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2013-11-07T10:36:21+01:00

La découverte de Mayhril

Publié par osebo-moaka

Quand le grand gids hérita de son père, le champ qu’il convoitait depuis au moins cinq ans. Il s’empressa de faire une sorte de muraille qui le délimitait et la plupart de ses voisins le comprirent ainsi. Le grand gids n’était pas commode, il avait le verbe haut, et il ne fléchissait devant personne. Il était aussi le plus grand du village de la Basse-Vallée, ce qui explique aussi le fait que personne ne cherchait  à le contrarié, ce qui fait qu’il s’imagina être une personne importante. Quand sa muraille fut terminée,il alla au village et fit le tour de toutes les habitations, invitant ainsi ses voisins à reconnaitre qu’il possédait  le plus grand champ. Chacun  alla de sa petite parole, faisant grand cas du grand Gids. Celui-ci se sentant encore plus important décida d’aller au château pour y voir et faire connaitre à tous les artisans qui vivaient au château, sa grandeur et sa richesse toute nouvelle.

*****


Suant et haletant,il se permit un petit regard en arrière afin de voir ainsi le village. Dans sa tête beaucoup de chose prenait forme, et c’est tout confiant qu’il alla voir le maître des forges. Le maître des forges avait une fille,très belle et surtout très intelligente. Le voyant venir vers la forge elle tenta de lui échappée, comprenant que cela lui était impossible elle fit montre de sagesse et l’attendit tous sourire.

_Cathanya, comme te voici grande maintenant! de plus ta beauté et encore plus vive.

_ Grand merci Gids, cherche tu mon père?

_ Ah oui Cathanya,en effet je suis à sa recherche, vois tu j’ai eu en héritage le champ de mon défunt père.

_ Oh! oui, c’est vrai ton père est mort, comment te sent tu?

_ Bien! oui ma foi, bien! mais parlons d’autre chose.

_Bien sûr Gids,tu trouveras mon père chez le maître cordonnier, le roi lui a demander une nouvelle paire de chaussure,mais la demande est assez difficile à réaliser.

*****
_ Bien Cathanya,je vais aller les voir tout les deux, à bientôt charmante Cathanya, il lui fit un sourire qui fit ressortir ses yeux qu’il avait déjà gros. Avec une grimace de dégoût Cathanya se pressa afin de ne pas le revoir, elle se doutait bien qu’il serait ravi de la revoir avant de redescendre au village.

Pour rien au monde elle ne voulait se retrouver seule avec cet homme au caractère emporté. Misant sur sa chance le grand Gids s’imagina que Cathanya avait eu pour lui  de l’interêt, peut être pourrait-il en parler avec le père de celle-ci. Plus effrayant encore car son imagination lui faisait entrevoir un bonheur intense, il arriva devant l’atelier du cordonnier en grande conversation avec le maître des forges._

Ah te voici ! maître jean, j’ai vu ta fille qui m’a dit ou tu étais, alors je viens te voir! Fronçant  ses épais sourcils, le maître se demanda ou il voulait en venir et devant le sourire finaud du maître cordonnier son sang ne fit qu’un tour. _

 

_Tiens! le grand Gids! que fais tu ici? tu ne travaille donc pas ton nouveau champ? Sais tu que le roi en attend beaucoup? Il espère que ta double surface lui permette d’engrangé pour cet hiver,le double de blé.


_ Mais ce champ est à moi maître Jean! et il n’est pas question que le roi en retire tous le meilleur,je vais y travaillé pour moi.

 

_ Ah! tu espère que notre roi te laisse tous le grain,s’en rien te demander? Là mon grand Gids tu fais erreur, tu travaille pour le roi,la terre appartient au roi.

_ Oui,oui! tu as raison,mais la moisson sera bonne et j’aurai plus de grain,alors j’aurai aussi plus de bien, comprend moi maître Jean.


_ Oh je crois que je te comprends très bien Gids et je te dis non tout de suite, ma fille est déjà promise,le mariage sera pour l’automne, cherche donc une autre femme. Tu voulais voir maître Glen?

D’un air maussade Gids répondit: " non ce n’est pas lui que je venais voir, bon il est temps que j’aille au champ". Sans se retourner et maugréant tous ce qu’il pouvait Gids sentait en lui la colère. Il lui fallait à tout prix Cathanya, depuis deux ans,il l’a regardait grandir,embellir. Qui pouvait…Mais qui avait pu…La colère bouillonnait en lui.

Jamais! elle serait à lui ou elle ne serait à personne, lui le grand Gids se le promettait.Il descendit  en se parlant à lui même et certains enfants se cachèrent de lui, la peur au ventre. Les enfants filèrent voir maître Jean, car ils avaient entendu le nom de Cathanya,et la peur les faisaient courir plus vite. Hors d’haleine c’est petit Ors qui prit la parole.
_Maître Jean! le grand Gids il se parle tout seul,et il en veut à Cathanya, son visage était tout rouge et… et… et il disait qu’elle était à lui!

