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2013-10-02T16:25:07+02:00

Averroes.

Publié par osebo-moaka

Entre la coupe transparente et colorée,
et le vin subtil et purpurin, mon choix hésite
et ne sait ce qu’il convient de dire!
Car la coupe est comme
le vin subtil et purpurin!
Et le vin est comme cette coupe
transparente et colorée.
( 1126/1198.)
avec modération.

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2013-10-02T16:24:20+02:00

Ma rencontre avec Pierre-Alain…

Publié par osebo-moaka

Je ne  vous ai pas dit; mais ma rencontre avec Pierre-Alain remonte à plusieurs années. La toute première fois ou mon regard se posa sur lui, mon esprit se mit à bourdonner. Oui! C’est vrai. Comme s’il reconnaissait un frère, une âme soeur, un bon complément. Je vivais à l’époque avec ma grand-mère dans le bas de la France. Dans un tout petit village ou il faisait bon vivre. Pour me faire plaisir, ma grand-mère m’avait acheté un billet pour un spectacle sur Paris. Charles Aznavour a toujours été un de mes chanteurs préférés. Et, quand je reçu des mains ridées de ma grand-mère ce passe port pour aller voir le grand chanteur; j’étais aux anges comme on dit. Je fis mes bagages, j’embrassais ma grand-mère et je sortis pour prendre le car qui m’emmenerait à la gare. Grand signe de la main vers ma grand-mère fragile silhouette, petite femme seule debout le sourire aux lèvres, fière du cadeau qu’elle me faisait. Ah! si j’avais su! Mon voyage se passa très bien. Quand enfin j’arrivais à la capitale, mon premier souhait fut de voir l’endroit ou le soir même je serais assis et ou j’écouterai cet homme de talent. J’avançai d’un bon pas, bien décider à trouver l’endroit le plus vite possible; car je devais encore trouver une chambre pour la nuit. Avec beaucoup de chance je dois dire et l’aide de deux personnes fort aimable; je trouvais enfin le lieu magique. Et, mon coeur se gonfla de joie. Un jeune homme était là! Lui aussi regardait le bâtiment d’un oeil émerveillé sautillant doucement sur place, j’entendis le fredonnement de sa chanson et ne pu m’empêcher de sourire car c’était une de mes préférées. J’allais l’abordé lorsqu’il se tourna vers moi. Il me regarda et un fard monstrueux empourpra ses joues. Mal à l’aise il se détourna de moi sachant que le soir même nous serions assis dans cette salle et que nous écouterions les chansons de notre artiste. Seront alors oubliés les fards, oubliés les moments de doute, oubliés jusqu’à nos propres noms. Je fis demi-tour et reprenant mon allure, je filais vite fait à l’endroit indiquer sur ma lettre. Un couple amis de ma grand-mère m’avait invité à dormir et à manger pendant les trois jours que je passerais sur Paris. J’allais frappé à la porte quand dans mon dos, je sentis une présence. Je me retournai et stupéfait; je vois le jeune homme qui lui aussi semble se posé les mêmes questions que moi… La porte s’ouvre, une dame la bonne soixantaine nous sourie et nous fait le geste simple mais efficace qui veut dire: entrez, venez, ne restez pas dehors. Alors je m’invite et j’entre à l’intérieur de la petite maison. Petite! pas si petite que ça, un long couloir, porte manteau, tapis pour déposés les chaussures, puis enfilade et petit salon. La porte s’ouvre de nouveau et là c’est un homme sans âge, bon vivant, bedonnant , le sourire aux lèvres et un affreux accents qui me dit:  » Tiens vous avez rencontré notre Pierre-Alain! C’est très bien comme ça, on avait peur qu’il aille tous seul là-bas dans ce bastringue; avec ce nouveau bonhomme et ses chansons. à suivre?Eh là, la  petite dame de rétorquait: » Albert! chacun ses goûts, tu fumes, tu bois, tu rotes et tu pètes pour l’instant eux, ils ne le font pas; en plus tu ronfles. Laisse les vieillir et vivre à leur façon. Entrez, venez donc vous assoir, nous allons faire connaissance. Et c’est de là que débuta notre amitié. Pierre-Alain est un être joyeux, mais très timide, un rien l’effraie. Il joue du piano, de la flute traversière et du violon. Un délice à écouté le soir près d’un bon feu de bois après un très bon repas. Enfin ! Revenons en arrière. Le repas se déroula parfaitement bien, ce couple et leur petit fils firent tout pour que je sois vraiment à l’aise et c’est ce qui se passa. D’ailleurs, au moment de monté pour la nuit, je pensais sincèrement que la soirée avait été trop courte; tans ces gens avaient d’anecdotes à nous contés. Pierre-Alain et moi-même étions comme deux jeunes qui écoute sagement l’histoire du soir en espérant entendre une autre; et nos regards firent plaisir à nos  deux conteurs. La nuit se passa bien, le lit était un peu dur et comme la pièce d’eau était au fond du couloir; je faillis par deux fois me trompé de porte. M’entendant râler Pierre-Alain ouvrit sa porte et me tendit une bougie dans son bougeoir. Un peu vieillot pensais-je. A la lumière pale de la bougie le rose de ses joues me fit sourire et je le remerciais cherchant un trait d’humour qui ne vint pas. Il referma sa porte et je me sentis bête, seul là dans le couloir avec cette petite étincelle de vie.C’est  cette petite lumière tremblotante qui  me fit me presser d’aller au petit coin et retourner bien vite sous mes couvertures, je ne voulais pas qu’elle s’éteigne. Mon séjour se passa si bien et notre entente fut si forte que nous nous donnâmes rendez-vous pour une escapade en juillet. Après des aux-revoir toujours larmoyants et la promesse d’écrire pour dire que j’étais  bien rentré. à suivre.
Y-L

