• Contre les assauts d'un renard
    Un arbre à des dindons servait de citadelle.
    Le perfide ayant fait tout le tour du rempart,
    Et vu chacun en sentinelle,
    S'écria: Quoi! Ces gens se moqueront de moi!
    Eux seuls seront exempts de la commune loi!
    Non, par tous les dieux! Non. Il accomplit son dire.
    La lune, alors luisant, semblait, contre le sire,
    Vouloir favoriser la dindonnière gent.
    Lui, qui n'était novice au métier d'assiégeant,
    Eut recours à son sac de ruses scélérates,
    Feignit vouloir gravir, se guinda sur ses pattes;  
    Puis contrefit le mort, puis le ressucité.
    Arlequin n'eût exécuté
    Tant de différents personnages.
    Il élevait sa queue, il la faisait briller,
    Et cent mille autres badinages,
    Pendant quoi nul dindon n'eût osé sommeiller.
    L'ennemi les laissait en leur tenant la vue
    Sur même objet toujours tendue.
    Les pauvres gens étant à la longue éblouis,
    Autant de mis à part: près de moitié succombe.
    Le compagnon les porte en son garde-manger.

    " Le trop d'attention qu'on à pour le danger
    Fait le plus souvent qu'on y tombe. "

    Jean de la Fontaine.
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  • Lorsque le capitaine commença à poser trop de questions aux sujets des enfants et de l'endroit ou l'on devait rejoindre les autres, je regardais à travers son esprit et là, je compris qu'il fallait que je fasse quelque chose et vite.

    Mon accompagnateur me fixa et je lui fis un léger signe de tête, il comprit et aussitôt, il s'empara de l'esprit du capitaine et l'investit pour ne faire qu'un avec lui avant que les hommes qui mine de rien étaient en train de nous encercler.

    Le corps du capitaine tressaillit légèrement et d'un mouvement plutôt pesant, il se tourna vers ses hommes. Il appela son second Arlof, celui-ci se déplaça en faisant la grimace.

    -" Bon écoute Arlof, je vais accompagné cette jeune fille au camp suivant, il parait qu'il y a eu une embuscade et des enfants sont blessés. Tu connais les ordres que nous avons reçu au sujet de ces enfants!

    - Ben oui capitaine, mais faut pas y aller tout seul, prenez quelques hommes avec vous, tenez, l'équipe de l'Erne; ils sont cinq, ce serait pas mal!

    - Non Arlof, vous serez utile ici. Imagine que ces enfants soient eux aussi attaqués, comment feraient ceux qui sont ici avec cinq hommes en moins, hein! Aller soyez sur vos gardes, il nous faudra trois jours au plus, alors  ne soyez pas impatient. Ah oui... un autre groupe d'enfants soit arriver alors vous les accueillez, vous les nourrissez et surtout vous leurs dites de rester ici. Dès que j'aurai des nouvelles de l'autre camp, je vous ferez parvenir un message par oiseau. N'aller pas me le tuer comme l'autre fois.

    -Ah non capitaine!  vous inquiétez pas, on a compris la leçon.
     
    Suivit d'un salut, le second parti rejoindre ses compagnons afin de les mettre au courant. Le corps du capitaine tourna de nouveau et me regarda fixement.

    -" Bravo, Berneck, je vois que je peux compté sur toi, il va falloir sondé l'esprit de ces vingt soldats. Je sais, cela ne se fait pas, mais là...je t'assure que je n'ai pas le choix. je dois le faire et vite, le temps presse.

    -Bien...tu commandes et nous obéissons, j'appel combien d'aiglons?

    - Autant que tu en auras besoin, n'oublis pas qu'il en faut pour l'autre camp.
    - Tu ne seras pas là-bas?

    - Non Berneck, je dois aller voir dans la montagne interdite, je dois y aller et ce très vite, mes parents berneck, tu comprends. Je dois être sûre qu'ils vont bien et dans le cas contraire, j'aurai beaucoup à faire.

    - Qui va t'emmener là-bas?

    - J'y vais par mes propres moyens et sur place j'aurai toute l'aide nécessaire tu le sais!

    - Mais, tu vas devoir utilisé ton champ de force et te découvrir, tu y as penser?

