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2013-10-14T18:35:10+02:00

Peine. (poème).

Publié par osebo-moaka


Peine, rends moi l’oubli.
 Peine, ma peine.
Peine, ma peine, quand tu m’étreins
Quand tu me malmène.
peine, ma peine reine souveraine
Tu te glisse en moi et tu y fais des dégâts.
Peine, ma peine, lâche l’étau de tes bras
Et parts loin de moi, rends moi mon esprit
Et mes nuits…
Peine, ma peine, que reviens alors le bruit
De ma vie. 
Peine, ma peine quand tu m’entraîne
quand de tes doigts froids,
Tu t’enfouis au dedans de moi
Peine, ma peine, comme j’aimerai
Etre loin de toi.
Peine, ma peine, à l’aube de ma vie
,
Je te laisse à ta haine.
Y-L

Je


P
Y-L

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2013-10-14T18:33:59+02:00

Le rêve est dans mon coeur.

Publié par osebo-moaka

Le rêve est dans mon coeur
Furtif est le bonheur
teinté de douleur
Le rêve est dans mon coeur.
Il s’éveille et bat comme un sonneur
tantôt rapide, tantôt plein de langueur
Le rêve est dans mon coeur
Fragile comme une fleur
Ne coupe pas sa tige
hume son odeur
Le rêve est dans mon coeur
Tendre et fragile, il brûle avec ardeur
Mettant le feu dans la fragilité de ma douceur.
Le rêve est dans mon coeur
Réveillé de sa torpeur, brillant de mille couleurs
Le rêve est dans mon coeur
Et son ampleur fait vibré mon coeur
rêve de partage, triomphe du coeur,
C’est cela le bonheur…
Partagé le rêve de son coeur.
Y-L

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2013-10-14T18:32:11+02:00

M.Dupont de Nemours.

Publié par osebo-moaka

Le petit décrotteur.
Voici une amusante anecdote rapportée par Dupont de Nemours en 1807. Rue de Tournon, face à l’hôtel de Nivernais, un petit décrotteur stationnait en attente d’ouvrage. Son ami, un grand barbet noir, allait tremper dans la boue du ruisseau ses grosses pattes pour les essuyer ensuite sur les souliers d’un passant. Le décrotteur se précipitait alors, offrant ses services. Dès que la sellette était libre, ce petit jeu recommençait.

Cette complicité était célèbre dans la rue, et elle ne tarda pas à parvenir aux oreilles d’un Anglais qui demanda à voir le maître et le chien. Il offrit quinze louis pour l’animal, et l’enfant, si pauvre, vendit son chien. Le lendemain, une chaise de poste emmenait son ami. Embarqué à Calais, il prit le chemin de Londres. Torturé par les remords, le décrotteur se lamentait, quand, à sa plus grande joie, il vit revenir vers lui son ami à quatre pattes, fatigué, plus crotté que jamais:  » Obligé de descendre plusieurs fois pendant la route, il avait observé qu’on s’éloignait de Paris dans une voiture, en suivant une certaine direction; qu’on s’embarquait ensuite sur un paquebot, et qu’une troisième voiture menait de Douvres à Londres.

La plupart de ces voitures étaient des chaises de renvoi. Le chien, retourné de chez son acquéreur au bureau de départ, en avait suivi une, peut être la même, qui prenait en effet, et en sens opposé, la route par laquelle elle était venue. Elle l’avait conduit à Douvres. Il avait attendu le même paquebot sur lequel il avait déjà passé, et, descendu à Calais, il avait suivi pareillement la même voiture qui l’avait amené. Toutes ses promenades précédentes lui avaient donné la théorie qu’après avoir bien marché pour aller quelque part, il fallait retourner sur ses pas pour revenir au gîte, et le gîte était à côté de son jeune maître. »

Rodolphe Trouilleux.

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2013-10-14T18:31:26+02:00

Courageux Malakoff.