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2013-10-02T16:23:25+02:00

Watriquet de Couvin.

Publié par osebo-moaka

Je sais vin de rivière
Si bon que jamais tel ne fut planté,
Qui en boit c’est droite santé
Car c’est un vin clair est brillant,
Fort, fin, frais, sur la langue friant,
Doux et plaisant à l’avaler.
( vers 1320) fabliau.
avec modération…

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2013-10-02T16:22:32+02:00

Khalil Gibran.

Publié par osebo-moaka

Loue la vie de t’accorder le don de la soif.
Car, sans soif, ton coeur n’est que le rivage
d’une mer stérile, privée de chant et de marée.
Bois ton vin seul et fais-le avec enthousiasme.
Lève ta coupe bien haut au-dessus de ta tête,
et vide-la jusqu’à la lie, à la santé de ceux qui,
eux aussi, boivent seuls.
( 1883/1931.) Le jardin du prophète.
avec modération.

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2013-10-02T16:21:46+02:00

Byron.

Publié par osebo-moaka

 » Je suis l’innocent de la passion et un froncement
de tes yeux et pour moi ce que l’oeil de la vipère
est au pauvre oiseau dont les ailes battantes font
glisser vers la mort la poitrine que je portais si haut.
Ainsi a crû l’affolante fascination si puissante est
ta magie, ou si faible je suis. »
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2013-10-02T16:20:12+02:00

« Adrar » Ou le chant du petit berger.

Publié par osebo-moaka

Immense plateau pierreux d’Anou, à l’horizon barré de deux lignes parallèles et semble-t-il, superposées… Ultime extrémité du Moyen-Atlas, première avancée du Haut… Et, à un détour du chemin, la majesté inégalée de la vallée encaissée qui les sépare. Paysage grandiose, silence absolu. C’est alors qu’un chant s’élève et le promeneur, la poitrine haletante, le geste suspendu, est happé par cette voix légère et forte, venue de nulle part et qui, soudain, emplit l’espace… Elle est partie de tout là-haut, de cette zone dénudée d’ »Adrar », la montagne, ou ne s’aventurent que les petits bergers à la suite de leurs troupeaux; elle a volé quelque temps sur les ailes d’ »Isghi », l’oiseau blanc qui niche dans les hauts rochers, vers l’immensité des cieux d’ou elle tient sa pureté, puis glissant dans le lit de vieilles ravines asséchées, elle a joué au toboggan, avec un rire cristallin. Elle a couru ensuite parmi les arbustes rabougris qui tiennent tête si vaillamment aux grands froids et s’est désaltéré à une minuscule source; elle s’est caché un moment dans une grotte puis a piqué sur un arbousier. Passant au-dessus des chênes verts, elle a joué dans les lentisques et les touffes de doum, fait trois petits tours autour d’un groupe de quatre à cinq maisons basses aux grosses pierres mal jointes et ivre de toute cette nature sauvage, elle a rebondi, en écho, contre les parois abruptes de la montagne. La voilà maintenant, entêtante et légère, susurrant à l’oreille du promeneur. Elle lui rapporte l’histoire d’ »Adrar », si belle aux beaux jours dans ses hauts pâturages, si douce pour les jeunes aux  » ahidous », le soir, ou l’on chante et l’on danse… mais si cruelle l’hiver, sous son épais manteau blanc. Et le promeneur , ensorcelé, rejoint le petit berger par-delà l’espace… Il se laisse emporter… Il est Isghi, l’oiseau blanc, il est l’arbouse, le brin de thym, le caillou qui roule sous le pied et la rivière qui gronde, en fond sonore, tout en bas de la vallée encaissée. Vers les cimes, le petit berger s’est tu… et le promeneur recommence à avancer… Adrar ne le quittera jamais.
Eliane Jalabert-Edon.