_ Ah ça! c’est pas possible, vous êtes sûr les gosses? Alors tous ensemble ils crièrent

_ Oui, oui maître Jean, perplexe celui-ci fixa le maître cordonnier. Qu’en pense tu toi?
_ Que ta fille doit partir chez sa tante jusqu’au mariage, le grand Gids et têtu et sa rancune est tenace, va voir le roi pour le prévenir, car je crois que Gids prépare un mauvais coup.
Incertain , fixant les enfants puis le maître cordonnier Jean hocha la tête en signe d’assentiment.

_ Oui,je vais aller voir sa majesté et voir avec lui ce qu’il faut que je fasse. D’un bon pas, le maître des forges s’en alla. Le maître cordonnier dit aux enfant:"
Les petits vous allez voir Nana, elle vous donnera un petit biscuit ils sont tous frais de ce matin,dites lui que c’est moi qui vous envoi".
Avec des rires et des cris de joies les enfants partirent vers la basse salle du château,là Nana travaillait, les odeurs qui sortaient de ses fours étaient alléchantes à souhait. Heureux ils lui firent le récit et la requête  du maître cordonnier. Un sourire gonfla les joues rouges de Nana, et c’est avec fierté pour ses petits qu’elle leur donna à chacun deux gâteaux fondant dans la bouche,avec en leur coeur des fruits bien juteux, le jus dégoulina le long des bouches trop pressées  pour faire attention.

Riant aux éclats Nana les renvoya à leur jeux, comme une nuées d’oiseaux ils s’égaillèrent en partant de tous les côtés à la foi. Quand le roi apprit que le grand Gids voulait Cathanya pour épouse il dit au maître des forges.

_ Bien…tu vas emmener ta fille loin du château, je ferais dire par un garde que s’il cherche après Cathanya, il ira en prison pour le reste de ses jours et que ses biens lui seront confisqués. Va maître Jean, ne perds pas de temps Gids à la tête plus chaude qu’un âne. Ne prends rien de plus que ce que tu as sur toi, emmène Cathanya vite.


******
_ Oui mon roi, je pars sur l’instant.

Et c’est ainsi que débuta une légende, qui avait pour base l’amour d’un homme pour une jeune et jolie promise.
Lorsqu’il vit deux jours plus tard arriver chez lui un garde du roi le grand Gids en fut tout heureux.
Sûr que le roi avait su qu’il aimait Cathanya et que son père la lui refusait, alors le roi venait lui faire dire que c’était arranger avec maître Jean.
Le sourire aux lèvres Gids vint au devant du garde s’essuyant le front qu’il avait large. Ses gros yeux emprunt d’impatience firent sourire le garde.


-Eh bien Gids! tu me vois porter d’un message du roi!

_Oui! je suis impatient de l’entendre, veux tu boire le verre de l’amitié?

_Ah! ce serai pas de refus Gids, mais la nouvelle n’est pas bonne, alors si tu veux bien! je serai bref.

_ Rougissant sous le sarcasme qu’il sentait poindre dans la bouche du garde, le grand Gids le regarda avec une fureur sans nom.

_ Tu me vois ce matin par ordre du roi, fais donc attention Gids, je suis armé et je sais me servir de mon arme.

Cela calma Gids un petit moment.

 

_ Bon voila ce que te fais dire le roi…Gids par mon ordre il t’est  de part ma volonté interdit d’approcher Cathanya et de part mon ordre tu te dois de l’oublié, cette enfant est promise et le mariage ne sera pas défait. Si tu passes outre mes ordres,tu te verras emprisonner et tes biens confisqués à vie. Gids était blême. le garde se dit en lui même que le roi aurai pu le faire accompagner. Mais Gids reprit le dessus et c’est avec dédain qu’il répondit au garde. _Bien! j’ai entendu le message du roi, je resterai à l’écart de Cathanya. Dis au roi que Gids son serviteur a comprit. Puis tournant le dos au garde,il partit vers son champ. Il fut impossible à ceux qui le connaissait de savoir ce qu’il  avait dans l’esprit.

Tout les jours il allait travaillé son champ, creusant,marmonnant des paroles inaudibles. Mais Gids avait découvert un terrier. Aussi incroyable que cela puisse être ce terrier fut la porte de sortis de Gids. Creusant chaque jour un peu plus, il finit par découvrir une caverne. Cette caverne était assez petite, il lui fallait rampé pour voir l’intérieur, pour un homme ordinaire cette caverne aurait été grande et la peur de découvrir ce qu’elle cachait les auraient fait fuir. Mais Gids était grand, très grand.

