'il ne dormait pas, la preuve, le coup il ne l'avait pas reçu...mais, mon poing à moi se détendit instinctivement et là; il ne pu l'éviter. Un grand rire salua cela, un autre vint prendre la place de celui que j'avais endormis pour de bon.

    Un sourire aux lèvres, je rejoignis mon frère qui parlait avec un homme de très haute taille. Les yeux creux, noirs, épais sourcils, nez épaté, il n'était pas gras non, il cachait son corps sous un long manteau de drap épais, gris terne, il se tenait légèrement plié, signe d'une grande souffrance. Blessé?

    Une odeur vint chatouillé mon nez et je le retroussé, ça puait, ce n'était pas bon du tout. Je descendis de cheval et rejoignis les deux hommes, l'odeur ne venait pas de là! J'en fus heureux malgré moi, car Arniel avait l'air d'apprécier cet homme froid. Je les regardais , pris dans leur discussion...quand soudain, j'entendis un clac assez fort, puis tout alla très vite.


    Une forme monstrueuse se dressa, avançant vers le voleur, Arniel cria au voleur" Argon remet le collier autour de son cou, vite argon, dépêche toi voleur, remets lui son collier. L'homme s'approcha de moi, il fit le tour et j'entendis de nouveau un crac, crac, j'aurai du entendre un clac, puis, une odeur douceâtre emplie mes narines et...le trou noir, le clac était revenu.

    Mes nouveaux sens.

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    votre commentaire
  • Il est revenu me voir le soir même, nous allions passer à table nath et moi, quand, le carillon à sonné, toutes les deux on s'est dit que cela devait être sérieux.

    L'homme se tenait gauchement devant la porte, je le fis entrer et lui proposait de manger avec nous. Il déclina l'offre en disant:<<Non, mais merci Madame, j'ai mangé avant de venir.>>

    - Un café alors!
    - oui, avec vous s'il vous plaît.
    on a mangé et on l'a écouté, nath avait les yeux grands ouverts et plus d'une fois, je lui  ai donné des petits coups sous la table. Car l' homme ne savait plus s' il devait continué ou s'enfuir devant  cette vieille dame, qui semblait le croire plus que  fou.

    - Nath, veux tu cesser !soupirais-je une énième fois.

    - Pardon, pardon, mais j'ai l'impression en entendant monsieur de vivre l'une de tes histoires Adélaïde, tu comprends!

    - Oui Nath, mais tu mets cet homme très mal à l'aise.

    _ Vous savez Medsames, j'ai l'impression d'être fou, j'ai éloignée ma femme et mes enfants car c'était intolérable, j'ai parlé aux copains, ceux qui étaient avec moi à la Chante Claire.

    - Chante Claire ,ou donc est ce lieu? demanda Nath d'une petite voie douce.2)

    Je lui répondis: " La Chante Claire fait partie de mes terres, nous y étions quand ces sept hommes se sont permis d'entrer sans mon consentement, en y abîmant mes cadenas et la grille.

    Tout est refermé depuis, mais je vais devoir faire faire un constat par l'assurance et cela me désole grandement, mais qu'avait donc en tête ce grand dadais de Lernon, il connaît bien cet endroit et il sait que j'attache beaucoup de soin à le garder intact.

    Ah ces hommes! Une petite toux m'interrompis et j'eu la réponse à ma question.

    _ Madame c'est à cause de moi, on est venu jusque chez vous, mais vous n'y étiez pas. On allait tous reparti quand Jean nous a dit dans un soupir qu'il était presque sûr de vous trouvez au Chante Claire et là les autres ont voulu venir avec nous à la base on ne devait venir que nous deux Jean et moi, puisque c'est pour moi que Jean a voulu, enfin... vous voyez ce que je veux dire Madame.

    Lui, il a confiance en vous et il me l'a dit, la dame, elle va t'aider...il suffit que tu lui raconte la vérité toute l'histoire, sans rien enlevée, sans rien rajouter. Allez on y va qu'il a dit, mais on était au Cabestan, alors les autres, ils ont dit à Jean: " On vient avec vous les gars, on vient avec." Et le grand, il a rougit, puis il a marmonné dans ses moustaches qu'il ne voulait pas d'eux, mais ils ont rigolé.