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2013-10-02T16:19:23+02:00

Euripide » Le Cyclope ».

Publié par osebo-moaka

Je consens qu’on me précipite dans la mer du haut du rocher de l’Eucade,
pourvu qu’auparavant on me laisse m’enivrer à mon aise et faire rayonner
la joie sur mon front. Bien fou qui n’aime pas boire, car le vin nous remplit
d’une voluptueuse ivresse… Le vin nous invite à la danse et nous fait oublier
nos maux.
( 480/405. av J-C.)
certes, mais à boire avec modération, c’est bien mieux.

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2013-10-02T16:18:41+02:00

La trouée aux loups.

Publié par osebo-moaka

Eté 1909.
Nous vivions de l’autre côté de la frontière du côté Italien et fier de l’être. Certains disaient que nous volions les bêtes qui s’égaraient attirées par les aboiements des chiens.

Les moutons perdus viennent alors grossirent le cheptel. Quand le français vient braillé qu’on a des bêtes à lui dans notre troupeaux, on dit pas non… Qu’il nous montre sa marque et alors, il peut repartir avec ses bêtes.


Quand aux autres, elles restent avec le troupeau. C’est au berger de venir reprendre ses bêtes, c’est à lui qu’elles ont été confier, c’est la loi. Tout était calme de notre côté…

oh il y avait le leu ça c’est sûr, mais il ne venait pas voir les moutons; sauf s’il y en avait un de crevé et encore.

Le loup ne bouffe pas de la charogne, je suis berger depuis que j’ai l’âge de tenir un bâton et de savoir siffler. Je suis  le seul garçon, mes parents ont eu trois enfants, moi, et mes deux soeurs.



J’ai bientôt 12 ans, je le sais car dans l’abri là-haut, j’ai fait des marques dans la pierre qui sert de seuil. Là en ce moment il y en a 11. Quand on descendra cet  automne des pâturages de montagne, quand la neige et le gel sera là, j’aurai mes douze ans et mes soeurs 10 et 6 ans.



Elles, elles vont à l’école du curé, un bon vieux monsieur qui cultive des herbes. Il dit des épices et des simples et avec quelque unes il fait des liqueurs, jaune, verte puis des sirops pour la toux; des infusions avec ses simples.Il cultive aussi son grand jardin.


Des pommes de terre, des choux, des carottes, des poireaux et des navets. Comme il le dit , de quoi faire une bonne grosse soupe l’hiver quand il fait froid. Dans notre village, le vieux curé n’a pas toujours était vieux, que non! Il est arrivé chez nous, il devait avoir presque trente ans, ça c’est ma mère qui me l’a dit.


Et comme il était bien beau, les filles avaient tendance  à aller à la messe pour le voir; mais pas pour écouter père Mathias qui s’appelle.


10 ans après il avait une bonne qui lui faisait son ménage, ses courses, sa cuisine, son linge et comme le dit si bien les deux commères, Ginette et Rosaberthe ( le lit, elle réchauffe bien le lit du petit curé).



Et elles rient comme deux vieilles bigotes pas méchantes, mais qui se mêle de tout. Tout le monde le sait et alors! qu’est ce que ça peut faire?

 


Il nous aime bien et nous aussi. Y a deux ans il a voulut faire du vin qui pique, ben pour avoir fait du vin qui pique! C’était bien une bonne piquette, mais sucrée et douce, fallait s’en méfier sinon trois verres après vous étiez sonner.