    - Oui ( un énorme soupir sortit de ma bouche, il était assommant, mais, il pensait bien faire) Berneck et cela m'angoisse je te l'avoue, plus que tu ne peux l'imaginé, je suis la dernière et je dois faire attention, ceux d'en bas attendent un enfant, ils ont oubliés de compter.

    - Oui mais, ils ne savent pas ce que tu as dû faire pour rester aussi jeune, combien de vie!

    - Trois Berneck, trois c'est pour ça que je te dis que je suis inquiète, ou est le grand?

    - Ah! Lui! Il est très occupé en ce moment.

    - bien, il ferait bien de remettre cela à une autre fois, à plus tard.- non, il a déjà attendu longtemps, cette fois c'est la bonne. cette petite est pour lui et il le sait. Elle! elle je ne le pense pas, mais cela viendra, elle crois que de part sa taille, il ne pourra la conquérir...mais là elle se mets la plume dans l'oeil, non!


    - Oui.

    et c'est avec un grand sourire que Berneck salua sa compagne pour aller chercher les aiglons. En partant ses épaules étaient secouées comme  s'il riait et en fait c'est bien ce qu'il fit.

    Je m'écartais du camp par delà la rivière vers ce petit coin de broussaille, je m'assurais qu'il n'y avait personne et avec précaution, je me transformais en brume.

    Avec délice je parcourus plusieurs lieux. Arrivé au lac de la vision, je repris ma forme. Là, m'attendait plusieurs aigles de la deuxième escadre. Solennel ils me saluèrent et avec emphase leur chef ( Merleg) s'adressa à moi.

    - Nous sommes venus à ta demande, bien qu'il ne soit pas dans mon habitude d'obéir à une humaine, nous sommes la deuxième escadre du roi. Pourquoi, cette convocation! un cri perçant fit frémir toute l'escadre.

    - Toi! C'est toi! Oh pardon! Pardon pour mon manque de discernement, comment est ce que j'ai fais pour ne pas percevoir ta force, mille pardon.

    - Ne t'en fais pas chef Merlég, c'est tout à ton honneur de vouloir connaître qui te convoque et tu aurais fait preuve de bien peu d'intelligence si tu avais accepté de m'obéir sans t'interroger d'abord. Je vois que tu as suivit un très bon entrainement, je suis fière de toi et de ton escadre.

    L'heure est grave et j'ai besoin de vous, vous devez vous rendre au Mont de l'Ordre, pour protégeaient les enfants que j'ai choisi. Il y a un conflit que je dois à tout prix résoudre et cela ne pourra se faire si je pense à ces enfants, mais, j'ai besoin de la force de trois d'entre vous, car je dois faire un long voyage.

    j'ai épuisé mon énergie. Désigne trois aigles , qu'ils soient les plus fort, les plus valeureux, bien que je sache qu'ils le sont tous, mais ces trois là, doivent aussi être près à me donner leurs vies, car je vais puisé en eux toute la source de vie qui m'est nécessaire.

    Merlég se tourna vers ses aigles et tous baissèrent la tête sauf trois d'entre eux qui firent bougés leurs ailes.

    - Voici tes trois aigles, ce sont les plus puissant, moi-même je ne possède pas la force qui te sera nécessaire.

    - Je sais Merlég, je vous remercie tous et je vous recommande la vigilance, la ruse et je vous autorise à usée votre force de persuasion si cela permet aux enfants de vivre.

    - Bien, nous ferons comme tu nous l'ordonne.
    Merlég partit, ne resta que trois puissant aigles qui me regardaient sans qu'aucunes de leurs plumes ne bougent. Leurs yeux ne cillaient pas, ils étaient confiant et cela m'encouragea à faire ce que je devais faire.
    Y-L
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  • Léa vient juste de déménager.
    Maman avait prévu de faire ce déménagement à l'automne,

    afin que sa fille s'habitue à la différence de température.
    Léa vient des environs de Lyon et pour une fois, l

    l'automne cette année était froid; ce qui ne lui paraîtrait pas différent bien que, l'Orne soit plus rugueux en matière de temps.
    Explication:
    Léa est une petite fille intelligente, quand sa maman lui a expliquer que son papa ne reviendrait pas...