Supportant l’étroite et puante caverne, il fouilla à l’intérieure. Il trouva quelques bijoux d’or, ce qui le fit sourire, puis il trouva un oeuf,un très gros oeuf,dur comme de la pierre. Il essaya de le secouer, mais le poids de l’oeuf l’en empêcha, puis comprenant que dans cet endroit il ne pourrait rien faire; il décida   de le sortir et de l’emmener chez lui. Le lendemain,jour de fête au château, il passa comme à son habitude un moment afin de voir tout ce que les artisans avaient fais au cours de l’année.

 

Un moyen pour lui de voir qui était riche et qui avait les faveurs du roi. Cathanya étant marié à un jeune du village du Nord, elle n’était pas présent,ainsi Gids put se promener librement dans le château. Puis sûr qu’on l’avait vu, il repartit afin de pouvoir sortir son oeuf sans être déranger. Jour de fête au château signifiait un banquet à la fin de la journée et des festivités. Heureux pour une fois de cette fête Gids se hâta. L’oeuf étant devenu pour lui si important que tout le reste lui importait peu. C’est avec fébrilité qu’il sortit enfin l’oeuf de son trou, refermant tant bien que mal l’énorme trou, rebouchant rapidement, avec une impatience grandissante, il donna de grand coups de pelle sur celui-ci

*******
. Regardant, ne trouvant pas grand chose de plus à faire, il rentra chez lui avec son oeuf. Bien installé, il le retourna dans tous les sens, comprenant qu’il était plein, il s’imagina avec l’animal quel qu’il soit d’ailleur; retournant au château et terrorisant tous le monde. Avec un rire de dément il se promit que cela se ferait,il prit donc un soin tous particulier de son oeuf, à tel point que ses proches voisins s’inquiétèrent pour lui. Voulant voir ce que le grand Gids pouvait avoir, Tarnin alla frappé à sa porte.

La porte s’ouvrit en grand devant un Gids méconnaisable, mince, le teint cireux, l’oeil fou,hirsute,pas lavé depuis au moins un mois tant il puait. Tarnin recula médusait .
Gids! mon gars! mais…que se passe t-il? es tu malade? as tu besoin d’aide?Ecoute ça fait un mois qu’on te voit pas,alors j’suis venu te voir gars! Dis quelque chose!Gids!

_Rugissant Gids s’adressa à Tarnin…Dans dix jours,oui, dans dix jours vous verrez tous que moi Gids je suis le plus fort et il claqua la porte. Tarnin s’enfuit se disant en lui même qu’il n’était pas prêt de retourné voir Gids ça non alors! Mais le lendemain tout le monde du château au Basse-Terre et au Haute-Terre, tous surent que le grand Gids était fou et qu’il ne fallait pas se trouver sur son chemin.

De grand bruits se firent entendre chez Gids, mais personnes n’osa se déplacer. Les jours avançaient et Tarnin se demandait ce que Gids préparait. A la lueur du petit matin Tarnin sortit de sa maison et ouvrant grand les yeux essaya de voir chez Gids. Rien ne bougeait chez lui,alors un peu perplexe et inquiet Tarnin dit à sa femme Ella:
"écoute je vais y aller et voir ce qu’il lui est arriver."
-Non Tarnin n’y va pas,tu l’as dit toi même il est fou et dangereux. Le roi enverra ses soldats si Gids ne se manifeste pas à l’assemblé des homme de la terre. Tu sais à quel point Gids tient à ces réunions là,alors ne te fais pas de soucis pour lui, reviens te coucher,la journée sera dur.

-Oui tu as raison Ella,mais avoue que tu es inquiète toi aussi!-Bon si tu y tiens! oui, je m’inquiète car il n’a jamais manqué une fête et celle là était vraiment belle.-Tu vois bien!On doit en avertir le roi, Gids n’est jamais rester ainsi sans rien faire. Un mois presque Ella,tu te rends compte! ses champs  ne sont pas nettoyés, ses haies pas taillées, c’est pas Gids ça!Ecoute demain si Gids ne se montre pas, j’irai voir le roi.

-Et bien…si tu penses que cela est bon…Bien que Gids t’ai dit de ne pas l’embêter, je comprends ton avis et je viendrais avec toi.-Ben voyons femme! dis plutôt que tu veux rendre visite à ta soeur? Tarnin rentra chez lui et la discussion continua. Quand à Gids, si le fait d’entendre ses voisins s’inquiéter pour lui le fit sourire, il n’empêche qu’il en fut quand même surpris. Avec ses proches voisins il n’avait pas vraiment de contact et même il préférait en fait quand ceux-ci étaient absents.Mais là la surprise de les savoir inquiet pour lui, lui fit du bien. L’oeuf l’obsédait de plus en plus et comme il n’était pas patient,plus d’une fois il l’avait soulever pour voir s’il se fissuré ou pas.