Et pas par les cloches de l’église. Sa petite piquette eut beaucoup de succès. Mais jamais il ne nous donna sa recette.


Enfin, les vieux lui en voulurent un peu, puis ils oublièrent; quoique c’est bientôt qu’il doit la mettre en bouteille.


Peut être que les vieux vont s’en souvenirs et qu’ils rentreront pompette à la nuit tombée et auront droit aux coups de bâtons de leur femmes!à suivre???

Y-L

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2013-10-02T16:18:02+02:00

La trouée aux loups. suite

Publié par osebo-moaka

Mais pour l’instant, je suis encore dans la montagne, la fin d’août est là et les nuits commencent à fraîchirs. J’ai déjà vu plusieurs personnes se promenées de ce côté-ci; ils vont aller au vieux bâti, sorte de longue maison abandonner depuis ma naissance.


Tous les ans, ils reviennent la remettre  en état pour l’hiver. Comme-ça quand les français veulent faire du sky comme ils disent; ils peuvent venir boire le bouillon et le vin chaud, dormir pour une nuit dans la masure. Ils appellent cela un chalet.


Mfffffffff on rigole bien nous autres, là il me reste une quinzaine puis ce sera le moment de descendre doucement. On descendra par palier de deux suivant le temps.


L’année dernière au 15 septembre il y avait 50 cm de neige, puis au bout de 4 jours 1,50 cm de neige. Heureusement le vieux François nous avait prévenu et on écoute le vieux François.


Avec ses os qui craques, ses articulations qui le pince méchamment quand le temps devient mauvais. Tiens, je vais vous raconter l’histoire de Georges Flavio : un jeune de la ville qui en avait marre d’être tout le temps malade à la ville.


Son médecin lui avait dit: Monsieur votre santé mérite ce qui se fait de mieux et pour vous c’est la montagne. Pour d’autres ce seraient la mer; mais, pour vos

poumons, la montagne  c’est la montagne qu’il vous faut ». Et c’est ainsi qu’il bazarda sa grande maison, sa grosse voiture et qu’il vint vivre au pied de notre montagne.

 


Oh! l’était ben bon, c’est pas ça! mais ce sont ses façons qui n’ont pas plus. A trop vouloir vous montrer que vous êtes de simples personnes, cela finit par fâcher. Et c’est ce qui arriva.

 


Le père Simon voulait vendre ses bêtes pour partir chez son fils du côté de la mer. Alors, il proposa son troupeau au Flavio. Celui-ci ne dit ni oui, ni non, mais qu’il devait réfléchir.

En attendant ceux qui étaient intéresser par une ou deux bêtes vinrent les achetés; et le troupeau diminua de presque moitié. Quand le Flavio tout venant

de sa bonne fois vit que le troupeau était plus petit, il voulu savoir ce qu’il en était.

Le père Simon lui cracha le morceau avec ses mots à lui: » té t’as pas voulu me les prendre, alors ceux qui veulent une ou deux voir trois bêtes, ils les paies,

c’est comme ça ici, si tu veux le lot, tu payes tout de suite, ou bin demain y en manquera d’autres.



Gars c’est la vie, à la montagne, ça traîne pas vieux. Outré, mais voulant le reste du troupeau, Flavio paya le prix un peu au dessus de ce qu’il aurait dû

payer, mais là encore, si tu connais rien! Puis il voulut des terres.

Alors le vieux Simon en blaguant lui dit qu’il y avait la trouée aux loups mais qu’il valait mieux évité cet endroit. Car c’était le passage d’un loup blanc qui

apparaissait chaque fois que les hommes s’appropriaient ce qui ne leurs appartenaient pas.

Cette histoire remonte à loin et plus grand monde n’y croyait forcément un gars

de la ville y croyait encore moins.


Flavio nous regarda l’oeil noir et sans plus réfléchir dit:
 » bien, je vois  ce que cela veut dire, alors, écoutez tous tant que vous êtes… voila ce que je vais faire, cette trouée je vais l’acheté et je mettrais du fils barbelé tout le long de celle-ci ainsi le loup ne pourra venir chez moi; et surtout pas vos moutons! à suivre???

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2013-10-02T16:06:43+02:00

Joe Lewis.

Publié par osebo-moaka

 » Je me suis mis au régime: en 14 jours, j’ai perdu deux semaines ».

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