    Maman voulut lui expliquer que là ou il était, il serait bien.
    Il aurait avec lui sa maman, son papa et son frère. Que tout irait bien pour eux et qu'ils seraient heureux.
    Mais, Léa a regardé sa maman et avec tristesse... elle lui a demandé:
    " Maman! et nous alors, on va être heureuses! Tout ira bien pour nous?"
    - Oh mon petit chat s'est exclamé maman en pleurant, nous ferons de notre mieux pour que cela aille bien.
    On va faire de notre mieux, d'accord ma chérie, on sera heureuse ensemble aussi longtemps, aussi fort que cela sera possible, tu veux!
    Dis tu veux bien?
    2)
    "- Oui maman répondit Léa les larmes aux yeux."
    Après l'enterrement de George Léa et Marjolaine furent entourées par leurs amies.
    Antonin, un oncle du papa de Léa, les invita à venir s'installer en
    Basse-Normandie si elles en avaient envies;
    ou si le besoin s'en faisait sentir. Marjolaine ne travaillant pas,
    George étant parti, Antonin comprenait bien que pour  cette jeune femme de vingt-huit ans et sa petite fille de six ans les temps futur seraient difficile, comme il le dis précisément à Marjolaine:

    :-" Ecoutes petite,
    tu te retrouves seule dans cette grande ville, sans aucun membres de ta famille et sans  plus personnes du côté de ton mari,
    les ami(es) sont déjà partis, qui dans sa ville, qui a ses propres problèmes...
    Je suis le seul restant et j'ai soixante six ans.
    Je vis seul dans une très grande maison et si tu en as le besoin avec la petite, viens.
    Vous serez les bienvenues, on séparera la maison en deux, c'est possible tu peux me croire.

    Marjolaine en eut les larmes aux yeux, bien que pour le moment ces larmes avaient tendances à coulées facilement...

    mais, c'est avec une profonde reconnaissance qu'elle répondit à Antonin.3) 
    Oh mon oncle c'est si gentil à toi, si tu savais comme j'ai mal. Je ne sais même pas par ou commencer. Aujourd'hui j'ai plein d'amis, mais, demain, je serais seule avec ma petite Léa. j'ai besoin de bons conseils, j'ai besoin...


    - Oui, mon petit, tu as besoin d'un membre de ta famille pour t'aider.Ecoutes petite, je reste avec vous jusqu'à vendredi, après... je ne peux pas plus ( puis) on va faire le maximum avec les papiers c'est le plus ch...euh désagréable à faire hum hum.

    La succession, les impôts, changement de tout ce qui est et sera nécessaire pour votre nouvelle vie. Votre maison est vendue, puisque vous deviez partir...ne pleure pas petite, ne pleure pas.

    Oui, comme je disais, vous deviez partir donc pas de souci de ce côté là. On ira voir ta banque, on fera le changement à la poste, tu vas à l'école et de mon côté, je ferais de même...l'automne est là et il fait plutôt froid alors vous ne serez pas trop chamboullées toutes les deux. Enfin, je m'emballe, je te laisse le temps pour y réfléchir.

    - Oh mon oncle...
    - Appelle moi Antonin petite ça fera plus familiale entre nous, ne fais pas ces yeux là petite, je reste ton oncle ça tu peux en être sûre et pour la petite princesse ce sera bon qu'elle t'entende m'appeler ainsi et pour nous deux se sera plus simple.

    Si tu ne  me donnes pas toujours du "oncle Antonin" et ses yeux pétillaient d'une malice bon enfant et d'amour, mais un bon amour, Marjolaine le comprit en ces quelques phrases et elle le serra dans ses bras en lui disant simplement " merci".

    La semaine fut très difficile pour tous les trois pour diverses raisons bien sûr. Puis Antonin reprit la route. Marjolaine et Léa ressentir son départ comme un autre vide immense et elles surent qu'elles ne pourraient rester vivre ici sans famille.

    Deux semaines plus tard, elles quittaient les environs de Lyon pour la Basse-Normandie. Elles firent une petite halte à Paris afin de visiter la Tour Eifel Léa avait entendue un de ses camarades de classe en parler avant les grandes vacances, car comme il l'expliqua à son instituteur, il devait avec sa famille visiter Paris avant d'aller voir ses grands-parents dans le Nord.

    Un long voyage comme le disait en souriant sa mère.