    C'est pour ça Madame, c'est pour ça.
    - Bien Jeune homme, je viendrais demain matin  avec mon ami
    (3)
    Max!

    _ Oh chouette cria Nath.

    - Hé hé hé arrête toi là ma chérie, ce n'est pas avec toi que j'irais, non, non, non. Toi, tu resteras ici avec les chats et tu ne peux pas venir pour ce genre d'affaire, désolée Nath, vraiment, mais tu sais pourquoi!

    Et je t'en prie ne boude pas. J'ai besoin de  toute ma concentration et si je te sais furieuse, cela n'ira pas. Là... il te faut m'aider Nath! Tu comprends n'est-ce pas?

    - Oh! Oui, je te comprends, oui, je sais pour t'avoir écouté plusieurs fois, je connais, je connais, mais bon... j'en ai envie et avec un gros soupir elle murmura... bon ça va Nath restera sage et on entendit un petit rire cristalin dans l'air soudain plus chaud. Merci Nath.

    - Pfuttt pas de quoi Laïde. Julien nous fixa longtemps puis je repris... voila, demain matin je vous suivrais avec mon ami, ne m'interrompez pas, je ne peux venir seule, vous avez confiance en Jean n'est ce pas? Hochement affirmatif de sa tête, bon c'est pareil pour moi avec Max.  

    Vous allez dormir dans la petite bergerie, ne me regardez pas ainsi jeune homme. La petite bergerie n'est autre qu'une maisonnette d'été, vous y trouverez tous le confort, salle de bain, w-c, chambre, télé-téléphone et petite cuisine, bref pour dormir ce sera amplement suffisant. Un café, un thé, une tisane? et cela dit sur le ton de  la conversation courante. Nath réagit aussitôt.


    Une tisane pour moi et tu devrais  en faire une spéciale pour lui Laïde, il  en a  besoin, et tout de suite  tu peux me croire , oui da. Bon pas tout de suite,on va d'abord faire le lit et aéré un peu puisque le soleil est encore là. On va en profiter, venez.

    Et tous les trois nous voila partit pour une très courte marche puisque la petite bergerie se situe dans le fond du jardin
    (4)  Découverte.
    aux fleurs et c'est en papotant que nous aperçûmes du coin de l'oeil une belle buse posée à même la vieille  souche qui fait office de banc.

    Elle nous regarda de ses yeux perçant ne cherchant pas à fuir, alors, sans plus de façon Adelaïde lui dit: " Bon tu fais partie de la maison, mais, nous on y entre, alors, tu fais comme tu veux..." La buse nous tourna le dos et replia son cou sous son aile.

    haussant les épaules, Adelaïde se dirigea d'un pas ferme vers la porte qu'elle ouvrit  puis, elle ouvrit la fenêtre et nous invita du geste à entrer.

    - En voila un bon accueil nous cria t-elle! Vous serez protéger par notre amie la buse, c'est bien la première fois que je vois cela. Bon, c'est petit mais très confort, comme disent certains que je connais et Julien poussa un petit soupir d'aise. Oui, d'aise, ce soir il n'aurait pas peur.

    Son corps tremblota un peu, puis ses muscles se détendirent. Avec Adelaïde je fis le lit, julien fit les poussières il y en avait un peu...Il vérifia puis il ouvrit le frigidaire et fut satisfait d'y voir, du beurre, du lait, du fromage, des oeufs frais,  des yaourts et des fruits et légumes.

    Ou donc Adelaïde avait-elle trouver le temps de faire emplir ce frigo? Mystère pour moi! Dans le placard, il y avait du café, du thé, du sucre, du miel et un pot de confiture, des biscuits, de la farine, sel, poivre, pâte, riz, thon et autres boîtes de conserves...un vrai petit nid.


    Tirant sur un petit ruban qui pendait devant la fenêtre, Laïde fit descendre une moustiquaire. Incroyable, la fenêtre restera ouverte, mais certains insectes n'entreront pas.(

    (5)
    La Buse.
    Je me promis de revenir plus tard pour pouvoir profiter de cette charmante maisonnette. Les fleurs dégageaient leurs parfums du soir et cela sentait bon, on referma à clef et du coin de l'oeil nous vîmes la buse qui dormait ou semblait dormir.