Peine perdu, il restait dur,trop dur même,impossible de le casser,il avait essayé. L’oeuf, obsession de jour comme de nuit, le rendait de plus en plus agressif. La torture qu’il ressentait devant cet oeuf délibérément clos, fit chanceler sa raison. Il se mit à parler tous seul, rageant de plus en plus. Vers le neuvième heures, l’oeuf oscilla , tremblant Gids s’approcha, l’oeuf se fendit en deux. Rien! De rage il hurla comme une bête blessé à mort, il cassa tout dans sa maison. La haine embrasait ses traits et si Tarnin l’avait vu ainsi, il serrait partis en hurlant au fou. Gids était au bord du gouffre.

Alors il s’évanouit, lorsqu’il se réveilla il faisait nuit noire, une femme était là. Elle le regarda avec tendresse et lui dit: Gids quel était donc ta folie de vouloir faire d’une chimère un être du mal! Ne sais tu pas qu’il est impossible à une chimère de faire souffrir les humains? -Mais qui êtes vous, vous?-Gids tu me connais! regarde moi bien!-Mais non, c’est impossible! vous ne pouvez pas être réelle?-Bien sûr que si Gids et elle le frappa  sur la joue de sa petite main. La force de cette gifle le força à reprendre pieds et il comprit que la personne qui était debout devant lui,était bien réelle.

Alors Gids! Me crois-tu?

-Oui, oui, mais comment!

- Mayhril m’a appelé lorsque tu l’as sortie de son terrier. Elle avait très peur car tes paroles la faisait souffrir, tu voulais faire du mal au peuple et devenir le dirigeant du château. Tu sais Gids que je peux de ce fait te punir bien plus que ne le ferait le roi? Devant les yeux hagards de Gids, la femme sourit , oui je vois que tu as compris, bien! je ne te ferais rien.

Et même je vais te faire un immense plaisir, bien que pour beaucoup de tes actes tu ne le mérite vraiment pas. Mais durant ce mois et demi tu as beaucoup souffert et tu as faillit perdre la raison, pour cela je vais te dire un secret. Dans deux ans tu rencontrera une jeune fille,et elle deviendra ta femme,tu seras heureux et ton coeur sera apaiser.

Oui je vois bien que ta raison n’est pas loin de s’enfuir de toi,alors tu vas dire mon nom, là maintenant Gids,dis mon nom! Ambdraniel!Ambdraniel… Alors la chimère se  montra à Gids. Devant cette vision de beauté et de perfection Gids comprit sa folie, comment un être aussi pur,aussi beau aurait pu lui obéir! Elle serait morte plutôt que de lui obéir,il le comprit, et fermant les yeux il laissa couler les larmes de honte.

_Oh Mayhril! pardon, pardonne moi ma folie,je n’ai pas compris,j’ai fermé mon coeur, j’ai laissé la haine emplir mon coeur. Me pardonneras tu un jour Mayhril?


- Oui,un jour, homme! je te pardonnerai c’est promis .

 

******
Gids sentis la caresse des mots de Mayhril et son coeur s’ouvrit à la joie, Mayhril le caressa de ses ailes diaphanes et Gids sentit la chaleur revenir en lui.

-Ambdraniel que vais-je faire?
- Tu vas reprendre ta vie; tu feras tout pour te faire pardonner, tu seras juste envers tes amis, tu oublieras Mayhril…Jamais tu ne parleras d’elle.
Je veux ta promesse Gids.

-Oui…oui tu l’as Ambdraniel, j’en fais ici le serment, l’oeuf était vide.
Ainsi Gids reprit-il sa vie et si certains furent étonnés de le voir souriant et de bonne humeur, ils  en étaient avant tout très heureux. Gids vécut longtemps, très longtemps pour un homme de son espèce, et il fut très heureux, il s’éteignit à l’âge de cent ans ayant vu ses petits et arrières arrières petits enfants formaient une belle est grande famille.

Jamais Gids ne parla de Mayrhil ni d’Ambdraniel, mais son coeur d’homme fut heureux de connaître pareil légende.
ainsi se termine la découverte de Mayhril,mais son histoire ne fait que commencer.à suivre
Y-L

La découverte de Mayhril


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2013-10-17T08:26:37+02:00

Tendresse de Paul Géraldy.

Publié par osebo-moaka

 

Tu m’aimes?… Qu’est ce que tu fais?
Tu ne dis rien. Mets-toi plus près.
Laisse ces choses qui t’occupent,
et viens t’étendre ici, voyons!
Je ferai bien attention.
Je ne friperai pas ta jupe.
Ôtons  les coussins s’ils te gênent.
Tâchons de nous installer bien.
Et donnez-moi vos mains, vilaine,
et mettez vos yeux dans les miens.
Si vous saviez comme on vous aime!
Regardez-moi mieux… Encore mieux!