Publié par osebo-moaka

Malakoff était le chien d’un bijoutier de la rue Chapon, qui, fort occupé au travail, ne surveillait pas son animal. Celui-ci très joueur, partait souvent à l’aventure, se rendant près du pont Louis-Philippe pour s’amuser avec les enfants du voisinage et piquer une tête dans la Seine. Il revint un jour d’une de ces escapades, blessé à la tête et aux oreilles. Sans appétit, il se coucha en grondant et en montrant les crocs. Son maître fit venir un vétérinaire qui, peu courageux, jugea l’état de l’animal de loi, sans le toucher. Le docte personnage diagnostiqua la rage, puis se retira, indiquant qu’il fallait tuer Malakoff. Deux apprentis furent désignés par le bijoutier pour exécuter cet arrêt, et les jeunes gens partirent noyer le soi-disant enragé. Parvenu au milieu du pont Louis-Philippe, ils l’attachèrent à l’aide de cordes solides, puis jetèrent le chien lesté de deux pierres par-dessus le parapet. Mais le vigoureux cabot, d’un coup de reins ,envoya l’un des deux apprentis vers le milieu du pont, tandis qu’il entraînait l’autre dans la Seine! Le garçon ne savait pas nager et se débattait. Les curieux virent alors la tête du chien réapparaître à la surface de l’eau. Débarrassé de ses liens, il nagea vers le désespéré, puis l’attrapa par les cheveux. Epuisé, il rejoignit la berge et le jeune homme fut hissé, sain et sauf. Ce jour-là, un jeune homme fut sauvé par le chien qu’il voulait noyer!
R.T

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2013-10-14T18:29:22+02:00

Chasse à l’enfant.

Publié par osebo-moaka

 

Bandit! Voyou! voleur! Chenapan!
Au-dessus de l’île on voit des oiseaux


Tout autour de l’île il y a de l’eau


Bandit! Voyou! Voleur! Chenapan!




Qu’est-ce que c’est que ces hurlements


Bandit! Voyou! Voleur! Chenapan!
C’est la meute des honnêtes gens


Qui fait la chasse à l’enfant
Il avait dit j’en ai assez de la maison


de redressement
Et les gardiens à coups de clefs lui avaient


brisé les dents
Et puis ils l’avaient laissé étendu sur
le ciment


Bandit! Voyou! voleur! Chenapan!
Maintenant il s’est sauvé

Et comme une bête traquée
il galope dans la nuit
Et tous galopent après lui

Les gendarmes les touristes les rentiers
les artistes

Bandit! Voyou! Voleur! Chenapan!
C’est la meute des honnêtes gens

Qui fait la chasse à l’enfant
Pour chasser l’enfant pas besoin de permis
Tous les braves gens s’y sont mis


Qu’est-ce  qui nage dans la nuit
Quels sont ces éclairs ces bruits

C’est un enfant qui s’enfuit
On tire sur lui à coups de fusil

Bandit! Voyou! Voleur! chenapan!
Tous ces messieurs sur le rivage

Sont bredouilles et verts de rage
Bandit! Voyou! Voleur! Chenapan!

Rejoindras-tu le continent rejoindras-tu
le continent!

Au-dessus de l’île on voit des oiseaux

Tout autour de l’île il y a de l’eau.
 

Chasse à l'enfant. dans Fables img_3477-300x225
photo de josé à Carnac

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2013-10-14T18:27:18+02:00

La légende du Père que Noël fait.( le clin d'oeil des fées.)

Publié par osebo-moaka

   

Il était une fois…
Un très vieil homme qui vivait
dans une grande forêt
faite d’arbres sans pareil.
Tapis au fond de la grande forêt,
bien à l’abri des regards;
la chaumière du vieil homme
était bien abritée.
A l’aube d’un matin plutôt calme,
le vieil homme ouvrit un oeil, et
poussa un soupir.
Un jour nouveau venait de naître.

Il se leva, mit ses chaussons  et
jeta sur ses larges épaules
une vieille couverture.

 

                 Il prit son temps pour déjeuner,
                   savourant son pain chaud et
                      la confiture de lait de  miel.

                    Une tête apparue à la fenêtre
                    et le vieil homme bougonna.


                      _ » Ah non! Pas déjà!
                  Il ne faisait pas très chaud dehors,
                          alors le vieil homme

                          fit entrer le drôle de petit
                            bonhomme qui l’épiait.
                          -  » il est un peu tôt,
                                tu ne trouves pas »?