    A pas feutrés nous retournâmes chez Adelaïde un sourire aux lèvres. Pendant que je faisais le café, Laïde téléphona à son ami et jacassant et minaudant le thé lui, infusait. Quand elle raccrocha, un pli d'inquiétude barrait son front.N'osant lui posait de questions, j'attendais, nous bûmes notre café, ou thé et Adelaïde dit:
    -" Julien, reprenons depuis le début."moi je filais sous la douche, le laissant seuls, enfermant la porte doucement, je perçus les pleurs de Julien et je compris ce qu'Adelaïde avait voulu faire en demandant à Julien de recommencer.

    La tension qui avait pour un temps quittait le corps du jeune homme devait l'avoir quittait pour la nuit, c'était indispensable pour eux trois. Adelaïde connaissait bien son affaire. Je pris mon temps puis quand je revins Adelaïde avait fait sa tisane spéciale et trois tasses bien pleine nous attendaient...un vrai délice parfumé à point si je puis dire...

    Je m'éveillais sous un petit rayon de soleil, mes rideaux étaient tirés et je sentais l'odeur du café qui avait bien pu entrer chez moi? Mes souvenirs me revinrent, j'étais chez mon amie et pas chez moi...un sourire, un soupir, on était bien chez elle. Puis, l'arôme du pain chaud titilla mes narines oumpssss. Je tirais sur moi mes draps, sentant les fleurs du jardin secret d'Adelaïde, puis, enfin je sortis de mon lit. J'ouvris ma fenêtre et voyant la aussi le petit ruban, je tirais dessus et la moustiquaire descendit lentement.

    Chouette! Il y a des bestioles que je n'aime pas.

    Traînant un peu des pieds, mes chaussons sont trop grands, je me dirige vers les odeurs appétissantes et sans plus de façon après un bonjour et un Bon Matin à Vous! je me servis.

    J'avais juste oubliée de mettre une robe de chambre et le regard bleu violet qui me fixait me fit rougir aller savoir pourquoi... Adelaïde posa sur mes épaules une fine robe de chambre et souriant me présenta son ami, Max.

    - Nath, je te présente Max, Maximilien Tornon. Pour être exacte, le fait qu'elle appuie sur le  "mon ami" me fit titiller l'oreille. Je jetais un oeil à cet homme et replongeais aussitôt mon nez dans mon bol.
    ( Instruction)

    - Max, je te présente mon amie Nathalia Lombard, ma meilleure amie.
    Bon, les présentations sont faite...alors voila, Elle me fixait du regard et le pli qui barrait son front hier soir, semblait être revenu.

    _Nath, je te confie ma maison, si tu as une visite, ne fais entrer personne, ni ici, ni à la petite bergerie. Je ne veux pas que tu reste enfermée, mais, s'il te plait, enferme toi. Si tu vois venir l'un des hommes que nous avons vue l'autre jour, c'est important Nath, j'ai fermée la fenêtre de ta chambre, ne laisse pas la moustiquaire, tu as ici ( elle me montra un tableau ou des clés pendaient) toutes les clés de la maison plus celles de la petite bergerie et celles de La Chante Clair.

    Personne, tu m'entends, personne ne dois venir aujourd'hui faire des travaux ou apporter quelques nourritures que ce soit. Pas de fourrage, pas de fournitures, pas de graines, de laines ou de vêtements de la laverie, pas de médicaments, je n'ai rien commandé. Si on te dit que l'on vient de ma part pour chercher un quelconque objet, là encore, ce sera faux. Si on te dit, que je  te réclame pour l'affaire en cours, là encore, ce sera faux.

    Tu ne fais confiance à personne, tant que je ne suis pas rentrée, pas même à Max ou à Julien. Tu as bien compris Nathalia? Pour qu'Adelaîde m'appelle par mon prénom en entier, c'est que cela avait une grande importance à ses yeux, j'en frissonnais d'épouvante. Là, j'avoue, elle me fit vraiment peur.

    Les deux autres attendaient ma réponse et hochant la tête, je répétais doucement tous ce qu'Adelaïde venait de me dire. Le pli qui barrait son front semblait pour l'instant  être parti.Ils étaient déjà prêt à partir, Max me gratifia d'un beau sourire et mon coeur fit un bond. Ade me sourit et Julien me serra la main, puis, sans un mot de plus, ils sortirent de la pièce. J'entendis la porte se refermait doucement, tremblante des pieds à la tête, j'allais fermée à clef la porte d'entrée et jetais un oeil par la fenêtre. Je vis un signe amical d'Ade.

