• bertrand avec raton, l'un singe et l'autre chat,
    commensaux d'un logis, avaient un commun maître.
    d'animaux malfaisants c'était un très bon plat:
    ils n'y craignaient tous deux aucun, quel qu'il pût être.
    Trouvait-on quelque chose au logis gâté,
    l'on ne s'en prenait point aux gens du voisinage:
    Bertrand dérobait tout; Raton, de son côté,
    etait moins attentif aux souris qu'au fromage.
    Un jour, au coin du feu, nos deux maître fripons
    Regardaient rôtir des marrons.
    Les escroquer était une bonne affaire;
    nos galants y voyaient double profit à faire:
    Leur bien premièrement, et puis le mal d'autrui.
    Bertrand dit à raton: frère, il faut aujourd'hui
    Que tu fasses un coup de maître;
    Tire-moi ces marrons. Si dieu m'avait fait naître
    Propre à tirer marrons du feu,
    Certes, marrons verraient beau jeu.
    aussitôt fait que dit: raton, avec sa patte,
    D'une manière délicate,
    ecarte un peu la cendre, et retire les doigts;
    Puis les reporte à plusieurs fois;
    Tire un marron, puis deux, et puis trois en escroque;
    Et cependant Bertrand les croque.Une servante vient:
    adieu mes gens. Raton
    N'était pas content, ce dit-on.
    ( Ainsi ne le sont pas la plupart de ces princes qui,
    flattés d'un pareil emploi,
    Vont s'échauder en des provinces
    Pour le profit de quelque roi).
    Jean de la Fontaine.
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  • Une tortue était, à la tête légère,
    qui ,lasse de son trou, voulut voir le pays.
    Volontiers on fait cas d'une terre étrangère;
    Volontiers gens boiteux haïssent le logis.
    Deux canards à qui la commère
    Communiqua ce beau dessein,
    Lui dirent qu'ils avaient de quoi la satisfaire.
    Voyez-vous ce large chemin?
    Nous vous voiturerons, par l'air, en Amérique:
    Vous verrez mainte république,
    Maint royaume, maint peuple; et vous profiterez
    Des différentes moeurs que vous remarquerez.
    Ulysse en fit autant. On ne s'attendait guère
    De voir Ulysse en cette affaire.
    La tortue  écouta la proposition.
    Marché fait, les oiseaux forgent une machine
    Pour transporter la pèlerine.
    Dans la gueule, en travers, on lui passe un bâton.
    serrez bien, dirent-ils, gardez de lâcher prise.
    Puis chaque canard prend le bâton par un bout.
    La tortue enlevée, on s'étonne partout
    De voir aller en cette guise
    L'animal lent et sa maison,
    Justement au milieu de l'un et de l'autre oison.
    Miracle! criait-on: venez voir dans les nues
    Passer la reine des tortues.
    La reine! Vraiment oui: je la suis en effet;
    Ne vous  en moquez point. Elle eût beaucoup mieux fait
    de passer son chemin sans dire aucune chose;
    Car , lâchant le bâton en desserant les dents,
    Elle tombe, ell crève aux pieds des regardants
    Son indiscrétion de sa perte fut cause.
    ( Imprudence, babil, et sotte vanité,
    et vaine curiosité,
    Ont ensemble étroit parentage.
    Ce sont enfants tous d'un lignage.)
    Jean de la Fontaine.
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  • Rosie Reid, 18 ans, a décidé de mettre sa virginité aux enchères sur Ebay pour améliorer ses ressources d'étudiantes à l'Université de Bristol en Angleterre. Elle a déclaré qu'elle préférait coucher avec un inconnu plutôt que d'endurer tris ans de pauvreté. Elle a reçu plus de 400 offres en trois jours, dont une de 10 000 livres.
    ( en tant que parents, vous en pensez-quoi?)
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  • Alors que tant de statues perpétuent le souvenir d'hommes dont le nom même est depuis longtemps inconnu et leurs actes plus encore, celle élevée sur une petite place du village de Vimoutiers ( Orne) témoign de la reconnaissance publique pour cette brave fermière, qui, vers 1790, " inventa" le camenbert.( en vérité le camenbert existait sous une forme semblable, depuis bien longtemps) Madame Harel est son nom. Le camenbert de bonne qualité se fait avec du lait entier, non écrémé, en hiver. Sa fabrication voisine de celle du brie, diffère, grâce aux espèces microbiennes qui lui donnent une légère amertume spéciale attribuée à la paille d'avoine des clayons. La pâte doit être jaune pâle, lisse, sans yeux et ne pas couler.La Bonne Madame Harel  a sa Statue.La Bonne Madame Harel  a sa Statue.
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  • Vingt-quatre heures se sont à peine écoulées depuis cet événement que déjà l'amour m'abaisse et m'exalte tour à tour si bas et si haut que je me si j'ai vraiment aimé jusqu'ici.
    Et je vous aime avec un frisson si délicieusement pur que chaque fois que je me figure votre sourire, votre voix, votre regard tendre et moqueur, il me semble que, dussé-je ne plus vous revoir en personne, votre chère apparition liée à mon cerveau m'accompagnera désormais sans cesse.Ainsi que vous pouvez voir, j'ai pris là, mais sans le vouloir, des précautions de désespéré, car après une minute vertigineuse d'espoir je n'espère plus rien, sinon que vous permettiez à un poète qui vous aime plus que la vie de vous élire pour sa dame et se dire, ma voisine d'hier soir dont je baise les adorables mains, votre serviteur passionné.(1914).

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  • J'ai bien peu dormi cette nuit,
    mais en récompense,
    j'ai beaucoup pensé à vous.
    Quel progrès avez-vous fait dans mon coeur!
    Que serait-ce donc si vous restiez ici!
    d'Adrienne Le couvreur au Prince Maurice de Saxe.1720.Lettre d'Amour.

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  • Le mot chose a longtemps été employé pour désigner les parties sexuelles et servait dans les expressions comme:
    faire la chose ( au 14e siècle),
    la chose de par dieu ( 16e siècle),
    ou la chose physique.
    Il a donné aussi aux 16 e siècle et 17e siècle,
    les verbes choser et enchoser...
    qu'il n'est point besoin d'expliquer.

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