    - petit tu vas voir le "Nord" et elle riait et ses yeux pétillaient. Hector, c'est ainsi qu'il se prénomme et Léa L'aimait bien, car il n'était pas prétentieux comme tant d'autres dans sa classe.

    Retour en arrière.
    A trois ans les parents de Léa découvrirent avec stupeur que la petite savait déjà lire et compter. Léa fut reconnue par le spy consulter comme enfant surdouée, comme Léa n'en faisait pas cas, il leur fut facile de la laisser poursuivre sa scolarité normalement.

    Léa ne s'ennuyait jamais, quand cela n'allait pas assez vite , elle prenait son petit cahier et elle écrivait ses petites histoires, ses poèmes, elle décrivait ses ami(es), ses envies et elle y ajouté de petits dessins puis, quand tous le monde avait fini, elle reprenait le cours avec les autres.

    Léa faisait connaître à ses ami (es) dès la rentrée des classes son petit secret. Au début, beaucoup s'enfuyaient en criant et des parents inquiets venaient voir l'instituteur afin d'avoir une explication.

    Le secret de Léa.

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  •  


    Tous se passa bien. La nuit venue tout le monde se coucha ou il le pouvait et tous s'endormirent.Quand les animaux commencèrent à piallés, cacquetés, grognés...enfin quand les animaux manifestèrent d'une  façon  bruyante parce que les hommes avaient oubliés de les nourrir...quelques uns relevèrent la tête, plus tard une cloche sonna réveillant tous le monde.

    Tout en  grognant de ce réveil, ils s'attelèrent  à la tâche. Ce qui devait être fait fut fait et les gens purent prendre un peu de temps pour eux. De nouveau des rires fusèrent un peu partout dans le village, puis tout redevint normal.

    Quelques jours plus tard, le vieux sage reçu la visite de quatre personnage pour le moins inquiétant, car ceux là, ne sortaient de leur retraite que quand  il y avait un grave conflit .Mandaté par une requête déposer devant leur hutte de méditation...ils furent alors obligés de sortir sachant qu'ils avaient une requête plus que difficile à exprimé.

    Ils se dirigèrent vers la hutte du vieux sage et lui firent comprendre qu'ils devaient avoir une conversation privé et tout de suite. Ils se présentèrent comme étant envoyés par les trois chefs de leur village et qu'ils désiraient que les choses se passent bien pour tout le monde. Ils connaissaient l'histoire des quatre et ils voulaient expliquer au vieux sage que le village avait peu des quatre et qu'il valait mieux qu'ils se trouvent un autre endroit pour faire leur éducation;

    que le village avait déjà donner aux trois presque trois ans d'apprentissage et de bonne conduite. Les jeunes étaient sérieux , ils apprenaient vite et étaient respectueux...mais ils n'étaient pas sociables, alors ils devaient laissé la place aux autres.
    Le veux sage les regarda.

    Et la colère fusa dans ses paroles, il les traita de tous les noms d'oiseaux oubliés en notre époque. Leur expliquant en plus que les quatre ne pouvaient se mariés, ni fondés une famille, qu'ils devaient d'abord faire un travail qui pourrait s'avérer mortel pour eux et cela pour sauver tous les villages.

     

    Sa voix devint glaciale. Il leur dit:"
    -Ils sont là pour votre vie, pour votre liberté; ils sont là pour vous permettre de continuer à vivre, comme vous l'avez toujours fait. Mais ne vous inquiétez pas...nous partons demain matin, ainsi, vous serez débarrassez de ceux qui vous veulent du bien. Honteux, les vieux partirent voir les chefs de clans, qui a à leur tour reçurent de la part des émissaires des paroles cinglantes; qui les mirent tous très mal à l'aise.Pour aider le vieux maître et ses apprentis, le village offrit nourriture, couvertures, eau, et animaux pouvant aider dans leurs quête.