    Soupirant, je retournais à la cuisine finir mon petit déjeuner. Les chatons sortirent de je ne sais ou et miaulant fortement, me demandèrent leur part, ce que je fis tout en les câlinant.Ils sont superbe.

    L'une crème aux yeux d'émeraudes, l'autre sombre comme la suie avec un oeil bleu et un autre noir, l'autre encore, bleuté aux yeux de braise ( celui-là, me donnait la chair de poule), mais ils sont d'une grande beauté. Un pelage somptueux, on percevait malgré leurs jeunes âges, qu'en vieillissant, ils deviendraient de merveilleux compagnons de vie aux poils très long et formidablement fournis.

    Tout en les caressant, je me plus à chercher pour ma chatte, un nom qui lui donnerait encore plus de panache. amandine sembla lui plaire, mais déplus aux autres chatons. elle vint se coller à moi tout en étirant son petit corps et à travers le jaune pâle je crus voir la douce fourrure qui serait la sienne lorsqu'elle serait débarrassait de  de cette crasse.

    Il ne faut pas oublié que ces trois chatons n'ont été récupérés par Adelaïde et moi-même que mardi et nous voila déjà à vendredi. Il ne me restait que peu de jour à passé avec mon amie. Quoi que le temps n'est plus vraiment important pour moi et que personne ne m'attend. Donc, si Ade le veut bien... je resterais bien ici quelques semaines de plus. Je nicherais dans la petite bergerie, j'adorerais y vivre un peu de temps.

    Oui!  D'ailleurs Ade me doit la fin de son histoire, pas celle-ci, mais l'autre celle qui a fait d'elle un écrivain à succès. Quand j'y pense... Les chatons sont repus et ils réclament chacun des caresses. Cela me prend un certain temps, mais j'y plonge avec joie, puis, me lavant bien les mains...ils sont très sale ces minous là! Je débarrasse la cuisine, je lave la petite vaisselle, ramasse miettes et poils et je vais prendre une douche. Quand enfin je ressorts de la salle de bain, habillée ,maquillée, parfumée, je me rends compte que l'on frappe à la porte.

    Du mouvement.


    Je décide de faire comme-ci je n'avais pas entendue. Je me dirige vers ma chambre et là! Je vois un visage d'homme qui cherche à voir et qui colle son visage tout contre la vitre. Je sais  que je ne dois pas faire de mouvements, sinon, il me verrait avec l'ombre.


    Je reste figée et j'entends alors sa voix._ Je sais que vous êtes là, c'est Madame Adelaïde qui m'envoie, elle à besoin de son sac, elle l'a oubliée ce matin. Julien ne peut venir le chercher, sinon, Madame serait seule chez lui; alors elle m'a téléphoné, vous êtes Nath hein!  C'est ça!

    Il tambourine encore contre la vitre et j'ai très peur. Soudain un bruit feutré se fait entendre, un juron sonore puis des pas qui ripe sur le gravier . J'ose à peine bougée et je jette un oeil apeuré pour voir...la buse qui chasse...oui, qui chasse un homme de haute stature. Ben, je n'en reviens pas.


    Une petite chose si fragile, qui de ses petites pâtes, de son bec, fait fuir un gaillard pareil. Ades avait raison, je devais faire attention, je vérifiais avec soin les fermetures de portes et des fenêtres.
    (8).
    Je me fis du thé et regardant l'heure je me mis à préparer un repas léger, simple, fait de salade, jambon et fruits du jardin.
    Je n'aurais pas à sortir,ma tasse à la main , je m'installais dans le grand fauteuil, celui qui vous enveloppe si bien que l'on a l'impression que personne n'y est assis.avec un livre d'Ade, j'y serai très bien.

    Le temps s'écoula lentement. A vingt trois heures, Ade et Max revinrent, ils durent me fournirent quelques petits secrets et j'allais continué, quand Ade se fâcha...là, je sus que c'était bien elle et j'ouvris la porte devant une Adelaïde furieuse, fatiguée mais contente.  
    <<Le récit de Max.
    Elle me claqua gentiment la joue et me murmura: " toi tu as eu de la visite! Je hochais la tête, les larmes perlant à mes cils et Max me tapota gentiment l'épaule. Il referma machinalement la porte à clef.