                                       -  » Oh non!
                       c’est juste l’heure puisque                                         vous mangez… »
                Hum!hum!hum! fit le vieil homme,
                        tu me fais rire.
                         -Ho! ho!   hohhh! kum kum kum fit                           le petit drôle.


                              Les yeux grands

                     ouverts le vieil homme lui dit:
                       » Tu es un lutin,non? »
- Ooui… répondit le petit être tout de vert vêtu.
- Dis-moi, combien êtes-vous?
-Eh bien, je suis le troisième,
alors je suis Lutin3,
j’ai deux frères plus grands et un tout petit…
-Pas plus!!!


- Oh, j’ai des cousins,  et des cousines,
des oncles et tantes…
Soudain, un petit bruit se fit entendre
et tout émerveillé le lutin vit sortir d’une toute
petite maison accrochée à une poutre;
une petite fée d’argent qui en battant des ailes
faisait tombé une pluie fine argenté.

 



                 -Il est l’heure demanda t-elle?
                       - Non!non! répondit l'homme il                              est encore trop tôt.
                          - Ah non répondit-elle .
                 Elle battit plus vigoureusement des ailes,
                                  un peu d’humidité
                      sembla flottée dans la chaumière.



- Pas ici! tonna le vieil homme,
tu refais la même erreur,
non! non !non! pas iciiii!!!
- Ooooh!!!
je vais éveillée mes soeurs.
Et sous les yeux du lutin,
plusieurs fées sortirent de
la petite maison,
elles étaient de toutes les couleurs,
argent,or,bleu,rouge,ver,rose et
les fines gouttelettes
qui tombaient de leurs ailes
semblaient brillé de mil feux.



Le vieil homme ronchonna encore,
puis, la petite voix de la fée d’argent jaillit…
_Il est
presque l’heure avez-vous trouver de l’aide?
_Hu!! hum!

                            ,hu!!. Oui, Je crois.
                 Lutin 3 me disait justement qu’il avait
                     une grande famille, des frères,
                              des cousins.
         La voix claire de lutin3 retentit alors:
                "n’oubliez-pas, mes cousines!"

Alors, tout bas, le vieil homme lui répondit: 
» euhhhhhhh!!!   humhumhumm!!
tu veux
bien ne pas en parler à la petite fée,
hummmm!


Les yeux grands ouverts lutin3
ne comprenait pas.
_Ecoutes moi lui dit le vieil homme
en baissant encore la voix,
les filles, ne sont pas
très utiles ici,



elles rient tous le temps
et le travail n’avance pas.
Cette année encore,
à chaque rêves d’enfants,
je faisais ce que j’avais lu dans le rêve
et fée d’argent était là
à faire des Oôôôôôôôô!!
et encore des Oôôôôôô!!!

puis ses soeurs venaient pour emballés
le rêve...
et là encore c’était des Oôôôôôô!!!
ou des Aaaaaaaaa! !!
à n’en plus finir, alors s’il te
plaît,
ne dis rien hein!

 



_ Oôôôô! entendirent-ils tout à coup.
La petite fée d’argent venait de comprendre.

Ooôôô!!!!
répéta-t-elle

               , puisque c’est comme ça!
                 elle sortit avec ses soeurs                                 et toutes ensemble,
             elles battirent avec vigueur des ailes.



                            _ Nonnn!
                 cria le vieil homme, pas encore,
                                pas encore….
                         Trop tard...
                   un épais brouillard
tomba lentement,
nimbant la chaumière d’un
épais manteau ouaté
et un petit tout petit
bonhomme de blanc vêtu
apparu soudain tout gaillard.

 

AAAAAAAh!!
 c’est l’heure?
alors père
que Noël fait,
tu as fini ton travail?
_ Non !non! non! non!
tempêta  le vieil homme,
j’allais enfin être dans les temps;
il va falloir
travailler dur pour y arriver,
oh fée d’argent, tu ne devais pas faire cela,
il est trop tôt.