    Et toutes choses dont un futur clan à besoin pour s'installer.Le vieux maître accepta et tout fut dit. C'est ainsi que l'on parti le lendemain matin après la grande fête. De nouveau, nous allions traversé des rivières , des montagnes, des vallées et des forêts  pour arriver dans un endroit que seul le vieux maître connaissait. L'aventure commençait.
    Y-L

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  • Je ne peux pas parler de chat sans penser avec regret à mon pauvre trim, tout le monde l'aimait à bord du Spyall.
    Ce charmant animal était né à bord du HMS Roundabout en 1799, pendant un voyage du cap de Bonne-Espérance à Botany Bay et, selon les lois alors en vigueur, il était Indien de naissance.
    Les signes d'intelligence supérieur qu'il témoigna dès son enfance lui permirent d'acquérir une bien meilleure éducation que ceux de sa race.
    Elevé parmi les marins, il acquit des manières qui le rendirent aussi différent des autres chats qu'un navigateur courageux et agile peut l'être d'un paysan indolent et empoté.

    Par sa gentillesse et sa bonté naturelle, il mérita le nom de l'humble compagnon de mon oncle Toby, Trim, un valet au coeur d'or.
    Lorsqu'il jouait avec ses petits frères sur le pont durant les nuits de pleine lune, lorsque le navire demeurait à quai, la vivacité et la souplesse de ses gestes l'emportaient quelquefois au-delà de ses possibilités, si bien qu'il tomba une fois par dessus-bord.

    Ce  ne fut  pourtant pas un drame: il se mit à nager et n'eut plus peur de l'eau. On lui lança un cordage, il s'y accrocha comme un homme, puis la remonta comme un chat.

    Il fut vite capable de grimper l'escalier de la dunette plus rapidement que son maître, et même que le premier lieutenant! Aimé de tous à bord, officiers ou matelots, il fut bien nourri et grandit rapidement , tant en taille qu'en élégance.

    Par sa stature et le soin que l'on prenait de lui, Trim devint l'un des plus beau animaux que j'ai jamais rencontré. Il avait la taille de ses cousins d'Angora, et son poids variait de dix à douze livres selon le niveau de nos vivres.

    Sa queue était longue, large et fournie et lorsqu'il était contrarié par l'approche d'un étranger qui n'aimait pas les chats, il se gonflait, se hérissait, atteignant une taille effrayante et des éclairs sortaient de ses yeux flamboyant. le reste du temps, c'était la gentillesse et la franchise même. Sa têt, petite et ronde, témoignait de son intelligence et de sa confiance en soi.

    Ses moustaches, gracieuses étaient longues, et ses oreilles se dressaient d'une manière particulièrement élégante.
    Sa robe  était d'un noir brillant à l'exception de ses  quatre pattes dont les extrémités étaient d'un blanc neigeux, ainsi que sa lèvre inférieur et une étoile sur le poitrail, d'un blanc également éclatant.

    La nature, peut-on penser, l'avait créé pour être le prince, le modèle de sa race. je doute que le chat de Whitington , dont on a tant parlé et sur lequel on a  tant écrit, puisse lui être comparé. En dépit de ma partialité évidente, la plus élémentaire justice m'oblige à relever un trait de son caractère qui semble pourtant être un défaut.

    Trim était, je suis navré de le dire, extrêmement vain  de sa personne, en particulier de ses pattes blanches. Il s'installait souvent sur la dunette en face des officiers, juste devant leur passage et, étendant ses pattes de devant dans l'attitude du lion assis, il les obligeait à le remarquer, à s'arrêter pour l'admirer, s'ils se disaient bien entre eux:" as-tu remarqué la vanité de ce chat?",

    ils ne pouvaient naturellement s'empêcher de remarquer la beauté de sa silhouette et la blancheur de ses pattes. Lorsqu'ils découvraient qu'à cette beauté exceptionnelle il ajoutait des qualités mentales étonnantes, les officiers ne pouvaient se fâcher contre lui: ces hommes bien éduqués ne pouvaient se montrer jaloux.

    Sans vouloir me faire l'avocat de la vanité, je pense que si elle fut jamais excusable, c'était bien dans ce cas. Combien d'autres, n'ont aucun motif de se vanter- naissance, fortune, réalisation personnelle ou qualités intellectuelles- devraient-ils cacher leur vanité, sauf Trim? j'ajoute pour sa défense, qu'il ne s'est jamais moqué de qui que ce soit et n'a jamais dénoncé les prétentions de quiconque, ce qui est beaucoup plus qu'on ne peut en attendre de la plupart des bipèdes.

    Par ailleurs, si vain qu'il ait été, Trim ne s'est jamais conduit comme ces jeunes hommes qui, assurés de leur indépendance, gaspillent leur jeunesse dans des futilités et considèrent que les occupations sérieuses les font déroger, sont pédantes ou inutiles.

    Il était au contraire animé d'un zèle très noble pour cultiver ses dons. Il commença par apprendre à sauter par-dessus la main, et comme tout le monde à bord prenait plaisir à l'instruire, il parvint à la perfection dans cet art.

    Si la nature l'avait fait naître au royaume de Lilliput, ses mérites lui auraient valu d'être promu aux premiers emplois de l'Etat, j'en suis certain. On lui apprit à faire le mort, à plat sur le pont, les quatre pattes allongées.

    Tandis que son professeur reprenait ses occupations, il restait immobile jusqu'au signal de se lever, mais si on l'oubliait dans cette position qui n'est pas la plus confortable pour un jeune quadrupède, un léger frémissement du bout de la queue dénotait un début d'impatience et l'on ne poussait pas plus loin l'exercice.

    Trim s'intéressait à l'astronomie nautique  lorsqu'un officier prenait une hauteur ou effectuait une observation de la lune, il se plaçait près du chronomètre et suivait avec la plus grande attention le maniement des instruments. Il touchait la main, écoutait le tic-tac de la montre, faisait le tour de la pièce pour s'assurer qu'il ne s'y trouvait aucun animal, puis il revenait vers l'officier en miaulant comme pour obtenir des explications.


    Celui-ci poursuivait ses calculs et le "top!" devant la montre arrachait Trim à ses réflexions. Il redressait alors la queue et, courant et grimpant  tout autour, miaulait pour qu'on lui  explique tout ce que cela signifiait.
    Chez les officiers comme chez les matelots, Trim était admis presque partout à table. Au carré des lieutenants il était toujours le premier au moment du dîner, mais bien qu'il fut généralement installé un quart d'heure avant tout le monde, il s'en tenait à une grande réserve; on ne l'entendait pas avant que chacun soit servi.


    Il élevait alors la voix, non pour réclamer une ration complète- il était trop modeste pour  cela, il ne demandait même pas une assiette, une fourchette, une cuiller et un couteau, ustensiles dont il savait très bien se passer, mais un gentil  petit miaou indiquait qu'il espérait un peu, un tout petit peu, une part minuscule des rations de chacun.

    Pas question, d'ailleurs, de la lui refuser! Autant Trim était poli, bien élevé en temps ordinaire, autant il se faisait pressant s'il en avait besoin. I

    Il portait alors la plus grande attention à chaque bouchée de celui auprès duquel il s'était installé, et s'il avait quêté en vain, il arrachait de la fourchette, d'un coup de griffe, le morceau pendant son transfert vers la bouche du convive avec une telle dextérité et un air si gracieux qu'il soulevait plus d'admiration que de colère.

    Il ne sautait pas ensuite de la table avec sa prise, comme s' il l'avait volé, mais il la portait à sa bouche et la mangeait paisiblement. Il allait ensuite vers un autre convive et répétait son petit miaou.

    Si on lui refusait encore, il attendait qu'une occasion se présente...Il existe en effet des gens assez inconséquents pour parler alors qu'ils devraient se nourrir et qui gardent leur viande piquée au bout de leur fourchette jusqu'au moment ou leur propos leur laisse enfin la possibilité de manger sans s'interrompre.

    Ces gens là, en particulier, étaient sa cible, et dès qu'une courte pause lui offrait l'occasion d'agir, il s'emparait prestement d'une bouchée que l'orateur s'étonnait ensuite de voir disparue sans qu'il puisse s'expliquer comment.

    Un jour, au carré des lieutenants, Trim, à l'époque guère plus qu'un chaton, avait raté un beau morceau du repas d'un jeune officier. Le voyant manger et parler en même temps, l'animal n'abandonna pas.

    Voyant que la bouchée déjà à demi mâchée n'attendait qu'un instant pour disparaître, il s'agrippa au gilet du convive distrait et, plaçant une patte de chaque côté de s bouche, il entreprit une attaque vigoureuse.

    Tandis que le midship s'exclamait:" Sacré chat!", Trim lui avait déjà arraché le morceau de la bouche et l'avait emporté! C'était aller trop loin: Il fut puni et ne recommença pas. Bien qu'il ait déjà dîner avec ses maîtres, Trim n'était ps assez fier pour ne pas aller s'asseoir ensuite avec les domestiques.

    Or William en particulier, le garçon de carré, était son confident. William tenait son intelligence en si haute estime qu'il lui parlait comme à un enfant. Trim, le regardant en face, faisait mine de le comprendre et lui répondait de manière tout à fait raisonnable. Le lendemain de l'exploit que je viens de vous raconter, ils eurent après le repas une conversation:

    - Savez-vous, Monsieur Trim, que vous vous êtes très mal conduit?
    -Miaouuu...
    - C'est très bien de faire vos tours avec ceux qui vous connaissent, mais vous devriez être plus prudents avec les autres.
    - Miaou..
    .-Comment oseriez-vous prétendre que je ne vous ai pas servi un petit -déjeuner confortable? Ne vous ai-je pas donné tout le lait qui restait, avec du pain trempé dedans?
    -Miaaa-ou!
    -Pas de viande? Dites donc! Seriez-vous insolent? Je vais vous mettre aux fers, moi, vous savez!
    -Miaaa...
    -Bon, si vous  me promettez de vous tenir convenablement à l'avenir, vous aurez pour dîner un beau morceau du rôti de mouton,  voulez-vous?
    - Miaou! Miaou!
    - Parfait, Monsieur trim, je vais vous en donner tout de suite, mais jurez-moi d'abord que vous vous tiendrez bien.
    -Mia-ou!
    - Parfait. Vous êtes un bon garçon. Maintenant, embrassez-moi.


    Trim sauta sur son épaule, et frottant sa joue contre celle de William, il tira, bouchée après bouchée, des morceaux de mouton de sa bouche...

    Lors d'une expédition destinée à cartographier les côtes nord des Nouvelles-Galles du Sud ( Australie), Trim demanda à s'engager, promettant, pour qu'on le retienne, qu'il s'occuperait de la défense de nos provisions de pain contre les rats. Son offre fut acceptée.

    Bongaree, un Aborigène intelligent de Port Jackson ( Sydney) se trouvait également à bord de notre petit sloup. Ils formèrent tous les deux une équipe très solidaire. S'il voulait boire, Trim  miaulait et Bongaree lui donnait de l'eau de la réserve.

    S'il avait faim, il l'appelait et, allant à lui, il recevait un reste, généralement de cygne noir. Bref, Bongaree était sa grande ressource et il récompensait sa gentillesse par des caresses.
    Matthew Flinders 
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  • Les deux Mulets.
    Deux mulets cheminaient, l'un d'avoine chargé,
    L'autre portant l'argent de la gabelle.
    Celui-ci, glorieux d'une charge si belle,
    N'eut voulu pour beaucoup en être soulagé.
    Il marchait d'un pas relevé,
    Et faisait sonner sa sonnette;
    Quand l'ennemi se présentant,
    Comme il en voulait à l'argent,
    Sur le mulet du fisc une troupe se jette,
    Le saisit au frein, et l'arrête.
    Le mulet, en se défendant,
    se sent percer de coups;
    il gémit, il soupire.
    Est-ce donc là, dit-il, ce qu'on m'avait promis?
    Ce mulet qui me suit du danger se retire,
    Et moi, j'y tombe, et je péris!
    Ami, lui dit son camarade,
    Il n'est pas toujours bon d'avoir un haut emploi:
    Si tu n'avais servi qu'un meunier comme moi,
    Tu ne serais pas si malade.
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  • Un vieux bûcheron décida un jour de partager son pauvre avoir entre ses sept fils. Aux six premiers, il donna une pièce d'or; mais au plus jeune, il légua simplement un vêtement rapiécé de toutes les couleurs.
    Le jeune homme à son tour partit du domicile familial. A la tombée de la nuit, il s'arrêta au pied d'un chêne. Entendant soudain du bruit, il vit un serpent qui montait le long du chêne à l'assaut d'un nid, et il le coupa en deux avec son bâton.

    Le lendemain, après s'être renseigné sur la route à suivre et s'être rassasié dans une auberge, il entra dans le pays de la faim et de la soif, ou il n'y  a ni puits ni fontaine, ni rivière, ni ruisseau; la terre y est sèche et tout être vivant y meurt, cuit et rôti par le soleil.