    -Tu nous as préparé à manger Nath!
    - Oui Ade, la table est prête et le repas aussi.

    Nous mangeâmes en silence, les petits coups d'oeil de Max me firent rougir plusieurs fois et j'eus l'impression qu'Ade était ravie de me voir poussée autant de fard. Elle murmura rien que pour moi...
    " Alors tu minaudes on dirais une midinette de 16 ans, oh! le fard... r

    Riant aux éclats je dis: _ Max, arrêter s'il vous plait, me voir rougir semble faire frémir de joie mon amie, j'ai honte de moi , Max, mais vos yeux bleus lavande me font craqué et sur ces mots, nous éclatâmes de rire et cela nous fit du bien.

    Nos corps relâchèrent la tension du jour et avec une petite pirouette, je parvins à me lever et à proposer un café qui fut accueillit avec joie. Ils débarrassèrent la table, mettant à demain la vaisselle.

    Un récit qui me fait froid dans le dos.

    Les chatons choisirent ce moment pour réclamé leur pitances et chacun y alla de sa séance de câlin. Les petites boules de poils n'en demandaient pas plus. Une tasse fumante en main nous primes ensuite  place au salon, dégustant à petites gorgées notre café.

    Le lent tic tac de la grosse pendule rythmant nos silences, Max prit alors la parole.

    _ On a suivit Julien L. Jusque chez lui, je ne sais pas ce qu'il a dit à Adelaïde pour la convaincre de venir chez lui, mais, je sais qu'elle n'était pas contente du tout, et, comme elle me l'a répétée plusieurs fois... Elle était heureuse que je sois avec  elle.

    Qu'en aucun cas, je ne devais parti, ni vous appeler, vous Nath, le trajet à été long, presque cinquante kilomètres et quand on est arriver, ses amis étaient là, sauf le grand. Quand Adelaïde leur a ordonné de partir, certains ont chercher à la frappée.

    Julien a alors sorti de son coffre une grosse tige qui faisait des étincelles, alors, ils sont partis, pas loin mais assez pour nous permettre d'entrer et de fermer les portes et les fenêtres.
    (9)
    Explication.


    Ade avait peur que ces hommes ne fussent eu-même pris au sens large du terme et elle chercha aussitôt les photos et écrits que Julien avait préparé, mais, il n'avait rien...aucunes photos, aucun document, juste sa mémoire. Ade était furieuse et soudain...ce ne fut plus Adelaïde, mais quelqu'un d'autre.

    Julien était blême de peur.
    ( Je laisse Max et Nath se faire de petits sourires en coin et Nath continue de rougir...je reprends ici, car Max n'a pas tout vu.).
    .
    Julien m'a menti et je déteste cela, car la perte de temps est immense dans ce genre d'histoire. Julien aurai du enquêté sur la famille qui vivait ici avant lui. Il  ne l'a pas fait, incrédule ce Julien...il a voulu me mettre à l'épreuve, ou, n'a pas cru ce que les autres lui ont dit, c'est pour cela que j'ai voulu faire demi-tour.

    Sans rien pour travailler; mais, la peur de Julien est réelle et sa famille compte beaucoup pour lui. Dès que Max eut fermer la porte, je ressenti la colère. Max entraîna Julien dans la salle de bain et il ferma la porte. J'entendis l'eau coulait alors, sans attendre, Nia se dégagea de moi, suivit par Charlotte, elles n'établirent aucun lien avec l'entité.
    <<L'Horreur.

    La douleur, la colère, la haine qui s'accrochaient à celle-ci ne parvenait pas à trouver un sens à sa survit. Elle était à la recherche de ceux qui lui avait fait subir une mort violente et des sévices horribles.

    Ils étaient partis, mais rien ne l'avait accroché à eux et voila que sans crier gare...une famille venait s'installé chez elle! sans lui demandait la permission, sans lui accordait l'honneur qui lui est dû! Nia et Charlotte parvinrent au bout de cinq heures à calmer le C.R.

    Le jeune garçon expliqua à Nia tout en regardant Charlotte le calvaire qui avait été le sien durant trois ans, avant que la mort ne lui offre la douceur des ses bras. Battu, Dénutri, Vi...., Brûlé, Enfermé dans la seconde cave par son beau-père, sa mère et ses deux soeurs disparues .