ça doit bien se voir dans mes yeux
que je t’ai donné tout de moi-même!
Tu le vois, dis? Tu le comprends?
Mon amour, ce soir est si grand,
si grave, si profond, si tendre!…
1913.

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2013-10-14T18:47:17+02:00

Triffle à la Mangue et aux Myrtilles.

Publié par osebo-moaka

Pour 8 personnes. préparation, 20 à 30 minutes, réfrigération, 3h ou 1 nuit. 2 mangues, 200 g de myrtilles surgelées, 2 oeufs, 75 g de sucre, 200 g de mascarpone, 30 cl de crème liquide, 1/2 fève tonka, 12 biscuits roses de Reims, 50 g de noisettes entières, sucre de glace pour la déco.
1) laissez décongeler les myrtilles et égouttez-les bien.
2) fouettez la crème liquide bien froide au batteur.
3) séparez le jaune du blanc des oeufs, faites blanchir les jaunes avec le sucre, ajoutez le mascarpone et la fève tonka râpée; mélangez bien, ajoutez la crème fouettée et mélangez encore.
4) montez les blancs en neige bien fermes et incorporez-les délicatement dans la préparation au mascarpone.
5) pelez les mangues et coupez-les en longues lanières. concassez grossièrement les noisettes et  faites-les griller à sec dans une poêle.
6) tapissez le fond d’une grande coupe transparente ou à défaut, d’un grand plat, avec les biscuits, en les coupant si besoin.
7) étalez une couche de crème à la spatule, recouvrez avec les myrtilles et les 2/3 des mangues, puis étalez une nouvelle couche de crème. disposez sur le dessus le reste des lanières de mangues restantes et les noisettes.
placez au frais 3 heures ( ou une nuit) avant de servir, saupoudré d’un nuage de sucre glace. « Trifle: c’est un drôle de mot anglais ( prononcez: » traifeul » qui désigne au sens premier une chose sans importance, une bagatelle, une  vétille… En cuisine, c’est une vieille recette britihs comportant des couches alternées de crème, de biscuits et de fruits, avec de l’alcool parfois ».

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2013-10-09T21:42:59+02:00

Manilou

Publié par osebo-moaka

 Manilou est une petite chenille de 4 centimètres environ, elle sera d’une grande beauté quand enfin l’heure sera venue pour elle de devenir papillon.
Pour l’instant Manilou se goinfre de tendre feuille, à tel point que Jilanou son complice et ami se moque d’elle:-
tu vas finir pas être tellement grasse que ton cocon ne tiendra pas, lui dit-il… De colère Manilou lui tourne le dos et se presse de chercher un autre endroit afin de pouvoir mangé à sa faim.
Mais coquin Janilou la suit de loin. Heureuse de trouver un chèvrefeuille bien tendre, elle ne pense qu’à grignotée.
Poison! Poison lui cri  Jalinou. Arrête de manger cela, tu vas avoir le ventre douloureux et tu perdras tellement de force que tu n’arriveras pas à faire ton cocon.
Oh! Toi ,tu es jaloux lui rétorque la petite chenille d’un ton mordant.- Non! Je t’assure que non Manilou, père m’a bien expliquer que le chèvrefeuille était pour nous un danger.
- Oh! Ecoutes toi donc, à croire que toujours tu écoutes ton papa? Moi il ne m’a rien dit du tout…
-Et pour cause, il a mangé des feuilles de chèvrefeuilles, mon papa l’a vu faire, et il lui a dit de ne pas en manger. 
-Balourd que tu es, comment suis-je venue au monde si mon papa a mangé du poison?
- Euhhhh, là j’en sais rien, c’est pourtant vraie ce que tu dis là! Pourquoi donc papa m’a t-il interdit de manger les feuilles dodues et tendre du chèvrefeuille?

- Hum! peut être que son père en a eut peur et qu’il  lui a interdit d’en manger rétorqua Manilou.
-Oui, peut être bien! Mais alors, si j’en mange moi, je ne serais pas malade?
– Là, j’en sais rien moi, tu sais j’en ai déjà mangé et je n’est pas été malade, mais je ne suis pas comme toi, moi!
– Comment cela?
- Regarde moi Jalinou, je suis beaucoup plus grande que toi, non!
- Oui, tu as raison sur ce point.

– J’appartiens aux papillons de nuit moi, toi, tu es un papillon de jour, c’est peut être là, la différence; alors si j’étais à ta place je ne mangerai pas de ces feuilles là.

– Oh, je crois que tu as raison, je vais retourner dans mon coin et manger les feuilles du chou c’est bien meilleur pour moi.

Partant de là Jalinou devint par la suite un très joli papillon d’une douce couleur citron.

Quand à notre petite goinfre elle devint un joli sphinx, beau papillon de nuit, et  plus jamais on ne les vit ensemble.

Mais si on regarde bien, dans les jardins ou poussent les choux, on voit voler de bien jolis papillons jaune citron.