    Il marcha dans ce désert pendant trois jours et trois nuits et découvrit alors un mort tenant dans la main " une barre de fer forgé, du poids de neuf quintaux". Ayant pris la barre de fer, il enterra le mort et reprit sa marche. Au lever du jour, il arriva au pied d'une montagne, devant la maison du corps sans âme.

    Après avoir mangé et bu, il s'endormit et ne fut réveillé qu'à minuit par l'arrivée du corps sans âme, auquel il livra un combat " qui dura trois heures d'horloge". Enfin, le jeune homme réussit à porter à terre le corps sans âme qui lui dit :" Homme de toutes  couleurs, ne me fais pas souffrir d'avantage.

    Jamais tu ne pourras me tuer. Il est dit que je ne dois mourir qu'à la fin du monde, mais ne pas ressusciter." Alors les deux protagonistes commencèrent à gravir la montagne faite de grandes roches noires. Au cours de l'ascension, ils rencontrèrent un grand loup que le jeune homme abattit. Blessé à mort, le loup demanda à ce dernier qu'il mange sa chair et boive son sang. Ayant ainsi fait, " il se sentit aussitôt pris d'une grande force".

    Poursuivant sa route, il arriva au sommet de la montagne, au bas de laquelle était une rivière " large d'une demi-lieue".Il rencontra beaucoup de gens qui étaient parvenus jusque-là mais ne savaient comment franchir la rivière. Sans écouter les conseils de ces derniers, il partit hardiment dans l'eau et parvint à la franchir.

    " Une heure après, il s'habillait sur l'autre  bord de la rivière". Etant donc parvenu dans un pays magnifique, il rencontra un nain qui l' amena sous terre jusqu'à ce qu'ils vissent une petite lumière. La lumière grandissant peu à peu, ils arrivèrent devant un grand château, que le nain donna à notre héros.

    Dans ce château, il n'y avait ni homme ni femme, uniquement des mains qui s'occupaient de tous es travaux. Les seuls habitants en étaient un aigle dévorant de la viande crue et trois juments portant les couleurs de l'oeuvre puisque l'une était" blanche comme la neige, l'autre noire comme un corbeau, la dernière rouge comme le sang".

    L'aigle qui s'ennuyait demanda à l'homme de toutes les couleurs de le libérer, faisant la promesse de revenir chaque soir au château. Ainsi, le jeune homme permit à l'aigle de voler tous les jours. Un jour , l'aigle rapporta à l'homme de toutes les couleurs qu'un roi possédant quatre filles ( mais dont trois d'entre elles avaient été enlevées par un nain) donneraient sa quatrième fille en mariage à celui qui gagnerait trois courses de chevaux- une chaque dimanche- dans la ville de Babylone.


    Voyant que le jeune homme se désolait, la jument rouge accepta de le prendre sur son dos et de l'emmener par un chemin qu'elle ne pouvait emprunter qu'une fois, aller-retour, jusqu'à la course de chevaux, à la condition expresse qu'il reviendrait avec elle au château. Il y consentit, et grâce à la jument rouge gagna la course.

    Une semaine plus tard, la jument noire accepta à son tour d'emmener le jeune homme dans les mêmes conditions et gagna elle aussi la course. Le dimanche suivant, ce fut le tour de la jument blanche, qui remporta, elle aussi, la course et ramena au château l'homme de toutes les couleurs.Mais le jeune homme, conformément aux promesses faites aux trois juments, était obligé de rester dans son château et ne pouvait de ce fait, épouser la princesse.


    Alors l'aigle accepta de l'emmener sur son dos par le souterrain qu'il avait suivi avec le nain, demandant seulement que son maître le nourrisse sans cesse de viande crue. Ainsi firent-ils, mais, en cours de route, la provision de viande étant terminée, l'homme de toutes les couleurs fut obligé de trancher avec son couteau un morceau de sa propre cuisse afin de nourrir l'aigle.


    Notre héros put épouser la princesse alors que le nain, enfin retrouver et vaincu, faisait réapparaître les trois soeur qui avaient été changées en bêtes ( les trois juments) Leur mariage-car les trois autres se marièrent avec trois frères du jeune homme.L'aigle établit son nid sur la plus haute tour de Babylone et dévora le nain. On nous dit encore que les noces durèrent un mois entier.

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