    La peur au ventre...le calvaire dura trois longues années et personne ne s'occupa de savoir ce qu' était devenu le jeune garçon qui vivait encore au lieu-dit: Beaufort.

    Tout s'était passé si vite! ( 10) Un soir ou  plus brutal que d'habitude Georges L. avait frappé C.R. sont beau-fils d'un revers de main violent C avait reçu ce coup sans qu'il s'y attende et était tombé, se cognant la tête contre le petit bureau qui servait à sa mère lorsqu'elle voulait attrapée un ustensile de cuisine dans le haut du buffet.

    Eliane .R. avait criée puis , avait relevé son fils et repoussée Georges avec colère. Elle s'occupa de son fils sous l'oeil furieux de Georges, puis, avait ordonné à ses enfants d'aller se couchés...ce qu'ils firent. C. n'expliqua rien à Nia, ni à Charlotte sur le reste de cette nuit, mais, la douleur dans les yeux sombres du garçon expliqua bien plus que les mots.

    Il continua en disant: << quand je suis allé à l'école le lendemain, je ne savais pas que je ne reverrais plus ma mère, ni, mes deux soeurs. Mes copains étaient atterrés car j'avais la joue gonflée et l'oeil bleu, mais, je  ne sentais rien.

    Mon instituteur trouva bon de faire un rapport au directeur qui écrivit à ma mère, demandant des explications et c'est munis de cette lettre que je rentrais chez moi le soir. Il n'y avait que mon beau-père couvert de terre,ivre et furieux. Je lui tendis la lettre qu'il lu avec un rictus de dédain.

    - Ta mère et tes soeurs sont partis, elles ne t'ont pas attendu, alors tu feras ce que je te dirais et sans te plaindre, sinon!

    La menace était réelle et je le compris, dans la nuit, il devait être vingt trois heures environ quand avec violence il me tira du lit par la jambe, je crois que je perdis connaissance, quand je revins à moi, j'étais dans une cave que je ne connaissais pas.

    Allongé sur une paillasse, une bougie allumée, un bol d'eau et du pain, dans l'ancienne gamelle du chien. Je voulus me lever, mais une horrible douleur dans le dos me fit sombré une deuxième fois. Puis, le cauchemar commença; et, cela dura, dura, je faisais des encoches dans le bois qui me servait de sommier et quand trop affaiblit je fis le compte...je sus que l'horreur avait durée trois années à quelques jours prés.

    Quand il vint me voir, six jours après ma mort, je l'attendais et je sortis de la cave avec lui. Je sus enfin ou j'étais durant ces années d'horreurs.
    ( 11).
    Je sais enfin pourquoi ma mère n'est pas revenue me chercher.Y-L
    (C'est encore un de mes livres, vous en pensez-quoi?)