_ Lutin3, tu iras chercher tous ceux
que tu connais,
appelle aussi les animaux,
fée, tu
travailleras avec tes soeurs.
_ Non, fut la réponse de la petite fée d’argent,
j’ai moi aussi du travaille,
la brume ne se fait
pas toute seule et si vous
voulez travailler en paix;
elle doit rester…


alors le petit bonhomme
tout de blanc vêtu ria

                  si fort qu’il fit sursauter tout le monde.
                         Il sortit de sa poche une petite
                      baguette de glace et d’un large
                               mouvement du bras,
                il traça des signes dans le vide
                                    et soudain…

 

 


                       Une poudre blanche tomba du ciel.

 

                 les fées furent émerveillées,
                     alors, elles sortirent,
                                battirent
                   des ailes et la poudre blanche
                               brilla de mille étincelles,
                de couleurs plus belles les unes que les
                                 autres...



                          La chaumière était toute blanche,
               scintillante de diamant, de rubis,
                               d’émeraude,d’or,
                       les fées y allaient de leur couleur,
                                   violet,rose, argent.

Une grotte de neige était accolée à la
chaumière et les animaux arrivaient
les uns derrière les autres, 
alors le vieil homme accrocha
des chandelles,
et la chaleur des animaux
et des chandelles fit que dans cette grotte,
il faisait
bien chaud.

 


Mais le vieil homme eut peur pour les animaux
avec ces chandelles,
un coup de
baguette et hop,
les chandelles flottèrent dans le vide .

              Le petit bonhomme vêtu de blanc avec son
                  chapeau rouge se mit à rire,


                   lutin3 en fit autant et cela donna ceci
                         …oh oh oh-hum ,hum,hum,kek,
                                            kek,kek,
les fées rirent elles

aussi ôôôô,ôôôôôô!!
alors celui qu’on appelle
le père que Noël fait,
s’essuyant les yeux dit:
 » C’est ça, oui, c’est ça,
je vais faire ainsi.

 



Les autres le regardèrent, les
yeux grands ouverts et la bouche
qui riait encore.
_ Oui, j’ai trouvé!
Ho ho ho ho ho ho !!
hum hum hum!
Et le petit bonhomme
de l’hiver tout de blanc
vêtu lança alors sur



la tête du père que Noël fait,
son chapeau rouge et
tout le monde travailla
dans la bonne humeur.
Mais le père que Noël fait
n’invita pas les cousines de lutin3.


C’est pour
cela ( d’après une vieille légende)
oui, c’est pour cela que les petits enfants,
quand  le matin arrive
et que l’arbre de Noêl
( les drôles de gâteaux du père que Noël fait;
ah! je ne vous ai pas raconté cette histoire là?
Hum! plus tard peut-être…)




Enfin, quand l’arbre

       de Noël est enveloppé de guirlandes,
                 de boules scintillantes et qu’à son pied
             se trouve les rêves( cadeaux) ,
                       tous les enfants du monde,
                    font Oôôôôôô!!!!! Oôôôôôô!!!!!!!!!
                           C’est le clin d’oeil des fées.
Y-L

La légende du Père que Noël fait.

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2013-10-13T15:26:55+02:00

Albert Einstein.

Publié par osebo-moaka

J’aime penser que la lune est là
même si je ne la regarde pas
.

Albert Einstein.

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2013-10-13T15:23:43+02:00

Milet.