Et  à la tombée du jour, un beau sphinx vient pour de sa longue trompe boire le nectar de vos fleurs. A vous de regardez,
Photo de José
(ce n'est pas la bonne chenille)
y-l

Photo de joséla nature est si belle. dsc0005.jpg
 

Photo de José
ce n'est pas la chenille que je voulais,
tant pis!

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2013-10-09T18:30:17+02:00

Le loup est dans les branches.

Publié par osebo-moaka

Le loup est dans les branches,
le vois -tu? l'entends-tu?
Ouvre les yeux, lèves -les
regarde bien,non! Tu ne le vois pas...
Il a raconter tout l'été,
des histoires du passé,
des histoires oubliées.
Un soir ou la lune était  pleine,
brillante comme  le disque du soleil,
il s'est laisser aller à conté
aux oiseaux qui nichés dans les branches
une histoire bien étrange...
Veux-tu l'écouté?
Alors je vais te la raconté,
Ecoute bien.
y-l
( la suite plus tard.)

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2013-10-07T11:47:45+02:00

Humour.

Publié par osebo-moaka

» L’humour est une façon de se tirer d’embarras sans se tirer d’affaire ».
Louis Scutenaire.
 

Mutilé jambe recherche plain-pied bien situé.
Le Chasseur Français.

 

A vendre salon Louis XVI, fabrication d’avant-guerre.
Bien-Public 1957.

A vendre table ronde 120×110.
Pays Roannais 1956.

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2013-10-02T16:36:54+02:00

Une incroyable rencontre.

Publié par osebo-moaka
 

-Eh bien, s’ils veulent qu’on les suive; on va le faire, c’est peut être important… Et nous voila partit à suivre deux gosses d’environs 6 et 8 ans; qui avaient l’air d’avancer bien plus vite que nous. Ils se trouvaient toujours là quand ont été larguer. Au bout de vingt minutes, je commençais à trouvé ça plutôt difficile à admettre; car les enfants ne parlaient pas, juste un petit sourire et ce signe de la main.

Qui se voulait même pressant. J’allais dire à Pierre-Alain qu’il y en avait marre et que ces gosses nous faisais un sale coup; quand, soudain, au détour d’une haie nous vîmes une très ancienne maison. Elle était là… Froide, dominatrice, elle  écrasait de sa présence le près  dans lequel elle était , un  chêne d’une grandeur  et d’une majesté incroyable se tenait droit devant elle.

 

De chaque côté on voyait l’ancienne muraille de pierre éboulée de ci de là. Une magnifique mais bien étrange demeure. Un puits à l’ancienne était à demi couvert par les vignes et les ronces. Un peu plus loin on voyait une autre bâtisse moins imposante, mais de belle proportion, style maison d’ouvriers, ou de domestiques ou encore de métayer ou on ne sait l’imagination débordante, nous nous entretenions tous les deux de ce que pouvait être cette demeure.

Elle n’était sur aucune carte, aucun panneau, pas de nom, sauf celui qu’on lui donna pour rire. Le château des enfants perdus. En approchant un peu plus, nous pûmes voir que cette maison était vraiment très ancienne et pas du tout dans le style des maisons ou demeures de Normandie. Pierre-Alain parlant bas on ne sait pourquoi d’ailleurs, me dit:  » tu ne trouves pas qu’elle ressemble à une vieille baraque anglaise? »

Et je dû en convenir, car c’est vraiment l’impression qu’elle donnait. Nous avancions vers l’arbre tant il était imposant, nous voulions le toucher, en faire le tour; le mesurer bref parlé de sa grandeur. Mais, les enfants me firent de grands signes et leurs regards étaient poignant à voir.

Alors, je fis signe à mon ami et c’est un Pierre-Alain peu conciliant que je traîné à ma suite. Je me demandais toujours à quoi cela rimer. Que me voulait ces deux petits garçons? Et pourquoi Pierre -Alain ne les voyait pas? Me faisait -il une blague?

C’était bien dans son genre, mais, quand je me retournais, je sus qu’en fait il n’avait pas vu les enfants. Alors que là! il les voyait bel et bien et son expression en disait long… Il se rapprocha de moi, ce n’est pas un homme peureux et pourtant là, je vous assure que c’est l’impression qu’il me donna.


Je le fixais un moment et je vis sur son visage de la sueur, mais, pas dû à la chaleur; car il faisait très froid. Il me rendit mon regard et d’un pauvre sourire me fit comprendre qu’il les voyait enfin et qu’il n’était pas rassuré. Aucun mots ne sortit de sa bouche, sauf pour me demander:  » Dis qu’est ce qu’on fait? »


- Hein! en bien, on les suit il n’y a pas grand-chose d’autre à faire, regarde les! Ils ont besoin de nous qui que ce soient et nous ne pouvons les laisser seuls. Ils sont trop jeunes, allons voir… Et nous comprendrons peut être, toi qui voulais du mystère te voila servit… -Oh! très drôle! oui très drôle… Les enfants nous faisaient des gestes de plus en plus forts et c’est avec crainte que nous  nous mîmes à courir pour les rattrapés. Et là! à suivre?