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    votre commentaire
  • 7) elle me rassure, je suis trop vieille... trop âgée pour ce genre d'homme. Je dois ici vous racontez comment j'ai rencontré Ninia, bien que le terme ne soit pas exact, mais, pour l'instant je n'en ai pas d'autre à vous offrir.Pour ce faire, je dois aussi vous parler de moi,de ma vie.  Le souffle de ma vie perdue. J'avais à peine 17 ans quand mon père me maria contre mon désir à un homme de 30 ans. Oh! ne soyez pas offusquer cela se faisait à mon époque et les jeunes filles peu fortunées étaient pour la plupart heureuse de leur sort. Ce n'était pas de mon goût à moi, moi, je voulais voyagé, faire des missions de santés dans les grands pays qui manquaient cruellement de personnes aptes à lire à écrire à dirigé, mais, mes rêves furent très vite balayés. Mon mariage fut arranger rapidement, mon futur époux était lui un grand voyageur et en cela me disait ma mère, en cela ma chérie, ton voeux est exaucé. Pauvre maman, elle savait aussi que ces hommes qui voyagent le font rarement avec leur femme. J'eus à peine le temps de connaître la famille de Pierre-François Rolegeois,  que j'étais marier, exilée dans le fond sombre de la France, à l'abri me disait Pierre-François. La guerre n'est pas terminait, ils ne viendront pas ici et tu auras de quoi t'occuper...oui da, une vieille tante, vieil oncle, vieille mère, vieux père, frère aîné atteint de maladie grave, une gouvernante et une jeune femme qui venait faire le gros du ménage  dans une grande ,immense demeure au fond de la froide campagne ou l'on commençait à aimer son or noire. 8) Pierre- François resta à peine un mois avec moi, pas de voyage puisque la France restait fragile, mais, lui devait partir vers l'Angleterre ou un travail important l'attendait. Je vécue ces années de vie avec Pierre-François comme si j'étais montée sur un étrange manège. Il y avait de bien belles couleurs au début puis, vers la fin, les couleurs n'étaient plus que sombres et violentes. de notre mariage, trois enfants naquirent, deux filles et un garçon. Nous allions avec notre fils à la montagne au bord de la mer, car Pierre-François aimait son fils. il n'aimait que son fils  d'ailleurs, mes pauvres chéries furent mariés si rapidement et éloignées de moi que mon coeur en est encore glacé. En ce temps là, les femmes n'avaient pas beaucoup de pouvoir, et bien souvent tous se faisait en violence et personne n'en parler car cela ne se faisait pas tous simplement. L'homme avait les pleins pouvoirs, la femme n'avait pas d'argent à elle, pas de bien véritable, son époux avait la main mise sur tous ses biens et elle ne pouvait rien dire. Heureuse était la femme qui parvenait grâce à l'aide d'un notaire de famille à garder quelques biens.9) Croyez-moi, la femme n'était pas considérer, elle n'était rien, elle devait refléter la bonne fortune de sa famille, montrée de la gratitude envers la famille de son époux et comblé d'aise celui-ci. Etre une femme d'un monde que bien souvent elle ne connaissait qu'à travers les récits  avinés de son époux, ou de ses convives. Je n'ai pas été sotte de ce côté là. Quand mes parents pour une visite de courtoisie venait nous voir, mon père me priait de l'accompagner afin de faire une ballade digestive comme il aimait à dire. Ce jour là, il voulut à tout pris que l'on sorte et ce malgré le froid, ma mère refusa tout court et mon époux se  désintéressa  de nous. Tout en marchand, il me glissa une grosse enveloppe en murmurant: " ma fille, t'a mère et moi nous vieillissons et nous connaissons ta condition. Il est hors de question que ton époux mette la main sur ton héritage. Oh bien sûr! Il aura les terres et les immeubles, mais toi, toi tu auras l'argent et la moitiés des terres et immeubles quand il mourra,tut tut tutt, je sais ma fille, que ton mari à la peau moite oui,oui,, il ne peut  rien garder l'argent lui brûle les mains. Avec ta mère et Maître Tronsuel on a fait  ces choses bien, je t'aime ma fille, même si tu as subi beaucoup de vilaines choses par ma faute oui da, je sais. Alors voila, tu trouveras dans l'enveloppe de quoi t'occuper. 