Publié par osebo-moaka

La curiosité.
Faire de la physique, c’est se poser des questions sur le monde, avec l’idée qu’il doit être possible d’y répondre. En ce sens, on sait exactement ou- et à peu près quand- est née la physique: c’est à Milet, vers 585 avant notre ère. A cette époque, Milet est la plus florissante des cités grecques d’Ionie ( la côte ouest de la Turquie actuelle). Ses quatre ports exportent son huile, son vin et ses tissus de laine vers l’Egypte aussi bien que vers la Sicile. Les cités ionnienes sont de républiques; pas de roi divin ‘ comme en Egypte ou à Babylone), mais une assemblée de citoyens qui discutent des affaires de la cité. Ils vont se mettre à discuter aussi de la nature du monde. Et pour la première fois, quelqu’un pose- se pose- la question: de quoi est fait le monde? Ce quelqu’un c’est Thalès. Peu importe la réponse qu’il donne à sa question ( pour lui, le monde est fait d’eau): l’important était qu’elle soit posée. Thalèse se pose aussi des questions plus concrètes: un morceau d’ambre, frotté, attire ensuite les brins de paille. Pourquoi? Quand la réponse viendra, 2300 ans plus tard, on se souviendra que l’ambre, à Milet, s’appelait  » électron »… A la fin du VI e siècle avant Jésus-Christ, Milet est détruite par les Perses. L’ Ionie n’existe plus, mais le Ioniens réfugiés en Sicile continuent à travailler. L’un deux, Pythagore, impose l’idée que les mathématiques gouvernent la nature et que la Terre, par exemple, est une sphère, forme mathématique  parfaite. Son élève Parménide ( vers 490) va plus loin: la Lune aussi est une sphère, et ne brille que là ou le Soleil l’éclaire. Et, par conséquent, l’obscurité n’est pas une sorte de brume noire: c’est simplement l’absence de lumière! La curiosité ionienne a survécu en exil à l’invasion perse. Elle va se heurter à l’ordre athénien tout-puissant.

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2013-10-13T15:20:54+02:00

Aurélia.

Publié par osebo-moaka

Rédigée entre 1842 et 1854, pendant les dernières crises de Nerval, Aurélia fut publiée entre le 1 er janvier 1855 et le 15 février de la même année: dans l’intervalle se situe la fin tragique dans la rue Vieille-Lanterne. Achèvement d’une oeuvre, ce dernier écrit est véritablement ce qu’il est devenu d’appeler un testament.  » L’oeuvre et la vie »: tel pourrait-être le sous-titre d’Aurélia, vaste poème onirique du rachat de l’homme. Considérant son expérience et l’embrasant presque dans sa totalité, Nerval découvrait qu’elle n’avait été qu’une quête  » de la lettre perdue ». Par l’intermédiaire du rêve, il s’assimilait aux héros de l’humanité et proclamait au monde son triomphe, comme il l’avait déjà fait à la fin du Desdichado:  » Et j’ai deux  fois vainqueur traversé l’Achéron
Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée. »
Cette traversée d’Orphée, la descente aux Enfers, lui assurait la certitude de l’immortalité, confirmait le mythe vivant qu’il s’était forgé puisqu’il retrouvait en Aurélia  » Radieuse et transfigurée » la  » divinité de ses rêves ».

Nerval. ( poème).



Je suis le ténébreux, le veuf, l’inconsolé,
Le prince d’Aquitaine à la tour abolie:
Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie.
Dans la nuit du tombeau, toi qui m’as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille ou le pampre à la rose s’allie.
Suis-je Amour ou Phébus?… Lusignan ou Biron?
Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéon:
Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.
Aurélia ( 1854-1855)?

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2013-10-13T15:19:15+02:00

La géométrie: cadeau du percepteur.

Publié par osebo-moaka

Pour entretenir le pharaon et son Etat, les agriculteurs égyptiens devaient payer des impôts ( déjà!). Ceux-ci étaient calculés d’après la surface des champs. Et les surfaces devaient être recalculées après chaque crue du Nil. C’est ainsi que prit naissance la géométrie ( mot grec qui signifie  » la mesure de la Terre). Il est facile de calculer la surface d’un carré ou d’un rectangle. Mais il n’est pas toujours possible de partager un champ en carrés ou en rectangles; en revanche, il est toujours possible de diviser en triangles- d’ou la découverte par les arpenteurs de la formule pour calculer la surface d’un triangle: demi-produit d’une base par la hauteur correspondante. Pour calculer les surfaces des champs, les arpenteurs avaient donc besoin de tracer la hauteur de certains triangles, c’est-à-dire d’abaisser une perpendiculaire sur une droite en partant d’un point donné. C’est ainsi que fut découverte une des plus vieilles constructions géométriques, construction que les arpenteurs faisaient sur le terrain avec des ficelles mais que les élèves font aujourd’hui sur du papier avec un compas…

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