Y-L

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2013-10-02T16:24:20+02:00

Ma rencontre avec Pierre-Alain…

Publié par osebo-moaka

Je ne  vous ai pas dit; mais ma rencontre avec Pierre-Alain remonte à plusieurs années. La toute première fois ou mon regard se posa sur lui, mon esprit se mit à bourdonner. Oui! C’est vrai. Comme s’il reconnaissait un frère, une âme soeur, un bon complément. Je vivais à l’époque avec ma grand-mère dans le bas de la France. Dans un tout petit village ou il faisait bon vivre. Pour me faire plaisir, ma grand-mère m’avait acheté un billet pour un spectacle sur Paris. Charles Aznavour a toujours été un de mes chanteurs préférés. Et, quand je reçu des mains ridées de ma grand-mère ce passe port pour aller voir le grand chanteur; j’étais aux anges comme on dit. Je fis mes bagages, j’embrassais ma grand-mère et je sortis pour prendre le car qui m’emmenerait à la gare. Grand signe de la main vers ma grand-mère fragile silhouette, petite femme seule debout le sourire aux lèvres, fière du cadeau qu’elle me faisait. Ah! si j’avais su! Mon voyage se passa très bien. Quand enfin j’arrivais à la capitale, mon premier souhait fut de voir l’endroit ou le soir même je serais assis et ou j’écouterai cet homme de talent. J’avançai d’un bon pas, bien décider à trouver l’endroit le plus vite possible; car je devais encore trouver une chambre pour la nuit. Avec beaucoup de chance je dois dire et l’aide de deux personnes fort aimable; je trouvais enfin le lieu magique. Et, mon coeur se gonfla de joie. Un jeune homme était là! Lui aussi regardait le bâtiment d’un oeil émerveillé sautillant doucement sur place, j’entendis le fredonnement de sa chanson et ne pu m’empêcher de sourire car c’était une de mes préférées. J’allais l’abordé lorsqu’il se tourna vers moi. Il me regarda et un fard monstrueux empourpra ses joues. Mal à l’aise il se détourna de moi sachant que le soir même nous serions assis dans cette salle et que nous écouterions les chansons de notre artiste. Seront alors oubliés les fards, oubliés les moments de doute, oubliés jusqu’à nos propres noms. Je fis demi-tour et reprenant mon allure, je filais vite fait à l’endroit indiquer sur ma lettre. Un couple amis de ma grand-mère m’avait invité à dormir et à manger pendant les trois jours que je passerais sur Paris. J’allais frappé à la porte quand dans mon dos, je sentis une présence. Je me retournai et stupéfait; je vois le jeune homme qui lui aussi semble se posé les mêmes questions que moi… La porte s’ouvre, une dame la bonne soixantaine nous sourie et nous fait le geste simple mais efficace qui veut dire: entrez, venez, ne restez pas dehors. Alors je m’invite et j’entre à l’intérieur de la petite maison. Petite! pas si petite que ça, un long couloir, porte manteau, tapis pour déposés les chaussures, puis enfilade et petit salon. La porte s’ouvre de nouveau et là c’est un homme sans âge, bon vivant, bedonnant , le sourire aux lèvres et un affreux accents qui me dit:  » Tiens vous avez rencontré notre Pierre-Alain! C’est très bien comme ça, on avait peur qu’il aille tous seul là-bas dans ce bastringue; avec ce nouveau bonhomme et ses chansons. à suivre?Eh là, la  petite dame de rétorquait: » Albert! chacun ses goûts, tu fumes, tu bois, tu rotes et tu pètes pour l’instant eux, ils ne le font pas; en plus tu ronfles. Laisse les vieillir et vivre à leur façon. Entrez, venez donc vous assoir, nous allons faire connaissance. Et c’est de là que débuta notre amitié. Pierre-Alain est un être joyeux, mais très timide, un rien l’effraie. Il joue du piano, de la flute traversière et du violon. Un délice à écouté le soir près d’un bon feu de bois après un très bon repas. Enfin ! Revenons en arrière. Le repas se déroula parfaitement bien, ce couple et leur petit fils firent tout pour que je sois vraiment à l’aise et c’est ce qui se passa. D’ailleurs, au moment de monté pour la nuit, je pensais sincèrement que la soirée avait été trop courte; tans ces gens avaient d’anecdotes à nous contés. Pierre-Alain et moi-même étions comme deux jeunes qui écoute sagement l’histoire du soir en espérant entendre une autre; et nos regards firent plaisir à nos  deux conteurs. La nuit se passa bien, le lit était un peu dur et comme la pièce d’eau était au fond du couloir; je faillis par deux fois me trompé de porte. M’entendant râler Pierre-Alain ouvrit sa porte et me tendit une bougie dans son bougeoir. Un peu vieillot pensais-je. A la lumière pale de la bougie le rose de ses joues me fit sourire et je le remerciais cherchant un trait d’humour qui ne vint pas. Il referma sa porte et je me sentis bête, seul là dans le couloir avec cette petite étincelle de vie.C’est  cette petite lumière tremblotante qui  me fit me presser d’aller au petit coin et retourner bien vite sous mes couvertures, je ne voulais pas qu’elle s’éteigne. Mon séjour se passa si bien et notre entente fut si forte que nous nous donnâmes rendez-vous pour une escapade en juillet. Après des aux-revoir toujours larmoyants et la promesse d’écrire pour dire que j’étais  bien rentré. à suivre.
Y-L

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2013-10-02T16:19:23+02:00

Euripide » Le Cyclope ».

Publié par osebo-moaka

Je consens qu’on me précipite dans la mer du haut du rocher de l’Eucade,
pourvu qu’auparavant on me laisse m’enivrer à mon aise et faire rayonner
la joie sur mon front. Bien fou qui n’aime pas boire, car le vin nous remplit
d’une voluptueuse ivresse… Le vin nous invite à la danse et nous fait oublier
nos maux.
( 480/405. av J-C.)
certes, mais à boire avec modération, c’est bien mieux.

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2013-10-02T16:18:41+02:00

La trouée aux loups.

Publié par osebo-moaka

Eté 1909.
Nous vivions de l’autre côté de la frontière du côté Italien et fier de l’être. Certains disaient que nous volions les bêtes qui s’égaraient attirées par les aboiements des chiens.

Les moutons perdus viennent alors grossirent le cheptel. Quand le français vient braillé qu’on a des bêtes à lui dans notre troupeaux, on dit pas non… Qu’il nous montre sa marque et alors, il peut repartir avec ses bêtes.


Quand aux autres, elles restent avec le troupeau. C’est au berger de venir reprendre ses bêtes, c’est à lui qu’elles ont été confier, c’est la loi. Tout était calme de notre côté…

oh il y avait le leu ça c’est sûr, mais il ne venait pas voir les moutons; sauf s’il y en avait un de crevé et encore.

Le loup ne bouffe pas de la charogne, je suis berger depuis que j’ai l’âge de tenir un bâton et de savoir siffler. Je suis  le seul garçon, mes parents ont eu trois enfants, moi, et mes deux soeurs.



J’ai bientôt 12 ans, je le sais car dans l’abri là-haut, j’ai fait des marques dans la pierre qui sert de seuil. Là en ce moment il y en a 11. Quand on descendra cet  automne des pâturages de montagne, quand la neige et le gel sera là, j’aurai mes douze ans et mes soeurs 10 et 6 ans.



Elles, elles vont à l’école du curé, un bon vieux monsieur qui cultive des herbes. Il dit des épices et des simples et avec quelque unes il fait des liqueurs, jaune, verte puis des sirops pour la toux; des infusions avec ses simples.Il cultive aussi son grand jardin.


Des pommes de terre, des choux, des carottes, des poireaux et des navets. Comme il le dit , de quoi faire une bonne grosse soupe l’hiver quand il fait froid. Dans notre village, le vieux curé n’a pas toujours était vieux, que non! Il est arrivé chez nous, il devait avoir presque trente ans, ça c’est ma mère qui me l’a dit.


Et comme il était bien beau, les filles avaient tendance  à aller à la messe pour le voir; mais pas pour écouter père Mathias qui s’appelle.


10 ans après il avait une bonne qui lui faisait son ménage, ses courses, sa cuisine, son linge et comme le dit si bien les deux commères, Ginette et Rosaberthe ( le lit, elle réchauffe bien le lit du petit curé).



Et elles rient comme deux vieilles bigotes pas méchantes, mais qui se mêle de tout. Tout le monde le sait et alors! qu’est ce que ça peut faire?

 


Il nous aime bien et nous aussi. Y a deux ans il a voulut faire du vin qui pique, ben pour avoir fait du vin qui pique! C’était bien une bonne piquette, mais sucrée et douce, fallait s’en méfier sinon trois verres après vous étiez sonner.


Et pas par les cloches de l’église. Sa petite piquette eut beaucoup de succès. Mais jamais il ne nous donna sa recette.


Enfin, les vieux lui en voulurent un peu, puis ils oublièrent; quoique c’est bientôt qu’il doit la mettre en bouteille.


Peut être que les vieux vont s’en souvenirs et qu’ils rentreront pompette à la nuit tombée et auront droit aux coups de bâtons de leur femmes!à suivre???

Y-L

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