10)Tout est au nom de ton fils, bien sûr, c'est la procédure  tu le sais, les femmes ne peuvent avoir de compte en banque, mais avec Maître Tronsuel  on a établit un contrat. Tu as la seule garantit des biens  de ton fils, jusqu'à ce que celui-ci ai l'âge légal de recevoir son bien. Tu peux à chaque instant et sans avoir à justifier le montant demander profité de l'argent. Si tu  n'es point sotte et cela je le sais tu ne l'es point, laisse cet argent, il fera des petits et dans deux ou trois ans achète pour ton fils une maison, des terres, des bois ( c'est rentable le bois tu peux me croire), de l'or, bref fait travailler cet argent . Avec Maître Tronsuel et son étude tu pourras faire beaucoup de chose, n'hésite pas à discuter avec lui, ma fille, nous te demandons pardon. Oui, tu dois savoir que j'ai acheté pour ta mère, une petite maison dans le  Lot pour ses loisirs, une façon comme une autre de détourner certaines mesures excessives de la loi sur les biens, bref, cette petite maison a elle aussi une particularité. Elle n'est pas cessible.11) Seule l'ayant droit désigner par Madame  Debrigné, donc ta mère, peut hérité de cette maison, à condition de l'habité une fois l'an et ce pendant au moins dix ans. Tu es à l'abri avec cette petite maison ma chérie." -Père pourquoi me dites-vous cela?" - Ma fille, ton époux n'est qu'un vulgaire noceur et son âme est aussi noire que sa peau est blanche. je ne peux oublier tous ce qu'il ta fait et ...bon, bon, tu vas comprendre, voila mon enfant...faisons demi-tour sinon il va commencer à se posé des questions, ta mère ne sait pas mentir, elle est belle n'est ce pas!- Oh! Très belle, oui, très belle. - Il ne lui reste plus beaucoup de temps tu sais... deux ou trois années, le temps de te voire heureuse peut-être? - Père, je viendrais avec Phillipe au mois de juillet Pierre-François sera en Italie et j'en profiterai pour venir vous voir, cela me fera du bien. Les filles seront au pensionnat et elles y resteront. Je leur en parlerai, elles comprendront, oui, elles comprendront. - Viens ma fille rentrons. 2) Je suis allée avec Philippe voir mes parents en ce mois de juillet 1928. Partout la fête, le trajet fut difficile, mais la quiétude de la campagne Normande nous fit du bien. Mère était fatiguée, elle s'en allait doucement et les heures ou elle était bien, étaient des douceurs pour les jours qui immanquablement seraient sombre et tristes. Août passa à la vitesse d'un éclair dans le ciel plombé. Le télégramme qui arriva avec l'orage sonna l'heure du départ pour mon fils et moi-même et c'est le coeur déchiré que nous reprîmes le chemin du retour. Il plut tout le long du trajet, nous n'étions pas heureux de rentrer à la maison, mais Pierre-François nous réclamait et il fallait obéir. J'ai longuement discuté avec mes chers parents durant ces deux mois et je sais comment faire maintenant. Je n'ai plus peur de l'avenir, ni des menaces de Pierre-François, mais je me devais d'être patiente, mon heure viendrait. Comme je l'ai déjà dit mes filles furent mariées très jeune elles aussi et leurs époux n'étaient pas français. Elles disparurent de ma vie dès que leur doigts furent ornés de l'anneau d'épousaille. Il ne me reste que mon fils. Le monde  qui changeait autour de nous me permis de voir enfin comment était en réalité celui que j'appelais mon époux. Il était veule, mesquin, arrogant, imbu de lui-même, avec cette petite pointe de nonchalance qui lui permettait de passer partout.(3) Mes chers parents avaient eu raison de mettre quelques biens à l'abri de cet homme, nous vivions ensemble pour son honneur comme il disait; mais il fréquentait des gens d'une classe inférieur, moi je dirais, malhonnête , des brigands des bas-fond. Lui, il leur trouvait un je ne sais quoi d'exotique, bref, nos univers n'étaient plus en osmose depuis bien longtemps, mais, je ne pouvais le quitter. A son retour  d' Angleterre, il me pria de l'accompagné pour son voyage en Haute-Savoie afin de pouvoir y passer quelques jours en sa compagnie. je l'en remercie encore car cet homme si intelligent d'habitude ne se souvenait pas que dans ce superbe hôtel ou il avait ses habitudes et là j'insiste sur ses habitudes...il oublia qu'une certaine personne y descendait elle aussi, et elle lui trouvait un certain charme,voir un charme fou et ne pouvait bien que mariée elle-même, ne pouvait disais-je vivre sans lui. Dès qu'il se trouvait en sa présence, il se devait d'être à ses pieds et dans son lit. Un journaliste immortalisa une sublime rencontre ( j'ai encore le cliché) Maria Poloskovia se jeta littéralement et théâtralement dans les bras de Pierre-François en poussant de petits gloussements de pure joie. Mon fils et moi-même en digne spectateurs que nous étions, nous retrouvions devant une scène rocambolesque et d'une vulgarité effarante.4) Mon époux fit virevolté cette chose moussante en riant aux éclats jusqu'au moment ou ses yeux se posèrent sur nos visages atterrés. Philippe se cramponnant à mes jupes et moi-même le serrant contre mon coeur. Le journaliste nous immortalisa d'un flasch puissant. Je fis demi-tour tenant mon fils et le journaliste nous suivit... merci à toi Max , car grâce à toi à ces deux clichés, j'ai pu obtenir la séparation d'avec mon mari, pas de divorce, car cela aurai nuit à sa carrière, mais, la séparation de corps et de bien pour moitié. Oh! il  n'y a pas de gloire dans cela, mais j'étais presque libre.  (Suite plus tard...Livre  deux.)

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique